Publié le 24 Février 2017

L’amour n’a pas de frontière, de religion, de sexe, de couleur. Les lieux communs non plus.

C’est avec ce genre de pensées que l’on fabrique des machines à brasser du vide.

Je ne suis pas méchant, je ne suis pas trop con, je ne suis pas un monstre mais je ne suis pas amour. Je dis cela comme un athée qui n’est pas amour comme dieu prêtant l’être. Je dis aussi cela comme les personnes qui avant moi ont choisi de dire qu’elles n’étaient Charlie. Moi je me cantonne à prétendre que je ne suis pas amour.

Si l’amour est réellement ce qu’il est censé être, c'est-à-dire l’expression la plus intime, la plus subjective et la plus personnelle de l’âme d’un individu alors l’amour ne devrait pas pouvoir être nommé, délimité afin de pouvoir entrer dans une phrase. L’amour serait un peu comme la physique quantique, il devrait être un concept permettant d’englober une infinité de nuances, de variations et de conceptions différentes. Mais si à l’inverse l’amour est nommé, délimité et s’il peut entrer dans une phrase en même temps que dans un lieu commun alors l’amour est une chose sans intérêt.

Les lieux communs ont le mérite d’être honnêtes. Certainements faux mais honnêtes.

Ce n’est pas une chute, juste une idée en forme de constant.

Voilà.

Nuit.

Fondu au noir.

Luka Isaak & Kate Moss - W Magazine (March 2017) - photo Mert & Marcus

Luka Isaak & Kate Moss - W Magazine (March 2017) - photo Mert & Marcus

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #amour, #aphorisme à la con

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Publié le 23 Février 2017

Le soleil, trop calme, se lève enfin. Enfin il sort des nuages et déchire la gangue vaporeuse qui ouvrageait le ciel d’un voile hors saison.

Dans la chambre nuptiale Lénaic se réveille enfin. Elle relève le drap qui la couvrait et laisse le soleil darder son corps nu perlé de sueur. Elle transpire de sa plongée dans le sommeil paradoxal.

Comme une chatte elle s’étire.

Dehors dans le jardin son mari coupe du bois. La scie à bras s’en va et vient arrachant aux bûches ce qu’il faut de sciure pendant que sur le front de son homme la sueur ruisselle.

Combien de temps a-t-elle dormi ?

L’hiver est-il venu les rejoindre ?

Il y a des choses que le ciel ne lui dit pas. Sur la table de nuit les aiguilles du réveil pointent quinze heures et trente-huit minutes mais elles ignorent les jours, les semaines et les ans.

Sa vessie est bien pleine et ses pupilles parfaitement acclimatées à la lueur de cette matinée tardive. Elle sent au fond d’elle que ses viscères transitent tièdement à la bonne température. Elle sera assez vite au rendement idéal de son corps. Derrière son mari les rondins de bois forment déjà une seconde rangée.

Raide à la fenêtre elle tapote de l’index les bûches qu’elle décompte comme sur un boulier imaginaire.

Il dépose la scie et s’essuie le front. Il se tourne vers la fenêtre de la chambre nuptiale. Sa femme est là, bonde, nue comme le jour. Elle tapote la vitre du bout du doigt. Quelques instants plus tard, elle dessine un visage grimaçant dans la buée qui trouble le verre au niveau de sa bouche.

Il est temps de rentrer.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Forme courte, #ébauche

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Publié le 22 Février 2017

[...]

J’étais la petite fille qui jouait à la marelle

Elles disaient que je n’irai pas au ciel

Menteuses ! Je n’en étais qu’à quatre degrés d’y être.

Mon paradis pour leurs enfers ! Foutaises simiesques !

Je me rappelle de la colère que je minais.

Le chien aboyait.

Les passants ne nous regardaient même pas.

Nous jouions dans la rue avec personne pour soudoyer nos jupes.

Personnes pour regarder nos cheveux.

