Articles avec #chronique chaotidienne tag

Publié le 18 Septembre 2017

Elle porte une jupe pourpre, plissé, qui lui tombe au dessus du genou. Ses jambes portent des collants opaques noire. De là où je suis je ne vois pas ses chaussures. Sur son dos son sac qu'elle porte comme une étudiante et une veste en jean délavé comme une jeune femme des années 80. Elle a les cheveux châtain ondulés, ou plutôt gaufrés qui lui tombe au milieu du dos là où l'on remarque ses pointes blondes. Bien sûr elle a le nez, qu'elle a admirablement retroussé, dans son portable parce que nous sommes en 2017 et au coin de la rue elle attend. Elle se tient là indifférente à l'agitation de la rue, absorbée par son téléphone, indifférente à l'aura qu'elle dégage dans cette posture anodine et grandement érotique. Le monde tourne autour d'elle, l'érotisme tourne autour d'elle, d'autres regards que le mien s'attachent à son image et pourtant elle est indifférente à tout cela et c'est cette distance induite par son absence qui la rend si singulière.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 16 Septembre 2017

Il y a longtemps qu’une journée n’a pas ressemblée à cela.

Dehors je laisse l’été et ses indiens sécher le linge suspendu au-dessus du sol bien plus sec que le linge. A l’intérieur de la télévision il y a le Montpellier Handball qui affronte une équipe de Macédoine en ligue des champions et Michaël Guigou continu de briller sur le terrain alors que plane sur lui l’ombre d’un dinosaure. Ce matin je me suis réveillé avant le soleil, les étoiles étaient belles et la lune n’offrait qu’un mince croissant. Dans ce froid dont je suppose qu’il fait fuir les indiens de l’été je suis parti chiner, comme souvent le week-end. Une fois, deux fois, trois fois, quatre fois et même cinq fois je suis descendu arpenter les rues, les places et les stades à la recherche de trouvailles diverses et variée. Je suis rentré à temps pour sortir le linge, passer à table et dans un dernier geste noble de paresseux aller faire la sieste.

Il y a longtemps qu’une journée n’a pas ressemblée à cela.

Je suis sorti de la sieste pour retrouver le goût du café et trier, nettoyer, photographier et ranger les babioles récoltées ce matin tout en regardant une partie de tout le sport téléviser qu’offre les chaînes le week-end. Foot, tennis, formule un, handball, je m’en délecte et j’en profite autant comme berceuse que comme madeleine. Je pourrais me pousser jusqu’à la douche, je pourrais donner dans le balais, le jardinage, le repassage et faire briller mes talents d’homme d’intérieur mais je préfère me refaire un café et regarder encore une mi-temps et puis l’autre et puis l’autre sport jusqu’à ce soir, jusqu’à demain et jusqu’au prochain vide-grenier.

J’avais oublié le plaisir de ne rien faire.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 26 Août 2017

D’aussi loin que ma mémoire télévisuelle me permet de me rappeler, j’ai la sensation d’avoir toujours vu à la télévision les publicités pour ces collections par abonnement qui s’étalent sur des jours, des mois, des semaines et peut-être même des années ; les minéraux, les voitures miniatures, les statuettes de chats, fabriquer un corps humain, une maquette de bateau, un réacteur nucléaire et tant d’autres encore. Je ne me rappelle pas avoir eu envie de ces collections, dans mon souvenir je trouvais déjà ses collections artificielles, désuètes, un peu beauf, beaucoup kitch, et surtout ça sentait le vieux. Collection Atlas, collection Altaya, la collection par correspondance ça ne me semblait déjà ne pas être fait pour moi et plus largement pas pour les jeunes non plus.

Et mon impression est restée ainsi inchangée depuis des années. Avec la force de l’habitude je n’ai même plus prêté attention à ses promesses télévisées qui souhaitaient faire de moi l’acquéreur heureux d’une tonne de babioles sans intérêt. De toutes les façons c’était comme les conventions obsèques et les couches pour adultes ça ne me concernait pas.

