Articles avec #je est un blog tag

Publié le 26 Avril 2014

" Il faut souvent faire sauter la banque avant de sauter une femme ; les putes c’est nous "

- Courtisane dans sa propre fiction

on ne va pas ce le cacher, les gens qui meurent sont vraiment chiants

- Compteur de corps et de mots de son autofiction

" J’ai mal au cul, j’ai mal au cœur, j’ai mal aux couilles, la règle des trois c "

- savoir compter les lettres de son autofiction

" Si les femmes étaient aussi connes que les mecs peuvent l’être, nous n’aurions plus de problème d’égalité ni de féminisme "

- nivellement par le bas de son autofiction

" Les femmes sans culottes ont toujours un truc en plus "

- Paradoxe de son autofiction

" l’aphorisme est le roi des mensonges ; la citation n’est que son vassal "

- le roi de son autofiction

" Un jour moi aussi je serai cité par les adolescentes, cela vaut bien un prix Nobel de littérature. "

- le rêve d’une autofiction heureuse

" Le sexe est toujours et avant tout une émotion "

- L’auteur est toujours dans une autofiction

" Il est facile d’être lâche, cruel et con contrairement à ce que nos égo prétentieux voudraient croire "

- la prétention et le reste dans son autofiction

" Quand on porte des valeurs, il faut toujours se réjouir d’une guerre à mener "

- Le va-t-en guerre va dans son autofiction se battre

" Le seul véritable voyage, c’est le voyage du sexe qui va et vient dans un orifice "

- Auteur sans passeport de son autofiction

 

 

 

 

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Publié dans #Je est un Blog, #aphorisme, #autofiction

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Publié le 25 Avril 2014

Il y a trop d’autres, trop d’autres personnes et trop de soi. Il y a trop de soi partout, disséminé aux quatre vents. Je ne suis plus personne. Je ne suis plus qu’un amas de débris de moi, un début de ruine. Je suis fragmenté dans l’espace et dans le temps et ne me reste dans la bouche que le fil continu qui relie mes fragments que le goût des échecs et des actes manqués, les rendez-vous ratés et les impossibilités d’y être. Sous-entendu les impossibilités d’être présent pour être soi. Je ne suis plus rien que cela. Rien qu’un tas, un gros tas, congloméra éclaté de qui j’étais et de celui que je pourrais être. Je voudrais qu’il reste plus, être moi, être soi reste une aspiration légitime. Mais je ne suis qu’appâts lancés aux quatre coins non cardinaux de la toile. Mon âme n’est plus que pixels éparpillés et chacun d’eux dit de moi d’une voix ténue, trop seul et trop disparate pour être entendue. Je devais me réunir, me rassembler, me retrouver, me concentrer, me réduire comme on le fait pour une sauce, mais saurais-je être moi en étant entier ? Ne suis-je pas condamné à une vie éparse qui ne parvient à combler personne, ni soi ni les autres ? Suis-je au-devant de l’échec d’une transition numérique ? La solitude de jadis, celle des hommes seuls qui n’avaient rien pour pallier l’amère expression d’être seuls, était moteur d’une ambition ; il fallait changer pour périr, s’adapter ou finir seul, mais on finissait toujours soi. Aujourd’hui on est là, on est soi et seul, mais on a le loisir de divertir sa solitude des milles effluves de l’art numérique, milles fois changer de peau, de nom, de statut et à être tant de fois tant de personnes différentes on en oubli que l’on est seul. On en oubli aussi d’être soi. Tout part en couille. Le linge qui sèche et mouillé dehors par la pluie. Les femmes meurent, d’autres se meurent et les jeunes et vivantes s’échappent. La nourriture entre toujours plus grasse dans la composition de l’homme. Les projets inaboutis grandissent en nombre et en inaboutissement. La pauvreté file entre les doigts comme le sable du pauvre qui passe quelques heures à la mer. Alors, on trompe le monde qui part en couille en inventant un monde plus solide ou plus sordide, c’est une question de goût. On en invente des héroïnes mort-nées qui hantent les pages du roman que j’écris, plus glauque que le glauque, plus incestueux qu’un fait divers autrichien, plus désenchantés qu’une chanson de pop culture romantique. Mais il manque une chose, il manque soi, la catharsis et le pouvoir décisionnaire, un pantalon propre et le linge repassé, le repas qui mijote le soleil qui sèche.

