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Publié le 25 Décembre 2014

Et dans quelques heures, nous serons tous assis sur les mêmes chiottes à chier la belle bouffe de noël ; pauvres et bourgeois tous devenus des usines à matière fécale pour transformer la féerie de noël en une matière marron, plus ou moins visqueuse et odorante. C’est pourtant toujours avec le même acharnement que nous essayons de mettre du merveilleux sur les animaux morts et les plantes déracinées puis transformées qui peuplent nos tables ; même éclairés sur la fin merdique de ces aliments du luxe et de la lutte des classes les individus continus de s’écœurer, de s’en gorger et de faire en sorte d’ignorer que demain, nous serons tous là, assis à chier en ayant oublié la texture de l’huître, les odeurs de la truffe, le prix exorbitant de la bûche bon marché. Tous à vos transites, je vous salue bien bas en sachant bien que tous autant que vous êtes, vous lâchez de gros pets obèses, obséquieux en vous convainquant que ça valait la peine.

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Publié dans #recyclage, #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 24 Décembre 2014

Rend-moi heureux ma Natalie, petite ou grande, rose et nue, ma Natalie, seule déraison à la quelle mon âme se donne, mon insoumise et improbable espérance, toi le cadeau d'un Noël qui ne viendra jamais, je te désir autant que je t’espère. Mon impossible présent tu ne le sais sûrement pas mais je t’attends parce que c'est toi qui, à coup sûr, me rendrais heureux de ce bonheur indépassable et mièvre tel que l’on peut l’entendre s’ébattre, bramer et geindre d’un souffle de plaisir rauque dans les films et les légendes d'amour. Tes fesses dans ce string découpent ta silhouette en parts égales d’amoureuse courtisane, et c’est ton corps demi nu qui palpite au creux secret de mon jardin humide. Ce soir encore, à minuit, au pied de la cheminée, entre les cendres de mes espoirs et les braises de mes désirs, je vais prier des dieux impies que tu m’apparaisses, que tu me sois offertes. Je te suis croyant, le fantasme dévoué, et si je devais avoir un vœu réalisé en cette nuit de Noël je voudrais que tu me fasses face et pouvoir lire dans l’expression de ta moue mielleuse l’expression indécise de la menteuse et de l’allumeuse et je serai alors foudroyé par la promesse de cet instant de débauche. Si je ne peux avoir qu’un seul cadeau alors rends toi à moi Natalie, parce que je le sais, c’est ton corps nu et ta perruques idiotes qui possèdent le pouvoir de me rendre heureux certes mais surtout beau, drôle, spirituel, sexuellement performant ; je serai le roi, je deviendrai dieu, et toi Natalie tu seras consommée sans attendre devant le feu de cheminée.

1998 fois incanter Natalie Portman au pied du sapin pour espérer qu'elle me soit dévoilée et livrée rien qu'à moi
1998 fois incanter Natalie Portman au pied du sapin pour espérer qu'elle me soit dévoilée et livrée rien qu'à moi1998 fois incanter Natalie Portman au pied du sapin pour espérer qu'elle me soit dévoilée et livrée rien qu'à moi

1998 fois incanter Natalie Portman au pied du sapin pour espérer qu'elle me soit dévoilée et livrée rien qu'à moi

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Publié dans #Je est un Blog, #Fantasmagorie, #Fantasme, #recyclage, #érotisme

