Publié le 31 Mai 2012

oui et bien non, trois petits chats, des pots et de la paille et les 38 minutes et les 38 secondes avant minuit et le jardin et dons et des diables et les fruits gorgés qui descendent des arbres et l’herbe rase sous le pieds, oui et non sous les étoiles, oui et non les doigts dans la peinture ; impression des maîtres, les moulins alentours et la lanterne sur le toit ; lumières vertes je suis avoue, lumière noir je suis un surfeur tout d’argent et de sel et la peau minérale lumineux comme un réverbère un soir de pluie quand la lumière se reflète dans les flaques et que les reflets en toiles impressionnistes revendique à la rue une dimension esthétique que les nuits chaudes que l’été pose sur nous ne connaissent pas. Un café, un verre d’eau, menthe à l’eau, glaçons et souvenirs, une grenadine parfois, café frappé rarement crise de l’euro oblige, embruns européens sur l’aube des plages nostalgique, le corps et la rosée qui perle sous la paume des mains comme les larmes de la nuit qui roulent regrettant déjà ce que l’aube va faire disparaitre ; de l’herbe sous les pieds, brins d’herbes dans le vent et poésie naturaliste et oui et non

 

# énoncer clairement les choses simples

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Publié le 30 Mai 2012

Fin mai début juin c’est la période de Roland Garros ; tout le monde doit le savoir Roland Garros est le lieu d’affrontements sportif parfois homériques dont l’intensité dramatique de certain supplante de très loin l’intérêt et l’intensité que peut offrir un match de sacro saint football mais Roland Garros est aussi et j’ai envie de dire presque avant tout le théâtre d’enjeux éminemment érotique ; regarder sous les jupes des joueuse de tennis voilà le centre névralgique de l’intérêt d’un tel événement. Regarder sous la jupe de joueuse, réflexe archaïque et délicieux à la source de la construction érotique de nombreux garçons. Bien sûr aujourd’hui sous les jupes qui sont majoritairement des robes mais robes est bien moins évocateur d’érotisme que jupes les joueuses ne portent plus vraiment de petite culotte mais des shorts certainement très bien pensé pour la pratique du sport à ce niveau mais au fond ce n’est pas ce qu’il y a sous la jupe qui fait l’intérêt de la chose mais bel et bien le fait de regarder sous la jupe. Par chance j’ai connu le tennis du temps où les joueuses portaient encore des jupes et des petites culottes sous leurs jupes ; le plaisir érotique n’était que plus grand, le surgissement impromptu de ce dévoilement au milieu d’un échange, d’un ralenti, d’un service était une bride de délice ; les premiers émois érotique devant la jupe de Martina Hingis qui soit dit en passant comme Monica Seles à débuté le tennis à un âge auquel la bonne moral réprouve de trouver un intérêt érotique ; regarder sous les jupes d’une adolescente de 15 ans ferai passer le premier spectateur pour un pédophile reconnu de nos jours par chance le tennis féminin ne laisse plus des adolescentes à peine pubère briller dans ce sport ; puis il y a eu les premiers effrois érotique devant la carrure des sœurs Williams ; comme dans tous les mythes celui de regarde sous la jupe des joueuses de tennis a ses légendes, ses icones, ses prophètes, tout le monde se rappelle d’Anne Kournikova qui a ouvert les courts à une armée de jolies filles venues de l’Est. Mais l’enjeu érotique du tennis féminin ne se joue pas simplement sur le fait de voir des filles en jupe et sur l’incertitude probable de voir en dessous de leur jupe, les villes sont pleines de filles en jupe, les universités sont pleines de filles en jupe ; on pourrait épiloguer sur ces corps en sueur, ces physiques en action et l’étonnante diversité des érotismes que peuvent engendrer des corps différent on se rapprocherait en disant cela de l’essentiel mais ce n’est pas tout à fait ça encore ; la vérité érotique du tennis féminin par-dessus le délice esthétique et les corps en action c’est l’abnégation, la passion et l’obsession. L’obsession et la passion vont de paire, les joueuses de tennis sont des femmes passionnées et donc déraisonnables, ce sont des femmes passionnées et donc des femmes érotiques parce qu’elles sont habitées d’une force intérieure et l’abnégation c’est ce qui les pousse à tout oublier et à ne se concentrer que sur ce qu’elle font ; cette forme d’abnégation dans l’échange, la lutte contre l’adversaire, est ce qu’il y a de plus proche du coïte parce qu’il en possède la dimension physique et surtout celle de l’abandon. Ce sont des femmes qui s’abandonne à la passion, des femmes qui sollicite leur corps pour assouvir cette passion et cela est profondément et viscéralement érotique. Et ce qui fait de Roland Garros un théâtre si important d’enjeux érotiques fondamentaux c’est que c’est une messe grand public, si le même érotisme se jouait en catimini dans un tournois mineur il n’aura pas la même importance mais là c’est public, grand public, c’est télévisé, télévisuel, c’est toute la journée, c’est partout, c’est érotique