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Publié dans #Je est un Blog, #écrire, #autofiction, #qui ne chante plus, #noir, #gris, #pluvieux

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Publié le 22 Avril 2014

Peut-on, se perdre dans les songes d'un monde et d'un homme qui ne sait pas ou ne sait plus trier le rêve de la réalité ? Et-il possible de se perdre au sens de se prendre les pieds dans le tapis d’un monde où le rêve est la réalité et inversement même si le rêve verse sciemment dans l’épais époisses et que ce rêve sombre, s’appelle alors le cauchemar ou l’uchronie désenchantée ?  Je ne sais pas, je ne sais pas si l’on peut choir dans un rêve pas plus que je ne peux savoir comment on en sort. Qu’aurai-je fais si j’étais entré dans l’uchronie d’un désenchantement, je ne sais pas si j'en serai sorti sain d'esprit, je ne sais pas si j'en serai sorti tout court. Mais je sais qu’avec les livres nous avons un avantage, c'est qu'il suffit de les refermer pour en sortir ; c'est en tout cas le mensonge officiel même si on omet de dire que l'on reste à jamais hanté par les proses emphatiques et les univers à la toxicité vénéneuse ; c'est comme avec les femmes, le même attrait, le même aimant l'idée sage d'en sortir et le sombre secret d'à jamais y rester, dedans, en elle, dans le corps ou le con ou le cerveau. Sain d'esprit en sortant ... peut-être mais faudrait-il que je l'ai été avant d'entrer ...

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Publié dans #recyclage, #Divagations diverses, #Je est un Blog

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Publié le 16 Avril 2014

Que se passerait-il si j’arrêtais de tenir ce blog ? Hier, je me suis posé la question parce que hier j’ai écrit un article médiocre alors qu’hier je voulais écrire quelque chose de bien mais je ne suis parvenu qu’à produire un peu de médiocrité. En même temps ce n’est pas la première fois ni le premier jour que je peine à jouir à écrire un article de merde, je veux dire d’une médiocrité reconnue. En juin cela fera cinq ans que je me suis lancé dans ce projet. Pourquoi ? Pour écrire, dans le dessein de  lutter contre ma procrastination littéraire. J’ai donc commencé à écrire, tous les jours, au moins un article, et après ? Et maintenant ? À quoi bon ne pas l’être ? Se soumettre à une contrainte c’est bien, c’est l’essentiel, c’est le but, le jeu, mais après est-ce si bien si je ne peux pas échapper à écrire des mauvaises proses. Est-il judicieux de continuer ainsi ? Si je cesse de me contraindre jour après jour est-ce que je vais finir par bloguer de meilleurs articles ? Arrêter de me soumettre à ma propre contrainte est-ce l’expression de la paresse ou de la liberté ?

Je me demande donc s’il faut continuer ou arrêter, stop ou encore, encrer ou penser ; comme si c’était un choix, comme si tout était possible, tout au plus plausible, mais il n’est pas réellement possible de s’arrêter, pas après 1754 jours. S’arrêter là pourquoi ?

Continuer, où ça ?

Et puis quoi après ?

Et pour qui ?

Et toi ?