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Publié le 21 Décembre 2014

Une partie du corps, est-ce le mien, ou celui de l'autre, et je ne doute pas que l'on attend de ma prose qu'elle écrive sur le corps féminin, objet du désir que je convoite de mon écriture mais le corps féminin n'est pas une partie du corps, pas plus que le corps du mâle n'est une part d'un grand corps neutre, quoi que si on en vit à écouter la Bible alors la femme, son corps surtout est une part du corps de l'homme au sens du mâle, alors je pourrais écrire sur cela, mais sur le corps, d'elle ou de lui je ne regarde ni ne convoite les mêmes parties de la même façon ; le corps en morceau, ou pire, en parcelle, comme la terre vendue en parcelle pour y faire pousser des lotissements. Je voudrais être en mesure de parler du visage de l'autre, de la femme, mais parler du visage générique d'une femme générique n'a pas de sens, parce que c'est l'essence d'une harmonie particulière qui fait sens quand on croise tel ou tel visage ; un accord que l'on ne saura définir formellement entre une forme objective et ce que l'on perçoit d'expression d'une subjectivité enfoui. Il y a des visages, et tout se joue entre le nez, le regard et la bouche, qui donne du sens à l'instant du face à face, et ne compte pas sur moi pour divaguer que le regard et la porte sur l'âme, nos le visage quand il a la chance d'exprimer quelque chose est une porte sur les tabous, les gênes et les pudeurs de l'autre et à travers cela, à travers son visage qui exprime ses pudeurs on accède aux failles ; les visages les plus beaux se sont ceux où l'on peut lire le mensonge, la timidité, la pudeur, la peur, l'effroi et parfois même le désir, quand justement le visage, icône du masque social transmet une émotion non-sociale, quand le visage trahi une expression archaïque qui n'est socialement acceptable de porter sur ses traits. C'est parce que le visage est comme un lac où les émotions - déviantes - viennent faire des rides à la surface comme la pierre jetée fait des ronds dans l'eau que le visage est une partie fascinante du visage. Et il n'y a que les fous, les cons et les autres pour s'arrêter au visage comme sommet esthétique, il n'est qu'une interface et l'interface devient - belle - quand elle bug ou qu'elle s'offre une divagation ; un visage est laid quand une personne joui mais l'instant où l'on fait face au visage jouissant est beau, surtout si on est la personne qui provoque l'orgasme, la beauté du visage c'est son dérèglement et non sa plastique canonique.

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Publié dans #recyclage, #Réflexion, #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 20 Décembre 2014

L'instant, mal habile et mal adroit où homme et femme cherche à connecter leurs sexes est un moment toujours très fort. Je trouve, en tout cas, pour moi, c'est acquis que nous allons baiser, c'est acquis que je serai en toi, mais reste à trouver l'angle, la posture, la position, c'est presque en revenir à définir un paradigme du sexe, un paradigme de l'instant de baise ; et là, dans ce moment rendu incertain par le désir, le trouble et parfois un certain manque d'expérience, se révèlent bien des choses des intentions de chacun. Une main qui vient en aide pour guider une queue c'est une offrande, un savoir-faire pour poster son bassin dans le sens de la verge, produire l'effort, tenir la posture et trouver une solution à l'unique ambition de la pénétration. Ne vous y trompez pas, s'il y a rapport de force et rapport de jugement c'est dans ce moment précis, ni avant, ni après. 

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Publié dans #Sexualité, #érotisme, #écrire, #recyclage, #Je est un Blog

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Publié le 15 Décembre 2014

Écrire pour séduire, écrire plus pour séduire plus, écrire pour le sexe, écrire pour accéder au sexe, aux sexes, des autres, des femmes en priorité et des lectrices ensuite, écrire plus pour parler plus, écrire pour séduire et séduire pour baiser et baiser pour se sentir en vivant, écrire pour s'inventer un sexe, écrire pour s'inventer des fantasmes, écrire pour conquérir ses fantasmes, écrire pour conquérir son sexe, écrire pour sa queue, écrire par sa queue, écrire parce que l'on n'est pas assez beau pour le sexe, écrire pour compenser le corps, écrire comme un passage à l'acte, écrire pour passer à l'acte, écrire du virtuel au réel, écrire pour conquérir le corps de l'autre, écrire pour enfumer l'esprit de l'autre, attiser la flamme, flamber ses fantasmes, écrire pour faire tomber les barrières, les frontières, les tabous, écrire pour convaincre, tribun de sa propre voix portée haute au nom de la conquête de la sensualité, écrire pour parler haut et planter son sexe comme on plante un drapeau pour conquérir le monde, écrire plus de 1989 ; écrire tout cela, pour cela, juste ça, juste soi, juste la course idéalisé de soi contre soi pour une parcelle de peau dévoiler et un con humide et moite. 