Et puis insidieusement ces derniers mois, ces derniers jours et je suppose peut-être même ces dernières années les objets des collections par correspondances se sont mises à cibler ma génération comme souvent Lara Croft était en avance, après elle la culture comics book et puis une foule de babioles en mesure de devenir objet de désir des vieux que nous sommes en train de devenir. C’est la sortie dans tabac presse de la collection Olive & Tom et Assassin’s Creed qui m’a fait prendre conscience de cela. Nous sommes devenus une génération assez adulte et assez vieille pour faire nos collections par correspondance. Je ne sais pas vous mais ça me laisse comme un goût de vieux biscuits mous et éventées dans l’arrière bouche de mon cerveau.

Mais oui, j’ai acheté Oliver Atton … mais j’avais besoin d’une petite dépense pour caser un gros billet. Mais je ne suis pas fier pour autant …

• Figurines exclusives

• Entre 11 et 14 cm de hauteur

• Réalisées en PVC

• Peintes à la main

• Base spéciale imitant la pelouse

• Figurines décorées avec un grand réalisme

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Réflexion

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Publié le 25 Août 2017

Il n’y a pas eu d’orage en ce 25 août, en tout cas pas ici et pas encore. L’air avait beau être lourd, pesant, collant et le ciel blanc de gris, rien n’est tombé, pas ici, pas encore. Le voisin d’habitude si prompt et angoissant à vivre les fenêtres et les volets fermés a ouvert en grand les ouvertures qui transpercent sa maison. J’entends la radio, il y a toujours la radio dans son garage ou dans sa cuisine, il écoute RFM, ça pourrait être pire autant que ça pourrait être mieux. Par le fenêtre dont je devine qu’elle donne sur la salle de bain (à moins que les voisins aient de curieux goûts en matière de décoration de chambre) j’ai cru voir sa femme avec un haut à paillette, c’est curieux. Il n’y a rien a à priori rien à fêter un 25 août … J’entends les enfants jouer, c’était à dire faire du bruit, mais je ne peux pas les voir, ils ne sont pas encore assez grands pour que leurs têtes dépassent du mur au pied duquel ils jouent, et vu que ce mur doit faire 1m80 ou 2m00 je ne suis pas prêts de les voir jouer là. Mais j’entends très bien le son de leurs voix nasillardes s’égosiller dans ce qui doit être un jeu et les parents de les reprendre parfois pour qu’ils baissent d’un ton. Tout cela est banal, tout cela est normal, le voisin s’affaire au barbecue et le soleil déjà se penche sur l’horizon. La seule chose étrange et discordante dans ce tableau de mon voisinage ce sont les notes de saxophone ou d’un instrument à cuivre du genre qui s’échappent de chez lui. Le son semble réel, pas issu d’une radio ou de la télé, un son réel qui s’échappe du corps d’un instrument que je ne vois pas mais qui semble là. C’est pourtant la première fois que je l’entends, je veux dire chez eux. C’est curieux, c’est bizarre, je me demande qui souffle dans l’instrument alors que toutes la famille semble affairée.

J’aime avoir du voisinage, c’est plus divertissant que la télé réalité.

Chronique de mon voisinage sans intérêt (la chronique pas les voisins)

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 24 Août 2017

Je ne suis même pas sûr de pouvoir expliquer ce qu’est un bon feed Instagram, même pas sûr non plus de bien cerner ce qu’est un feed sur Instagram et par-dessus tout je ne suis vraiment pas certains que l’on puisse étendre le principe d’un feed Instagram à son blog. Mais si je ne me trompe pas en entendant le feed comme un principe de ligne éditoriale, je devrais pouvoir assurer ma production numérique renommée et visibilité en produisant un bon feed et en me tenant à une forte ligne éditoriale. Malheureusement tout comme mon Instagram navigue entre les eaux troubles de mon inconstance et de mon dilettantisme, ce blog navigue entre deux ou trois eaux. Et moi le soir je rêve pourtant d’un espace uniforme et cohérent qui s’étalerait comme des champs élyséens au-devant de visiteurs qui viendraient par millier.

Huit ans que je creuse cette mine, et maintenant je voudrais ramener de l’or, des pierres précieuses et des touristes dans mon trou sombre.

