Publié le 30 Juin 2012

sans blague ? merde ! le jour où je ne peux pas écrire, le jour où l'interface mobile d'overblog m'empêche de bloguer - chose que je déteste, ce n'est pas que j'ai peur de manquer à mes lecteurs c'est juste que j'ai peur de m'arrêter et de ne plus continuer, je sais que si je manque un jour, deux jours peut être, alors j'aurai la tentation de laisser tomber et ça me ferai chier d'arrêter alors je détester manquer un jour, d'habitude quand je sais que je vais manquer un jour je m'organise, je programme, je triche, mais parfois on est prit de cour ... - j'étais inspiré. Le plus drôle c'est que dans le fond je me suis dis ce n'est pas grave, non ce n'était pas grave parce que personne ne lirai cet ébauche d'article avant longtemps, d'ici là j'aurai le temps de le combler, de l'écrire, de le développer ; oh bien sûr écrire à postériori ce n'est pas pareil que d'écrire en live, l'écriture en directe du monde à cela de jubilatoire, c'est comme faire l'amour en plein dans la foule, c'est d'une impudeur délicieuse, c'est un jeu vertigineux que je peux faire, je le peux je le fais je joue mon jeu parmi la foule au milieu des gens la fille devant son short trop petit pour être honnête, son parfum trop sucré pour me plaire, la voix des autres, les ombres, les odeurs, et moi là grand et gros les doigts dans mes mots, impudique et idolâtre j'écris ce que les autres ne savent pas, non ils ne savent pas ce que j'écris, ils peuvent juste le deviner ; à deux doigts de le savoir, à deux jours de s'en souvenir, moi j'écris et eux ils passent, ils ne font que passer par là, par la vie, adieux et je vous baiserai bien mais je n'ai pas le temps la séance va commencer ; rideau sur les bimbos triple A

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Publié le 29 Juin 2012

et les jours cents, les jours milles, parfois lexomil et sang qui tache et couche culotte où simplement tenir la main et pas maintenant et pas demain et dérider l'introspection parce que ça sonne bien et pourquoi pas l’émergence de deux races de passionnés ; deux races d’amoureux comme il y a deux sexes, comme il y a deux trous et le troisième en guise de grelot et la guirlande et le gâteau, choux à la crème pour pièce montée, trop bien monté comme il disait, quand je dis il je parle de celui avec ses frères ; pas un dilemme, pas une seconde, sans hésiter, sens du devoir et deux vues - une pour chaque œil parce que les couilles elles, n’ont pas yeux, pas de mains ni de langue ou alors ce ne sont pas les leurs - treize en bouche, douze à la main et le reste pour le service, le reste pour boire comme un tour, celui qui reste, tout son saoul ou ton son vice et le pluriel pour toi, seize ans, mineure, gratuité et virginité ne devrait pas faire bon ménage ; tu ne réalise pas ton manque à gagner, la balance et de ton coté, la catapulte du mien et les barreaux aussi, le barreau seul aussi, tous les barreaux, les perruques et les hommes à barbes et quelques ours aussi homosexuelle souvent et une brochette de bébé animaux parce que l’humain ça ne se mange pas monsieur parce qu’on ne joue pas avec la nourriture, même celle qui est communiste, la nourriture rouge et à gauche de son couteau, de son opinel ou de son opinion, on ne joue jamais avec les morts parce eux on peut les manger, juste avec les mots, juste avec élégance ou alors du ketchup et de la joie et de la mayo aussi un peu

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Publié le 28 Juin 2012

Le ou la ; rousse, la sorcière du premier rang et le mec à perruque juste derrière

 

Et les nations obscènes, la courbe de la bourse et les cordons distendus

 

Les baskets à scratch et le diable par la queue ou par défaut le chat

 

Un grand verre d’eau que l’on boit avec un nègre parce que chez lui c’est une chose précieuse que de boire de l’eau et une chose rare, dès lors on court le risque de se faire tuer pour un verre d’eau

 

