Articles avec #je est un blog tag

Publié le 22 Avril 2015

au départ j’écrivais sans majuscules et sans point à mes phrases ; juste des virgules, des points virgules mais surtout pas de point final à mon texte, à mon article - c’était l’époque héroïque des tirets et d’une guérilla de ponctuation ; et j’aimais ça - c’était tout à la fois une marque de fabrique et un style, une façon de rythmer l’écrit comme l’était ma pensée ; jusqu’au jour où c’est devenue une habitude et donc une contrainte

Au début toujours, j’annonçais les jours, j’égrenais les jours, en lieu et place d’un titre j’inscrivais le jour pour montrer depuis combien te temps je m’étais lancé dans ce blog. C’était rigide, rigoureux j’espère, je n’affichais pas la date mais un compte, comme on décompte ou comme on compte les jours quand une personne connue est prise en otage - on ne décompte pas les jours de la même façon à la télé quand on est personne -. Aujourd’hui j’aurai titré jour#2157 comme pour rappeler que j’ai commencé à écrire quotidiennement dans ce blog depuis 2157 jours.

J’ai fini aussi par lâcher cela, et par essayer de glisser le - nombre - dans le corps de l’article, une date dissimulée dans un certain sens ; pour moi c’était plutôt un rappel. Inutile rappel.

Ce n’était pas le cas au départ mais après quelques mois ou quelques années je me suis imposé une limite par le bas, pas moins de 200 mots par articles, plus s’il en fallait plus, plus si l’inspiration était prospère et la prose prolixe mais jamais moins, en tout cas rarement moins. Tout cela parce que j’avais lu un jour que 200 mots minimum c’était ce qu’il fallait pour que les robots de Google s’intéressent à mon blog. Ce n’était pas une information très sûr, comme tout ce qui concerne le référencement, c’était peut-être 200 signes, ce n’était peut-être qu’une légende urbaine mais quoi qu’il en soit mon blog n’a jamais attiré les foules.

Et petit à petit toutes ces contraintes, toutes ces névroses ont façonnées ma prose. En tout cas celle que je posais ici, et parfois celle que j’écrivais ailleurs. Mais peut-on être écrivain avec tant de névrose ? Depuis quelques temps je crois que je me suis défait de mes règles, presque toutes, parfois naturellement et pour d’autre en me forçant à sortir du carcan que je m’étais imposé.

Dans quelques mois ce blog aura 6 ans et plus de 2400 articles publiés. Et peut-être 5 % d’articles, de textes, de proses, de poésies, de pamphlets qui méritent d’être considérés comme intéressant.

Parfois je me demande s’il faut continuer.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #écrire, #Blog, #mélancolie

Repost 0

Publié le 21 Avril 2015

Il y a quelque part un monde primordial.

Quelques pages de magazine qui un jour m’ont dévoilé l’impromptue existence de ce monde imaginaire. Une évocation, presque une nouvelle, trois pages, trois fois rien et pourtant si j’en parle comme d’un monde primordial c’est que dans ces quelques lignes j’ai perçus et découverts l’essence d’une pulsion. J’ai vu, lu, perçus un monde qui 20 ans après me marque toujours, encore. Une empreinte de science-fiction folle, datée, débridée, hybridée, délirante et précise comme un monde plausible. C’était surtout d’une liberté folle, un vent qui m’a parlé, nuée radioactive qui a certainement déclenché une mutation en moi.

Vingt ans après j’y repense, j’en reparle et par miracle j’ai gardé ce magazine et parfois je m’y replonge comme l’homme rassure sa foi en caressant ses reliques.

Il y a un monde primordial qui m’échappera toujours parce qu’il est en anglais, anglophone, jamais traduit ; c’est peut-être cette barrière entre ce noyau primordial et mon inaccessible esprit qui a attisé mon attention. Peut-être pas.

Mais de ce fossé entre ce monde primordial est moi et sûrement né un désir. La seule possibilité d’épouser ce monde est donc de le réécrire, de me le réécrire, d’en réécrire un comme moi, comme je le désir, comme je le fantasme. Je cours sûrement depuis 20 ans après ce monde qui n’existe que dans mes fantasmes. C’est peut-être ça oui qui a conduit mon esprit à prendre le courage d’écrire.

D’abord en se mentant à lui-même et ensuite à acceptant de reconnaître le manque de son monde primordial et la nécessité de se l’écrire pour soi - ensuite peut-être pour les autres. 

