Publié le 31 Mars 2012

N’a pas envie ; le sens de la nostalgie qui le regrette un peu, ne le rejette pas ou alors comme la mer qui rejette et reprend dans le même mouvement ce qu’elle rend parce que la mer ne donne pas, elle rend ce qu’on larve dans son corps, elle rend ce qu’on lui injecte, la mer jamais ne donne, sauve peut être le mal de la même espèce ainsi que celui des profondeurs ; pas en vie, pas en verve, pas dans le temps ni le bon tempo, la fatigue palpable comme le souffle bruyant des pales du ventilateur au plafond ou hélicoptère lumineux pour ondes cérébrales lapidaires, lamentable ; les pièces dorment ; dormitude larvée ; mot à mort mon amour, tes mots au pied du mur de mon amure, ton amour en écumer asséché sur le sable, tu ne peux rien donner, pas plus que de rendre, tu ne peux que reprendre ce que tu crois redonner comme si redorer le lustre de ta parole pouvait sauver la désuétude de ta condition ; inconditionnelle torsade de chiffon aux formes informelles et inconstantes qui esquissent parfois des formes de femmes, parfois déforment l’effort d’enfer que tu fais pour passer l’éponge, l’éponge ou le chiffon, serviette sur les épaules pour s’essuyer les mains, surtout le revers ; je n’écris jamais à revers, jamais à contre cœur, juste parfois à contre temps

 

# temps contre soi # chiffon et poupée # et ta sœur ?

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Publié le 30 Mars 2012

Décider comment quoi, décimer les ondes longues, courtes ondes aussi à y être, radiographie déambulatoire des ondes dans le corps ; le choc névralgique sous la nuque raide, le cœur qui crisse comme le sable sur le derme, un tapis de mousse sous les pieds, mousse végétale et organismes organiques qui grouillent sous toi puis rampent sur toi puis entrent en toi par le nez, les oreilles pas la bouche laissée libre pour l’air, il n’est pas question de te tuer, de te voir clamser la boucher ouverte ; tu es juste un charnel incubateur des matrices amoureuses, char d’assaut à deux bras, puis deux jambes jusqu’à geindre entre tes lèvres le soupir gémissant qui souhaiterait se défaire du statut pieu de génitrice ambulante ; moule imparfait des dimensions humaines à moins que tu ne sois le moule parfait des imperfections humaines dans le deux cas la coupe est close, le vase est clos, la boucle aussi, du souffre au feu puis au souffre encore, trois petits coups et puis s’en vont, le ventre toujours trop plein de sentiments, la bouche toujours trop ivre des fluides organiques ; ce n’est plus une danse c’est une caricature, un geste lourd, un peu puis deux, tituber et trembler et la France sous ses yeux creuser pour toi la tombe de ses cernes

 

# le cou tordu # la nuque raide # massage palmaire # palpation mammaire

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Publié le 29 Mars 2012

la grande indifférence qui fait saigner, technique éculée de la séduction par l'indifférence, pouvant aller jusqu'au mépris parfois si la proie à séduire reste indifférente à votre indifférence mais que se passe t-il si la proie méprisée est aussi indifférente à votre mépris ? et bien vous êtes pris, saigné par le grand dédain, tel est indifférent celui qui croyait l'être - bien que celui et celle qui depuis le début est resté indifférent à l'indifférence reste aussi après indifférent à toutes formes d'indifférence pouvant ainsi contracter le titre de grand dédain car le votre est toujours moins vrai tant qu'il est instrumentalisé par vos désirs de conquêtes ; faire saigner la grande indifférence, le viol ou la vengeance, attention l'attention sur le point d'être prise comme un conquérant en territoire à coloniser ; l'indifférence sera un jour un territoire sous le joug de mon drapeau, de mes appeaux, mes attributs, la ponctuation de ma présence perlant sur la peau satinée de ton derme qui n'indiffère plus que la foule anonyme des baltringues qui depuis déjà toujours c'est à dire longtemps vivant sans l'indifférence ni la constance de l'attention, juste à coté de toi, juste dans tes jours, dans tes nuits, dans la peau identique de tes ressemblances, quand on est pareil on ne peut ni être indifférent, ni être différent, ni être déférant, on est juste soi, l'autre ou soi on est pareil ni attentionné ni indifférent, juste là

