Articles avec #je est un blog tag

Publié le 4 Juin 2016

Je crois et j’ai toujours cru que l’on faisait tous la même chose, persuadé que vivre c’était s’inventer des personnages. Je ne suis pas écrivain, écrire ce n’est qu’un moyen, qu’un outil, et je ne suis pas un outil. Ce que je suis c’est démiurge, une façon de me nommer créateur mais avec une plus value de classe et d’exotisme mystique.

Du moins démiurge c’est ce que je serai lorsque j’aurai surmonté les murs implicites de mes prisons névrosées. Je n’ai jamais su faire qu’une chose, inventer des personnages, pas ceux que l’on écrit pour des romances adolescentes, mais ceux que l’on campe quand on espère toucher les seins d’une romantique adolescente ; ces personnages que j’observais chez les autres, qui passaient, trépassaient, ces personnages que les rouages sociaux feuilletaient en ce foutant de savoir s’il y avait une once de véridique dans ces pitres grotesques. La seule chose dans laquelle j’étais capable c’était discerner puis verbaliser les personnages des autres ; moi je n’en étais pas un, moi je n’étais personne.  J’avais mille personnages intérieurs mais aucun n’avaient le courage de prendre le contrôle de notre vie.

C’est ainsi que je me suis retrouvé à écrire, par hasard. Non, même pas par hasard, pas plus que par nécessité. Ecrire c’était un dommage collatéral de ma pensée. Il m’aura fallu des années, assez pour dépasser la décennie, avant que je n’envisage qu’écrire pouvait être une fin.  Avant d’admettre cela  je créé mes personnages, et je pensais que tout le monde faisait cela, ça n’avait alors pour moi aucun sens d’y voir autre chose qu’une sale manie.

Un jour je comprendrai qu’écrire c’est aussi cela. Mais d’ici là je jalouse ceux qui osent, bons ou moins bons que moi je m’en fouts, j’admire leur audace à supplanter leurs esprit critique pour exprimer l’imperfection de leurs pensées, de leurs personnages et moi je meurs étouffé sous un monceau de cadavre de personnages, vécus, fantasmés, écris, envisagés. Je jalouse ceux qui reviennent de là. Et je jubile pourtant d’y être.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #écrire

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Publié le 17 Mai 2016

Je me suis un homme dans une société déviante ; ma société, notre société à déviée de sa révolution initiale. Ce n’est pas une conjecture, c’est un fait. J’écris depuis une société malade. Quoi que … elle n’est pas malade, elle est aveugle, idiote et conne, et sorti des lieux communs qui fleurissent dans les bouches mièvres de la doxa et sur les frontons des journaux à la place des titres, ni la connerie, ni  l’idiotie, ni le handicape d’être aveugle est en soit une maladie. Je viens à la vie dans une société dévoyée qui se croit encore fièrement au sommet de sa gloire ; gloriole occidentalo-centrée qui pense qu’elle est toujours à l’avant-garde d’un mouvement mondial. Mais le monde tourne, sans elle, sans nous, la société s’en fout, moi pas. J’écris dans une société qui a scié tous ses étayes idéologiques, ses valeurs, ses convictions, sa foi, ses idées ; il ne reste que le bout du nez des pantins du pouvoir pour gouverner des crises comme un capitaine corsaire manoeuvrerait son navire par une nuit de tempête au milieu des récifs ; demain ne restera plus que le récit des morts, de la coque éventrée et de toute la bonne volonté, ustensile désuet pour barrer son bateau dans le noir.

C’est pathétique parce que plus personne n’est dupe.

Nous sommes loin de la catharsie, alors les auteurs de la semaine et les écrivains du dimanche ne semblent plus bander pour la nation, ils tirent des lignes pour le cynisme du présent comme on se retient à la bouée bafouée par les flots. Je n’en veux à personne, seulement à moi d’avoir laissé échappé le semblant de cap que je souhaiter retenir. Écrire sans ce cap, c’est se laisser couler au fond du moule, c’est ne pas échapper au détermine d’airain qui brise les reins des teneurs de plumes littéraires.

Je vous promets, j’aurai tellement aimé avoir du talent.  

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #écrire, #Réflexion

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Publié le 15 Mai 2016

Je ne suis pas un super héros. Cette phrase glanée mauvaisement sur une page internet qui parlait de Miss Marvel constitue une très mauvaise accroche pour débuter un article. C’est bien vrai, mais je suis parti avec ça, du coup j’assume, je creuse, je dilue et je déverse des mots. D’accord ce n’est pas de l’écriture déverser. Mais ça fait le travail, c'est-à-dire que ça consomme de la bande passante et de l’espace de stockage dans un des serveurs de l’internet du monde. Et tenir un blog ce n’est pas autre chose. En tout cas dans la situation dans laquelle je suis ce soir. Un homme, un petit écrivain, et un grand fatigué. Ce n’est pas chronique, sauf si vous faites la chronique de mes nuits courtes. Trop courtes, déjà la nuit d’avant qui s’était arrêté tôt matin, ensuite la nuit d’après a été longue, le réveil soleil, et là j’use et abuse de mes yeux ouverts.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 14 Mai 2016

Comment est-ce que l’on accouche de soi ?

