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Publié le 2 Janvier 2015

Il est comme mort le pauvre, pas à la rue mais sans argent, sans finance fixe, le SFF parce que ça sonne comme RSA mais en plus pauvre ; en plus d’être pauvre il est pingre ; et s’il est pauvre le pauvre c’est justement parce qu’il flambe, parce il dilapide sa misère dans la consommation usuelle et l’autre consommation, la consommation conne, détonante comme la déco d’une émission de télé, parce qu’il est comme cela le pauvre, sans goût, à peine celui de la vie et surtout pas celui des grands arts parce qu’il est con ; certainement, le pauvre, comme le SDF il le cul vissé à sa chaise - de maison - et comme le penseur d’un Rodin il convoque l’image du clochard qui enfonce ses pas dans le goudron, mais seulement l’été parce que l’hiver le goudron c’est comme le béton et le trottoir, c’est dur, aride, raide comme un coup de trique, c’est âpre et râpeux ; et ainsi prostré dans cette posture d’esthète de la chaise, le pauvre sans envie ni argent, il ne brille que par l’indifférence qu’il offre à sa condition et dans l’esprit commun de la doxa il est mort comme une statue dans les églises ; un symbole vite oublié où les ivrognes viennent uriner et les femme éveuvées viennent pleurer ; c’est pourtant de saison, on met tous les gens dans le même sac, télévisés par caste puis étiquetés avec promptitude pour ne pas s’y perdre dans les cases et voilà comment on arrive par mettre tous les pauvres dans la même rue, sans manifestation de manifestation, juste des cons, pauvres, marginaux des centres villes posés là, comme des mots modestes balbutiés par une société analphabète

Un jour nous serons tous des pingouins roux

Un jour nous serons tous des pingouins roux

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Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #révolution, #écrire, #pauvre

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Publié le 1 Janvier 2015

On se dit ça parfois - écrivain - ou - amant - grand poète - ou - rebelle, rétif à l’ordre et la loi - on se dit ça toujours, à soi, sous le secret de l’égo-trip sans tout à fait y croire parce que nos monologues intérieurs sont des théâtre burlesque où l’on est jamais vraiment dupe de la pièce que l’on joue. Alors oui, on se dit tout cela parfois, à soi, comme les résolutions, comme les sombres fantasmes et les promesses attenantes ; je ne convoiterai plus la femme de mon voisin, ni sa fille, ni sa berline ; on peut tout dire au grand guignol que l’on feint d’ignorer d’être. Et ainsi, une vie peut durer une vie, jusqu’à la mort le faux semblant. Jusqu’à la mort. Ou à une mort. Sans ironie.

Et parfois, l’antépénultième syllabe de notre logorrhée va se détacher et soudain faire tâche. Tâche d’huile pour le tout-venant et signifier  la contagion aux régions avoisinantes, tâche d’encre pour écrivains, tâche de rouille pour ceux qui sont trop lointain ancrés dans le consensus ; et c’est de là, à partir de cette dissonance, que le mot que l’on s’est dit mille fois sans y croire, comme on se disait gendarme quand on était enfant alors que nous étions par nature hautement insoumis, devient une vérité et la logorrhée peut alors se muer en incantation et l’on devient pour de soi - écrivain - ou amant - grand poète - ou - parent - fidèle à un valeur littéraire ou éthique - voir même - croyant de dieu -.

Tout cela dans une simple dissonance, un lapsus mal dégluti. 2016 fois se prétendre quelqu’un et une seule fois le devenir ; Heidegger mon frère j’être-moi dès ce soir.  

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Publié dans #Je est un Blog, #écrire, #Heidegger, #Chronique chaotidienne

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Publié le 31 Décembre 2014

C’est le peuple qui autorise le pouvoir à s’asseoir sur sa vie, sa liberté, son autonomie de pensée, son libre arbitre et sa capacité de décision. Et c’est le peuple, par le biais du consensus, qui glorifie les lois, les traditions, les habitudes, l’esprit réactionnaire, les conventions, ne feignant de s’en offusquer qu’une fois ou deux par ans ; portion congrue de bien pensance dans un océan où le zèle à se soumettre n’a de commune mesure que la volonté de ne pas dépasser de sa gaze comme le gazon tondu avec zèle dans une banlieue de province. Hygiénisme de père en fils et de mère en fille et on s’étonne ensuite que rien ne dépasse du string bien positionné sur la raie des fesses. Et ce soir, 2015, aux ordres d’un calendrier qui n’est plus révolutionnaire on va festoyer, faire la fête, un truc festif comme tous les ans à la même époque. C’est ça le truc, ça sera ça le truc, on va dire au-revoir et puis amen, on va bien gentiment ne pas l’être trop, à cheval entre deux ans et pour certains peut-être à cheval sur leur mec pour les messieurs dames qui vont fêter ça au pieu. C’est ça le game, n’est-ce pas ?

