Publié le 31 Décembre 2015

On reste droit, on reste fort, de la grandeur sous les étoiles c’est toujours minuscule même si l’être en dessous fait tous les efforts terrestres pour être grand ; nous ne le sommes qu’aux pays des idées, des fantasmes, des désirs et des rêves ; venus au monde réels nous ne sommes que tous égaux, imparfaitement égaux mais égaux en condition d’homme, inégaux en biologie, en culture, en contexte mais égaux en concept ; tous sous le même concepts, sous les mêmes étoiles et ne cherchez pas à les dépasser c’est perdu d’avance, même au dessus des cieux de la planète Utopia les étoiles règnes minuscules de leur immensité et les hommes, les rêves et les êtres parfaits, tous sont minuscules engoncés dans leurs désirs de grandeur, ce n’est pas dieu, ce n’est pas fatal ni même une fatalité, c’est seulement un fait, un élément anodin d’une fractale plus grande qui s’enroule sur le concept du monde pour le remettre à sa place comme la visse sans fin n’en fini pas de ramener le sable à sa condition de sable et les châteaux de sable les plus fous, les plus hauts, les plus grands ne sont que des châteaux de sable incapables d’être des étoiles, de la grandeur ou de l’immensité ; nous ne sommes et ne seront que cela, petites choses modestes et fragiles aux génies fulgurants car si nos conditions sont limités notre imagination à avoir de l’ambition est assez aiguisée pour passer au travers des étoiles grandes

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 30 Décembre 2015

Une autoroute aérienne qui surplomb déjà d’autres autoroutes et des bretelles d’insertion qui s’enroulent verticalement vers le sol au travers de la brume de pollution ; cinq voies dans un sens, cinq voies dans le sens contraire, c’est un torrent mécanique aux heures de pointes ; parfois le calme qui précède les tempêtes.

Une ville

Le quai métallique d’une station métro aérien ; la population se presse au travers des scanners de sécurité pour ne pas être en retard. On avance avec peine au milieu de ces cadres engoncés derrière leurs réalités augmentés, appliqué à ne rien voir de la réalité miséreuse de cette station ; une famille mendie sous les lumières d’un écran de publicité ciblée.

Une ville

Le hall grandiose d’un immeuble de standing, tous les murs, les plafonds, le sol sont couvert de parements en pierre de synthèse, les holo fenêtres laissent croire aux visiteurs qu’ils surplombent un lagon bleu aux éclats d’océan exotique. Au centre du hall sous le lustre vertigineux suspendu plusieurs étages plus haut trône la réceptionniste derrière un îlot de métal et de verre fumé.

une ville

Les abords d’une église de l’illumination évangéliste, c’est un édifice de plein pied qui semble minuscule coincé entre d’immenses tours, pourtant, partant depuis le sol les lumières dessinent des ornements complexes et compliqués qui encadrent les larges portes du bâtiment puis s’élancent vers le ciel en formant des toits, des fenêtres, des sculptures qui dansent au dessus de la tête de croyants en rejouant les scènes qui illustrent la prêche qui à lieu dans la salle.

Une ville

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Une ville, #ébauche, #jdr

Repost 0

Publié le 29 Décembre 2015

La roue libre de la fin d’année. Nous sommes dans le brouillard, c’est climatique, et nous c’est je, le ciel je ne le vois plus depuis des semaines, les étoiles non plus, gris et brouillard, un vrai temps de nuit, un vrai temps de fin d’année même si le monde ça aurai été plus drôle ; et moi, mon blog et mon inspiration nous sommes en roue libre, en demie pause, en escale dans la paresse et puis la flemme, c’est comme ça que d’autres font du jus, j’ose espérer le jus de cervelle, pas rebelle juste moyen de passer le temps et faire passer les passions calendaires ; j’écris sans retenue ni plan ni ambitions, c’est facile, c’est libre, c’est sans intérêt mais ça a le mérite d’être là, d’être fait, chaque jour un article avant minuit alors il faut s’y mettre même pour de faux, comme le chanteur qui chante faux et qui s’en rend fier, fameux dans la chaleur et facile dans le froid, les anfractuosités dansent et se dandinent dans les failles qu’ouvrent les doigts et là où se faufilent les neurones et leurs connexions neuronales à deux sous, à deux balles qui sont passées à deux doigts d’être dans la tête et moi au milieu de tout cela je revendique le jeu sans enjeu de cette écriture de fin d’année sans point ni retour

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 28 Décembre 2015

Un parking souterrain la nuit dans un étage inférieur vide, des lumières blafardes dessinent des contre-jours artificiels. Quand on marche les pas raisonnent ; depuis plus profond encore remontent des sons mécaniques et électriques étouffés. Dans le lointain des bruits de moteurs se font entendre.