 

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Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 15 Avril 2014

Être dérangé par le téléphone qui sonne pendant que l’on fait l’amour c’est embêtant, cela peut l’être, au moins autant que cela peut être excitant. En revanche, s’il y a une situation où l’homme n’aime pas être dérangé, c’est quand il chie. Il n’y a rien de pire que d’entendre le téléphone sonner au moment même où l’on est en train de déféquer. D’une part, l’interface du téléphone en mode sonnerie peut supplanter l’interface de Candy Crush et déjà il y a de quoi être énervé. D’autre part, l’homme entretient un rapport étroit avec son anus, quoi que chez certain ça ne soit pas le cas. Mais bon, on sous-estime souvent l’importance de chier, de se vider, cela ramène l’homme à sa condition de tube et d’usine à déchet. On peut bien être doué, talentueux, ambitieux ou dieu sait quoi, on reste avant tout des tubes avec une entrée et une sortie rien de plus. Et donc chier à l’abri derrière la porte close de ses toilettes, est un geste métaphysique. Être interrompu, ou surpris, dans cette posture métaphysique qui ramène l’homme à ce qu’il a de plus modeste et qui lui fait ressentir son plus petit dénominateur commun avec le reste de l’humanité cellulaire grotesque est très dérangeant. Je suppose que l’on s’imagine que la porte fermée et le tabou consensuel, nous finissons par nous convaincre que personne ne sait que nous ne sommes que cela, qu’un puis sans fond, un trou à merde, une usine qui ne ferme que par la mort. Il faut avouer que cela serait dommage que l’on le sache.

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Publié dans #Je est un Blog, #Métaphysique, #Caca

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Publié le 13 Avril 2014

 

Le corps en sueur, je l’ai déjà dit, je crois, il y a longtemps, j’ai parlé de cette fascination que j’ai pour le corps en sueur. Je parle de mon corps à moi et donc de ma sueur à moi. C’est étrange, c’est curieux et surtout je me demande si les autres - les gens qui sont en dehors de mon corps, et dieu sait qu’ils sont nombreux - éprouvent comme moi cette étrange impression. Il faut dire que je ne suis pas un sportif, sans la prétention et dans la dimension toute péjorative du terme je suis plutôt un intellectuel, une homme de pensée, d’abstraction et pas un homme de l’effort et du corps ; et donc quand je sens mon corps, quand je ressens mon corps en température et en sueur j’éprouve quelque chose d’étrange, d’agréable et d’exogène. J’aime sentir ce corps vivre, l’esprit s’enflamme, palpite et s’exalte mais cela n’a rien de comparable avec l’effet de la sueur, de l’effort ou de la fièvre. Et je me demande si je suis bizarre - sur ce sujet, sur d’autres je ne me pose pas la question - ou si d’autres personnes peu habituées à éprouver l’existence de leur corps dans l’espace, ressentent la même chose. Hier j’avais de la fièvre, ce soir je frôle l’insolation, je suis un autre en sueur. 

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Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 12 Avril 2014

Je me suis toujours demandé pourquoi personne ne faisait cela.

Personne d’autre ?

Pourquoi pas ?

Si j’y pense aussi, si tu y penses aussi, c’est qu’il est possible de le faire.

Alors pourquoi personne ?

Pas l’audace ?

Pas le temps ? Trop de fils à la patte ?

Un canard à éduquer ?

Un hamster à faire grossir ?

Je ne sais pas.

Tu as la pelle, j’ai la pioche, on a les idées, il ne manque rien.

Sauf que rien ne se fait.

Rien ne se passe.

Comme une imposture idéologique que tout le monde partage et qui devient une norme.

C’est cela ?

C’est cela le pouvoir de la norme ?

C’est son poids ?

Les gros ont-ils plus raisons que les maigres ?

On sait que les gros sont plus honnêtes, je le sais parce que je le suis gros. Mais je sais aussi que je suis un gros qui aspire au mensonge, donc à l’écriture, donc à maigrir.

Peut-être que personne ne le fait parce que tout le monde le cache. Proprement ; un partage de complicité ; tous cachés, tous coupables, tous témoins, personne coupable.

Tu ne le savais peut-être pas, mais moi si.

C’est pour cela que je suis plus fort que toi. Et moins reconnu aussi.

 

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Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses, #Dialogue de sourd

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Publié le 11 Avril 2014

La liberté tient à cela.

Juste cela.

Ça.

L’idiot combat que l’homme mène contre ses servitudes volontaires.

Et contre les névroses qu’il prend pour ses repères.

