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Publié le 2 Mars 2015

Je fais caca de l’écriture, enfin je fais caca sur l’écriture car à défaut d’avoir du talent j’ai du sens commun, je sais donc où déféquer en avançant pour tracer la fameuse ligne de démarcation entre le talent et les cons. Manzoni a pu mettre sa merde en boite, Serrano lui a pu se vider sang et pisse sur un Christ de pacotille et moi ? Et moi, je fais métaphoriquement caca sur la littérature. Sur la mienne en premier lieu car je ne suis qu’un humble scatophile écrivateur, et encore seulement quand je suis au mieux de ma prose, et sur la littérature en générale, sous entendue celles des autres parce que tant qu’à déféquer je ne vais ma me restreindre à geindre ma matière fécale rien que sous moi, je suis auteur d’une certaine emphase scatophile et je me répands sans compter. La passion est un plat qui fait manger froid, et ça tombe bien le chauffage est coupé, le froid rend le caca plus dur. Un écrivain de merde, c’est un sacerdoce à défaut d’être un talent, il y en a tellement d’autre comme moi, mais ceux-là refusent leur condition et tout cela en un peu plus de 200 mots !

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Publié dans #Je est un Blog, #écrire, #Merde

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Publié le 26 Février 2015

Est-ce qu’il existe un en dehors du moule ? Je veux dire est-ce que le hors moule est comme au cinéma le hors-champ ou bien est-ce que le en dehors du moule est aussi abscons que le concept, la chose ou l’entité qui contient notre univers en expansion ? Parce que dans le premier des cas, si le en dehors du moule est un hors moule alors le dedans et le dehors appartiennent à la même chose ; un concept unique pour les gouverner tous. Et pire que cela, ça voudrait dire que l’un appel l’autre et quand sans l’un l’autre meurt et donc, on ne peut se revendiquer en dehors du moule seulement si on admet que le moule est le mètre étalon des rapports au monde. Alors se trouver hors-moule et se revendiquer comme tel reviendrais à convoquer le moule et ainsi trahir l’état des lieux de notre avancement au monde. Reste alors la seconde option, la plus séduisante et la plus terrifiante, celle où le hors moule n’est pas le revers d’une médaille unique mais le contenant, l’écrin de la dite médaille - et pour le coup on s’en fout de savoir si elle est unique ou non -. C’est le hors moule comme cette dimension son mot pour définir ce qui contient l’univers parce qu’à partir du moment où l’on restreint l’univers à une quantité de matière mal quantifié mais définie c’est bien qu’il se trouve cet univers dans un quelque part, dans un quelque chose où il est libre de s’étendre. Et le hors moule, l’en dehors du moule c’est peut-être ça, cette chose indéfinie, inquantifiable, et même inaccessible à la pensée mais qui est nécessaire à la conception de toute chose. Et nous sommes peut-être là, nous sommes peut-être cela, nos présences bornent un espace en dehors du moule, en dehors de la pensées, en dehors de la science et cet espace, no man’s land, page blanche, far West ou ce que tu voudrais comme expression, c’est le berceau de toutes choses, celles convenues ou celles inconcevables. C’est peut-être là où nous autres sommes, nous les 2072 être d’en dehors des moules …

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Publié dans #Divagations diverses, #recyclage, #Réflexion, #Je est un Blog, #Je est un autre

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Publié le 24 Février 2015

être un refusé comme on endosse un destin, une destinée : je suis le refusé / Se voir refusé comme un enjeu - ou un but ? -, comme on se voit messie ou talentueux / Se vouloir refusé comme pour se rassurer d'être refusé par les bonnes personnes - même si dans le fond, nous sommes toujours des refusés, ici ou là, ici ou ailleurs - d'ailleurs il y a un lieu commun pour dire que l'on ne peut pas plaire à tout le monde - ce qui doit être tellement vrai puisque c'est devenu un slogan de télévision - et je voudrais qu'il en existe un autre pour dire que l'on est toujours le refusé de quelque, le réfuté d'un autre / Je est un refusé - comme d'autre je sont des réfugiés - je est un refusé et s'il l'est des bonnes personne alors ce je est une bonne personne - CQFD - / Longtemps à défaut d'être un refusé c'est moi qui ai refusé le monde - et les autres surtout -, on appelait cela de la timidité mais en réalité ce n'était qu'un refus, mais refuser ce n'est pas être refusé ; refuser ou se faire refuser ce n'est pas la même chose, ce n'est pas le même malheur - pauvre de moi - pauvre d'eux - pauvre refus entre talent et névrose / et se refuser alors ? Qu’en est-il de se proclamer refusé alors que les autres nous acceptent ? Je ne veux pas prendre le risque de courber - seul - l'échine sur mon urinoir quand je suis seul et que je pisse fièrement devant la pissotière ou dans les champs, surtout les champs parce que je peux être refusé mais moi je ne veux rien me refuser sans quoi c'est se trahir et je refuse justement de me trahir même par goût de la réfutation et du refus de masse mais comme il se doit j'improvise cette prose à la remerciance de 2070 âmes lectrices de s’être refusées à moi - et merci du paradoxe d’ouvrir les bras à mes écrits -