La question est socratique, idiote et porteuse de son propre lieu commun.

Pourtant.

Comment est-ce que l’on accouche de soi lorsque l’on a perdu l’instinct de le faire, lorsque l’on a prit pour habitude de s’inonder la cervelle de stimulus en tout genre pour noyer l’animal primitif en soi.

Oui, comment parvenir à écrire de nouveau lorsque l’on n’est plus qu’une infinie fuite en avant qui ne sait même plus à quoi elle veut échapper.

Mais je ne suis pas une fuite, je ne suis pas en avant, parce que dans en avant il y a de l’avant-garde et que je donnerai tout pour être dans l’avant-garde. Mais je ne garde rien. Je n’avance pas. Je ne suis pas une fuite, je suis une brindille prise par les flots d’un fleuve qui m’emporte.

Nous en sommes tous là, c’est à cette bitte probatoire que je me raccroche. Mais je n’ai jamais accepté la norme comme une excuse. Je ne peux pas me ranger sous la houlette du nombre pour justifier ce que je n’accepte pas.

Alors peut-être que nous en sommes tous là, mais je vois et j’admire ceux qui n’en sont pas là qui par leurs présences rappellent à ma conscience l’amertume d’être où je suis.

Ici et nulle part. Même pas ailleurs.

Alors je le répète, comment fait-on pour s’accoucher soi-même, alias comment fait la brindille pour s’échapper du fleuve ?

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 13 Mai 2016

Il y a des jours, des matins morts qui sont midi, des dieux du ciel tout gris. Il y a des jours comme des décharges où se dévide l’amer des bric-à-brac des cœurs, c’est un lieu puant, public béant livré à lui-même et même moi je délivre rien que du pue lubrique récolté sur le banc où mon cul pose son temps perdu. Il y a des jours toujours, des encore, toujours, il y a toujours tout le temps perdu qui s’accumule en strates sédimentaires ; j’en sui s l’auto créateur sémantique, le séant identitaire posé face cachée sur des lignes élémentaires même s’il n’y a pas de risque que je fasse école ; au mieux je récolte la peine à bras le corps, comme des litres de sueurs qui s’écoule en verve sécuritaire. Je n’écris pas, non ce matin de midi j’évacue, je laisse au loin ce qu’est un trop plein, je laisse sortir la crise cardiaque, j’en vise des pages que j’arrache mentalement pour me torcher avec, insurrection en sudation, je ne cours pas je marche sur un fil sur lequel je vais finir par me faire trancher la voûte plantaire et me vider par le bas, comme le pêcheur évide le fruit de son filet. Ce matin je ne suis pas naît et je n’échappe pas à la nasse.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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Publié le 11 Mai 2016

Est-ce que je suis malade d’écrire ? Non je vis, je n’écris pas mais je vis, ma vie, et l’on ne peut pas être malade de vivre ; ou alors c’est tout en spleen et ce n’est pas mon idéal. Qu’est ce que je fais de ma vie ? J’écris et je ne suis pas fou, puisque je vis ma vie à l’envie et de l’intérieur ; et j’écris des livres qui existent avant tout dans mon crâne, c’est là que je cris en silence les brouillons de sous culture où bouillonne ma culture pop. Je ne suis pas un pape, mais un coq en pâte avec un harem de livres mort-nés en gestation dans la poche gastrique de mon cerveau. Mes mots je les régurgite régulièrement en noir & blanc. Je suis un auteur mort-né qui frôle la bordure marginale des bordels de rues, je descends souvent les signes de ponctuation parce que j’aime éructer en secret le rythme narcissique de ma prose bancale, c’est banal, comme de sortir sa queue pendant une bacchanale au lieu d’écrire des livres qui ne finiront jamais dans les anales du bac. Je ne suis pas malade d’écrire, j’ai juste besoin d’une césarienne limbique pour m’aider à coucher mes mots sur de papier d’éditeur. Je n’ai pas peur mais je fais taire mes mots sous le couvercle de fer d’une paresse pudique, d’une pudeur qui me voile comme la femme dénudée qui ne sait pas se complaire dans sa complète nudité.

Pour qui je parle ? Pour moi.

Pour qui j’écris pour moi.

Non je ne suis pas fou, et je ne parle jamais seul. Pourtant depuis sept ans bientôt je n’écris que pour moi, comme un solo de jazz ou une saillie masturbatoire.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 10 Mai 2016

Il y a quelques heures j’avais envie de violence ; de ressentir le violent sentiment de vivre ; la violente sensation d’être vie. Et actuellement la seule violence que j’éprouve c’est le mal de crâne qui frappe dans ma tête.