Nous aurions pu partir en fumer.

D’ailleurs mon amie Sophie apportait quelques fois des cigarettes tirées dans le paquet de sa grand-mère.

Nous avions l’âge des marelles et nous ne cachions même pas pour allumer nos cigarettes.

Nos quintes de toux prenaient des tours de fous rires.

Nos ballerines roses écrasaient ces cigarettes à peine consumées.

Et nous reprenions notre conquête de l’enfer ou du paradis.

Cela dépendait des secrets que nous voulions camoufler.

Le futur c’était trop loin pour nous inquiéter.

Nous n’imaginions pas devenir des femmes, notre présent c’était l’éternité.

Nous n’imaginions pas qu’il fallait croire en dieu non plus.

Nous étions les seules du monde dans cette rue, avec juste un univers de craie.

Et tout à basculé dans l’instant d’après.

Les pneus qui crissent au coin du boulevard.

La taule qui se déforme, la mécanique qui rompt lorsque le mur intervient.

Le corps démembré ensanglanté qui nous regarde d’un air mort.

Une flaque d’urine danse sous la jupe.

Je suis stupéfaite de voir la mort en face.

Elle entre dans nos jeux comme le chien qui marche sans voir la marelle.

[...]

Fiction à une aile

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #Fiction

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Publié le 21 Février 2017

Érection, solide et solitaire, monument funéraire des années épiques quand le sexe et la baise étaient les deux mamelles d’une seule vie

Statue de chair qui se dresse devant l’homme. Au risque de devenir fou il pourrait croire que la figure phallique le supplie de la saisir entre ses mains pour la branler avec parcimonie, juste assez pour attiser l'envie mais pas trop pour ne pas jouir déjà, trop vite et trop tôt.

C'est comme si l’érection avait la conscience que tant qu'elle serait là, raide, droite, visant le ciel comme l'aiguille d'une boussole vise le Nord, l’homme serait capable de se mettre en marche dans une logique d'apaisement.

Or cette érection ne rêve pas des mains de l’homme pour la caresser, elle rêve de bouches, de vagins et d'anus, elle rêve de salive, de cyprine, de lubrifiant et de la douceur humide des orifices d'une femme.

Comme toutes les autres cette érection est dingue des filles qui dansent dans les crânes, elle est folle des filles qui se dénudent sur les écrans, elle est comme un chien fou course les femmes dans la rue et se rêve entre leurs cuisses avant d'exploser entre leurs seins.

Mais cette érection n'est pas dupe, si elle se vide, si elle s'affaisse, si elle libère les tensions tectoniques qui tracent des failles de la bienséance de l’homme alors elle sait que sa raison reprendra le dessus et qu'elle soufflera à l’homme de viser un consensus de sagesse plutôt que la folie marginale d'une baise.

Les hommes le savent, les érections supplient, elles minaudent, elles désirent plus fort que ça qu’une étrangère la caresse et que par accident cela fasse gonfler en elle autant qu’en l’homme le désir du coït. Elle est maline cette putain d'érection et l’homme n’est pas naïf, ce n'est pas neuf, il n’est que son pantin.

Qui d'autre que Brigite Bardot pour racoler un peu cette complainte ?

Qui d'autre que Brigite Bardot pour racoler un peu cette complainte ?

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #érotisme, #Sexualité, #poésie

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Publié le 20 Février 2017

Ils possèdent puis se dépossèdent.

Ils déposent et sans le savoir ils se délivrent.

Lui il chine, fouine, traque, il n’achète pas, lui récolte.

Les glaneurs ne sont jamais morts, les vieux souvenirs jamais loin.

Ses morts à rallonge qui s’allongent dans la sciure, ne dorment pas.

Les cercueils ne sont pas clos.

Ils ne sont pas vide non plus.

Ils croulent sous des amas d’immondices que les mots ne veulent pas lâcher.