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Publié dans #recyclage, #écrire, #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 20 Février 2015

La machine à plume est-elle tombée en rade ?

Et si c’est bien le cas, ne faudrait-il pas distribuer des crânes de compensation ?

J’ai donc allumé des bougies et j’ai rangé le chien

Le ciel a tourné comme les morts dans leur tombe

Un vent démonté pareil au ventre dénudé d’une pinup endiablée

A remué le froid d’une danse orientale

Il ne me reste plus qu’à sortir le grand mat et à prier les dieux

A l’espoir de la nuit qu’une poule de luxe ou un gallinacé vienne picorer les vers de ma poésie intestine

 

Il y a de l’obsolescence programmée dans la machine à rime

Et une panne émérite dans mécanique des refrains

Il faut dès alors que je m’arrête par deux fois, au seuil et au sommet

Et devant le vent mauvais et la mauvaise plume, que je déblais solitaire les écrans de fortune

Il y a des muses adossées au mérite qu’elles inspirent

Elles s’insurgent et elles fument feignant de ne rien voir

Ni la médiocrité qui leur macule la peau, ni la prospérité des idoles de papier

Le fond de l’air est iodé par les larmes des pleureuses amourachée d’un diable débordé

 

Les bûchers exotiques brûlent de nos indifférences

Et le cœur des poupées ploie sous le poids des pétales fanés

Il n’y a plus qu’à soudoyer l’historique acidulé de nos souvenirs

Pour s’offrir la conscience poétique d’une démonstration de papier

En homme seul aujourd’hui et demain je contournerai le trône

Et derrière la futaie j’irai pisser tout mon saoul

En 2066 jours je crois que j'ai bafoué tous les principes que j'ai pu envisager il y a 2066 jours en arrière

En 2066 jours je crois que j'ai bafoué tous les principes que j'ai pu envisager il y a 2066 jours en arrière

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Publié dans #poésie, #Prose, #Divagations diverses, #Je est un Blog, #Pictogranimation

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Publié le 19 Février 2015

Je peine parfois à dissocier l’art du reste, l’esthétique du beau, l’érotisme de la pornographie et le désir à la pulsion parce que dans ces domaines où l’on entre en quête de transcende et de transgression l’essentiel repose sur le dépassement de frontières, de limites, de névroses et ainsi de soi. Difficile de ne pas éprouver de désir pour l’art ni de se faire souiller par la pornographie de ses propres pulsions ou la pornographie d’œuvres fulgurantes ; et même si je ne peux en rien garantir qu’un artiste comme Jeff Koons soit un grand artiste, il n’en n’est pas moins la figure la plus - dominante - dans notre moment médiatique et je trouve que ce n’est pas un hasard que l’homme fut l’époux de la Cicciolina personnage sulfureux d’un temps révolue, actrice pornographique, icone et apprentie politicienne et j’ai envie de voir là un exemple à ma pensée qui éprouve parfois la difficulté de dissocier l’art du reste.

2065 ème jour de réfléxion

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Publié dans #Je est un Blog, #Pictogranimation, #art

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Publié le 13 Février 2015

Il y a les détracteurs des fêtes amoureuses et qui disent que lorsque l’on aime une personne c’est tous les jours la Saint Valentin, qu’il faut offrir des roses sans occasion et des cadeaux sans intentions particulières autre que le bonheur du bonhomme ou de la bonne dame qui fait office de son autre. Mais alors quand on s’aime c’est toujours la même chose ?

 

Quand on aime c'est tous les jours noël aussi ?

Quand on aime c'est tous les jours férié ?

Quand on aime c'est tous les jours passion ?

