Publié le 31 Juillet 2013

Disponible sur - digérer un homme saoul qui descend d’un pierrier érigé par des dieux et des idiots et par dix fois déjà recommencer jusqu’à ce que l’homme agile de façon relative, car toutes les choses de l’homme sont des valeurs relatives pondérables par les aléas qui font de l’homme l’homme, parviennent à descendre du pierrier sans douter qu’il n’en descende comme il lui arrive d’en douter quand il lui faut disserter avec son cousin simiesque.

Disponible sur tablette dans toutes les bonnes crémeries numériques - dénigrer le corps de la femme enfant, toutes minauderies déployées comme un navire qui sort ses grandes voiles pour s’attirer les faveurs du vent.

Disponible trois fois sous le vent - le chant des sirènes et la police des mœurs qui te court après pour te passer à tabac pour une cigarette en trop que tu n’aurais pas du fumer au bras d’une écolière même si elle était chinoise et donc de contrefaçon.

Dispersez comme les cendres après chaque mort réglementaire - son minois mignon est mort, nettement moins mignonne la mignonne avec la cervelle hors du crâne mais c’est ce qu’il lui faut l’admiration de ses pairs sans paternité mais pas sans envie, regard morbide pour viscère en tenu de bal ou à tire d’aille lui mettre deux balles dans l’encre rouge de son cœur et dans la matière tendre de sa tête.

Mademoiselle disponible au téléchargement - petite folle téléchargeable légalement depuis le paradis, copie garantie authentique et avenir précaire pour cause de passage éphémère mais cela n’empêche jamais personne d’abuser

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Publié le 30 Juillet 2013

Dans le grand noir ivre - livre d’autodérision - il roule à toute allure et s’en va vite et fort vers le bout de la ligne droite. Ivre d’amour, de passion et de rage et du désir fulminant qui gicle de sa bouche - baignade saignante - sa femme est morte. Il pleure dans sa voiture comme s’il pleurait son lit de mort, un lit de mort à 225 kilomètres à l’heure. Il vole vers le ciel comme superman, comme un homme en slip - le roi kangourou - il frôle les étoiles et la mort et la lumière bleue qui éclaire les immeubles depuis les projecteurs d’un hélicoptère qui capture des images ; caméra miniature pour coloscopie urbaine devant les clients du restaurant.

Personne n’a rien demandé à personne et personne ne sait ; ni ne parle d’ailleurs. Par la fenêtre télévisée, ils regardent. Qui regarde qui se demande la femme. Qui pour la regarder, qui pour payer pour la regarder - un regard de travers - une tonne de regard et du mascara en cascade. Elle ne s’amourache pas parce qu’autrement elle ne savoure pas ; saveur et bonheur en porte-clef et une dose nécessaire et légitime de vieillerie ; comme sur une brocante

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 29 Juillet 2013

la vie est belle ?

 

Tu y crois toi à ce mensonge ? De combien d’illusion faut-il, se bercer, pour la voir la vie qui est belle ?

 

et faut-il alors conclure que la vie est belle seulement pour ceux qui dorment ?

Non, je n'y crois pas, la vie ce n'est rien

 

les filles sont belles - les pays sont beaux - les villes sont belles - les trains sont beaux - la nature est belle - les femmes nues belles

 

mais la vie est-elle drôle la vie ?

Elle est moche ?

Elle est belle ?

 

Est-elle plus belle que de la ponctuation ou de la pagination ?