Ils cumulent comme les rois défunts d’autres temps les apparats.

Des objets devenus désuets avant même de naître dans le crayonné des designers.

Assis au bar je commande un verre, le barman le claque sur le zinc.

Ici les collectionneurs sont déjà passés récolter les sous-bocks.

Le métal et le verre trinquent comme des amants font l’amour dans les toilettes.

C’est vite, ivre, le bruit comme la porte frappe les esprits.

Et si vite c’est fini comme les fêtes qui ne survivent pas aux lundis.

Je respire fort ce corps décomposé aux odeurs d’humus.

Et j’éparpille les scories pour dénuder de vieux objets perdus.

Des choses perdues, objets trouvés, retrouvés, terre retournée.

Le futur ne dort jamais, il devient comme l’aube du matin fécond.

L’instant d’après il n’est que fœtus d’une mort éphémère en avance sur son avenir.

Et moi j’y creuse un sillon chérissable comme la raie de tes fesses.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Divagations diverses

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Publié le 19 Février 2017

Ce n'est rien j'ai toujours sommeil et demain et toujours le monde produira des objets à chiner dans le sillage des consommateurs quilaissent échapper des scories mineures prêtes à être prélevées puis réévalués par des regards et des prétentions.

Mais tout de suite j'ai sommeil.

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Publié le 18 Février 2017

Black_Brocante

Black_Brocante

Je suis un être globalement bordélique doublé d’une personne qui a plutôt besoin d’ordonner les choses. Conformément à une logique du paradoxe, je suis un être paradoxal traversé par des instincts contraires qui se croisent, s’affrontent et souvent entravent ma manière de vivre. Le côté bordélique allier de mon esprit d’escalier fait régulièrement émerger des idées et des envies à réaliser mais mon côté névrosé, c'est-à-dire mon côté ordonné, refuse généralement de passer à l’acte tant qu’il n’est pas parvenu à identifier, ordonné et classifié le concept dans un cadre clair où le projet pourra trouver sa place dans un vaste programme de sens. C’est ainsi que je me retrouve souvent à cloisonner les choses pour délimiter leur cadre subjectif.

Sur ce blog je rédige des billets sur le thème chiner sa bibliothèque dans lesquels je chronique mes trouvailles littéraire en vide-grenier. Mais lorsque je chine il est très rare que je ne ramène que des livres, je chine aussi des objets issus de la culture geek et de la culture populaire et ces trouvailles là je les chronique sur mon autre blog. Pour le moment je m’y retrouve en jonglant ainsi même si c’est parfois un peu frustrant de cloisonner. Et puis en faisant les vide-greniers je tombe aussi sur des objets qui n’entrent pas dans l’une de ces deux cases arbitraires auxquelles j’essaie de me conformer. Si je parle de cette dichotomie et de ses limites ce n’est pas anodin, c’est parce que j’ai décidé de créer un compte Instagram dédié à mes trouvailles de chine et mes butin de vide-grenier : Black_Brocante.

Au travers de ce fil Instagram je vais partager mes trouvailles évidemment mais j’espère si je parviens à me constituer une petite communauté pouvoir échanger, donner ou vendre certaines pièces que je chine. Le but n’est pas de faire du profit mais plutôt éviter de m’encombrer et créer un roulement dans la déco. Souvent le plaisir de chiner un objet est plus grand que le plaisir de le posséder, donc si mes trouvailles peuvent parler à d’autres personnes et trouver une place de choix dans leurs vies ou dans leurs collections je serai vraiment content de m’en séparer.

Après la première saison de chiner sa bibliothèque je vais d’ailleurs me séparer de quelques ouvrages qui ne me plaisent plus ou pas et que souvent j’avais chiné par défaut pour ne pas rentrer bredouille. Vous vous en doutez sûrement, je vous invite à me rejoindre sur ce compte, à me suivre et à partager autour de vous le label Black_Brocante (oui je m’enflamme un peu).

