Articles avec #je est un blog tag

Publié le 2 Juin 2014

Le fil qui unit l'auteur à sa muse est fin comme de la soie, fragile et ténu ; et plus le fil est fin et plus la relation est fragile et plus la relation et fragile et plus la relation est intense et plus la relation est intense et plus la muse est précieuse et plus la muse est précieuse et plus l'auteur n'est rien devant elle, minuscule être devant la grandeur de sa muse.

 

Et ce soir, un auteur tremble devant sa muse parce qu'il sent qu'il a fait une bêtise, commit une erreur qui pourrait rompre le fil fin qui l'uni à sa muse et il tremble, s'inquiète et se maudit de cela. Et c'est cette situation que l'auteur trouve les plus belles inspirations qui donnent les textes les plus authentiques dans l'autofiction.

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Publié le 31 Mai 2014

Je suis séduit par le vieux rap. Par le rap de vieux. Le rap que j’écoutais dans mon jeune temps, dans ma jeunesse quand je pensais que je n’avais pas le droit d’écouter du rap parce que ce n’était pas de la vraie musique ni de la vraie chanson. Mais en secret, j’étais fondeur et j’apprenais à écouter le Ministère A.M.E.R sur leur album double K7 et les autres rappeurs de l’époque. Et j’étais tiraillé par une double sensation ; d’un côté j’étais la sensation rugueuse se laisser sentir dans ce rap-là, le Flow, la langue, l’écriture, le rythme  et de l’autre côté j’étais empreint de cette idée que le rap n’était pas de culture, que c’était un sous-genre, une niche, une sous-culture d’enfants des rues, braillards et rebelles et que leurs mots n’en étaient pas vraiment. Pourtant c’est en écoutant le rap que j’ai eu le courage d’assumer l’ambition d’écrire ; s’ils le pouvaient je le devais moi aussi. Je n’ai jamais cessé d’aimer le rap alors que ce n’est pas la musique de mon ghetto parce que je n’ai pas de ghetto moi le petit blanc de la campagne. Aujourd’hui quelque, 20 ans après j’écoute toujours ce rap-là, IAM, NTM, Ministère A.M.E.R sont devenus vieux et ils chantent les mêmes lyrics, le même Flow dégueule de leur plume. Vingt ans, c’est le temps nécessaire à forger la légitimité de cette forme poétique, c’est le temps qu’il a fallu pour que les acquièrent le poids nécessaire, ils étaient lourds ce sont devenus des poids lourds ; ce n’est pas juste une punchline c’est une sensation intime et profonde quand j’entends ces hommes de quarante ans passés qui rappent avec la même énergie ; cette énergie qui ne décline pas depuis le début je la trouve plus belle qu’aux débuts. C’est étrange. C’est mal dit, mais ça se passe là dans les tripes.

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Publié dans #Je est un Blog, #rap, #punchline

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Publié le 23 Mai 2014

La saison des nymphettes en maillot sur les plages de France, de Navarre, et du reste du monde va bientôt commencer. Elle commence déjà dans les rues où elles défilent sur les trottoirs jusqu’à aller s’échouer sur le littoral. Partout les femmes, les filles et même les gamines vont s'exhiber en maillot de bain plus ou moins échancrés, ajustés, hors de prix et bikini dans cette zone de non droit qu'est la plage estivale. Dans le no man's land délimité par le front de mer et les premières eaux salées elles ne vont plus se sentir pisser et se laisser aller lascives ou actives à l'étalage de cette forme d'entre-deux de leurs intimités incarné par le maillot de bain ; hybride de lingerie et de pudeur. Cela forme un ballet qui flirte avec le malsain et l'inceste de ces enfants et ces parents qui se dénudent à moitié sur le même étale de corps huilés, dévoilés et exposés autant au soleil qu'aux regards indiscrets des porteurs de sexualité qui ne sont pas toujours ceux que l'on croit. Sur les langues de sable souillé à la crème solaire dont se tartinent les nymphettes et les femmes exposées à la vue parce qu’elles sont trop pauvres et pas assez jolies pour s’offrir la hype des plages privées va se jouer le climax érotique des classes moyennes. Et si deux bimbos dans leurs bikinis sous taillés sentent la mise en scène d'un pornographe tout le reste de ce qu'il va arriver cet été reste réel …

J'ai eu du mal à décider de la meilleure image pour illustrer mes mots ; les deux sont trompeuses mais je laisse les deux
J'ai eu du mal à décider de la meilleure image pour illustrer mes mots ; les deux sont trompeuses mais je laisse les deux

J'ai eu du mal à décider de la meilleure image pour illustrer mes mots ; les deux sont trompeuses mais je laisse les deux