 

#l’indifférence des baltringues # la technique de l’indifférence # ou du pareil au même #

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Publié le 28 Mars 2012

je suis le mal, la blessure originelle, la source, le Styx monstrueux qui charrie l'enfer, fleuve de douleur, je suis le geyser d'où jaillissent les lames rouillées qui transcende le ventre de la terre et transperce ton cœur comme l'orbe noire des maudits ; impossible correspondance des demoiselles en détresse, pas de SOS juste l'usure des soins, le gris au tempes, l'usurier des sagouins saccageur des poupées de chiffons, des salopes et des brassées de fleurs rouges ; le fossoyeur le dos courbé à creuser un sillon puis un autre puis un champ et puis la terre et puis les tombes et puis les grottes et puis les vallées des fleuves et puis jamais je ne touche le fond, sauf peut être le fond de ton âme car ton cœur n'est déjà qu'un champ aride de sables et de cendres ; le sable pour le temps, la cendre pour le feu. Je suis le bouc éviscéré émissaire d’une parole défaussée ; le mâle est le mal et les maux en roulette russe se logent dans ta tête crottée de petite souillon, cheveux sales et rimmel rouge de mauvais goût sur tes yeux qui ont le mauvais goût de vouloir lancer la foudre mais les dieux ne logent pas dans tes yeux, tu peux lancer des cils autant que tu voudras c’est vent dans les arbres

 

# composition florale # audience des yeux # absurde avertissement # formule péremptoire

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Publié le 27 Mars 2012

et merde je n'ai rien à dire - on fait quoi avec ça ? - je ne suis même pas sûr d'avoir un sens de la poésie ; ventre creux, tête vide, trou au cul et bague à l'âme, on l'inverse vague au cul et trou à l'âme ; aucune leçon de légalité ; deux mots plus deux mots plus eux mots plus ceux mots plus ; peut-on embobiner la foule avec un discours sans queue ni tête ; on le fait bien tous les cinq ans, la course au discours et à la guerre au dictionnaire, on les porte au pilori de nos amours politiciennes, en tout cas on les tolère au point d'aller remettre notre destinée et nos idéaux entre leurs mains, alors moi pourquoi je ne pourrais pas un jour de temps en temps lever les bras, brasser l'air d'un air sérieux et entendu et dire n'importe quoi ou pas grand chose de plus, juste dire des mots me contentant de la posture ; plus de mille jours à poser les jalons de la crédibilité de la-dite posture alors ça serai un choix de baltringue de ne pas en jouir ; prendre la pose plutôt que la plume et laisser agir ce qui fait l'esbroufe des temps normaux : l'appart et le paraître et moi je peux vous dire qu'il parait que je sais écrire, il parait même que j'écris, il parait que vous me lisez, il parait que j'apparais bientôt dans le principe des livres ; libre à vous d'en douter moi je prends le temps d'un soir la pause et plus la pose, quand à l'allitération - il a suffit que j'écrive ce mot pour réaliser à quel point il me manquait à moi qui aimait tant le placer et le faire ; de l'allitération mon plaisir, aliénation des voyelles et des consonnes à un retour récurant, j'étais un grand habituel de l'allitération et puis j'ai cessé et là enfin j'y reviens - de la prose elle continuera la posologie quotidienne des plumes qui plongent tous les jours

 

# le bal des baltringues # l’allitération ou la mort # du chocolat sous la ligne #

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Publié le 26 Mars 2012

La routine de la vie ; voilà une tournure affreuse, le luxe du privilège, l’inquiétante épée de l’embourgeoisement un mot si jubilatoire tant il roule en bouche de manière affriolante, je voudrais avoir de la bourgeoise plein la bouche à longueur de journée comme un militant d’extrême gauche affrontant une ligne Maginot imaginaire où flotte la tête du capital et les couilles de l’ordre systémique. Elle est affolante l’expression bourgeoise routine de la vie, elle est d’une platitude aussi sèche que le temps qu’il fait, que le temps qui passe mais séduisante sous certains atours séditieux pour ce qu’elle dit de choses parvenues, posées et immuables ; la routine de la vie a la verve aussi sentencieuse que pudique, elle couve l’innommable confort de sa propre existence. Le meilleur du pire et le pire de l’agréable ; la routine de la vie est tout à la fois le luxe nécessaire à rendre l’inacceptable condition humaine acceptable et en même temps elle est le poids mort qui plombe les ambitions humaines et les font couler au fond du fleuve, un fleuve noir et boueux qui s’écoule par une nuit sans lune ni étoile dans les abords d’une zone industrielle où les déchets charriés par les eaux se disputent aux cadavres d’animaux morts ; l’épée est aussi belle que sa blessure douloureuse et sous la parure de paresse et d’ivresse seule l’emphase que peut avoir un gros cul et la de graisse à la laiteuse laitance peut dire cela ; le gras de l’embourgeoisement prose et plume comprise

