Articles avec #je est un blog tag

Publié le 25 Mars 2017

Je ne me rappelle plus où se trouvait ce panneau avant. Mais c’est un fait, le panneau indiquant le début et marquant la fin du village a avancé d’une centaine de mètres au moins. Lorsque je suis arrivé devant ce nouveau panneau, une sensation intérieure violente m’a interpellé. J’ai arrêté la voiture sous la pluie et j’en suis descendu pour prendre cette photo.

J’ai plus ou moins toujours habité là, pas sur cette photo mais en contrebas de ce village ; 900 mètres après Aigremont. J’ai pris cette route un nombre incalculable de fois et pourtant au moment où j’écris ces mots je ne parviens pas à me rappeler de l’ancien panneau. En revanche je me souviens d’une chose qui m’a toujours hantée l’esprit. Lorsque j’étais petit je me demandais de manière lancinante si un jour toutes les terres seraient habitées et construites. Je regardais alors l'anticlinal de Lédignan, terme géologique énigmatique qui sonnait comme dans la poésie dans la bouche de mon père et qui désignait de manière géologique le décor autour de nous et je m’imaginais tous ces champs et cette nature un jour couverts de villages, de villes et d’usine.

Cette vision fantasmagorique très pauvre c’était dans mes yeux imaginaires d’enfant une vision du futur. Et tout à l’heure lorsque j’ai pris la voiture et que j’ai remarqué que le panneau désignant le village, mon village, avait avancé, c’est cette vision futuriste qui est ressurgit depuis les limbes mémorielle de mon enfance. C’est comme si le village venait de faire un pas vers ce futur qui me questionnait tant.

Je suis encore sous le choc d’avoir vu le village avancer. Parce que si je le désigne comme mon village, je vis à l’extérieur de ce village et avec les temps je me suis ancré dans cet entre-deux, ce no man’s land qui a placé ma maison en marge du village. Je suis un peu le fruit de cette marge, en tout cas je m’y sens homme et donc je m’y sens bien. Et j’envisage avec une forme d’horreur l’idée qu’un jour mon bout de terre finisse phagocyté par le village. Par soucis d’indépendance et parce que si cela arrive un jour c’est que le village sera devenu monstrueux.

Selon mes estimations Aigremont a avancé dans ma direction de 100 mètres en 30 ans. Il reste encore 800 mètres qui nous séparent, soit environs 240 ans. A mon avis je suis encore tranquille pour quelques temps.

Aigremont ; 800 mètres de chez moi, je vais devoir revoir mes explications de navigation ...

Aigremont ; 800 mètres de chez moi, je vais devoir revoir mes explications de navigation ...

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #egotrip, #Aigremont

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Publié le 11 Mars 2017

Dans la maison, dans ma tête et dans le crâne de tous les citoyens et de toutes les citoyennes qui perfusionnent leur sac à neurones à l’écran plat lumineux qui diffusent 24 heures sur 24 son désherbant radical se déroule un drame de l’écosystème mental. Dans la salon, dans la salle à manger, dans la chambre des enfants, celle des parents et des amis, la télévision diffuse sa diplomatie de l’infécondité intellectuelle. Citoyens la télévision mène une politique de la terre brûlée. Ouvrez ouvrez le robinet et attendez. D’ici quelques temps, des secondes qui deviendront rapidement des minutes, votre cerveau va recevoir les premières vagues plus stériles que l’acide ; le sel, le soufre et les cristaux de drogues qui naissent dans le fourneau toxique télévisuel.

 

Le crâne est brûlé et les neurones fument.

 

Ce ne sont pas des discours que la télé hurle. Elle vomit des hordes de cris odieux, de la merde bien audible qui s’organise en horde pour déferler en toi et ébranler ton for intérieur. Après un jour, une heure, après l’éternité qui ne dit pas son temps la matière grise se dissout dans le crâne. Bientôt la cervelle pourrait devenir soluble dans l’inanité ambiante diffusée par delà l’écran et par les hautparleurs qui lui sont soumis. Pour subvenir à sa survie l’homme n’a pas d’autres options que de mobiliser tout ce qui lui est permis d’attention pour barrage. C’est la force de cette politique de l’éradication, au lieu de s’attaquer directement à l’esprit, elle mobilise l’esprit dans une démarche de survie et c’est dans ce laps de temps où l’attention se détourne de la sa propre vie que la télévision rase ton univers intérieur.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #Je est un Blog

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Publié le 10 Mars 2017

Nous sommes des ogres et nous vivons dans l’angle mort des gens normaux. Désormais nous allons nous assumer. Nous allons nous dévoiler. Nous allons dévorer le monde parce que c’est la seule chose que nous soyons habilités à faire.