Et ne pas croire que les ondines sont des sirènes d’eaux douces, déjà les eaux douces c’est un mythe et puis les ondines c’est sûr ça existe et ça excite même quelques peintre un peu esthète de douches dorées et pinceaux dans des couleurs mordorées

 

La déesse au bar ; de l’autre coté du bar, le mauvais coté, celui où l’on encaisse et toi tu sors ta paie en espérant briser ta paix même si tu ferai mieux de payer le tapin des filles qui sont faites pour ça, les hédonistes & les pauvres

 

Et le noir & le blanc les odeurs argentiques et la matière qui devient obscure pour quelques lux de plus

 

Des arabes dans décor, écologistes ça va de soit parce qu’ils prennent à bras le corps le tronc des arbres sans se donner d’excuses simiesques

 

Un douanier à chapeau rond ouvre un livre

 

J’ai des chapeaux qui s’empilent, un ventre rond, mais je ne suis pas douanier ; je n’ai pas assez le sens de la description et ma banalité est d’une corne banane

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Publié le 27 Juin 2012

il parait que les Esquimaux possèdent un vaste vocabulaire riche de subtilités et de nuances, langage certainement propre aux peuples qui vivent en milieu polaire et accessoire aux peuples suffisamment alcooliques et dépressifs pour s’amuser à nommer la neige : celle qui tombe, celle qui traine, la neige chaude, la neige froide, la neige blanche, la neige mouillée, etc. 50, 100 peut être mille mots différents pour nommer la même chose voilà la teneur de ce mythe et je suppose que l’on retrouve le même mythe partout où un groupe de personne est confronté à une chose récurrente à nommer ; les américains qui doivent avoir une infinité de mots pour désigner les obèses et les chinois un vocabulaire riche et fleuri pour désigner le travail des enfants. Si je parle de cela c’est que ce matin pendant que je faisais ma midinette en pleine séance shopping & solde je regardais les filles - toujours je regarde les filles, toutes, les jeunes et les moins jeunes, les mineures et les autres, les seules et les non seules, les mères de famille et les hommes aussi parce qu’on en sait parfois beaucoup sur une femme quand on regard qui elle a au bras, c’est un plaisir autant qu’une déformation d’écrivain ; observer pour saisir des détails et dérouler les ficelles d’hypothétiques vies qu’une déformation de photographe ; observer les visages, les expressions, les corps, l’érotisme, la tension et la douceur qu’une déformation d’homme ; observer les femmes, les proies, les possibilités et le plaisir non coupable - et je me suis étonné que l’on ai en France pays de l’amour courtois si peu de mots pour désigner la beauté des femmes ; quel vocabulaire peut-on réellement convoquer ? Belle, jolie, mignonne, une beauté, normal, fade, moche, hideuse et quoi d’autre qui ne nécessite pas une explication de texte ? S’aventurer du coté de bonne, bonasse, de bombe c’est déjà délicat parce que ça demande que l’on prenne la peine d’être sûr d’être sur le même registre culturel. Si peu de mot pour dire qu’une femme est « belle » alors que l’esthétique des femmes est une d’infinie variation ; toutes les belles femmes ne sont pas belle de la même façon, je ne suis même pas sûr qu’elles soient toutes belles, la beauté est une chose étrange qui résiste à l’étiquetage de groupe. Malheureusement avec le pool réduit de notre vocabulaire on en est réduit à dire des conneries, à dire à des filles qui ne sont pas belles qu’elles sont belles simplement parce qu’il nous manque des mots pour désigner un physique qui se joue quelques part entre le charme désuet hors de la mode, une part de chien, une autre de rudesse, l’expression d’une naïveté, d’une mélancolie et d’une putasserie élégante : un physique que l’on aime parce qu’il nous rappel cette époque où nos fantasmes n’étaient ni affirmés ni affinés quand on fantasmé sur l’hybridation de Pamela Anderson, notre tante Rita et une part de la Jessica la copine blonde de sa petite sœur ; il faudrait pouvoir résumer tout cela en un mot et trouver d’autre mots pour ces autres physiques que l’on croise et que l’on sanctionne par un « si tu es belle » faute d’avoir de meilleurs mots. On ne devrait pas utiliser le même mot pour dire qu’elle est belle d’une adolescente à la féminité évanescente qui dévoile avec l’impudeur de sa naïveté son corps transcendé de désir et d’une femme de 35 ans dont la beauté imperceptiblement décatie par sa propension hédoniste à se donner au soleil dégage un charme délicieux comme la patine d’un beau cuirs ; il y a trop de belles femmes et pas assez de mots et il n’y a que les hypocrites, ceux qui prétendent ne jamais regarder d’autres femmes que la leur qui oseront dire que nos mots à nous sont suffisants, personnellement je ne peux pas croire que les mots existants suffisent et pourtant ç a ne m’empêchera pas de continuer de regarder les femmes, tirer leurs ficelles et chercher à comprendre ce qui les rend belles - où disgracieuses parce la la loi du manque est la même pour désigner ce qui n’est pas leur beauté -