Il y a un monde primordialIl y a un monde primordialIl y a un monde primordial

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #jeux de rôle, #jdr, #SF, #mélancolie, #nostalgie, #Pictogranimation

Repost 0

Publié le 16 Avril 2015

Il sera dit que la littérature tue encore ; qu’elle tue parfois encore ou qu’encore elle tue parfois. Mais la littérature ne tue pas, ni encore ni avant. Il n’y a que les hommes qui tuent, encore et toujours et les femmes bien sûr et les cœurs entre eux qui s’entretuent ; pulsions mortelles et arcs morbides qui bandent dans les recoins de neurones dégénérescents. Il n’y pas de mots sans auteurs et pas de littérature sans auteurs et pas de meurtres sans auteurs, pas de morts sans auteurs, pas de passage à l’acte sans auteurs. Pas de mots, juste de l’humain pour tuer et se faire tuer par l’autre ; voyez la littérature comme bon vous semble, mais la littérature n’est pas une arme, elle n’est qu’un véhicule, et encore les véhicules peuvent tuer pour de bon, la littérature alors c’est qu’un contenant, une bouteille vide et amère, une boite en plastique dérivant dans la mer, un creux avec un couvercle et partout ailleurs on arrose à mort, à la mort et au champagne l’étroitesse des auteurs. J’ai été tué par l’amour, tué par de la passion ou tué par de la rancœur ; jamais ils n’étaient écris, seulement portés et posés devant moi par de l’être humain.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #Dialogue de sourd

Repost 0

Publié le 4 Avril 2015

Les plus grands changements que j’impose à mon blog et par effets ricochets, que j’impose à ma prose sont les moins visibles, les plus insignifiants. J’y vois là la haute place des névroses qui contraignent toujours la plume, la mienne c’est un fait et je suppose, un peu pour me rassurer, la plume des autres. C’est là un exercice pour s’extraire et s’obliger ; un bout d’article par jour, un bout de texte, une ébauche, un poème, un recyclage, qu’importe, une tempête d’idée ou un désert aride c’est la même chose. C’est souvent la même difficulté de penser le morceau. C’est un morceau que je pense ou que je panse avec difficulté ; certainement parce qu’il lui manque une cohérence d’ensemble. Mais je ne peux pas supposer un ensemble cohérent long de plusieurs années. Alors je me raccroche aux névroses, à des lubies formelle, factuelle, des façons de façonner ma pensée qui sont autant de façons de la freiner, la refreiner, l’enfermer. Dans le fond l’improvisation totale, l’écriture ex nihilo est un défi perdu d’avance. Je pourrais tout arrêter. Mais non. Je peux aussi tout continuer et continuer de creuser. Je pourrais comme ici, remplacer la forme par le fond et parler de moi. On ne finit jamais de parler de soi. Mais cela me renverrai bien vite à la vacuité de ma vie ; j’écris pour combler cette vacuité mais si j’écris sur cette vacuité est-ce que je ne prends pas le risque d’y plonger au lieu de m’en extraire ?

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #écrire

Repost 0

Publié le 24 Mars 2015

Je suppose, enfin je devine, je présent, je sais qu’un jour ce blog n’exprimera plus rien qui me ressemble ; ce jour-là je serai sûrement devenu quelqu’un d’autre, une nouvelle fois quelqu’un d’autre ou juste une évolution de moi assez marquée pour se dissocier de celui que je suis actuellement. Déjà je sais que les coutures commencent à craquer ; pas le poids de l’amour, plutôt le poids de la mélancolie. Depuis longtemps déjà cet ici, ce blog n’exprime pas qui je suis, pas toujours, juste des parfois, depuis déjà longtemps j’écris ici en me désabonnant de l’auteur ; peut-être même depuis le début j’ai su que si je devais puiser dans l’intime et la fiction personnelle je ne pourrais pas tenir aussi longtemps, à moins que ce ne soit qu’un excès de pudeur, un zèle de pudeur qui nourrisse me prétention, celle de réserver mon impudeur à ma littérature et en écrivant cela, ici et maintenant ce matin du 24 mars 2015 à 09 heures 49 minutes 2098 ème jours d’existence de ce blog je crois comprendre que la pudeur, ou ma forme d’impudeur diluée et camouflée derrière des tombereaux d’énigmes littéraires, formules abscondes et autres procédés fumeux pour écran de fumée c’est ce qui explique que mon blog n’a pas connu de succès. Même si je ne le tiens pas pour le succès, j’ai toujours eu espoir que le blog serai visité et donc lu et parfois commenté par une quantité grandissante de personnes ; c’est toujours très stimulant de l’être. Mais ça n’a jamais été le cas, depuis des années, parce que ce projet vie depuis des années, le nombre de visites n’oscille quasiment pas, la variation entre cinq et dix est minime. C’est sûrement parce que j’ai manqué d’impudeur. Sûrement parce que je n’ai pas dit « bonjour à toi l’ami lecteur ». Sûrement parce que je suis un homme. Sûrement parce que je n’ai écrit ce blog rien que pour moi. Et par-dessus tout le reste si ce blog n’a jamais connu le faste des grandes visites comme la nature connait le faste des grandes marées c’est parce que je n’ai pas toujours écrit de bonnes choses ici. Je n’ai aucune ligne éditoriale, aucune promesse de qualité. Libre mon blog c’est s’assurer de s’exposer à de piètres articles et quelque fois de très bons textes - même si ce jugement et le fruit subjectif de mes espérances -. Advienne que pourra, je serai encore là demain.