 

# la routine de la vie # embourgeoisement # art d’être gras # gaudriole de baltringue #

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Publié le 25 Mars 2012

quoi ? ; machine à essence diesel à encre bleue, ventre gros la plume repue et la viande dans le filet, la ficelle, string culotte en taille enfant, petite fille et papillons aux gros yeux, papillons de la nuit qui éclosent sous les terrils au fond des mines ; or et rien ; problème de riche, hors des mots un entrefilet s'écoule, ruisselle, s'infiltre dans le dos des sirènes, hors des mots la source, dans le creux des sirènes le trésor et dans les yeux des petites filles les diadèmes des princesses et pour les autres la peau des croquemitaines et le masque des araignées ; fils tendus dans le dos des voleurs, attaquant de la légalité on tranche les pommes d'amour comme on coupe les sorcières dans leurs élans – en plein vol ; le balais des voitures volées par-dessus les toitures et les ruines - ; dix et mille et la croix et une chemise verte, veste presque, cœur croisé, terreau d’une prose, poser la prose, pause dorée, passer la brosse ; 14 fois passer la brosse sur les cheveux en cascade qui tombent sur les épaules et le dos et cachent les coups de fouets, mille ou cent ce n’est jamais assez ou c’est déjà trop mais dresser les femmes n’est pas moins doux que de dresser les lions, les unes contres les autres, émoi contre les us et la coutume du moi contre les restes religieux, amoureux, misanthropes, haute-coutures ; joaillerie sur des yeux de poupée aveugle

 

# connaître les chiffres du bonheur # être nu en bateau c’est con # offrir son mot de passe à un hack s’il est nu #

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Publié le 24 Mars 2012

fatigue fastueuse, fracture frauduleuse, soyez bref - Farouk a mit le feu - ; ne cherchez pas à comprendre ; moi même je ne cherche pas à me comprendre ; cinq cent suites linéaires ; cinq fois la mort et deux fois la viande, une fois la crise et dieu qui danse sur nos montres et Damoclès qui donne l'heure # heureux événements # la naissance des baltringues # baltringue # l'indécence des gens ; les citadins sont qui, dès les premiers rayons du soleil, s'étalent dans l'herbe des parcs et des jardins publics à demi nus dans l'espace public vautrés dans l'impudeur de leur avidité solaire sont indécents, presque aussi cons que les campagnards qui viennent écrire à la terrasse bondée des cafés de la ville # paradoxe à cafetier # histoire de rien, un nuage de lait, un scintillement dans le regard et rien à voir avec un Cintia qui aura des paillettes dans son blush # les marionnettes avec un trou dans le cul # juste la lumière au fond du regard, un tunnel entre deux yeux et l'ombre derrière soit - ce que ne peuvent vérifier que les contorsionnistes et ceux qui ont des yeux dans le dos - je dormirai déjà dans deux lignes soit quelques mots # sommeil réparateur # je glisse l'architecture râblée de ma posture idiote dans le lit # vaporeux dans le train #