Chiner sa bibliothèque #HorsSérie : La Black_Brocante

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #chiner, #brocante, #videgrenier, #vide grenier

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Publié le 17 Février 2017

Des pisseuses et des joueuses de tennis, si Google est le miroir de l’âme de mon blog alors c’est ce que mon blog est. Sept années d’écriture quotidienne, parfois médiocre et parfois folle, des pages et des pages qui relatent et relayent le flot tantôt boueux et tantôt clair de mon esprit et ce qu’il en ressort si je me réfère au regard mystérieusement triant de Google ce sont des femmes qui font pipi et d’autres qui jouent au tennis.

Au bien sûr Google n’est pas idiot et par delà le grotesque de ce qui ressort il est parvenu à cerner une facette de mon esprit, une petite facette, voir un fascicule fallacieusement facultatif de ce qui fait mon personnalité mais qui est pourtant un fait avéré dans la diversité de mes options obsessionnelles. J’avoue que l’on ne peut pas alimenter le moteur de son écriture sans le nourrir de quelques obsessions et pulsions archaïques dans lesquels mon esprit patauge et puise de cet élan qui pousse la plume à transcender les traits ancestraux de mes intérêts. D’accord, la figure de la femme qui fait pipi incarne pour moi l’image même d’un voyeurisme qui saisi l’autre, l’autrui, l’altérité dans une posture sans fard dans un instant d’être au monde. Et la figure de la joueuse de tennis, plus précisément la figure de style de chercher à regarder sous la jupe des joueuses de tennis est la figure de l’érotisme insolite qui nourrit le monde et qui sait se loger puis surgir hors des routes où il est attendu pour être formaté. Et ces deux figures nourrissent mon écriture qui chercher à soulever le voile de la réalité et à esquisser un monde sans fard ni faux semblant.

Oui c’est vrai.

Mais sur plus de trois milles articles rédigés en plus de sept ans (3073 pour être précis) les articles tagués avec le tag #pipi ne sont que treize (14 avec celui-là) et des articles qui regardent sous les jupes de joueuses de tennis j’en ai décompté une douzaine bien qu’ils ne soient pas tagués. Donc à la louche je compte 25 articles qui relèvent de mes obsessions sur un total de 3073 ce qui représente un pourcentage de 0.8%. Et c’est zéro virgule huit pourcents d’articles drainent à eux seuls la majorité des visiteurs qui tombent ici suite à une recherche Google.

Je n’ai jamais su que penser de cela …

Mais tant qu'à en parler, autant en profiter pour nourir la bête même si cette joueuse de tennis n'est pas en jupe

Mais tant qu'à en parler, autant en profiter pour nourir la bête même si cette joueuse de tennis n'est pas en jupe

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #pipi, #egotrip

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Publié le 16 Février 2017

Il y a des jours, il y a des blogs, il y a des fois où ce blog-ci est un boulet de fonte enchaîné à mon poignet que je traîne comme un bagnard dans mon écriture quotidienne. Et puis parfois, il y a des jours où ce blog est un plaisir, un loisir et un carré de verdure ou le printemps vient en primeur faire sortir quelques germes d’herbes et de fleurs. Et je me moque bien de savoir si l’herbe est verte ou bien mauvaise et si les fleurs ont des parfums empoissonnés ou des épines dissimulées, non je suis là comme la beauté du crépuscule qui teinte de jaune, d’orange et de rouge la folle esthétique éphémère du soleil couchant que je regarde dans le miroir que j’ai judicieusement placé pour regarder dehors tout en regardant l’écran de l’ordinateur qui ouvre discrètement une fenêtre sur mon intérieur. Mon être intérieur, pas mon salon. A peine ai-je eu le temps d’écrire cette phrase que la lumière a changée, déjà, si je ferme les yeux je suis sûr que je peux sentir la Terre tourner, mais je peux me tromper, c’est peut-être la fièvre que trompe mes sens.