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Publié le 26 Juin 2012

je pourrais dire obscène comme le mariage malheureusement je ne suis pas encore dans ma zone de confort avec cette idée là ; oui, c’est vrai, je ne suis parfois qu’un petit bourgeois qui préfère la chaleur de l’obésité de ses pré requis à l’incertitude passagère mais réelle des remises en question ; mine de rien pour le moment je suis avec l’obscénité du mariage au même point que vous, peut-être même en dessous de certains parce que je ne doute pas que d’autres que moi se sont insurgés de cette obscénité maritale, comme vous je découvre sous un jour neuf ce que je pensais savoir alors avant de jouer les prosélytes je vais devoir rôder la chose, tanner le cul de cette obscénité qui pour l’instant est aussi blanc et donc que le cul d’une pucelle à la veille de sa première nuit. Avant de pouvoir dire obscène comme … il va falloir que je solde le compte de la vulgarité, surtout celle tellement sublime et ostentatoirement que celle du mariage, me séparer de ce délicieux morceau de rhétorique prolétaire me rend triste d’avance ; vu comme il était déjà délicat de faire entendre à sa juste valeur la dimension vulgaire du mariage alors que le concept même de vulgarité est bien intégré à notre société j’ai peur que la nuance de l’obscénité soit encore plus délicate à faire entendre, la vulgarité du mariage avait cela pour elle – et contre elle – d’être sa propre caricature et donc une de mes plaies favorites à faire pleuvoir sur la bonne morale chrétienne. Mais la vulgarité que j’aime ou que j’ai aimé ne se limite pas à celle du mariage ; je-suis par exemple, et ce de manière tout à fait quelconque, un de ces hommes qui éprouvent pour la vulgarité féminine, si possible la vulgarité esthétique doublée de la vulgarité intellectuelle, une fascination fantasmatique et érotique certaines. La vulgarité avait quelque chose de low-fi que l’obscénité n’a pas, la vulgarité est casual, mainstream et populiste alors que l’obscénité se montre de prime abord d’un niveau culturel plus soutenu, impressionnant et presque hautain ; les filles hautaines sont les plus fascinantes, les plus froides de prime abord mais jamais les plus inaccessible alors l’obscénité de mon mariage n’est pas encore gâché

 