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Publié le 30 Décembre 2014

2014 jours que je tiens mon blog, 2014 jours que j'ai décidé d'écrire au moins un article par jour, j'ai donc, par la force des choses, de quoi me prétendre écrivain du net. Mais 2014 jours que je n'ai pas de lecteurs et que je ne compte pas me prétendre écrivain tant que je n'aurai pas abouti à la naissance d'un roman sur du papier. Qu'importe ce que veulent #Lesgens. Je continu de creuser mon sillon, ou ma tombe, j'écris pour savoir ce qu'est écrire et j'ai plaisir à lire ta prose ; mais bon, c'est dit, tout est dit, ça sonne un peu comme ces écrivains qui prétendent que l'on ne plus écrit parce que tout a déjà était dit, ou écrit, qu'importent, les vrais savent et creusent.

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Publié dans #Je est un Blog, #écrire, #recyclage

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Publié le 26 Décembre 2014

Je pensais fêter ce soir les 2000 jours d’existence de ce blog. Deux milles jours c’est beaucoup, c’est long, c’est épique, c’est dantesque, c’est de la fidélité et de la névrose qui font l’amour et qui accouche d’un être hybride, c’est un travail de fourmi littéraire, de poétique minuscule et d’art de rien. Je pensais fêter 2000 jours de vie du blog, 2000 jours notés tous un à un, précisément, précieusement, sauf que non. Sauf que je viens de faire compter les jours séparant la naissance du blog et aujourd’hui et je viens d’apprendre - et réaliser - que mon blog à 2010 jours. Je me soupçonne d’avoir un jour recommencé une dizaine à zéro au lieu de passer à la suivante. Ainsi, en ce jour, mon blog célèbre ses 2010 jours d’existence, soit 5 ans, 6 mois et 1 jour et 2242 articles avec celui-ci. Je vais donc dès aujourd'hui sauter dans le temps et recaler le décompte des mes articles qui est un compte à partir de 2010

 

Merci.

 

Et à demain pour le 2011 ème jour.

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Publié le 25 Décembre 2014

Et dans quelques heures, nous serons tous assis sur les mêmes chiottes à chier la belle bouffe de noël ; pauvres et bourgeois tous devenus des usines à matière fécale pour transformer la féerie de noël en une matière marron, plus ou moins visqueuse et odorante. C’est pourtant toujours avec le même acharnement que nous essayons de mettre du merveilleux sur les animaux morts et les plantes déracinées puis transformées qui peuplent nos tables ; même éclairés sur la fin merdique de ces aliments du luxe et de la lutte des classes les individus continus de s’écœurer, de s’en gorger et de faire en sorte d’ignorer que demain, nous serons tous là, assis à chier en ayant oublié la texture de l’huître, les odeurs de la truffe, le prix exorbitant de la bûche bon marché. Tous à vos transites, je vous salue bien bas en sachant bien que tous autant que vous êtes, vous lâchez de gros pets obèses, obséquieux en vous convainquant que ça valait la peine.

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Publié dans #recyclage, #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 24 Décembre 2014

Rend-moi heureux ma Natalie, petite ou grande, rose et nue, ma Natalie, seule déraison à la quelle mon âme se donne, mon insoumise et improbable espérance, toi le cadeau d'un Noël qui ne viendra jamais, je te désir autant que je t’espère. Mon impossible présent tu ne le sais sûrement pas mais je t’attends parce que c'est toi qui, à coup sûr, me rendrais heureux de ce bonheur indépassable et mièvre tel que l’on peut l’entendre s’ébattre, bramer et geindre d’un souffle de plaisir rauque dans les films et les légendes d'amour. Tes fesses dans ce string découpent ta silhouette en parts égales d’amoureuse courtisane, et c’est ton corps demi nu qui palpite au creux secret de mon jardin humide. Ce soir encore, à minuit, au pied de la cheminée, entre les cendres de mes espoirs et les braises de mes désirs, je vais prier des dieux impies que tu m’apparaisses, que tu me sois offertes. Je te suis croyant, le fantasme dévoué, et si je devais avoir un vœu réalisé en cette nuit de Noël je voudrais que tu me fasses face et pouvoir lire dans l’expression de ta moue mielleuse l’expression indécise de la menteuse et de l’allumeuse et je serai alors foudroyé par la promesse de cet instant de débauche. Si je ne peux avoir qu’un seul cadeau alors rends toi à moi Natalie, parce que je le sais, c’est ton corps nu et ta perruques idiotes qui possèdent le pouvoir de me rendre heureux certes mais surtout beau, drôle, spirituel, sexuellement performant ; je serai le roi, je deviendrai dieu, et toi Natalie tu seras consommée sans attendre devant le feu de cheminée.