 

la beauté c'est le mot et la vie n'est pas mot - et le mot vie n'est pas si beau > le mot farouche l'est bien plus -

 

c'est beau si ça rime

et la vie ne rime à rien

 

le hasard et l'aléa, cela ne compte pas pour les rimes

Il n’y la poésie pour ça

et un peu de langue de femme

 

la langue d'homme c'est râpeux comme celle d'un chat

mais ce n'est pas beau - les chats ne sont pas beaux justes mignons -

langue de femme

 

#arroser sa prose à la fraîcheur d'un matin calme

#LaVie n'est qu'une entrée dans un #lexique

 - #LéaPassion mot dièse -

et je suis une Léa

 

des mots pour #plaire et d'autre pour le #mystère

#semer #lancer #bouteilleàlamer #cœurocéan & #pacotilles

j'ai de la #barbe au visage

 

la #barbe c'est pour mieux se camoufler

- je suis mon arbre qui cache ma #forêt - et les femmes se cachent derrière leurs #culottes

 

balancer des idiomes à la plèbe et ne rien espérer en retour a un goût de #liberté

 

je n'écrirai pas son nom

 

je préfère l'encre invisible

 

 

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Publié dans #Les mots des mots

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Publié le 28 Juillet 2013

Chronique d’une vie annoncée, d’une championne  au large bassin, une salope dans une caravane sur le bord d’une route - déglinguée - une robe à fleurs et des fleurs en herbe le long de la route et l’innocence qui fleurit dans son regard et qui lui donne les allures d’une héroïne discrète qui se cache des loups, qui se cache des pièges, et qui entretient les vraies fleurs qui fleurissent le long de la caravane, petite caverne cahotante bien dressée contre le regard des dieux et qui par là échappe à sa destinée et ainsi donc trouve et recouvre de la liberté ; de l’air frais, de l’air frais dans les poumons, poitrine gonflée d’audace, d’air et de provocation qu’elle cache, qu’elle camoufle parce qu’elle essaie encore de la dompter ; c’est un tour de chauffe.

Fais attention, fais attention, je voudrais ne pas faire attention pour toi et te savoir en toi déjà en attention aux mondes et aux méandres, mais je te regarde comme le funambule en ayant pour lui peur du vide et que la corde soit trop étroite ; l’es tu toi trop étroite avec ton bassin large, ta poitrine parfaite et le balancier de ton regard de droite à gauche comme si tu dessinais l’ébauche d’une carte dans l’air du soir chargé de rouge

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Publié dans #Les mots des mots

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Publié le 27 Juillet 2013

Reproduction de masse - développer la race, dépendre la lignée ; reproduction industrielle, industrieuse ; arme de destruction massive, déconstruction de la famine, par la famille, par les chemins du cœur et les tresses des filles qui tressent leurs cheveux pour se donner de l’esprit libre et du sens de l’imitation.

Par paires - impasse.

Elle n’est pas plus coupable qu’elle n’est innocente.

- Un tiers -

On reprend le fil et Ariane nous suit, elle-même déroule son écheveau et défait son pull maille après maille jusqu’à dévoiler son ventre puis son nombril et encore démailler son chandail  dans les entrailles de son labyrinthe à en dévoiler ses seins qu’elle arbore nus sous son pull et on remonte le fil et Ariane nue disparaît au coin d’un couloir  et il nous faut bien, même si c’est laborieux, même si les muses se sont enfuient à la vision de notre prétention, et il nous faut bien continuer, écrire sur les murs comme le faisait des Grecs dans le fond des cavernes. On récupère le fil, le recycler - le réenrouler - ; lui trouver un pull à tricoter de nouveau, rhabiller des filles reste globalement plus facile que de les déshabiller ; dans les deux cas il faut payer, lui payer un pull, un mouton, une grange ou une chambre d’hôtel, lui payer le fourrage et après.

Choisir.

On choisit toujours mieux à la ligne.

Comme on pèche mieux à la ligne.

Même à la rue.  