Je suis volatile comme le pollen, et je me souhaite parfois d’être aussi allergisant, n’est-il pas grisant de se rêver en invisibles particules qui ébranlent la posture des sociétés bien faites ? Qu’importe, oui je suis volatile comme les oiseaux, les canards, les papillons et les lapins sous LSD, je regarde dans mon tiroir comme Alice descend au sous sol des merveilles ou des folies, oui je regarde dans le tiroir et j’en tir un petit miroir pour me mirer et m’admirer, je regarde la surface et j’en garde un souvenir d’un sourire affirmé.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Fantasmagorie

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Publié le 15 Février 2017

Un photographe, un journaliste, un fouille merde, une fouine, un tocard puant sans éthique, un homme de lettres sans honneur ni déontologie. Un ancien bandit, homme de main armée à la gâchette facile qui traînait avec sa horde de province avant de réaliser son goût pour le macabre. C'est dans les bars en racontant ses histoires qu'il a prit le goût du détail sordide et de la mise en scène parce que les femmes aiment les voyons. Lui il aime le gore, les cloaques, les histoires sordides où la nature humaine rampe dans sa fange. Il aime l'aura que ça lui confère de rapporter l'homme à sa médiocrité, lui même est un être médiocre mais pourquoi ne pas révéler que les autres ne valent pas mieux que lui ? Il a commencé à raconter les exploits de sa bande dans les salons où leurs vacarmes invitaient à l'écouter. Ses histoires sont un soir tombées dans l'oreille du directeur d'une feuille de choux sordides qui racole le passant avec des foutaises de foire qui sentent le sang, le foutre et la poudre noire. Ce soir là le bonhomme a proposé à notre homme de lui acheter son histoire, ça lui payerait l'alcool et la pute pour finir la nuit, alors il a dit oui, il a prit sa plume et il a torché un texte. Quelques jours plus tard le même bonhomme est venu le retrouver pour lui proposer un deal, du fric contre ses histoires garanties vécues. Notre homme avait eu la chance de savoir écrire parce ses parents étaient instituteurs grâce à quoi il maniait la plume aussi bien que le colt. Semaine après semaine il vendait son lot d'anecdotes hors-la-loi, s'attachant aux détails misérables des blessures, des morts, et de l'or des bandits qu'il encensait. Dans un monde de fou le peuple voulait aduler les voleurs, les violeurs, les violents et il savait le leur vendre.

 

Bientôt il avait fait sa notoriété de plume plus grande que celle de son colt mais il avait épuisé le filon des anecdotes. Alors il n'a pas hésité à faire jouer ses relations pour se mettre dans le sillage des gros poissons, de bandits plus gros que lui qu’il suivait, il participait et se mouillait dans la magouille en échange de quoi il gagnait une histoire à raconter. Autrement il faisait ce qu'il savait faire de mieux, chercher la merde et la soulever parce qu'il disait que sous la merde des rues il y a toujours un truc inavouable à raconter. Mœurs, meurtres, misères des uns et des autres il savait où chercher pour tirer les ficelles de la trame nauséeuse des villes. Fallait-il parfois donner soi même quelques coups de surins pour créditer son histoire il n’hésitait pas. Bob son patron l'avait pourvu d'une chambre noire pour illustrer la vérité qui coulait dans le sang et la poussière des ruelles et notre homme avait vite compris que les photos savent si bien mentir. S’inspirant de ses souvenirs il poussait de pauvres hères à singer la mort.

 

Avec le temps il eu fini par éprouver la véracité du réel en déformant la vérité rendant grotesque certaines personnes, et mettant les Marshall sur la trace des autres. Il avait tant et tellement soulevé la merde que maintenant elle lui retombait dessus. Il comprit alors qu'était venu le temps de partir se trouver une autre ville et d'autres histoires à raconter.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche

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