# et pourtant je déteste les points de suspension

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Publié le 25 Juin 2012

je fais parfois preuve d’un manque flagrant d’originalité mais je veux bien prendre le risque de cette banalité si c’est le prix à payer pour défendre ce qui me semble être une conviction ou une valeur essentielle à mon condition d'homme et de mâle autant qu'à la consistance de mon discours prosélyte ; ceux qui me connaissent déjà un peu doivent savoir que je fais parti de ces personnes qui fustigent le mariage en focalisant particulièrement ma rhétorique anti mariage sur le fait que le mariage est une chose vulgaire. Ca a été mon cheval de bataille, mon Waterloo, mon Azincourt ; le mariage comme sommet esthétique, moral et politique de la vulgarité, le pire de l'âme humaine parce que la part la plus consensuelle, revendiquée et acceptable de ce qui ne devrait pas l'être. Mais voilà qu'aujourd’hui je réalise que je me suis peut-être trompé. Moi qui longtemps ai brandi la vulgarité comme épouvantail devant faire rempart pour sauver ce qui peut l'être et faire refluer au large de l'union libre les couples qui s'engagent dans cet écueil social. Oui je me suis peut-être trompé, peut-être que le mariage n'est pas vulgaire ; j'ai je crois confondu la vulgarité et l’obscénité. Si le mariage n’est pas une chose vulgaire alors c’est que le mariage est une chose obscène, oui les mariés sont obscènes, le mariage est obscène, une abjection qui suppure le consensus et la mièvrerie bourgeoise ; alors si la vulgarité du mariage fut mon plus bel échec l’obscénité de ce même mariage devient dès lors ma plus belle promesse, mon plus cher combat et à n’en pas douter, je vous en fait la promesse : mon mariage sera obscène ou ne sera pas

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Publié le 24 Juin 2012

Trop sommeil,

 

Trop soleil, rose comme un cochon ou comme une fraise comme le bonbon à la gélatine de graisse de porc ;

 

Le vieux tabac et les marins du port et les putes des marins et les patates tranchées

 

Combat de petits coqs, fil à la patte italienne et pudding à la saucisse, sauce à la menthe, excitation en perfusion verte ; mojito et débris de verres pilés

 

Débits de boisson du début à la fin, partie fine et saumon fumé à bois de hêtre ou de chêne ; le poids des chaines et la télécommande et toutes les femmes qui portent la culotte ou le slip

 

Protection rapprochée et nuée d’insectes de nuit, nuisible d’une nuit, pas de nuisette pour les coups d’un soir, un coup de tapette et pas question de frapper  les homosexuels hommes et femme aux mamelles de la sexualité

 

 Je est un autre, joie et justesse et les fleurs dans les bacs et les graines des oiseaux du ciel

 

Dissertation miraculeuse du silence de soi et de soi et moi à moi, de toi à moi, pas un émoi juste les deux trois plumes de moineaux

 

Dis-moi que je parle seul et je ne dirais pas non, pas ce soir

 

Le cœur de la bataille et le train ou la péniche qui charrie du lit des rivières les litres de sable

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Publié le 23 Juin 2012

même les histoires d’amour que l’on dit sérieuses parce que les gens y investissent plus que leur organes génitaux je sais qu'elles ne durent jamais, jamais toute la vie, je sais qu'un amour passionné c'est une chose qui passe avec le temps et pourtant quand c'est là c'est entier, c'est sincère, c'est total même si on sait que c'est d'une certaine façon éphémère, faire perdurer l’amour par delà nos lassitudes c’est possible mais c’est juste un sacerdoce, vivre ou faire survire l’amour tel est le choix à la con ; l’amour aux bourgeois, aux pauvres et aux syndicalistes et la vie pour les autres. Que ce soit pour une nuit, pour un jour, pour la vie, la semaine sainte ou pour faire bonne figure les choses ne durent jamais mais ce n’est pas ma raison pour ne pas les faire, pas une raison pour ne pas les vivre, la mortalité, la morbidité intrinsèque de la vie n’est pas une excuse pour passer à coté au même titre que la condition éphémère de l’amour et de l’orgasme n’est pas une raison pour ne pas le faire :

 

juste un bisou ...

comme si ça ne donnait pas envie d'en savoir

du corps de l'autre

après un bisou

les mains baladeuses

les cœurs alanguis sous

les corps nus qui palpitent

et le sable de la plage par la sueur agglomérer à la peau

 

amour de vacances ; ce n’est pas une excuse

 

et la boudeuse n’aura rien

 

 

 

 

 