Mesdemoiselles et mesdames, à ma plume défendante je convoite vos corps.  

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Publié dans #Je est un Blog, #écrire, #érotisme

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Publié le 14 Décembre 2014

C’est donc une femme qui cherche une source d'inspiration, une - contrainte - d'écriture qui lui permettrait d’explorer plus au loin sa plume et sa prose. Et cette femme ça pourrait être moi, ou 1988 personnes d’autres qui comme nous cherchent à écrire. Voilà donc une quête que je comprends, que je partage, à distance d'âge et de sexe respective nous avons à priori la même quête; enfin elle, imaginaire et moi, réel. Moi, ce qui me pousse à écrire et à explorer la littérature c'est la correspondance, parce que se confronter à l'autre, à l'altérité d'autrui, c’est ce qui nous conduit le plus sûrement à nous trouver confronter à nous-même. Quand on se lance dans une correspondance avec un ou une inconnue on se lance dans une page blanche. Nous sommes cette page blanche et l'autre, la plume de l'autre côté de la correspondance est un révélateur. Comme le révélateur chimique fait apparaître les contrastes sur le papier photo argentique, autrui fait apparaître sur la page blanche qu'impose un échange épistolaire une nouvelle image de nous, une nouvelle version, une itération, souvent plus proche de la vérité que la précédente. Se lancer dans une nouvelle correspondance suppose que durant une fois nous sommes libre, libre de donner une direction précise à cette littérature épistolaire, plus de vérité ? Plus de mensonges ? Des mensonges qui en diront plus sur nous que de plates vérités ? Il y dans chaque échange cette possibilité qui est inscrite, présente, possible, réelle ; le meilleur des moteurs de mon écriture. Mais on a tous des approches différentes et ce qui fonctionne pour moi peut ne fonctionner pour personne.

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Publié dans #je est un blog, #écrire, #épistolaire

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Publié le 13 Décembre 2014

Il y a des soirs, comme des jours où l'on passe des heures à attendre un message, un signe, un signal. Nous sommes là, aux aguets, soumis à un espoir ; voir une lettre venir, des lettres formant des mots, des e-mails, SMS et toute cette cohorte des filaments tissés avec une personne. Cet état exalté en attendant les mots d'une personne certains l'appellent l'amour, mais ce sont des idiots. Parce que cet état d'exaltation dans ce moment d'attente n'est pas procuré par la présence à venir de l'autre mais c'est parce que l'on se projette dans l'état d'après, ce moment où l'on s'appliquera à répondre dans une verve et une prose palpitante emportée par l'emphase. Et l'impatience exaltée que l'on connaît avant c'est l'impatience de l'inspiration. Et moi, ici, depuis 1987 jours j'écris, depuis autant de jours j'attends l'inspiration, je l'espère, je la cherche, je la convoite. Alors je deviens cet homme qui envoi des email, 1987 correspondances plus ou moins et j'attends de mes muses en retour l'exaltation de mon inspiration.

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Publié le 7 Décembre 2014

Il n’y a pas de sécession possible entre soi et une partie de soi, sans sombrer dans le bateau de la folie, alors année après année, anniversaire après soi, on est bien obligé de faire la paix et de serrer la main - virile mais pas trop - de cet énième itération de soi qui vient s’inviter à la fête de nous ; parce que jours après années on vient adjoindre à soi une version réactualisée, évoluée, révolutionnée ou réactionnaire de qui l’on est et si le jour de notre naissance nous pouvons être vu comme une sphère unique et lisse - et d’ailleurs un peu avant les neufs mois de notre naissance nous sommes l’unique sphère d’un ovule - avec le passage du temps la sphère lisse que nous avons été un instant, comme une utopie ancestrale dans notre lignée, acquière de faces, une après l’autre, des facettes, comme une prisme qui difracte la lumière sauf que la lumière c’est soi, c’est nous, une boule à facette bientôt foisonnante pour les êtres qui ne refusent pas d’assumer la loi du genre qui est d’évoluer et de devenir toujours un peu plus complexe, ni pire, ni meilleur, juste acquérir une facette de plus dans le canon scié de notre kaléidoscope à destinée qui fragmente qui nous sommes en 1981 itérations.