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Publié le 26 Juillet 2013

Oser l'audace, il faut en avoir de l'audace c'est vrai mais surtout il faut savoir où la mettre ; lui coller son audace dans la gueule dans un geste de panache, lui fourrer son audace au fond de la culotte et même au-delà, tendre son audace au contrôleur, payer ses factures avec l'audace d'une disparition soudaine, s'autoriser l'audace de fermer les yeux ou celle de fondre pour une connasse, l'audace de la lourdeur, dévorer de l'audace jusqu'à s'en faire péter l'audace, acheter de l'audace à un dealer et se prendre toute l'audace tout seul jusqu'à en voir tourner la terre autour des étoiles, rédiger de l'audace en alexandrin, bronzer à la plage l'audace en l'air, consommer de l'audace frelatée, ne pas doser son audace jusqu'à l’excès et au-delà de l'audace, se balancer au bout d’une audace nouée avec nœud de pendu, allumer l’audace et incendier l’audace outrecuidante des habitations bourgeoise, crier de grands noms d’audace à toutes les connes, s’enfermer à deux dans une audace minuscule jusqu’à ce que la fin arrive, suivre le fil de l’audace à travers les frontières respectives, survivre à l’audace du jour suivant, sortir une liasse de billet pour se payer les charmes d’une audace des rues, devenir le père d’une audace d’audace inconnue croisée une nuit au hasard d’une audace, et avoir l’audace d’oser sur sa propre audace

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Publié le 25 Juillet 2013

Éphémère

 

Mot en sueur - s’auto détruire ou se détruire en voiture - ou prendre le train de l’été ; canicule et Compostelle. Tu la sens bien la brûlure ? La chaleur du rail dans ton dos - accident osseux sur la voie publique.

 

L’éphémère collé au plafond défraîchi - pas du stuc, du plastique - de la sueur dans mes cheveux et sur ta nuque ; aucun rapport

 

Juste une insomnie et des mots qui dérivent, dévient, se partagent et s’entrechoque à moins qu’ils ne se caressent, lover l’un dans l’autre les mots se trouvent mieux encore que les corps qui s’emboîtent. Des mots humides, suants, mouillés, comme deux corps suaves ; insomnie passagère chercher passagère humide pour passage dans mes insomnies -

 

Déclamer ; déclaration décalée, ombre et lumière ; entre le chaud et la chaleur ; l’air suffoquant sur son passage ; la dignité abdique, la motivation aussi. Se laisser couler et porter par le lit des ruisseaux dont nous sommes la sources - assourdissant bruit de cascade et de cigales -

 

Sous la chaleur éphémère se dresser là comme un seul homme et décompter les gouttes comme autant de temps qui passent aux travers de nous

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Publié le 24 Juillet 2013

Je sais que je ne suis pas limité dans la taille des réponses - mais quand même ... répondre à cette question mérite une thèse, et même une thèse en deux volumes.

L'état du monde ... et sur tous les plans ...

Quel monde ? Le monde par rapport à quoi ? Par rapport à quand ? Le monde a-t-il une mentalité unique ? Le monde a-t-il une seule religion ? Le monde mène-t-il une politique unique ? Et le monde il est amoureux et fidèle ou alors le monde baise avec n'importe qui pour peu qu'une civilisation porte une minijupe ? À quand faut-il remonter pour restreindre le monde ?

Il y a du beau dans le monde, des paysages, des personnes, des créateurs, des créatures, des femmes, des femmes impudiques, des architectures, des villes, des philosophies, des religions, des régions, des technologies, des phénomènes naturels, des rêveries, des fantasmes, des personnes ouvertes, des corps beaux, des instants rares, il y a tant de choses qui rendent l'expérience du monde belle.

Il y a du moche dans le monde, des paysages, des personnes, des créateurs, des créatures, des hommes, des hommes complaisants, des architectures, des villes, des philosophies, des religions, des régions, des technologies, des phénomènes naturels, des cauchemars, des pulsions, des personnes idiotes, des corps superficiels, de la banalité, il y a tant de choses qui rendent l'expérience du monde laide.

Le monde n'est pas LE monde - le monde n'est qu'une grille de lecture ; chaque porte la sienne, chacun pose la sienne et LE monde devient le monde ; à chaque guerre son parti pris, ses partisans, ses juges et ses parties, à chaque politique sa médaille et son revers. Juger le monde, c'est jauger son œil à soi

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Publié le 23 Juillet 2013

C’est une éternelle remarque / question trans-âge, trans-classe, trans-genre : est-ce que réfléchir trop ça sert à quelque chose ?