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Publié dans #bikini, #érotisme, #Sexualité, #Je est un Blog, #pamphlet, #Paradigme

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Publié le 22 Mai 2014

Le vent est fort, souffle rauque sur la nature et son printemps. La marrée verte et brassée sur fond de ciel gris. Le vent souffle fort dans les têtes, l'esprit s'occupe à trop écouter le bruit disproportionné de ce bruit de fond qui fait bruisser les branches, les feuilles et je suis sûr que même l'herbe bruisse d'être remuée par les vents. Ce n'est plus un bruissement, c'est un bruit, un parasite sonore saisissant de continuité et dans le même temps, sous le même climat c'est beau, beau comme l'océan ou la mer qui se retirent et reviennent et je ne parle du cycle de la saison mais de la danse des frondaisons remuées comme par les vagues et le ressac invisible du vent. Viendra un moment où il coupera tout, et je resterai là, silencieux dans l'air qui souffle et siffle. Un jour ça sera le cas, bientôt peut-être mais sûrement jamais.

Je ne veux pas perdre le fil de l'encre.

Je veux prendre le fil de l'encre.

On va rouler dans les flots noirs.

On va danser dans la fougue.

Et faire divaguer les prévisions ;

climatique.

Cramer la mer et l'écume blanche.

Je veux du feu.

Le froid du fond du cœur fondra dans la forêt en feu.

C'est beau.

Je veux cela moi aussi.

La nuit qui tombe sous la cendre.

Mais je n'ai que le vent chaud d'une pluie grise.

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Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog, #Pictogranimation

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Publié le 19 Mai 2014

Regarder de la pornographie en écoutant France culture, la poésie de Rimbaud dite et décryptée en, regardant des femmes nues, offertes et pornographiques. L'homme parle du poète comme d'un homme qui ouvre des passages, d'une rive à celle d'un continent nouveau et vierge. C'est drôle, j'y vois une métaphore pornographique. C'est bon. On ne pas répéter les fulgurances, on ne peut pas non plus répéter l'abandon de la littérature, encore une phrase qui accolée à la pornographie ferait sens. Écouter la radio et regarder du porno et mentir aussi un peu parce que lorsque j'écris je ne regarde pas et quand je regarde je n'écris pas mais dans les deux cas j'épouse la possibilité d'un désir et d'une érection. J'aurais aimé ne pas exclure la poésie de cette non-équation. Écrire, assouvir sa pulsion scopique de sexe cru et écouter France Culture, l'avènement de la tablette numérique a changé ma et la possibilité d'une oeuvre écrite plausible. Mon bagage unique est cette tablette de sept pouces que j'emporte avec moi, là, ici, au lit, maintenant. Dormir, écrire, regarder et écouter. Par quatre fois agir et la cinquième pour la masturbation parfois, la plume large d'un sexe, d'une prose. Puisqu’il est là un jour peut-être je serai plus archaïque que Rimbaud, plus vieux poète du port aussi. J'entends des sons dont je ne suis pas sûr qu'ils existent, je vais dormir.

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Publié le 16 Mai 2014

Attendre devant son écran.

C’est long. C’est lent. C’est l’angoisse ; la modernité, la solitude 2.0.

Attendre, encore, l’enfer, que rien ne se passe

Parce qu’il ne se passe rien.

Personne.

Alors je lance des pierres dans les eaux numériques et j’attends qu’elles provoques des ronds.

Dans l’onde.

Je crève de ne pouvoir érafler autre que la surface des choses.

Les gens, les autres, les réseaux, tissent une toile impénétrable entre soi et le reste.

Entre moi et le monde.

Entre moi et le noyau des choses.

Tous qu’ils sont tissent un filet à mailles serrées, e-mails contendant, qui contiennent les gens à distance raisonnable du centre et des extrémités.

Venez donc que l’on se frotte.

Venez donc que l’on se tue.

Venez donc en dehors du monde réel ; l’IRL à phagocyté la toile, tout est réel et tout est superficiel.

Le virtuel est mort.

Ta virtualité est morte.

Nous ne sommes plus que des fantôme mi-réel, mi-zéro, mi-un qui hantons l’entre-monde ; mi réel mi numérique.

Pas un signe, pas une notification ; à peine une forme d’addiction et des sodas en grande quantité et la lune pleine qui me regarde comme un œil vide.

Le ventre en vrac de la bouche jusqu’à l’anus ; nous sommes tous pareils, nous sommes tous des internets, un réseaux de tubes où transite la merde.

Rien ne se perd, tout se transforme ; sauf nous.