 

rien que le goût salé sur sa peau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 22 Juin 2012

et si j’avais j’entretenais une forme d’animosité justifiée mais amplifiée de façon excessive parce qu’elle est moche ? Pas belle en tout cas, ni à l’extérieur où elle stagne dans la médiocrité apparente de l’adolescence qui refuse de grandir, une tête de fouine même pas anthropomorphe sur un corps même pas tout à fait formé, ni de la poitrine, ni du cul à peine des hanches et à son âge c’est fini d’espérer à moins d’espérer après les chirurgiens, ni à l’intérieur où la vacuité palpable de son indigence ne peut être camouflé par l’esbroufe ; faudrait-il encore qu’elle essai de s’ébrouer et de faire du bruit avec sa bouche ou avec ses yeux, mais de sa bouche rien ne sort, de ses yeux non plus n’expriment rien, ils sont trop petits, minuscules comme ceux de la fouine ; même pas un rideau de fumée, même pas l’impression d’un rideau de fumée ; tout juste bonne à faire croire aux garçons trop éméchés pour être exigeants qu’elle comme lolita sauf qu’elle ne sait pas qui est cette lolita, sauf qu’elle n’est ni vierge ni littéraire et que ce n’est qu’une vulgaire allumeuse qui fait croire, espérer, qui suppose qu’elle pourra se donner mais qui toujours se dérobe ; soit d’elle-même dans un sursaut de conscience et de pudeur dont l’archaïque réflexe la pousse à se préserver d’un regard trop lucide sur elle-même soit parce que celui qui la déshabille réalise qu’il n’y a rien d’autre qu’une poupée de chiffon ; c’est peut être pour ça qu’elle exhume du fond de moi un relent d’animosité tenace, impossible de broder une romance incestueuse, impossible de transgresser, impossible d’avoir de l’estime, de la jalousie ou de l’envie ; même pas une once d’érotisme malsain, juste bonne à faire exulter la colère et la rage comme mes putains de congénères, c’est peut être même là sa seule qualité, qualité qu’elle ignore, caduque ; déverser sur elle des torrents de boue, lapidation molle jusqu’à ce que ça rappelle la fange des écuries porcines qu’on appelle généralement la porcherie ; c’est tout ce qu’il y a le corps du cochon à l’emporte pièce ce qui vaut toujours mieux que de la distiller dans de vieux alambiques

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Publié le 21 Juin 2012

et la névrose bordel ! c’est vrai ça la névrose c’est fait pour moi, c’est fait pour tous, c’est fait par tous, partout et sans discrimination la névrose est œcuménique tout comme je le suis. N’en jetez plus ma petite dame au grand damne de la foule j’endosse mes petites névroses comme on enfile des perles ou des lieux communs c'est-à-dire avec la vigueur molle de la banalité. Pour la littérature la névrose c’est le grand chantier, le gros œuvre et le petit œuvre, c’est la brique, le ciment et le liant en même temps, c’est l’ouvrier sans papiers payé au black, le maçon et sa raie, le promoteur et son fric, ce sont les putes le long de la palissade et les vigiles bières, matraques et chiens qui la nuit veillent mes intérêts, ce sont les commerciaux et leurs cravates carnassières qui leur dévorent la gorge pendant qu’ils refourguent ma camelote à des clients de province les yeux grands ronds et la naïveté dilatée, la névrose c’est le paradis, le point d’orgue de la parade nuptiale de l’écrivain post moderne, narrateur en goguette où archéologue dominical de la nature humaine en premier lieu de soi et en dernier lieu de soi parce que n’oublions pas le pervers narcissique qui sommeille certes mais qui ramène tout à lui-même quand il s’agit de la vie des autres, ramener à soi c'est-à-dire ramener à des mots et coucher ses mots sur le papier quand on ne peut coucher avec les oratrices et orateurs de ces dits mots ; et la névrose ça ne sert à rien on ne s’identifie pas par ses névroses, j’ai la névrose affligeante de banalité, au moins mes perversions sont plus personnelles, plus pertinentes pour poser une personnalité avant de poser un diagnostic à mon sujet, mes perversions je les assume je les construit et les bichonne ; les névroses c’est bon pour le fond commun de l’humanité c’est comme une évidence on s’en passe très bien tout en sachant qu’elle sont là. Je n’ai plus qu’à dire au suivant et attendre la suite

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