C’était confortable de chroniquer mes jours de juillet, voilà qu’en août je renoue avec les affres de l’inspiration et les gouffres des redites. Je crois qu’un jour vraiment je me collerai à différentes chroniques comme j’en ai quelques qui végètent dans mon crâne … oui, des chroniques qui viendraient rejoindre celles du chaotidien et celles des livres chinés en vide-grenier. Mais pas aujourd’hui parce que là il est l’heure de goûter de de foutre en l’air mon pseudo feed Instagram.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 23 Août 2017

De l’Italie restent les lacs, la verdure, la Suisse, le ciel, les nuages qui s’accrochent aux reliefs, les routes qui serpentent, les viaducs, les tunnels, et la cathédral de Milan qui s’impose comme un géant de marbre blanc ; un vaisseau aux flancs duquel s'agrippent et grimpent des centaines de statues et des sculptures précieuses qui scellent la splendeur de l’édifice pesant échoué par hasard sur cette place grise, il reste le pragmatisme monumental de Milan qui balaye d’un revers d’architecture ce qui peut être attachant dans une ville, reste le charme des villes de moindre ampleur, le coeur de Varèse et les beautés faussement méditerranéenne des rives du lac de Côme qui se cisèlent d’une rive à l’autre et qui s’accostent par bateaux ancien dont le charme suranné des bielles et des roues à aubes agît toujours comme une magie de 90 ans.

Comme les lacs je retiens cette eaux du sol au ciel, de la surface aux nuages et puis l’orage qui vide les rues et les ruelles et lavent les corps et les esprits de ceux qui marchent sous leurs pluies d’été, le retiens le ciel, lorsque les étoiles dessinent des grandes ourses et des constellations sans lune et que par-delà la ligne de crêtes des collines et des montagnes je vois les orages gonfler les nuages de lumières électriques, je retiens les alludes qui tournoyaient sur le toit de l’église d’où la vue était panoramique, sur le sommet du relief, sur le toit d’une église à défaut d’épouser dieu je pouvais épouser tout le paysage, et des églises et des lieux saints et les pierres de dieu il y en a beaucoup, partout et les cloches sonnent et elles sonnent encore et leurs échos résonnent dans la vallée et puis dans le cœur de la cathédrale de Milan il y a la statue de l’écorché, le Saint Barthélémy de Marco Agrate qui trône sans raison dans un recoin de la cathédrale et qui tranche avec tout le reste drapé dans sa peau vide et dans l’aura de son infini modernité et de son aura de transparence, surprenant et fulgurant.

Et pour le reste de l’Italie, les odeurs et les routes, les lueurs, la rosée dans l’herbe dès la nuit tombée, les pas dans l’eau du lac, les ruelles et les escaliers et puis Google Photo l’impossible œil par-dessus votre épaule et la télé italienne qui diffusent les championnats du monde d’athlétisme et la chute de Usain Bolt et le lit qui grince, et les bouteilles d’eau fraîche, la brosse métallique pour récurer le barbecue et la pizza bien sûr.

Quelques jours en Italie

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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Publié le 21 Août 2017

Bonsoir à tous,

Bonsoir à moi.