Une ville

Un passage souterrain qui mène à un parc, la nuit, le lieu est désert, idéal pour une rencontre, une transaction, les réverbères du parc accentuent l’obscurité dans le passage, à l’arrière plan, au-delà du lac qui trône au centre du parc le périphérique fait défiler les feux des voitures

Une ville

Un mur d’écrans plats en pleine rue, véritable cacophonie visuelle, chaque censeur calibre une image ou une vidéo ciblant un passant ; publicité, information, sport, porno, le grand zapping perpétuel que chaque passant ignore pas plus qu’ils ne remarquent les glitchs que s’amusent à coder quelques hackers de rue.

Une ville

Le toit d’un building en construction, poutrelles métalliques, bétons, verres, outils et les robots qui travaillent jour et nuit à édifier une de ces tours écrins tant chérie par les grandes corporations et les entreprises qui aiment tout ce qui brille. Depuis ce point de vu on ne parvient pas à voir la fin de la ville qui s’étend semble t il à vers tous les horizons.

Une ville

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #une ville, #jdr

Repost 0

Publié le 27 Décembre 2015

Et si je devais réévaluer ma valeur des choses et si cette chose a réévaluer était un film et si ce film était le Cinquième Élément et si j’avais passé mon temps depuis 1997 à détester ce film et qu’aujourd’hui, à la lumière de nouvelles attentes, je trouvais certains éléments assez intéressants pour m’intéresser et illustrer une part de cet imaginaire que je cherche à reconduire autour d’une vision éculée et ridicule mais délicieuse d’une idée de la science-fiction ?

S’il me fallait faire tout cela, je crois que ce soir je serai prêts à la faire et donc renier mon endémique ostracisme, ma morgue et mon mépris fulgurent pour Luc Besson et son cinéma de bazar.

Les couleurs, le burlesque, la patine du temps sur un objet déjà vieux avant de naître, la maigreur du scénario, la minceur d’une Milla Jovovich tellement fauve Hauto, le ridicule qui ne tue pas, et la superbe de Bruce Willis qui sent déjà le déclin mais qui surnage encore sur la vague des années 90 constituent un enrobage qui m’apparaît soudain comme un gâteau au glaçage excessif à une période de fort diabète.

Non, c’est bête, il n’est pas bien ce film, il est presque nul, toujours aussi nul qu’à l’aube du premier temps que je l’ai vu au cinéma, trop riche, trop pauvre, trop tout, tout rien, le film est toujours aussi médiocre mais mon goût à changé.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #SF

Repost 0

Publié le 26 Décembre 2015

nude-elle ; joyeuses filles nues

nu-hell ; joyeux enfer de mon corps nu

nous-ailes ; joyeuses fuites par la fenêtre les soirs de fêtes

sang-fuir ; joyeux échappatoire dans une flaque de sang

nos-hell : joyeux enfer partagé par les rituels saisonniers

nulle-elle ; joyeuses femmes qui ratent vraiment leurs cadeaux

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 25 Décembre 2015

Je les ai vu sortir d’une médicabine dont la porte donnait dans une ruelle sombre et humide à deux pas du vieux marché flottant, mais si vous savez, là où l’on trouve toutes ces babioles électroniques à bas prix dont les led luminescentes colorent le bras du canal en fluo irisé. Ils étaient trois, une femme, un homme et une drôle de personne à la peau verte ; je suis sûr que c’est encore un de ces gangs des rues, les mecs avaient l’air complètement perchés, ils venaient sûrement de se faire un fix à la Dédacokadose la nouvelle drogue de synthèse qui ouvre les portes du paradis à votre âme. Enfin c’est ce qu’on dit, vous savez moi je ne touche pas à ces merdes là. La femme avait la peau très blanche, presque transparente, et si je peux vous dire ça c’est qu’elle portait une sorte de robe ultra courte, mais pas un dans un tech-tissu hyper fibré, non c’était un vieux truc avec modèle unique, aucunes nuances, aucun mouvement, mais putain elle était bonne la petite. Ces deux potes eux ils étaient dans un trip carrément baroque avec de la peau de bête sur le corps, slip en cuir et pieds nus. Franchement dans cette ville nous sommes libres sous le regard des tech-loi dont les oeils nous scrutent en permanence et moi ça me va bien. Chacun fais mène sa vie comme il l’entend et je juge pas ce que font les autres. Mais ces trois individus, eux ils sont partis en vrille, ils ont sortis des arcs et des épées et avec leurs tronches de toxicos hébétés ils se sont rués sur les passants et baragouinant un truc que je n’ai pas compris. Et quand ils ont vu débarquer la sacro-sainte intervention des robots de la loi ils ont fondus leurs derniers neurones, ils avaient les yeux exorbités, ils avaient vraiment l’air terrifiés quand ils ont attaqué les armures avec leurs armes archaïques. Enfin pas tant que ça parce qu’à un moment la meuf j’ai pas vu ce qu’elle avait dans les mains mais elle a commencé à balancé du feu sur les robots de l’ordre. C’est là qu’ils se sont fait descendre, comme ils le méritaient et moi c’est là que je vous ai appelé, je sais que vous aimez ce genre de bouffes les journaleux de la rue.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle

Repost 0

Publié le 24 Décembre 2015

Au prospère de fêtes hédonistes nous dessinons encore et toujours la même fin à nos cahiers annuels. Tout ceci est sobre comme l'habitude des aubes et sûr comme le crépuscule ; bien boire à toi dans la coupe de la famille qui regorge de miel pour couvrir l'amer goût des Amériques oubliées ainsi que la frustration amnésique d'un deuil à qui chacun refuse un nom. C'est à a table des fêtes que l'on découpe les corps descendus du passé pour épouvanter les uns et faire grossir les autres d'un gras ancestral, d'un gras spectral, de la graisse des fantômes, ectoplasmes lipidiques qui graissent les rouages rouillés des relations intestines d'une famille miracle, d'une famille mirage.

On ne croit à Noël que pour regarder les visages grimaçants que l'on fige à la surface du glaçage de la bûche. Au banquet des têtes à tête, la vanité au chocolat éponge les vapeurs d'alcools qui rendent humaines les relations qui ne le sont plus. Et moi, spectateur innocent des danseuses intestines, j'écoute pleurer la nuit de Noël et je fais croire aux convives que cela est de la neige d'hiver. Demain dans les flocons épars nous regarderons se dessiner les anges de neige qui sont tombées pour pallier à un climat trop sec. À la parole brute il ne reste que le décompte des mots et demain peut-être sous le sapin et le papier froissé j'arrêterai le décompte pour en commencer un autre.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 23 Décembre 2015

Je ne suis pas la machine, mais la machine me traduit. Elle est parfois trop littérale cette machine. Pourtant virgule souvent elle me surprend elle anticipe elle corrige elle envisage mais surtout elle écoute. Plus précisément elle apprend à m'écouter elle apprend ma langue ce qui pour elle signifie qu’elle apprend ma voix, et bientôt si je continue à parler à son oreille la machine saura qui je suis, la machine sera ce que je suis point.

Je dialogue autant avec la machine qu'avec moi même, j'apprends moi aussi à l'anticiper j'apprends à comprendre ce qu'elle comprend de moi-même et ce n'est pas une chose aisée de parler à la machine. Pourtant sur des phrases, sur des phrases que je regarde être écrites sans moi je suis surpris que cela se passe sous mes yeux, par ma bouche juste entre ma bouche et l'écran de la machine.

Peut-être que la prose qui s'écrit est une prose de robot, peut-être est-ce moi le robot, peut-être que la machine est un bon robot et que moi-même je suis un robot. Marcher dans le futur c'est peut-être cela, peut-être que marcher dans le futur c'est marcher avec sa bouche, peut-être que marcher dans le futur c'est marcher sans ses mains, c'est marcher sans regarder où l'on pose la bouche, c'est une marche sur un fil qui a disparu.

Et si actuellement mes mots sont saccadés, c'est que pour le moment ma prose est handicapée d'être aussi peu inspirée, et je dois comprendre que je ne suis pas prêts pour ce futur, alors faut-il que je me considère comme un homme du passé incapable de faire face à ce qui est l'oracle de ce futur, la machine qui se tient devant moi dans ma main est presque dans ma bouche pour traduire ce qu'il y a dans ma tête ?

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #écrire, #Réflexion, #futur, #SF

Repost 0

Publié le 22 Décembre 2015

Lorsque j'ai débuté l'écriture de ce blog, je refusais toute ponctuation, principalement les majuscules et les points à la fin des phrases, points finaux et point final,  alors écrire ma ponctuation et dérouler le fil d'une pensée chaotique c'est le sens de ce que je fais virgule de ce que j’avais fais comme marque de fabrique, mon style, c’est ce que je fais ici et le sens qui s'écrit sous mes yeux qui se déroule comme Ariane déroulait son fil dans le labyrinthe du Minotaure virgule oui cette pensée qui s'écrit sans moi, qui se traduit à l'intérieur de la bouche sur l'écran sans passer par l'écriture, sans passer par le mouvement mécanique de la main qui écrit, qui rédige, cette pensée qui sort de moi comme l'eau de la rivière comme la pluie qui tombe sur l'église cette penser là elle s'échappe et si elle s'échappe elle s'échappe sans que je sache ce qu'elle emporte de moi alors plus tard lorsque je relis cette pensée je suis incapable de la lire, incapable de comprendre les connexions d'une part parce que la ponctuation manques mais aussi parce que le fil de ma pensée même si ma pensée est retranscrite elle n'est pas traduite par la main qui écrit manuscrit ou qui tape sur le clavier alors il ne reste plus rien ne reste que des mots de suite de mots incompréhensibles hauteur pour remettre en forme et ses difficultés

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #écrire, #SF

Repost 0