N’ayez pas peur des ogres. Ils vous débarrasseront de vos enfants morts, des jeunes filles déviantes, des petits cons imbus d’eux-mêmes avant même d’avoir étaient. Les ogres ne sont pas des fossoyeurs. Nous sommes des ogres leucocytes, d’énormes macrophages, les seuls capables de digérer votre société impure.

Nous sommes des ogres. Oui, je suis un ogre. J’écarte mes babines et je sors de l’ombre. Il est fini le temps du retrait. J’écarte ma bouche, j’écarte mes bras, j’ai les dents droites et j’entre dans la lumière. Mon ombre en croix se projette sur vos rues, sur vos enfants et sur vos biens de consommations. Soyez sereins je saurai prélever vos immondices avec parcimonie. Et si vous n’assumez pas d’avoir commis l’immonde fillette qui ronge ses chairs dans ses journaux impudiques, si vous n’assumez pas l’ostentatoire de vos échecs rutilants garés devant vos résidences secondaires, si vous n’assumez pas l’horreur suintante alors peut-être qu’il vous faudrait trembler.

Lorsque je regarde mon reflet dans vos vitrines je vois un ogre digne et droit comme un arbre. Je vois une montagne épaisse, un beffroi immuable qui surplombes vos vallées d’errances.  Et je me surprends alors lorsque je reconnais dans ce reflet gargantuesque la part d’homme que j’étais.  

Je suis un  ogre

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog

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Publié le 7 Mars 2017

Exploser à la récupération

Plutôt juste

Il était venu sur le couloir gauche

 

Le carburateur a été bien lancé. Je suis dans une courbe à deux phases. Je peux enchaîner avec les frappes que je ne croise jamais ; un doigt à droite et l'autre doigt à gauche. À leur contact il n'y a pas de combat, généralement l'un se retire pour laisser l'autre agir. À eux deux ils lèchent la poussière, ils arrachent la peinture, ils usent le plastique pour au final finir par éroder la machine.

 

Ils rebondissent seulement sur la plaque de verre, mes doigts ne sont pas la lumière, pas plus qu'ils ne sont des diamants. Pas une bague ou une chevalière, pas un anneau pas une seule marque d'appartenance pour asservir les dix doigts de ma mains dressés comme une armée. J'ai toujours su que j'étais armé, j'étais amer et je rêvais d'armes pour faire feu sur les ombres fluctuantes de mes démons. J'aurai mis du temps pour discerner l'éclat de la lame que j'avais dans les mains.


Je n'aurai jamais à planter un poignard dans le bois d'une porte pour y placarder mes poèmes et mes pamphlets mais je garde ma lame armée entre de mes doigts pour jouir de l'augure du sang que ça me permet d'espérer. Le temps n'est pas à cela mais ce temps-là reviendra et je serai prêts.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog, #écrire

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Publié le 28 Février 2017

Real Fake a.k.a Monsieur Ray, amateur en racolage et en force passive. But no Fake car l’auteur invente et l’écrivain rédige des railleries sur le réel ; ce sont tous les deux des transitaires qui travestissent les trouvailles des travailleurs afin de faire transparaître les traits de coupe sur les corps et ceux de fuites dans les perspectives virales.

Il n’y a ni queue ni tête ? C’est ce que vous dites ?

Comment voulez vous que j’invente un personnage sans brasser des inepties et des absurdités. Celui que j’invente, le personnage que je recherche c’est moi, mon alias, mon avatar, cet autre moi qui incarnera l’autre, l’altérité en moi, l’autrui que je suis quand je ne suis pas celui que je suis. Je recherche mon alter ego de papier, mon noir, mon nègre ; un nom de plume associé à un personnage, un nom de scène, une peau à enfiler, un corps à habiter, je recherche celui qui saura incarner le chaînon manquant entre moi et l’espèce littéraire à l’autre bout de la plume.

Je renonce aux incitations à la transparence.

Je revendique mon droit à porter le voile.

J’invoque le devoir de mensonge pour préserver mon droit à la créativité.