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Publié le 23 Mars 2012

le poulet et les doigts et la danse de celle qui en voulait encore plus # le piano et la queue # hystérie pudibonde, hystérie sous la peau, hystérie souterraine, hystérie sous tes reins ; raccord dissonante des corps buissonniers qui s'agitent s'écartent et se rencontrent ; contre à contre # alternatif # contre courant des os saillants ; la rame à contre corps, la peau râpée et le derme idiot on croit trop facilement à ce que dit la peau, ce que disent les mains ; pour les déments les mains en l'air ; de l'aube à la lumière et de la lumière aux néons ; la pellicule lomographique, l'œil dévoré des formes folles qui effilochent le paradigme amoureux et les paradis des courges blondes artificielles # du ciel et des cendres # austère traite du soleil du jour à la nuit, décrire les mêmes courbes, les mêmes droites, futurisme alarmant du mouvement et du temps ; je suis la lettre contre jour # parler dans le vide # la prière dans la bouteille et la bouteille d'éther pour s'en aller dormir, mourir ou tuer ou simplement tutoyer les nuages, les anges et l'écume de la rage, la si douce écume de la rage, folie douce # douze heures folles # des ombres fallacieuses qui dansent dans les yeux à l’orée du moment où le réel bouscule l’infra mince horizon des habitudes bétonnées

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Publié le 22 Mars 2012

toutes les actualités n’ont pas le potentiel hollywoodien d’une catastrophe naturelle.

 

Il y a un an le japon offrait au monde un triptyque terrible et fascinant ; séisme, tsunami et catastrophe nucléaire. En terme d’image le volet nucléaire de ce morbide triptyque n’était pas le plus spectaculaire, surtout comparé au volet tsunami, mais la catastrophe nucléaire possède un ancrage fort dans l’imaginaire collectif permettant à chacun d’y trouver un écho intime. Pendant des heures qui ont été des jours presque des semaines Fukushima a permis aux breaking news de crépiter dans la boite creuse que sont nos téléviseurs. Et nous, hypnotisés comme des moustiques par une ampoule grésillant dans la nuit. La catastrophe était nourrie par un flot ininterrompu d’images choc, images nouvelles alimentant chaque heures et chaque des jours la grande noria médiatique qui peut déverser un pathos brûlant sur les sensibilités offertes de téléspectateurs.

 

Le 11 mars 2011, le 11 septembre 2001; on a éduqué les gens au spectacle de l’horreur, insidieuse idée que l’horreur trouve une résonance dans le spectaculaire et on a justement vu fleurir plusieurs références à un imaginaire cinématographique dans les commentaires de ces catastrophes. Dans un sens ces deux événements devenus pivots fondamentaux d’un goût malsain pour l’apocalypse ont habitués le peuple au spectacle avant l’information. Je te montre les images, tu as peur puis tu jubile ou tu t’effraie et je recommence avec d’autres images avant que ta raison reprenne le dessus. Et le miracle du XXIème siècle c’est sa surabondance d’images # éducation des masses #

 

Et puis vient Mohamed Merah le croquemitaine enfermé dans le placard même si le placard est un appartement en RDC ; on a enfermé le croquemitaine dans le placard et il ne veut plus sortir et là c’est le drame par dessus le drame ; l’horreur des actes est bien réelle mais sans matière à mâcher les chaînes d’informations ces machines à recracher de l’image à forte teneur émotionnelle ne savent plus quoi faire, elles ne savent plus quoi dire ; la noria s’enraye - machine devenue folle qui s’agite en soubresauts ridicules et borborygmes pathétique, la machine médiatique s’écroule en elle même - incapable de masquer sa propre déchéance. Toutes les actualités ne possèdent pas la substance suffisante pour faire tenir debout le chapiteaux médiatique. Le drame sur le drame c’est que le cirque burlesque des chaînes d’informations devenu spectacle risible de lui même à fini par éclipser l’horreur et les enjeux réel de cet événement. La foule fustige ces journalistes qui singent l’actualité pour meubler les creux et les vides des trentaines d’heures de directe. Et maintenant que officiellement Mohamed Merah est mort je trouve symptomatique d’écouter la conférence de presse qui décrit l'assaut avec force de détails spectaculaire - nombres de cartouches ou cette scène où le forcené se jette par la fenêtre avec les armes à la main comme pour préciser que la violence de Merah avait été mise en scène par John Woo - comme s’il fallait que le spectacle reprenne rapidement le pouvoir. Dans son dernier fait d’arme Mohamed Merah aura réussi à faire une dernière victime ; les chaînes d’informations dont la crédibilité choie encore fumante dans cette rue de Toulouse où gît le corps de Mohamed Merah

 

la réactivité des réseaux sociaux est devenu plus rapide que celle de l'information ; la machine marche à vide

 

# Mohamed Merah # noria médiatique fonctionne à vide # retient la nuit # les cons # le vent #

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