# regarder sous la jupe des joueuse de tennis

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 29 Mai 2012

curieusement je n’ai plus rien à dire ; pas dans ma vie mais juste ce soir, aucune inspiration ou plus précisément je n’en ai plus j’ai déjà tout manger aujourd’hui dès l’aube, dès le matin, dès le midi, dès le soleil, dans la sueur, dans le sol, dans l’herbe, dans le sel sur la peau, sous la douche et dans une demie tête ; oui une tête coupée dans le sens longitudinale bien sûr car l’autre sens n’aurai aucun sens car il ne partage rien il se contente de séparer ; bref l’inspiration devait être dans l’autre partie de ma tête et donc ce soir je ne pourrais rien écrire mais si d’un certain sens il est déjà trop tard pour ne rien dire ; au lieu d’être là à faire semblant d’écrire je pourrais sortir marcher dehors les pieds nus dans l’herbe parce qu’en ce moment la nature me trouble superbement quand il fait nuit, je dis la nature mais je devrais dire ma part de nature parce que la nature générique et la nature des autres est certes troublante de nuit mais bien moins que la mienne ; dehors sous la nuit il se passe quelque chose de profondément apaisant, de tendre, d’amoureux, d’invisible, de mystique mais rien de mystérieux ni de divin, simplement un dévoilement intense mais surtout intérieur comme si cette nature voilée d’invisible nuit était la page blanche sur la quelle s’exacerbent mes émotions, je suis sûr que je pourrais me laisser remplir de larmes à y marcher un peu plus encore pas par tristesse ni même par allégresse juste pour se sentir rempli d’une réelle émotion, n’être plus qu’une émotion qui se serait soustraite à son interprétation affective, l’émotion pure, simple et sincère sans aspiration ni négociation avec le réel. Les pages peuvent changer selon les saisons, enfin la nature de la page ne change pas ce sont les sons qui changent autour des saisons parce que la nuit en tant que lumière suit les mêmes cycles quelques soient les saisons ; les mots qui s’y écrivent n’appartiennent qu’à moi et à mon émotion et sa nature ne varie pas selon la saison ; elles n’interviennent pas sur mes obsessions car écrire est une obsession, enfin non, écrire est une façon de jouer de ses obsessions, l’obsession est matière, l’écriture outil mais je m’égare ce que je disais n’avait aucun rapport, je voulais juste évoquer la seule réelle émotion que sortir la nuit me provoquait et un jour je parlerai peut être du son strident des grillons

 