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Publié dans #retard, #Je est un Blog

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Publié le 6 Décembre 2014

Aujourd'hui est un jour comme les autres, je prends un an de plus et je n'aime pas cela, je n'aime plus cela, c'est fini le temps où j'aimais vieillir, aujourd'hui chaque jour m'arrache un peu de vie et me rapproche du lointain mais certain jour de la fin, je n'aime pas voir passer le temps en moi, heureusement que dès demain on aura tous oublier cela et que je pourrai vieillir en discrétion, jusqu'à ce que l'on se rappelle plus tard, dans une année que c'est moi - aussi - qui vieilli, comme vous tous, comme tout le monde, comme le monde, les idées et la vie ; putain d'entropie et de rituel d'anniversaire suranné et angoissant comme le sont les rituels bien sûr, aujourd'hui je prends de l'âge et je rêve de nudité, d'offrande, de sang de vierge et de rites secrets pour remonter le temps, pas jusqu'à la source mais au moins de quelques marches, redonnez moi du temps que l'on voit jusqu'où on peut jongler avec soi ; donnez-moi des corps nus, faites donc moi des offrandes, dévoilées, dénudées, parce qu'aujourd'hui c'est moi le roi, je suis le roi du jour - et des suivants - et j'exige le monde nu et surtout les femmes pour espérer y voir le sens de ce rite, pour me rappeler qu'il y a bien un sens à tout cela, au temps qui passe, aux espoirs qui passent et à cette logique - idiote ? - que l'on a pour essayer de trouver des mécaniques valides pour échapper à ça ; c'est peut-être ça le sens du temps qui passe, il nous oblige à lutter, chaque jour, chaque année, pour s'extraire de ce flux entropique ; les corps nus sont la vie, et le temps une forme de mort, contraste et oxymore et moi j'y crois encore

 

Manque de chance, et de hasard, qui sont toujours la même chose, à deux jours près ce blog aurai fêté c'est 1978 jours aujourd'hui mais il a deux jours de plus que moi car il fête ses 1980 jours d'existence.

Faut-il toujours croire aux anniversaires ?

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Publié dans #Je est un Blog, #egotrip

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Publié le 5 Décembre 2014

1979 à l’aube de soi, au pied d’une drôle de montagne, avec devant et derrière moi le tas des âges accumulés ; et demain déjà un an, de plus, qui vient et qui s’enfile, s’ajoute et s’adjoint à tous les autres déjà venus, passés, dépassés ; on ne se surpasse pas dans sa vie, il n’y a que les âges que l’on endosse qui  surpassent ceux auxquels on voudrait encore pouvoir appartenir et hier encore j’avais vingt ans et demain encore j’aurai vingt an, non pas par coquetterie ou par pudeur mais parce que l’on ne vieilli pas au rythme des calendriers ; juste peut-être celui de nos artères ou celui de l’âtre de sa cheminée. Il reste des buches, des braises, et des rêves de Californie en route pour l’ailleurs, un jour, tout plaquer et partir, un jour quitter sa vie, son âge et le cadrant réglé de notre habitus et puis quitter le monde pour un créer un autre, énième fois le big bang, énième fois la genèse et tout le temps les aiguilles, les pendules et les cendres dans l’esprit. Par ici rien de neuve et demain tout recommence, une année et le même blabla pour se repaitre de soi, une dose par jour et par-dessus tout faire le mur, derrière son écran, de fumée, faire le tour du monde pour revenir à soi, plus vite que bien, et mieux qu’hier, moins bien qu’après parce que revenir à soi c’est une drogue à effet court dont la descente est plus rapide que l’extase, tout comme l’orgasme masculin.  

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Publié dans #Je est un Blog, #egotrip

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