Bonsoir ce blog,

Bonsoir internet,

Bonsoir la France,

Bonsoir l’Europe,

Bonsoir le monde,

Bonsoir la Terre,

Bon sang ne saurait mentir,

Bonsoir les mots,

Bonsoir les lignes,

Bonsoir le soleil qui se couche,

Bonsoir le ciel,

Bonsoir les photographies,

Bonsoir Google,

Bonsoir les lacs,

Bonsoir les cinquante mots qui ne forment pas de phrases,

C’est le retour du blogueur,

C’est le retour de l’auteur,

C’est le retour de l’artiste,

C’est le retour du jour le jour,

C’est le retour des décomptes,

C’est un retour chronique,

C’est le retour de l’écriture,

C’est le retour de la création,

C’est le retour de l’horloge,

C’est le retour des réseaux,

Le tour du monde en quelques lignes,

Le tour de la toile en quelques instants,

Le tour de la magie,

Le tour de la nuit,

Le tour des instants volés,

Le tour des 80 jours,

Le tour de la France,

C’est à mon tour de m’y mettre,

La poésie est posthume,

La prose est posée,

La peine déposée,

La péroration est de mise,

Pas de plume ni de voile,

Faut être pugnace,

Faire plier,

Le courage de la ponctuation,

Et aspirer au punctum sans jamais rien abandonner derrière soir,

Juste l’historique jusqu’à demain

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Chronique chaotidienne

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Publié le 10 Août 2017

Je ne sais pas trop quoi écrire ce soir. Je pourrais me cacher derrière l’idée de partir en vacances mais je ne pars pas ce soir, je ne pars pas demain non, je ne pars que samedi. Je pourrais alors me cacher derrière l’idée que j’ai déjà rédigé une dizaine d’articles d’avance pour ne pas avoir de trous de publication durant les vacances. Ce soir j’ai seulement sommeil et seulement quelques minutes avant minuit pour publier ça.

Un ça de 200 mots.

Un paquet tout compris, comme une boite de médicament générique.

Les yeux petits qui tombent comme les stores se baissent sur les fenêtres du vis-à-vis.

Quelques mots encore et je pourrais me mettre au lit, sous les draps et me laisser glisser dans la nuit, avec un peu de chance dans les rêves même si je ne suis pas de ceux qui contrôle leurs rêves. Mais je me contente tout à fait de cet espace d’avant sommeil entre chien et loup, ce moment d’avant l’endormissement où l’esprit divague sans réellement partir en rêve.

Les yeux qui tombe et je laisse tomber le café, je laisse même tomber le cap, on éteint la lumière et on passe le générique.

Demain je serai là.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 8 Août 2017

Il y a quelques jours, sans m’y attendre j’ai reçu un mail de Google Maps Timeline intitulé retour sur votre mois de juillet. J’ai découvert le Google Dashboard il y a quelques mois (années ?) par pur hasard en cherchant à modifier une donnée dans mon compte Gmail. Cette découverte était aussi fascinante qu’inquiétante. Bien sûr je connaissais le principe et la théorie du big data mais c’était la première fois que je me retrouvais nez à nez avec ma grosse data. C’était vertigineux de remonter le temps, refaire les trajets, retrouver ses recherches Googles et essayer de se remémorer le pourquoi et le comment, etc. Ce qui était vraiment inquiétant à mes yeux et à mes oreilles c’est de réaliser que Google conservait toutes les requêtes vocales que j’avais lancée à OK Google.

C’était impressionnant mais passé la stupéfaction initiale j’ai repris une vie numérique comme avant sans redouter que Google en conserve une trace. Cela me procure d’ailleurs la curieuse sensation d’externaliser ma conscience. Mais lorsque j’ai découvert le Google Dashboard ce qui m’avait le plus surpris c’était la sensation que tout cela se passait en coulisse, sans que j’en sois prévenu et sans que ce soit mis en avant par Google. Alors lorsque j’ai reçu ce mail de Google Maps Timeline ça m’a surpris. Mais je ne suis pas en train de pousser des cris d’orfraie devant la grosse data que Google me jette au visage, je continu de trouver cela fascinant. Et puis sans contextualisation je trouve encore cette empreinte numérique de moi encore assez absconde pour que je m’en inquiète.

En fait si je parle de cela c’est parce qu’en recevant ce mail et en décryptant les traces de mon mois de juillet avec ma propre grille de lecture je me suis rappelé les pensées que j’avais lorsque j’étais au collège. A cette époque j’étais un jeune garçon terriblement timide et introverti, plutôt terrorisé par le monde et les relations sociales qui l’on est censé lier avec ses semblables à cette période de la vie. En bon adolescent angoissé par le reste du monde j’avais des pensées et des peurs qui n’étaient pas nécessairement rationnelles. Et justement à cette période de ma vie j’éprouvais une peur irrationnelle, celle que mes congénères puissent lire dans mes pensées. J’étais un garçon censé, raisonnable et plutôt correctement cultivé mais pourtant j’avais peur que l’on puisse lire dans mes pensées.