# pas la peine # je vous l'avais dit

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Publié le 28 Mai 2012

il y a quelques semaines la marque Playboy s’essayait à la publicité en laissant sous entendre à son consommateur potentiel que l’utilisation du gel douche Playboy permettait d’assouvir ses fantasmes incestueux puisque avec ce produit un homme pouvait séduire trois sœurs dans un ascenseurs. La publicité n’est pas restée longtemps à l’antenne ; faut-il y voir une forme d’échec je ne le sais pas et je ne suis pas sûr que cela m’intéresse. Ce qui m’intéresse c’est la nouvelle publicité Axe. Ca fait un moment que Axe creuse l’idée qu’utiliser son gel douche transforme le premier garçon venu en aimant à femmes torrides. Depuis longtemps les publicités ménagent une surenchère en lançant à l’assaut d’hommes toujours plus normaux des nombres toujours plus grands de femmes où d’anges aussi torrides et sexys que courtes vêtues. La similitude entre le message de Axe et de Playboy est évidente, les deux produits sont plus puissants que le GHB mais là où Playboy flirté avec l’inceste en suggérant la possibilité d’un plan à 4 avec trois sœurs Axe a réussi dans un spot paroxystique à faire glisser son discourt d’Eros à Thanatos. Assumant jusqu’au bout sa surenchère Axe parvient à nous vendre l’apocalypse – appelé le chaos dans son slogan -, en détournant à demi mot les codes de sa propre image Axe illustre une fin du monde qui n’est pas sans rappeler la représentation de fin du monde du film Mélancholia. Il y a cette musique à l’emphase romantique mais surtout e monde qui s’enfuit laissant dans ce lieu de nature un seul homme dans le renversement de la figure de Kristen Dunst trouve la sérénité à l’approche de cette comète constituée de femme en fusion. Ce n’est que de la publicité mais je la trouve délicieusement délicieuse

 

# pub # fin du monde # monde des femmes

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Publié le 27 Mai 2012

je devrais supposer que l’écriture relève d’une forme de talent, c’est possible voir probable dans certains cas même si la nature toute relative du mot talent laisse la place à ce que j’appellerai un doute raisonnable ne permettant pas d’assurer avec force de conviction que c’est bien la talent qui est à l’origine de l’écriture. De la même façon j’ai déjà démenti chez moi la présence d’une nécessité de raconter des histoires ; je laisse la posture des raconteurs d’histoires aux menteurs, à certains politiciens - même si de moins en moins d’entre eux ne semblent ambitionner de nous raconter l’histoire de la France de demain - et aux conteurs ces personnes pour qui raconter relève de la nécessité. Je me soustrais au concept de talent comme à la nécessité de raconter et pourtant je revendique mon aspiration littéraire et l’ambition de mon écriture. Que me reste t-il alors pour justifier ma logique d’écriture ? L’impudeur. L’impudeur est la substance première de mon ambition littéraire, dans mon cas écrire c’est savoir exhumer des choses que je vais chercher un peu plus loin que les autres et que, je l’espère, je parviens à formaliser avec un sens de la formulation plus poétique que la moyenne. L’impudeur comme levier, comme métier, comme mécanique, comme ambition, être capable de savoir où déterrer idées, sentiments, dimensions sexuelles, valeurs tabous, fantasmes secret, connaître les codes de ma pulsions scopique et les autres étaies psychanalytiques de ma nature humaine afin de pouvoir les remonter des tréfonds jusqu’à la surface de l’écriture, page plage ou écran légèrement scintillant c’est la même chose ; trouver et transcender. L’intensité poétique des tournures qui en réfèrent souvent au sens de la métaphore et de la métonymie est proportionnelle à l’impudeur qui a été nécessaire pour trouver l’inspiration, le poétique est le filtre qui permet à l’impudeur d’être présentable, accessible et non frontale parce qu’il faut savoir ménager la force de quelque exception qui surgiront nues et sauront à n’en pas douter désarçonner. L’ironie du sort c’est qu’écrire sans la nécessité de l’impudeur dans un exercice comme celui-ci fait de moi un plus piètre écrivain, laborieux et presque prolétaire mais c’est ça aussi la force des choses