L'impudeur c'est la clef

L'impudeur c'est la clef

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Blog, #Je est un Blog, #Pictogranimation

Repost 0

Publié le 18 Mars 2015

C’est une fille qui s’appelle qu’elle porte un prénom comme 2092 autres filles qui devant le nom de leur famille d’imposition de naissance ou de mariage préfixent un pré nom qu’elles n’ont plus elles n’ont pas choisi ; à la manière de tout le monde sauf les artistes et les être rebelles à la nomination par défaut elle et elles et même tous portent la nomination que d’autres décident pour toi ; et après ? Et même avant ? Comment faisaient-ils pour se nommer ? Ils se donnaient des noms, de vrais noms, pas des préfixes, pas des lignages, justes des noms comme on se donne des yeux ou des mains ou un visage en entier à donner aux autres dans le vis-à-vis de la société ; c’était le bon temps du temps où nous portions le nom que nous nous donnions pour être soi ; par des pré noms ou des noms d’héritages ; libres seuls sont les prêtes noms, les noms d’artistes, les pseudonymes et autres avatars qui parlent plus fort que ne peuvent parler des noms qui sont des attaches là où les autres sont des ruelles ; à chacun sa nécessité et l’utilité de son outillage particulier

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 12 Mars 2015

Souvent j’ai voulu créer ; j’écris et souvent j’ai voulu créer. Pourtant, jusqu’à présent écrire ne m’apportait pas exactement le sentiment de créer. Parce que plus que créer, j’ai souvent voulu éprouver la sensation de créer ; cette sensation que je jalouse aux jazzmans ou aux artistes picturaux dont j’ai le tort de croire que leurs improvisations sont des jaillissement d’une libre expression et donc le jaillissement d’un acte de création. Moi, tout seul avec mes mots, et l’inertie propre à mon écriture qui, si elle crée, ne dévoile sa créativité qu’au fil d’une progression chronologique je ne trouve pas le souffle épique de l’acte créateur insufflé par le vent d’une liberté insoumise ; peut-être parce qu’écrire est une mise en forme, un choix, une construction et que le vent on ne le formate pas plus qu’on ne le construit. Il faut la langueur d’un récit, un roman, d’une nouvelle, d’une poésie pour supposer la nature exacte de ce qu’écrit l’homme. Bref, ceci pour dire qu’écrire m’est parfois laborieux, lent, long et formaté, et m’offre que rarement la sensation de création. Et récemment, au hasard d’une nostalgie j’ai retrouvé une chose perdue, une chose chérit durant les longueurs de mon adolescence et que le fil d’une vie m’avait fait perdre ; créer des univers ludiques, en tout cas un, construire un univers de jeu dans l’espoir, la perspective d’y faire jouer des joueurs, un jeu de rôle, des jeux de rôle, un univers de fiction, un décor de campagne ; c’est-à-dire écrire et créer une cohérence de détails qui soit bien plus large que ce que pourrait exprimer un roman, un cycle, une nouvelle qui prendrait pour appuie cet univers. Ce n’est rien, juste une accumulation d’idées qui s’agencent et se répondent jusqu’à dessiner un ensemble cohérent où les inspirations répondent aux hommages et là, dans un jeu débridé en esprit d’escalier j’éprouve la sensation de créer que je recherchais depuis le début. Voilà, c’est tout. Créer le monde, créer un monde, on ne pas créer ; l’écriture ne devrait venir qu’ensuite.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #écrire, #Je est un Blog, #jdr, #jeux de rôle