Je sais très bien - parce que j’y ai réfléchi - que l'action est plus rentable, elle a une répercussion sur le monde et sur soi plus immédiate, plus gratifiante, plus instantanée. Action > réaction comme de bons petits rouages d’une montre cosmique. Je suis même parfois convaincu que agir c'est vivre et que le reste n'est que pure spéculation.

En même temps je ne pourrai jamais penser que : trop penser et trop réfléchir sont des choses négative.

Déjà j'ai du mal à comprendre - et a admettre - que réfléchir ne soit pas une action.

Selon moi réfléchir c'est agir. Ensuite, je sais / suppose / espère que ceux qui permettent de comprendre / saisir / s'approprier / contrôler / orienter / lire / envisager / anticiper le monde ce sont ceux qui pensent le monde. Il est nécessaire que des personnes réfléchissent pour déchiffrer et inventer les grilles de lecture qui permettent ensuite aux gens d'évoluer dans ce monde. Sans pensée préalable et surtout sans pensée transmissible d'homme en homme, de femme en enfant, de civilisation en civilisation, nous ne serions que des animaux obligés de s'en remettre à l’aléatoire d'un darwinisme que l'on ne comprendrait pas pour évoluer.

Au final, je suis sûr / j'espère tomber sur un compromis : il y a des gens doués pour l'action et ceux là sont nécessaire pour faire bouger les choses et il y a des gens doués pour la réflexion et ceux là sont nécessaires pour faire avancer les choses et les deux sont nécessaire à une société pour éviter de s'embourber. Et si notre société végète ce n'est pas par manque d'action, mais par manque de réflexion. Je ne préjuge pas que l'action ou la réflexion soient supérieures l'une à l'autre. Les deux en part égale sont vitales et moi je me sens juste plus doué pour l'une que pour l'autre. Alors, je passe ma vie à envier et à fantasmer les personnes douées pour l'action tout en prenant plaisir à réfléchir pour / par / avec elles.

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Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 22 Juillet 2013

Quand on voit à quelle vitesse le sens goût tombe en déliquescence dans notre société fort est de constater que l'homme humain, et un peu plus encore chez l’homme mâle, est tout à fait capable de passer à côté de l'érotisme. L’érotisme est là depuis la nuit des corps et les temps anciens, il se tient là debout dans notre humanité mais les hommes comme les femmes peuvent très bien ne pas le voir et jouer les autruches devant ce vénérable concept qui sauve pourtant nos civilisations de la grisaille. L’homme peut prendre des vessies pour des lanternes, des catins pour des courtisanes et du vulgaire pour de l'érotique. Le porno chic a tué l'érotisme au point de le remplacer dans la tête du client /consommateur et ça, ça veut tout dire ...

Par contre l'érotisme ne peut pas se passer de nous pour naître ; l'érotisme, jeu de voilement dévoilement, cette tension entre la tentation du désir et la prétention de l'amour, ce jeu entre je et l'autre et un concept typiquement humain et délicieux pour cela. L’érotisme est donc avant tout l'érotisme est un sens, une signification, un langage du beau, du tendre, du sensuel, du sensible, du charnel, du non-dit, du dévoilement, de la latence, de l'attente, de l'espoir, du don, des sens, des corps, des pudeurs, des impudeurs, de l'audace, de la timidité, du masque, de l'habit, du costume, du déguisement, de la séduction, et donc il ne peut pas se passer d’émetteur et de récepteur pour exister. C’est un langage que l’on se doit de parler pour être entier, pour être lui.

Donc l'érotisme a besoin de nous, d'au moins deux d'entre nous pour parler et pour être. Et tous ceux qui taisent cette langue pourtant universelle passent à côté de l'érotisme et je suppose de l'amour aussi

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Publié dans #Divagations diverses

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