# impudique # la pudeur # l’impudeur

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Publié le 26 Mai 2012

à la page, écriture sur tapis vert, aujourd’hui est le jour susnommé de demain ; la nomenclature des fous et la ponctuation des poètes, cela fait des années en plus, des années de prose et le téléphone des sourds

 

Ascension éclectique de la cervelle mouillée, des voix parlent en israélien, du juif dans le texte et l’encre noir et le bruit des avions pour couvrir celui de la télévision ; la verve se coule sur la route et le lecteur traverse sur les clous

 

Les petites prostituées de 12 ans ne sont pas les plus chères, curieusement la loi de l’offre et de la demande appliquée au cours de la virginité est un calcul qui échappe à ces esprits naïfs ce qui rend la prostitution de bout d’enfant féminin encore plus cruelle car en plus de perdre leur innocence il y a le cruel manque à gagner ; soyons honnêtes l’argent sauve souvent la morale et l’ordre public

 

Et il pleut sur les pubis des maîtres politiques qui ne décollent jamais des alcôves minuscules des artères ministérielles, les machiavels du grand monde phagocytent la hiérarchie du sexe et du pouvoir, ce sont eux qui peuvent s’offrir les charmes juvéniles des prostituées de 12 ans, des femmes de chambre et du désordre public

 

Creuser la terre, la boue, le sable, les mots, la glaise, la terre est punk d’est en ouest, la terre est creuse comme un grand moule historique et littéraire dans lequel je rêve de couler la matière organique de ma parole hystérique

 

Histoire de rien, la graine des arbres désarme la prétendue prétention citadine et l’outillage culinaire ; je trace dans le désert les plans d’une arche de téléfilm, les fenêtres du ciel n’y pourront rien car ces phrases n’ont rien d’historique

 

Demain on aura oublié le trait christique logé dans les cales pleines d’esclaves et de matières organiques

 

Creuser la terre, la boue, le sable, les mots, la glaise, la terre est punk d’est en ouest, la terre est creuse comme un grand moule historique et littéraire dans lequel je rêve de couler la matière organique de ma parole hystérique

 

Histoire de rien, la graine des arbres désarme la prétendue prétention citadine et l’outillage culinaire ; je trace dans le désert les plans d’une arche de téléfilm, les fenêtres du ciel n’y pourrons rien car ces phrases n’ont rien d’historique

 

Demain on aura oublié le trait christique logé dans les cales pleines d’esclave et de matière organique

 

# aphorisme

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Publié le 25 Mai 2012

je pourrais ce soir vous parler du rapport à la terre ; de ce lien particulier qui unit l’homme à la terre et à dieu et à travers cela aux racines de l’humanité quand l’homme possède un morceau de terre, je pourrais expliquer qu’en possédant son sol l’homme possède son ciel plus sûrement qu’aucune croyance et qu’aucun dieu ne pourra jamais le lui offrir et que c’est en cela posséder la terre c’est s’émanciper de dieu, je pourrais bien vous dire cela ce soir mais ça serai prendre le risque de se contre dire parce que je vous ai déjà dit ici avant que ceux qui vivent à la campagne sont bien plus que les urbains en prise avec le regard de dieu. Pourtant ce risque de contre sens est modéré et limité qu’aux inconscients qui n’auraient pas compris ce que je dis puisque justement en défiant dieu en s’appropriant le ciel et le sol l’homme qui possède le sol se dresse en égal de dieu et cette prétention émancipatoire il est normal qu’elle attise la divine attention ; c’est parce qu’il s’émancipe de dieu que l’homme terrien est plus que l’homme des villes sous le feu des rayons de dieu ; ceux qui habitent hors sol, sans posséder de terre, ces habitants là des villes ne valent pas mieux que des tomates hors sol où des poussins d’élevage et de fait ils sont plus que jamais les bons petits moutons de dieu ; ne pouvant pas se placer entre terre et ciel, entre son terre et son ciel, entre sa mort et son dieu, l’homme des villes ne peut pas éprouver ce lien, il ne peut pas être transcendé par ce lien ascendant. Je pourrais vous parler de cela ce soir mais vous pourriez croire que je suis un de ces croyants prosélytes, alors que non je revendique juste cette idée que le lien qui passe par la parcelle de terre et de ciel au dessus de nous me permet d’être l’égal d’un dieu et donc je me dégage du divin et de la sainteté ; selon la bible si dieu est saint c’est qu’il est séparé, séparé du reste de l’humanité, mais si l’homme de terre devient l’égal de dieu alors dieu n’est plus qu’un dieu, qu’un dealer de ciel cherchant à fourguer sa merde comme d’autres le font avec lui, il n’est donc plus séparé et donc dieu n’est plus saint et donc dieu n’est plus divin, c’est parfois en creusant le sillon de sa pensée comme le paysan creuse celui de sa terre que l’homme s’émancipe