Repost 0

Publié le 3 Mars 2015

Est-ce que tu sais encore le faire, d’un coup, d’un trait, dans un ligne droite par mille points brisée, se lancer ou se laisser, transporter, transporteur d’un dévoilement futur, le transport et le révélateur, acteur qui révèle, agent qui révèle la teneur de ses mots à l’odeur âcre du réel ; est-ce que tu sais encore l’être lui, cet être là, cet homme fou comme un gaz rare, un zonard dans une ballade sans fin, celui qui avance dans les vapeurs de diesels, un homme machine à frappe dont les moteurs sont mus par l’essence brûlée, un auteur à explosion, exploitation de la zone 2077 comme en son temps alien en Amérique, et un mien pour deux moitiés de l’espace ; est-ce que je sais encore être le patin que je manipule, les bras et les fils et les animaux en boites en guise de compagnie, et les animaux en glace en guise de compagnie - et briser la chaîne en guise de compagne niée - et dans mon sang un bateau ivre sur les remparts d’un continent invisible maintenu contingent à mon continent par une contingence d’ordre supérieure, comme si dieu était sine qua non, un dieu en condition et non un sans ; et moi ? Oui moi suis-je encore capable de cela ?

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 2 Mars 2015

Je fais caca de l’écriture, enfin je fais caca sur l’écriture car à défaut d’avoir du talent j’ai du sens commun, je sais donc où déféquer en avançant pour tracer la fameuse ligne de démarcation entre le talent et les cons. Manzoni a pu mettre sa merde en boite, Serrano lui a pu se vider sang et pisse sur un Christ de pacotille et moi ? Et moi, je fais métaphoriquement caca sur la littérature. Sur la mienne en premier lieu car je ne suis qu’un humble scatophile écrivateur, et encore seulement quand je suis au mieux de ma prose, et sur la littérature en générale, sous entendue celles des autres parce que tant qu’à déféquer je ne vais ma me restreindre à geindre ma matière fécale rien que sous moi, je suis auteur d’une certaine emphase scatophile et je me répands sans compter. La passion est un plat qui fait manger froid, et ça tombe bien le chauffage est coupé, le froid rend le caca plus dur. Un écrivain de merde, c’est un sacerdoce à défaut d’être un talent, il y en a tellement d’autre comme moi, mais ceux-là refusent leur condition et tout cela en un peu plus de 200 mots !

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #écrire, #Merde

Repost 0

Publié le 26 Février 2015

Est-ce qu’il existe un en dehors du moule ? Je veux dire est-ce que le hors moule est comme au cinéma le hors-champ ou bien est-ce que le en dehors du moule est aussi abscons que le concept, la chose ou l’entité qui contient notre univers en expansion ? Parce que dans le premier des cas, si le en dehors du moule est un hors moule alors le dedans et le dehors appartiennent à la même chose ; un concept unique pour les gouverner tous. Et pire que cela, ça voudrait dire que l’un appel l’autre et quand sans l’un l’autre meurt et donc, on ne peut se revendiquer en dehors du moule seulement si on admet que le moule est le mètre étalon des rapports au monde. Alors se trouver hors-moule et se revendiquer comme tel reviendrais à convoquer le moule et ainsi trahir l’état des lieux de notre avancement au monde. Reste alors la seconde option, la plus séduisante et la plus terrifiante, celle où le hors moule n’est pas le revers d’une médaille unique mais le contenant, l’écrin de la dite médaille - et pour le coup on s’en fout de savoir si elle est unique ou non -. C’est le hors moule comme cette dimension son mot pour définir ce qui contient l’univers parce qu’à partir du moment où l’on restreint l’univers à une quantité de matière mal quantifié mais définie c’est bien qu’il se trouve cet univers dans un quelque part, dans un quelque chose où il est libre de s’étendre. Et le hors moule, l’en dehors du moule c’est peut-être ça, cette chose indéfinie, inquantifiable, et même inaccessible à la pensée mais qui est nécessaire à la conception de toute chose. Et nous sommes peut-être là, nous sommes peut-être cela, nos présences bornent un espace en dehors du moule, en dehors de la pensées, en dehors de la science et cet espace, no man’s land, page blanche, far West ou ce que tu voudrais comme expression, c’est le berceau de toutes choses, celles convenues ou celles inconcevables. C’est peut-être là où nous autres sommes, nous les 2072 être d’en dehors des moules …

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses, #recyclage, #Réflexion, #Je est un Blog, #Je est un autre

Repost 0