Monsieur Ray ou monsieur Rat, real fake a.k.a le roi des blogs, le pornographe zéro, le publiciste mort-né à l’œuvre pour le plébiscite de rien si ce n’est de soi, de lui, de nous, de l’autre.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog, #écrire, #autofiction, #egotrip, #Brainstorming

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Publié le 17 Février 2017

Des pisseuses et des joueuses de tennis, si Google est le miroir de l’âme de mon blog alors c’est ce que mon blog est. Sept années d’écriture quotidienne, parfois médiocre et parfois folle, des pages et des pages qui relatent et relayent le flot tantôt boueux et tantôt clair de mon esprit et ce qu’il en ressort si je me réfère au regard mystérieusement triant de Google ce sont des femmes qui font pipi et d’autres qui jouent au tennis.

Au bien sûr Google n’est pas idiot et par delà le grotesque de ce qui ressort il est parvenu à cerner une facette de mon esprit, une petite facette, voir un fascicule fallacieusement facultatif de ce qui fait mon personnalité mais qui est pourtant un fait avéré dans la diversité de mes options obsessionnelles. J’avoue que l’on ne peut pas alimenter le moteur de son écriture sans le nourrir de quelques obsessions et pulsions archaïques dans lesquels mon esprit patauge et puise de cet élan qui pousse la plume à transcender les traits ancestraux de mes intérêts. D’accord, la figure de la femme qui fait pipi incarne pour moi l’image même d’un voyeurisme qui saisi l’autre, l’autrui, l’altérité dans une posture sans fard dans un instant d’être au monde. Et la figure de la joueuse de tennis, plus précisément la figure de style de chercher à regarder sous la jupe des joueuses de tennis est la figure de l’érotisme insolite qui nourrit le monde et qui sait se loger puis surgir hors des routes où il est attendu pour être formaté. Et ces deux figures nourrissent mon écriture qui chercher à soulever le voile de la réalité et à esquisser un monde sans fard ni faux semblant.

Oui c’est vrai.

Mais sur plus de trois milles articles rédigés en plus de sept ans (3073 pour être précis) les articles tagués avec le tag #pipi ne sont que treize (14 avec celui-là) et des articles qui regardent sous les jupes de joueuses de tennis j’en ai décompté une douzaine bien qu’ils ne soient pas tagués. Donc à la louche je compte 25 articles qui relèvent de mes obsessions sur un total de 3073 ce qui représente un pourcentage de 0.8%. Et c’est zéro virgule huit pourcents d’articles drainent à eux seuls la majorité des visiteurs qui tombent ici suite à une recherche Google.

Je n’ai jamais su que penser de cela …

Mais tant qu'à en parler, autant en profiter pour nourir la bête même si cette joueuse de tennis n'est pas en jupe

Mais tant qu'à en parler, autant en profiter pour nourir la bête même si cette joueuse de tennis n'est pas en jupe

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #pipi, #egotrip

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Publié le 16 Février 2017

Il y a des jours, il y a des blogs, il y a des fois où ce blog-ci est un boulet de fonte enchaîné à mon poignet que je traîne comme un bagnard dans mon écriture quotidienne. Et puis parfois, il y a des jours où ce blog est un plaisir, un loisir et un carré de verdure ou le printemps vient en primeur faire sortir quelques germes d’herbes et de fleurs. Et je me moque bien de savoir si l’herbe est verte ou bien mauvaise et si les fleurs ont des parfums empoissonnés ou des épines dissimulées, non je suis là comme la beauté du crépuscule qui teinte de jaune, d’orange et de rouge la folle esthétique éphémère du soleil couchant que je regarde dans le miroir que j’ai judicieusement placé pour regarder dehors tout en regardant l’écran de l’ordinateur qui ouvre discrètement une fenêtre sur mon intérieur. Mon être intérieur, pas mon salon. A peine ai-je eu le temps d’écrire cette phrase que la lumière a changée, déjà, si je ferme les yeux je suis sûr que je peux sentir la Terre tourner, mais je peux me tromper, c’est peut-être la fièvre que trompe mes sens.