 

# métaphysique du terroir

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Publié le 24 Mai 2012

en tout logique, une fraction - une aire de jeu où ne pas manquer d’air ni de sueur - ; il y a toujours et partout, c'est-à-dire dans toutes les strates sociales de nos environnements, un nombre grandissant de personnes qui se complaisent dans l’incompréhension d’une où plusieurs choses parce que ne pas comprendre leur apparait comme un luxe que l’on peut accorder à beaucoup de cordes à son arc culturel - qui devrait être un arc concave au sens d’arc creux désignant une forme d’inculture - que ce soit d’un texte, d’une doctrine philosophique, d’une feuille d’impôt ou de même du caractère d’une personne. La complaisance est, je suppose, une posture confortable parce qu’elle permet à celui qui se vautre dans l’ostentatoire d’une inculture choisie de s’en prendre à ce qui ne comprend pas. Faire le choix de l’incompréhension et revendiquer cette incompréhension comme option de préhension du monde repose sur un parti pris qui fait du monde et non de soi le responsable de cette non compréhension ce qui permet à l'individu de se complaire dans une forme de persécution de lui par le système ou les idées. Cette posture devient alors le parfait terreau pour alimenter la rancœur de l’individu contre le monde et s’afficher aigri sans passer pour un con. Le choix de l’incompréhension est celui de la victime, la posture idéale pour s’aigrir du monde sans avoir à en assumer la responsabilité ; si le monde nous persécute de sa complexité comme un dictateur arbitraire et élitiste qui fait tout plus mal que ce que la norme devrait le faire alors il est normal que je traite le monde de con, le con ce n’est pas moi c’est lui. Si le monde ne cherche pas à mettre à mon niveau sa prose alors c’est le monde qui se complait dans sa complexité et me persécute. Elle est facile la posture, oui elle est confortable ; je n’ai à me mettre au niveau, je n’ai pas à accepter la complexité. Ce qui dépasse le cadre de ma stricte conscience est nécessairement superficiel, mal formulé et mal pensé

 