Je suis un internet et internet se sent seul.

Il est comme dieu, omniscient et à ce titre seul et s’ennuie.

Je suis un dieu, un internet, je suinte l’ennui.

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Publié dans #Le virtuel est mort, #poésie, #mélancolie, #triste monde, #triste moi, #Je est un Blog

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Publié le 15 Mai 2014

Elle joue de toi, ô toi et de toi,

Elle est la prose, imposée et possible,

Le drame et l'épée qui te pointe du doigt.

 

Doucement petite, doucement, ou ma chute sera risible.

 

Une dame épique en linceul blanc sur son lit de mort,

Dort une dernière nuit en demoiselle aux yeux d'or.

Triste trépas que son départ précipité,

Des traces tristesse sur nos regards dépités.

Tu peux partir maintenant sereine et positive,

Toi la poupée pourpre tombée trop tôt séropositive.

 

De la prose et puis la plume de carnaval

J'écris de la poésie comme on coule dans le canal.

 

Oser comme le font les roses.

Corsé comme l'est ma prose.

 

Et sous l'angoisse négresse de la page blanche

Je cache et cajole une muse

Comme les oiseaux les oeufs dans leurs nids sous les branches.

Je profite vite d'elle avant qu'elle ne soit éclose,

et que la muse me quitte à force d'ailes.

 

Le monde est efficace et cruel.

 

Cramé dans les coursives

je donne dans l'écriture discursive,

et dans d'autres proses débridées.

Ponctuelle ponction de mes pensées.

 

j'écris un jour,

j'espère en prose

et je fais semblant de ne pas le savoir.

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Publié le 14 Mai 2014

Elle est partie - re - comme un rat acculé, je reste - je me sens pris au piège comme un prisonnier, dans sa cage - je rage d’écume ; en silence - je ne crache rien, je cache tout - elle est partie - re - et j’ai cherché partout - un peu - beaucoup - pas de polémique juste une forme de silence, mal placé - mais cela, elle ne le sait pas - son pouvoir, elle en doute et sous-estime à tout prix sa valeur - c’est vrai, elle possède un vecteur - un vrai vecteur - elle conduit dans ses tuyaux ses veines et ses artères du sens, à ma vie - même pas faux, c’est bien vrai, en secret - de l’autre côté du miroir j’essore ce qu’il reste d’espoir - pointilliste je fais l’appoint et donne le change - pointilleux et anxieux j’article ces quelques mots, qui se répondent d’hier à aujourd’hui - elle a disparue, sans laisser de traces - disparue sans laisser d’adresse, même pas IP - ma catin est une gourgandine - la catin entrain de disparaître pense ne pas laisser de traces - mais je le sais moi, je la porte en moi, au cœur, en hauteur d’estime - carré énergie et carré magie - dans l’interface elle me manque déjà - déjà venue - déjà partie - je reste quoi

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Publié dans #Je est un Blog, #Ponctuation

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Publié le 13 Mai 2014

On peut retomber sous le charme d'une femme une infinité de fois, à chaque regard, à chaque RT, à chaque pensée même si elle ne le sait pas et même si elle n’y croit pas, on peut à coup sûr retomber sous l’emprise de son charme et même si on voudrait se dire qu’il faudrait mieux éviter on n’arrive pas à y croire, on ne peut s’en résoudre à faire autrement que de trembler pour un follow que de vibrer à l’idée d’exister sous la focale de son regard ; ce n’est pas un choix ; ce n’est pas un souhait ; ce n’est pas l’amour ; c’est un fait ; c’est là ; c’est une évidence qui transparaît à travers les réseaux qu’importe les raisons qui peuvent diriger des choix de conscience ce qui reste c’est le ressenti, la sensation ; c’est comme une ivresse ; car aine et cœur fluctuent sur le même afflux sanguin, c’est cinglé et certainement pas rationnel ; c’est un signe sur un réseau et pour je ne sais quelles raisons quelque chose bascule, bouscule ; juste une image, juste une présence, présence invisible et anonyme mais un regard croisé sur les pixels d’une photo et se remémorer tout en entier, tout qui revient comme la mer revient toujours sur les rochers ; je suis rocher et elle la mer, l’océan, et toute l’eau et la salive et la mouille et la cyprine de ce monde et moi je suis son assoiffé

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Publié dans #Je est un Blog, #recyclage

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Publié le 12 Mai 2014

Pour moi écrire c’est inventer d'autres moi(s) qui me permettent de mieux comprendre qui est le vrai moi

Les autres se sont mis d'accord pour moi

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Publié dans #citation, #écrire, #Je est un Blog, #Je est un autre

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