Quand on aime c'est tous les jours son anniversaire ?

Quand on aime c'est tous les jours fellation puis sodomie ?

Quand on aime c'est tous les jours pareils ?

Quand on aime c'est tous les jours notre première rencontre ?

Quand on aime c'est tous les jours le feu de la passion ?

Quand on aime c’est tous les jours le même amour ?

Quand on aime c'est tous les jours fessée ?

Quand on aime c’est tous les jours la guerre ?

Quand on aime c’est tous les jours les gifles ?

Quand on aime c’est tous les jours la flûte et la harpe ?

Quand on aime c’est tous les jours la même baise ?

Quand on aime c’est tous les jours ses règles ?

Quand on aime c’est tous les jours les larmes ?

Quand on aime c’est tous les jours fusion ?

Quand on aime c’est tous les jours la soumission de l’ordre ?

Quand on aime c’est tous les jours banquette pour les fantasmes noirs ?

Quand on aime c’est tous les jours la porte des toilettes fermées ?

Quand on aime c’est tous les jours mon amour ?

Quand on aime c’est tous les jours la même angoisse ?

Quand on aime c’est tous les jours notre première fois ?

Quand on aime c’est tous les jours désordre ?

Quand on aime c’est tous les jours les comptes ?

Quand on aime c’est tous les jours les mêmes jours ?

Quand on aime c’est tous les jours la merde ?

 

Quand on aime c’est tous les jours quand on s’aime c’est toujours la même chose, le chaos des affects et la grande guerre de soi parce que l’amour fini toujours par perdre au-devant de la nécrose narcissique et des grands effets de la subjectivité qui détourne le réel des personnes et les personnes du réel et les sentiments des personnes et le réel des sentiments. Quand on aime c’est toujours la même danse, oui, la lutte cruelle du corps, de l’âme et du monde peuplé de femmes.

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Publié dans #recyclage, #Réflexion, #Je est un Blog, #amour, #liste

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Publié le 11 Février 2015

Voilà 2057 jours quasi consécutifs que j’écris au moins un article

Par jour

Pour mon blog

Pour être fidèle à ma névrose et l’idée conne d’écrire chaque jour

Alors aujourd’hui je suis bien placé pour le dire

Pour envoyer chier l’inspiration, la page blanche et toutes les muses qui vont avec

Et ce n’est qu’à ce titre, qu’à cette distance dyslexique que j’entretiens avec les mots

Que j’espère pouvoir approcher la prétention de l’écriture

La posture du premier jet valorisée comme la première urine du matin

C’est pour les cancres et les fauteurs de troubles

                 - bien que foutre le trouble et une tendre ambition -

On écrit avec du sang dans les veines et la rudesse du réel

Comme on va au travail, comme on se colle au turbin

On écrit avec cela, avec l’écriture, avec les mots et le dédain de tout le reste

On se pose et on écrit - aussi simple que cela -

On y revient, on recommence, on entre dedans comme dans le con étroit d’une fille ou d’une religion

Le seul talent de l’écrivain c’est son sens de l’abnégation

Tout le reste c’est pour de faux, pour plaire aux filles et impressionner les garçons

C’est pour faire tourner les moulins et voler les cerveaux lents

L’écrivain se révèle à la page quand il s’y colle sans inspiration

Sans envie, sans fulgurance avec juste son sens du devoir

Et celui de la ligne, de gauche à droite pour nous autres d’occident

2057 jours qu’au moins un article par jour et je ne compte pas le reste

L’écriture dans la durée pour construire la denrée du roman

Ici je parle juste de ma névrose, de l’exercice insensé que je me suis imposé un jour de Juin

Et que je sais insensé parce que je n’en sais pas la fin

Depuis 2057 jours je tiens ce blog

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Publié dans #poésie, #Prose, #Ponctuation, #Je est un Blog, #écrire, #Pictogranimation