Besoin de fracture ; fracturer les lignes ; fractionner le réel pour me glisser dans les anfractuosités du monde ; où ça ? Là, dans les petites failles ; tectonique du réel pour un glissement sémantique ; j’avais le feu de croire que je pouvais encore creuser, frapper, marteler jusqu’à diffracter les couches de la réalité.

Au bout de la ligne je suis rentré, je me voyais déjà en haut de mon cul à pilonner le clavier, démence virale des mots avec violence verbale en guise d’outil que je n’ai pas. Au final c’est derrières mes yeux qu’une chose cogne ; et ce n’est pas ma conscience : et ce n’est mon ambition ; rien qu’une tempête crânienne.

J’ai l’article atonal de par mon écrire médiocre. J’ai la médiocrité hormonale avec le chantre du printemps dans le nez. J’ai l’esprit de retour qui veut aller au lit avec la présence du silence. Tirer un trait solitaire et sombrer dans le sommeil jusqu’à un miracle.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 8 Mai 2016

Un jour une suite en France ; un enfer sournois dans une vieille boite en carton au détour d’un vide grenier. Je ne suis pas un gredin, je ne suis pas fou, je n’ai trop rien de folklorique mais je flâne, affairer à regarder en bas histoire de couper les visages des autruis qui sont là autour de moi au niveau du visage ; j’en connais les bouches mais j’ignore leurs regards. L’âme est dans le regard ? Alors je frôle des êtres sans âme, des zombis ou peut-être des femmes. Qu’est ce que l’on peut observer dans la bouche des gens ? Quelle métaphore se loge dans la bouche ? Je ne sais pas et pourtant c’est elle que j’ai frôlé ce matin. D’autres que moi frôlent la mort. Et alors ? C’est gratuit ? Non, c’est payant donc je dis ce que je veux, la merde que je veux sort de ma bouche je la contrôle et je peux la choisir contraire à l’autre. Je suis là pour mieux partir, mais je suis là pour durer aussi, six ans un jour et bientôt sept, de l’âge con à l’âge des raisons, je peux bien être le maître de ce petit et minable monde.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 3 Mai 2016

J’ai échoué à visiter bien des ports. J’ai échoué surtout à prendre des navires comme on échoue à saisir les occasions. J’ai donc échoué à m’échouer et pourtant j’ai échoué sans raisons, les malles toujours pleines prêtes à partir, trop bien pleines, trop bien prêtes et je suppose que ce n’est pas ainsi que se dessinent les vrais voyages ; la délivrance.  J’ai échoué sans tripes, évitant de rendre les miennes sur le pont d’un bateau, je suis resté à quai amarré quelque part entre je ne sais où et je ne sais quoi. Et j’ai pourtant échoué à échauder toutes les putains du port, j’ai raté le meilleur sans deviner le pire avec la mollesse partisane de ceux qui n’ont pas su partir. Inévitablement, en échouant mes départs j’ai échoué mon retour, je ne suis bon qu’a effleurer la côte comme un léger ressac ; je mouille un peu les pieds des femmes avec la vigueur flasque de la brise quand elle est marine, tandis que j’ai mes pieds ancrés dans le sable mouvant ; même pas besoin de bitte pour nouer mes cordages et prétexter un lien pour ne pas quitter le port. Non, j’ai seulement échoué, comme le sel sur les rochers ; je cristallise en surface pour un peu d’amer et j’ai loupé la mer, je n’ai pas su la prendre et elle n’a pas voulu me prendre. Et même si je devrais pleurer je ne fais rien comme il faut. Debout sur le rebord du quai comme debout sur la frontière d’un monde j’erre sans oser basculer car la marée est basse.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #voyage

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Publié le 30 Avril 2016

Sur l’écran les radins et l’écrivain se retrouvent. Ici, lui et moi ici. Un troisième type doit être dans le coin. C’est un retour, un come back qui pue un peu quand même. Normal un des hommes à libéré ses vents intestinaux. C’est l’encre, encore l’écran, c’est l’encore, un cran au dessus, c’est le clavier, un musicien sur un clavecin de plastique, c’est la pratique, l’antique résonnement, un gargouillement caverneux, grosse tête et des mains, de la terre de sienne, la main au cul au pied du mur, la main au mur ; mauvaise peinture en graffite, le noir du charbon et l’ardent qui brille sous le météore, et alors ? Alcoolique revenu de tout, d’un dernier verre et du goût des pastilles à la menthe pour le goût d’un cigarette mentholée, une Emma blonde imprimée sur un billet, doux papier plié pour tuer les mouches, génocide arménien à peu près, je martèle encore, l’enclume et le marteau qui façonnent la faucille mécanique, comme mes doigts, comme la coupe d’un coiffeur fou, un ours brun d’origine danoise qui regarde le soleil passer dans le ciel, quatorze fois des animaux dans regardent au travers de leurs cages pour vérifier que les hommes sont là pour les voir.

Bien à moi ici.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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