Je ne me souviens pas quelles pensées je redoutais que l’on découvre, je me souviens surtout de la peur que j’ai que l’on puisse les entendre contre mon gré. Peut-être que je redoutais que mes congénères réalisent à quel point j’étais différent d’eux, ou alors peut-être que j’avais peur qu’ils réalisent au contraire que j’étais comme eux. Mais peu importe pourquoi, ce dont je me souviens c’est la peur que l’on puisse lire mes pensées. Ce n’était pas de la paranoïa, je ne supposais pas que j’étais le seul à pouvoir être victime d’une exploration non consentie de mes pensées ; je voyais le fait de lire dans les pensées des autres comme une arme. Et pour me rassurer et me protéger de cette pensée anxiogène j’imaginais le jour où l’on pourrait inventer la machine à matérialiser visuellement les pensées des gens. J’imaginais alors soumettre des semblables à cette machine et je me rassurais parce que dans mon imaginaire mes pensées étaient alors plus estimables que celles que je prêtais à mes congénères. Malgré le fondement parfaitement fantaisiste de cette peur, j’avais en fait, je crois, l’intuition qu’une société de la transparence était une mauvaise chose.

Ce que je redoutais je pense c’est que l’on piétine mon jardin secret. Et je suppose que je me rassurais en me disant que les jardins secrets des autres devaient être moins enviables que le mien. Cette époque du collège où je redoutais que l’on lise mes pensées secrètes lorsque nous faisions la queue pour rentrer dans la cantine est un temps qui remonte au siècle dernier. Un temps d’avant internet et c’est toute la différence. Parce qu’aujourd’hui lorsque je reçois un mail de Google qui rend transparent mes déplacements, mes trajets, mes espaces, mes recherches, je trouve cela amusant et fascinant mais il y a 25 ans c’était ma pire angoisse.

J’ai grandi, je suis devenu plus vieux, peut-être même plus adulte, je n’ai plus peur, je suis devenu écrivain et je fais de mon jardin secret la matière de mon écriture et je m’amuse de laisser Google poser sur moi son œil intrusif et d’en faire la matière de sa fortune.

Les temps changent, je crois que moi aussi.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Je est un Blog, #Google

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Publié le 31 Juillet 2017

Des visiteurs en viennent tu, en voilà ! Et n’en voilà moins aussi,  pour ne pas dire pas. Un seul mois, une trentaine de chroniques et par deux fois au moins j’y parle de visiteurs, de lecteurs, des gens qui passent volontairement ou par hasard sur mon blog. C’est trop, c’est peu et c’est trop, mais pour un blogueur je crois que c’est plutôt cathartique d’en parler.

Je n’ai pas besoin d’avoir le plus de visiteur possible parce que tout le monde le sait, j’ai un grand sexe, du coup j’ai moins de chose à compenser. On peut bien dire que l’on blog pour le plaisir, le geste gratuit et anonyme,  je continu de penser que tous ceux qui disent qu’ils ne se préoccupent pas de leurs audiences sont des menteurs doublés d’hypocrites et de lâches.  La seule véritable manière de ne pas se préoccuper de son audience c’est d’écrire nos mots dans des cahiers que l’on conserve précieusement dans son bureau, sa chambre ou sa cabane bref dans un lieu sûr où personne ne viendra les lire.

Dans tous les autres cas de figures, que l’on publie sur son blog, chez un éditeur, au compte de soi-même comme auteur et éditeur, sur une plateforme lettrée de partage de textes, et même sur Facebook, nous sommes toujours dans un rapport d’intérêt à ceux qui sont là, lisent ou ne lisent pas. Il n’y a pas de honte à écrire pour être lu.

Pas de honte à bloguer pour être vu.

La communauté des YouTubers devenus garant dans la hype 3.0 passent leurs temps à inviter leurs spectateurs à se manifester, avant eux la première vague des blogueurs réclamait aussi son dû en commentaire, et je suis sûr que même dans les grottes préhistoriques les peintres espéraient que leurs congénères viennent éructer leurs intérêt plein de curiosité.

Et voilà que se termine le mois de juillet, chronique du dernier jour de juillet avant de convoquer le terrible nom des aoutiens et je regardais donc les statistiques de mon blog en me disant que je venais peut-être de faire un bon mois de juillet et que la forme chronique était peut-être un plus. Mais non, après vérification j’ai souvent eu de bons moins de juillet.

Donc rien en  fait.

C’est la chronique inutile du trente et un juillet.

Je vous laisse seul juges

Je vous laisse seul juges

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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