1998 fois incanter Natalie Portman au pied du sapin pour espérer qu'elle me soit dévoilée et livrée rien qu'à moi
1998 fois incanter Natalie Portman au pied du sapin pour espérer qu'elle me soit dévoilée et livrée rien qu'à moi1998 fois incanter Natalie Portman au pied du sapin pour espérer qu'elle me soit dévoilée et livrée rien qu'à moi

1998 fois incanter Natalie Portman au pied du sapin pour espérer qu'elle me soit dévoilée et livrée rien qu'à moi

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Publié dans #Je est un Blog, #Fantasmagorie, #Fantasme, #recyclage, #érotisme

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Publié le 21 Décembre 2014

Une partie du corps, est-ce le mien, ou celui de l'autre, et je ne doute pas que l'on attend de ma prose qu'elle écrive sur le corps féminin, objet du désir que je convoite de mon écriture mais le corps féminin n'est pas une partie du corps, pas plus que le corps du mâle n'est une part d'un grand corps neutre, quoi que si on en vit à écouter la Bible alors la femme, son corps surtout est une part du corps de l'homme au sens du mâle, alors je pourrais écrire sur cela, mais sur le corps, d'elle ou de lui je ne regarde ni ne convoite les mêmes parties de la même façon ; le corps en morceau, ou pire, en parcelle, comme la terre vendue en parcelle pour y faire pousser des lotissements. Je voudrais être en mesure de parler du visage de l'autre, de la femme, mais parler du visage générique d'une femme générique n'a pas de sens, parce que c'est l'essence d'une harmonie particulière qui fait sens quand on croise tel ou tel visage ; un accord que l'on ne saura définir formellement entre une forme objective et ce que l'on perçoit d'expression d'une subjectivité enfoui. Il y a des visages, et tout se joue entre le nez, le regard et la bouche, qui donne du sens à l'instant du face à face, et ne compte pas sur moi pour divaguer que le regard et la porte sur l'âme, nos le visage quand il a la chance d'exprimer quelque chose est une porte sur les tabous, les gênes et les pudeurs de l'autre et à travers cela, à travers son visage qui exprime ses pudeurs on accède aux failles ; les visages les plus beaux se sont ceux où l'on peut lire le mensonge, la timidité, la pudeur, la peur, l'effroi et parfois même le désir, quand justement le visage, icône du masque social transmet une émotion non-sociale, quand le visage trahi une expression archaïque qui n'est socialement acceptable de porter sur ses traits. C'est parce que le visage est comme un lac où les émotions - déviantes - viennent faire des rides à la surface comme la pierre jetée fait des ronds dans l'eau que le visage est une partie fascinante du visage. Et il n'y a que les fous, les cons et les autres pour s'arrêter au visage comme sommet esthétique, il n'est qu'une interface et l'interface devient - belle - quand elle bug ou qu'elle s'offre une divagation ; un visage est laid quand une personne joui mais l'instant où l'on fait face au visage jouissant est beau, surtout si on est la personne qui provoque l'orgasme, la beauté du visage c'est son dérèglement et non sa plastique canonique.

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Publié dans #recyclage, #Réflexion, #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 20 Décembre 2014

L'instant, mal habile et mal adroit où homme et femme cherche à connecter leurs sexes est un moment toujours très fort. Je trouve, en tout cas, pour moi, c'est acquis que nous allons baiser, c'est acquis que je serai en toi, mais reste à trouver l'angle, la posture, la position, c'est presque en revenir à définir un paradigme du sexe, un paradigme de l'instant de baise ; et là, dans ce moment rendu incertain par le désir, le trouble et parfois un certain manque d'expérience, se révèlent bien des choses des intentions de chacun. Une main qui vient en aide pour guider une queue c'est une offrande, un savoir-faire pour poster son bassin dans le sens de la verge, produire l'effort, tenir la posture et trouver une solution à l'unique ambition de la pénétration. Ne vous y trompez pas, s'il y a rapport de force et rapport de jugement c'est dans ce moment précis, ni avant, ni après. 

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Publié dans #Sexualité, #érotisme, #écrire, #recyclage, #Je est un Blog

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Publié le 15 Décembre 2014

Écrire pour séduire, écrire plus pour séduire plus, écrire pour le sexe, écrire pour accéder au sexe, aux sexes, des autres, des femmes en priorité et des lectrices ensuite, écrire plus pour parler plus, écrire pour séduire et séduire pour baiser et baiser pour se sentir en vivant, écrire pour s'inventer un sexe, écrire pour s'inventer des fantasmes, écrire pour conquérir ses fantasmes, écrire pour conquérir son sexe, écrire pour sa queue, écrire par sa queue, écrire parce que l'on n'est pas assez beau pour le sexe, écrire pour compenser le corps, écrire comme un passage à l'acte, écrire pour passer à l'acte, écrire du virtuel au réel, écrire pour conquérir le corps de l'autre, écrire pour enfumer l'esprit de l'autre, attiser la flamme, flamber ses fantasmes, écrire pour faire tomber les barrières, les frontières, les tabous, écrire pour convaincre, tribun de sa propre voix portée haute au nom de la conquête de la sensualité, écrire pour parler haut et planter son sexe comme on plante un drapeau pour conquérir le monde, écrire plus de 1989 ; écrire tout cela, pour cela, juste ça, juste soi, juste la course idéalisé de soi contre soi pour une parcelle de peau dévoiler et un con humide et moite. 

Mesdemoiselles et mesdames, à ma plume défendante je convoite vos corps.  

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Publié dans #Je est un Blog, #écrire, #érotisme

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