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Publié le 4 Février 2015

Toutes tes nuances de grande ne se dévoilent pas dans la toile

Jeune muse ou modèle dévoilée à petit temps de peu de tissu

Tu es femme araignée dans la toile des uns et des zéros

Et je te convoite malgré la peur et tanin de tes baisers

Mon Eros contre ton Thanatos pour une danse de nuit

Pour un vacarme de corps nu contre nu, tonnerre de chaire

La séduction au parfum de citron vert et de verveine

J’ai de l’effroi dans mes yeux pour du fard à tes joues

Et de l’amour raid tendu pour le doux qui coule de toi

Une protection dans la main pour un aller-retour de dingue

Et tu tangue demoiselle au cœur fendu comme l’origine du monde

Des doigts farouches fauchent l’essence et la pudeur

Dans une séquence de solitaire sans l’entremise des écrans

Tu as du cran sous ta rougeur rougissante au visage

Et dame nature à l’échancrure du coton courtisé

Tu sais le prix des instants de sommeil dévoyé

Et tu me fais le compte des brûlures de l’aube à tes bras soutirés

C’est un secret seulement pour polichinelle

Et ce n’est qu’un mensonge pour Pinocchio

Au pinacle de la nuit en désamour tu te remets nue

Je ne m’en remets pas - et c’est cela que j’aime.

2050 jours que j'écris des articles sur mon blog, et alors ?

2050 jours que j'écris des articles sur mon blog, et alors ?

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Publié dans #poésie, #Prose, #Je est un Blog

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Publié le 3 Février 2015

Bonjour pauvreté matinale - minable -

Sans le sou, sans le chanvre j’ai la raison vide

Alors prend moi pauvre comme je suis

Juste comme ça, les poches vides, la cendre creuse

J’ai tout l’argent en berne d’être riche

Et les dents mortes de ne mordre que l’air

Et parfois la poussière sur mes pouces calleux

Je claironne silencieusement ma posture bancaire

J’autruche en dérivant et en espérant la neige

Parce que cacher sa tête dans le sol neigeux anesthésie

Je fais des petits tas de centimes sur ma table

2049 centimes d'heureux sur le sol

Et je compte la misère des jours prochains en colonnes d’alliage

Un maigre cuivre en fil d’Ariane pour échapper aux ombres d’airains

Et je raccroche, range mes paumes ouvertes au clou

Comme le boxeur oublie ses gants vides

Je m’emplie d’un crépitement de bois brûlé

Il hurle à ma place comme feulement plaisir et haine mate

Tiers état de l’intimité, en flétrissures bourgeoises

Mouvement de bourses vides et virement à rebours

Les lignes sont nues, en solde négatif et mâchoire acérée

La pauvreté inscrite dans les rides et la gorge serrée

Ma voix mythique sonne alors de fer blanc

Le larynx du dedans conserve l’amer de la situation

Accablé de la colère étrangère amoureuse

Je collapse - sourd de guerre lasse -

Banni des frontons, j’ai le gousset indigent

Et tu déclames ton désamour de ma gratuité

Tu réclames mes gestes argentés

Quand je conduis ma contenance en désintéressement

J’étouffe des manquements à mon éthique

Et d’avoir une éthique me tue

Trop pauvre pour les raisons de la liberté

Et pour s’extraire de l’attraction des pôles

Qui s’emploient à former des nations

Je suis un aliéné à ta nation fantasque

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Publié dans #poésie, #Prose, #Je est un Blog, #Je est un autre, #Dieu, #et ma bite

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Publié le 25 Janvier 2015

Je me mets à nu sur place publique,

Ma technocratie est délirante

Et l’autre, dingue d’espérance, est un délinquant anal.

Au coin des rues mon peuple est grandiloquent, dantesque et outrancier depuis sa gorge déployée.

 

Sinon faire un faux, une contrefaçon, pas à la chinoise mais à la façon des faussaires, fameuse contrefaçon, une pâleur contrefaite et un battement de coeur, illusoire.

 

Une ultime fois, une bataille, une peau de bête sur le dos, la peau d’un âne même s’il me faut dépecer un idiot. Et cette fois ce sera moi, retirer la peau et ne laisser que le nu, de gras et d’os, dépouillé de toute dignité et velléité.

 

La bedaine et puis l’âme, la peau creuse comme un gant scellé, Excalibur des cendrillons modernes, je suis un corps à prendre comme on habite un appartement, pas un meublé mais un habitat nu.

 

Habiter c’est créer ainsi que la réciproque et je suis cette réciprocité, ce non-lieu à définir, figer, puis habiter et ainsi, auriez vous l’insigne honneur de me créer, comme si vous étiez ma divinité, le souffle divin comme un flamme.


2040 flèches comme la ponctuation de ma bataille, je suis une forteresse, une fantaisie romancé de moi-même, auto-fiction romanesque armé d’un arc et de flèches.

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Publié dans #Je est un Blog, #autofiction, #poésie

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