Je suis volatile comme le pollen, et je me souhaite parfois d’être aussi allergisant, n’est-il pas grisant de se rêver en invisibles particules qui ébranlent la posture des sociétés bien faites ? Qu’importe, oui je suis volatile comme les oiseaux, les canards, les papillons et les lapins sous LSD, je regarde dans mon tiroir comme Alice descend au sous sol des merveilles ou des folies, oui je regarde dans le tiroir et j’en tir un petit miroir pour me mirer et m’admirer, je regarde la surface et j’en garde un souvenir d’un sourire affirmé.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Fantasmagorie

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Publié le 8 Février 2017

J’ai tant aimé lancer mes mots à la ligne folle de l’inconnu, des inconnues au féminin pluriel. C’est là tout le sens de mon écriture, de ma naissance aux mots, de ma renaissance à l’âme et à la vie, et à une vie. Oui, toutes mes vies, et tout le sens à leur accorder, sont nées de cette volonté de lancer le fil désuet des lignes de mots aux femmes qui échappaient à ma vie, à ma compréhension et à la complétude de mon être.

C’était donc là, dans les nuits blanches des correspondances que je me suis forgé une plume, comme les grosses et grasses plumes que l’on épile avec vigueur du croupion des autruches. J’ai aimé ça ; c’était en toute logique sans mesure et sans raison et dans ce feu torrent je suis venue mille fois à la vie qui devenait la mienne.

Aujourd’hui le monde a eu raison de ces nuits d’ivresses à s’envoyer des e-mails. On supposait pourtant déjà à cette époque que l’e-mail allait tuer la lettre, qu’importe la forme j’avais l’ivresse et nous avions nos mots qui s’étalaient en pages qui s’échangeaient sans fards. Mais la forme courte a eu raison de mes correspondances.

Non je ne suis pas honnête. C’est moi qui ai eu raison de mes correspondances, je me suis détourné d’elles parce que je n’étais plus à la hauteur des muses et des personnes avec qui j’échafaudais ces va-et-vient lettrés ; l’image que me renvoyait des jeunes femmes n’était plus celle que je pouvais assumer. Je me suis laissé couler dans le silence, infiniment nostalgique et mille fois bouillant de souvenirs et de regrets mais je n’étais plus celui que j’étais, je n’étais plus celui que je voulais être, je n’étais plus celui que je devais être, je n’étais plus celui qu’il aurait fallu être pour être honnêtement à la hauteur des espérances que je chérissais dans ces mots échangés. La forme courte n’a eu qu’à parachever mon désastre et à me couper les doigts.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #créer, #Réflexion, #Chronique chaotidienne

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Publié le 27 Janvier 2017

Je suis allé dans un lycée technique, autant dire un lycée de garçons même si dans ma filaire S nous avions le luxe d’avoir quatre filles dans notre classe. C’était un lycée de garçons et autant de mâles alphas et bêtas en qui je ne me reconnaissais pas et d’une certaine façon c’était réciproque. Je n’y avais pas d’ami et c’était bien comme ça.

Un jour d’hiver du temps de ma première il pleuvait fort. Le ciel déjà bas avait fait place à la nuit avant même la fin des cours. Ce jour là pour une raison qui a échappée à mes souvenirs nous n’avions pas cours et chacun était libre de vaquer à son oisiveté comme il le désirait. Comme toujours et tant que possible lorsqu’il m’était permis de m’éloigner de mes congénères je sautais sur l’occasion pour sortir, marcher, parcourir la ville. Ce jour là il pleuvait. Oui, ce déjà soir de fin de journée la pluie battait fort sur la ville, j’avais une veste, étanche et chaude, mais pas de chapeau, de parapluie ou de capuche et pourtant je me suis mis à marcher, seul et sous la pluie. Il n’y a que les dix premières secondes qui sont un  peu contrariantes, peut-être désagréables, le temps de passer de sec à mouillé, mais les instants suivants je m’installer dans cette posture de garçon engoncé dans sa veste qui marche, la tête nue sous la pluie battante et le pantalon bientôt trempé de l’eau qui ruisselait sur moi. Plus j’apprivoisais cette posture et plus je me sentais bien. La pluie qui tombait uniformisait la ville, les gens reculaient sous les abris, et disparaissaient sous les parapluies me donnant l’impression de posséder la rue comme un roi audacieux.