# con # les autres

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Publié le 23 Mai 2012

un dessin en cent mille mots, le geste à la parole, parabole ; ce soir je voudrais écrire aux 400 personnes et aux quelques robots qui me lisent et encore je ne compte que ceux qui font la trame de mon Twitter alors que je sais bien que certains lecteurs sont en dehors de la petite cage aux oiseaux, je voudrais écrire pour ces 400 personnes parce que c’est un bel auditoire et que m’adresser à un auditoire j’ai toujours trouvé cela bandant mais je ne sais pas si je sais encore comment on fait – pas comment on bande ça je trouve toujours le bon interrupteur – mais comment on s’adresse à 400 personnes. Je ne sais pas ce que je veux laisser passer comme message ou du moins je ne me le reconnais pas ; je sais que je cherche la prose impétueuse qui sait faire ingérence dans la vie des autres mais cela ce n’est possible qu’à condition d’avoir cette dose de sentiment de supériorité ou de mépris envers ceux à qui on s’adresse. Mais là est le drame bourgeois des relations virtuelles et plutôt choisies c’est que j’ai trop de respect pour les 400 et pire encore j’ai parfois ce sentiment d’infériorité parce que j’appartiens à la plume avant d’appartenir au clavier ou simplement parce je deviens plus sage, je ne vais pas vous dire mon mépris parce que je ne crois plus en lui, à croire que je crois plus en vous qu’en moi, ce qui est absurde et profondément dérangeant parce que généralement c’est quand je perçois chez l’autre cette forme de certitude que je peux prendre pour une forme de supériorité que j’ai envie d’entrer en lutte contre lui et donc de transcender ma plume, ma prose et ma propre existence pour lui cracher au visage, m’insinuer dans sa bulle pour de l’intérieur prendre la tribune et déployer la rhétorique du pire, celle qui amène les beaux mots et les grandes idées. J’aurai tué pour avoir 400 personnes à qui envoyer mes mots, j’aurai pu tuer des nuits entières à trousser des textes entiers pour ouvrir la brèche nécessaire à mon insinuation. Alors quoi. Dois-je en déduire que vous êtes tous trop médiocres pour m’inspirer une inimitié ou une haine assez viscérale pour alimenter mon écriture ? Ou est-ce moi qui suis devenu trop quelque chose ou plus assez quelque chose ? Je n’ai plus d’hydre à combattre, je n’ai plus de princesse à sauver, je n’ai plus de pucelle à séduire, je n’ai plus de con à convaincre ; soit c’est moi qui suis devenu trop proche du sol, soit ce sont les autres qui se sont élevés, dans les deux cas il y a de quoi être amer et plutôt intrigué

 

# un jour 4400 # un jour je serai un hobbo

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Publié le 22 Mai 2012

trop dans le trou, trop dans le trou, trop dans le trou, les bébés dans les choux, tête dans l’eau, tête dans l’eau, tête dans l’eau, tête dans l’eau, tête dans l’eau, tête dans l’eau, tête dans l’eau et le bébé dans le nénuphar, tourne en rond, tourne en rond, tourne en rond, tourne en rond, tourne en rond, tourne en rond, tourne en rond, tourne en rond, le chat en boule, tourne en rond, tourne en rond et les cigognes dans la cheminée, carnivore l’un dans l’autre, carnivore l’un dans l’autre, carnivore l’un dans l’autre, carnivore l’un dans l’autre, carnivore l’un dans l’autre, carnivore l’un dans l’autre, carnivore l’un dans l’autre, carnivore l’un dans l’autre, le camion frigorifique est sur le parking, petit maître de service, petit chef de l’étage, petit maître de service, petit chef de l’étage, petit maître de service, petit chef de l’étage, petit maître de service, petit chef de l’étage, petit chef d’œuvre de l’horreur, musique noctambule en sourdine, musique noctambule en sourdine, musique noctambule en sourdine, musique noctambule en sourdine, musique noctambule en sourdine, les sardines dans le laitage et deux sandwiches tranchés en triangle, mange ta main, mange ta bouche, mange ta main, mange ta bouche, mange ta main, bouche ta bouche et ton cerveau pour demain, grillade au petit matin, grillade au petit matin, grillade au petit matin, grillade au petit matin, grillade au petit matin et demande lui ta main, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, trouble, la coque de noix dans la tempête et la petite musique des mots, des nudistes entre tes doigts, des nudistes entre tes doigts, des nudistes entre tes doigts, des nudistes entre tes doigts, des nudistes entre tes doigts, des nudistes entre tes doigts, des nudistes entre tes doigts, le terne de ta peau, le grain de voix, le grain de voix, le grand de voix, le grain de voix, le grain de voix, brin de folie,

 

# à la hauteur

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