La liberté n’est que là.

Dans une contrainte.

Donc dans un paradoxe.

Je ferais mieux d’aller dormir.

D’aller écrire. De courir nu dans la nature. De faire ce que je ne fais jamais à cette heure ci.

1749 jours de lutte de petite tenue.

1749 jours de contrainte et combien de liberté ?

10%

20%

30%

Sûrement plus ou un peu moins. Mais c’est le prix.

La liberté d’avant. De quand je ne comptais pas les mots.

200 chaînes. C’est ça le pire.

En dessous je suis libre.

Au-dessus je suis libre.

Le reste du temps je suis en reste.

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Publié le 9 Avril 2014

Il faut se méfier des garçons sans histoire. Ce sont eux qui commettent des crimes de masse à l’arme blanche ou à l’arme à feu. Tenez-le-vous pour dit ; c’est la télévision qui le dit, mais c’est aussi moi qui le répète comme une boîte vide qui ferait caisse de résonance. Les garçons sans histoire sont ceux qui commettent les pires histoires. Je ne parle pas de les écrire, même si cela aussi ils peuvent le faire, mais je parle bien de les fomenter et parfois passer à l’acte. Je le sais, je suis un garçon sans histoire, un garçon sans larcin. Méfiez-vous donc de moi. Je suis un garçon sans histoire, je le sais c’est ma vie, et combien de fois, de jours et d’heures j’ai marché dans les rues imaginant les massacres de mes camarades de classe ? Je ne vais pas les compter, ni lister les pires et les meilleures façons que j’ai pu imaginer pour tuer les autres avec un goût de vengeance et un sens de la revanche, je suis un garçon sans histoire alors je ne vais en faire, pas ici, pas ce soir.

Et pourtant quand j’entends cette expression accolée à l’auteur d’un meurtre, d’une tuerie, d’un crime je ne peux m’empêcher de rire, de pleurer, de réagir vivement à l’intérieur, là où les garçons sans histoire fomentent leurs histoires. Je le fais parce que je me sens concerné et en même temps consterné parce que étant sans histoire, je sais que tout cela n’est que mensonge et raccourci. Il n’y a pas de personne sans histoire. Il n’y a pas de gens normaux, pas de garçons sans histoire. Il n’y a qu’une norme et des personnes dont l’imagerie sociale flotte au-dessous ou en dessus de la ligne de flottaison de la normalité.

Rassurez-vous, je n’ai ni couteau ni armes à feu. Et même si c’était le cas, vous ne risquez plus rien de moi ; à croire qu’aujourd’hui je suis un garçon avec une histoire.

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Publié le 8 Avril 2014

Mais pourquoi, pourquoi pas moi, pourquoi pas cela, pour pas la haut ; la hauteur et la danse amère quand on marche dans les sables mouvants. Je vais manger des œufs à la coque. Tuons le coq par les deux pieds. Plumé, je suis plumé. Je suis sous l’édredon ; saoulé du sang des victuailles, saturé du sang des vierges sacrifiées, je titube et je danse. Je titube ou je tombe. Je tombe d’en haut, du trône, le roi déchut, le roi des rues, désormais le roi danse ; au-dedans de lui, au-dedans de soi le roi danse. Le loup, le loup, le loup hurle à la lune et il glace le sang. Cela même ses propres veines ; le loup n’a pas de chance, le loup en déveine a perdu le filon de ses ors. Il ordonne, désordonne et déshonore ses nègres dont les plumes ne sont plus aussi noires que celle des corbeaux en dépit de la nuit qui est noire. Sans lune, pas de cul ni de veine, la drogue dans le bras et plus bas les mains prises, éprises, ne servent plus à rien. Le grand argentier du moment minore les droites télévisions du Minotaure et l’on perd le fil de ses lignes, on perd le fil de sa plume. Je n’aime pas manger quand il fait jour. Il aime quand elle le fait jouir la nuit. Un jour il changera d’heure, de cœur, d’or, de dos et de doigts et l’hémisphère droit du cerveau.

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Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog

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