Je marchais sans autre but que de butter le temps et j’étais bien. Soudain, au milieu d’un trottoir j’ai rencontrée une fille de ma classe, une des rares et la seule qui trouvait grâce à mes yeux, c’était à dire la seule à m’inspirer désir et tendresse. Elle se protégeait sous sa veste et sa capuche, seul son visage quelque peu ruisselant affrontait la pluie. Nous sommes arrêtés à face à face et je crois me souvenir qu’elle a eu une phrase du genre « Salut Rémy qu’est ce que tu fais là ? », c’était trois fois rien, quelques mots suivis de banalités climatiques. Mais elle m’avait nommée, elle s’était arrêté, m’avait vu détrempé et elle m’avait nommé par mon prénom. J’étais déjà le roi qui se tient droit sous la colère pluvieuse d’un dieu climatique, et soudain par l’intermédiaire de ses mots j’étais quelqu’un. Nous avons repris nos marches en sens contraire mais je goûtais alors avec plus d’intensité au bonheur de cette situation.

Je crois que c’est de cette phrase, de cette rencontre, du désir érotique et émotionnel que j’éprouvais pour cette fille croisée dans ce contexte hors lycée et hors normes, que me vient mon goût pour les jours de pluie, les jours de pluie sur la ville, et les errances sous la pluie dans la ville. Hier soir je marchais sous la pluie, dans la ville, j’avais ma veste épaisse et j’étais à l’abris sous ma chapeau qui n’empêchait pas le vent de me claquer la pluie au visage, et en éprouvant le plaisir de l’eau sur mon visage j’ai repensé à cette scène, à cette fille, à ce jour où lycéen je devenais le roi éphémère des rues mouillées.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #souvenir, #autofiction

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Publié le 20 Janvier 2017

Les débats que l’on nous a proposés pour étayer les primaires, à gauche comme à droite, ne sont pas des débats. Avec sept candidats ayant chacun un temps de parole limité et fractionné, le barnum téléviser ne peut pas être un vrai débat qui où chacun pourrait porter la contradiction à l’autre avant de l’écouter répondre puis relancer le débat d’autour de réflexions permettant aux idées d’avancer, pas nécessairement vers un consensus mais vers une évolution des idées émises au départ reconnaissant ainsi implicitement l’intérêt réciproque que les candidats pourraient porter aux arguments de chacun. Quand je vois que les personnes présentes sur les plateaux de ces primaires ont du mal à répondre directement aux questions qui leur sont posées et que chacun s’applique à prendre la parole non pas pour répondre mais pour exposer son opinion alors je doute qu’elles soient capables de débattre honnêtement à sept, c’est une utopie. Alors que l’on nous vend l’idée d’un débat, le citoyen téléspectateur se retrouve alors devant un spectacle, un temps de vitrine médiatique où chacun est invité à effleurer ses thèmes de campagne en dénigrant légèrement ses opposants.

Je n’y vois pas la forme d’un débat, mais je me suis astreins à regarder le spectacle d’hier donné par la gauche en essayant de prendre une décision  quand à mon vote de dimanche. En poursuivant la réflexion que je menais hier, si je ne vote pas en fonction de mes convictions politiques, mais que je tiens à voter et que le vote contestataire est selon moi un contre sens de la démocratie auquel je ne veux pas souscrire je me demandais sur quoi baser mon vote.

Mon opinion politique générale m’envoie vers une idée de la gauche, l’idée que je m’en fais à priori plus que l’idée qu’elle présente actuellement. Mais mes opinions ne me permettent pas de trancher entre les candidats, j’en suis réduis à définir mon vote en fonction de jugement qui ne sont pas politique. Et tout en allant dans ce sens là je me demande si je ne suis pas en train de cautionner l’échec du système. Je vais décider mon vote sur des critères globalement extérieurs à la politique, celui qui me paraît avoir la meilleure carrure, le plus grand charisme, le meilleur orateur, celui qui me semble le plus lucide à défaut du plus honnête, ou encore pire, je vais me décider par la négative, refusant de voter pour celui qui se justifie par rapport à celui qui propose, ne voulant pas voter pour les VRP ou les bonimenteurs, pas plus que pour les hautains ou ils idiots, bref je vais finir par baser mon vote sur des jugements subjectifs, qui ne sont fondés sur aucunes preuves et étayés par aucun arguments quantifiables et objectifs.

Les jugements de valeur sur lesquels je risque de baser mon vote citoyens relèvent plus du préjugés que de la conviction. Malheureusement je ne sais pas comment faire autrement à l’heure acutuelle et je risque de voter au final pour le meilleur communicant ce qui n’est jamais une bonne chose. Il reste quelques heures avant dimanche et quelques mois avant le premier vote, mais je ne suis guère optimiste sur la nature de futur vote.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #Je est un Blog

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