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Publié le 8 Février 2016

Somme, action espace plan – le jazz, les hommes et ce sang vide qui creuse dans les veines qui coule comme du gaz diesel ; un carburant homme, atomique, une énergie antagoniste de moteurs aériens – les avions ne sont rien – et des anges qui dévisagent les âmes logées dans les nuages et les volutes de fumées que fument les femmes lascives après le sexe, l’amour, l’orgasme ou la simulation ; stimulation manuelle, animal masturbatoire dans la publicité pour femme enfant et enfant enceinte et pour la valse des visages dont les bouches éructent les mauvaises augures des aventures destinatoires, petit déversoir de grands drames en blancs, invasion menstruel des joutes au ras des lèvres, elle jute au ras de ses bas et elle s’ébroue sous la pluie torrentielle qui noie son cœur de plante d’intérieur en pot de faïence ou de terre cuite comme une Margot des temps modernes, une Margueritte ou une Ema, une femme première et fille primordiale qui croque dans la chair des autres, cannibale en jupe plissée et le coins des yeux en rides d’expression ordinaire comme le malheur et le rire qui s’échappe quand elle glousse pour désigner le son du rire qui s’écoule le long de sa langue. Et moi j’ai un hameçon dans la bouche.

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Publié le 6 Février 2016

Tailleur de pierre

Je suis

Architecte

J'essuie les plâtres

Poseur

Passion d'entre les lignes où migrent mes désirs

Imposant imposteur

Avec majuscules et classiques lettres minuscules

Mineur

Sous ma croûte terrestre de peau et de matières organiques grises

Agriculteur

Comme le sont les bouseux et les petits diables de province

Diamantaire

À grosses bagues ovales et brillantes qui brillent brillent et empêchent ma main d'écrire sans un scribe

Diseur de bonnes aventures

Menteur menteur des futurs et des possibles

Doseur de mauvaises aventures

Comme les oiseaux noirs à plumes brûlantes

Auteur

Je sais

Créateur

Je suis

Destructeur de mondes

Toujours depuis les trésors que j'ai cachés dans mon âme secrète

Idole des érotismes brûlants

J'en rêve comme d'une quête sensible

Aventurier

Des vastes causes perdues et des vasques de marbres emplies de larmes

Amant

Encore, jamais et toujours

Amateur

Des regards scoptiques

Armateur de bouteilles à la mer

Vides, pleines

Compteur éclectique

Des moutons sautent sous les jupes

Compteur électrique d'impulsions mathématiques

Pauvres démons et juges matérialistes

Navigateur des contres courant

Du haut et du bas, le baroque de ma lutte de classe et sa petite descente de culotte

Dénombreateur

Comme un dieu diesel impersonnel et omniscient

Signataire

Des lettres anonymes en bas de page

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Publié dans #poésie, #liste, #Je est un Blog

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Publié le 28 Janvier 2016

J’ai donc réfléchi à mon rapport aux images et à l’internet et j’ai réalisé que c’était déjà là, en moi, présent avant, dès mes débuts avec l’internet, pas au travers d’images de science-fiction mais au travers des images pornographiques. Je suis de la vieille école, je fais partie de la génération qui à découvert la pornographie dans les magazines, des Graal que l’on s’échangeait entre amis ou qu’il fallait conquérir dans le tabac presse le plus loin de chez soi pour être sûr de n’y croiser personne de connu. Alors quand tu rentrais chez toi avec ton Graal-pornographique les photos tu les dégustais, elles avaient une saveur particulières, les images avaient une sorte de préciosité. Avec internet tout cela a volé en éclat et la pornographie est devenue je pense quasi immédiatement un produit de consommation à durée vite ultra limité dans le temps. Comme un shoot d’héroïne - enfin je suppose - on recherchait un pic d’excitation rapide avant de passer à l’image suivante en oubliant la première. Pourtant, déjà, je me rappelle que j’avais pour habitude d’enregistrer les photos que j’aimais. J’avais peut-être besoin de cela pour mes les approprier, je ne regardais que rarement les images enregistrées, j’étais toujours en quête de nouvelles images rendant obsolète l’effet de celles déjà possédées.

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Publié dans #recyclage, #Je est un Blog

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Publié le 26 Janvier 2016

J’ai l’impression que c’était hier le temps où l’on s’offusquait en direct dans la boite à télévision que nos smartphones à pomme, riches de leurs intelligences, stockaient nos données de déplacement grâce à leurs GPS et enregistraient les commandes vocales dictées à Siri par des consommateurs que l’on soupçonnait d’être plus con qu’acteur de leurs existences. Aujourd’hui j’ai la sensation que ce frisson de peur et de postures outrées que l’on prenait encore hier n’est qu’un lointain souvenir erroné, une invention de mon imagination devenue instable.

Hier nous hurlions de peur que Big Brother puisse ancrer ses velléités de surveillance voyeuriste sur notre société et sur nos si précieux et utiles téléphones intelligent ; nous faisions encore semblant d’avoir peur du big data de ce grand frère si pressant qu’il pouvait sembler incestueux.

Pourtant hier, et les jours d’avant, j’ai découverts par hasard en essayant de retirer l’habillage Star Wars avec lequel j’avais décoré Google ce que Google conservait de moi ; c'est-à-dire tout. Si le big data avait été une notion un peu abstraite j’aurai été mis nez à nez avec son corps. Un corps concret et gras alimenté de toutes mes recherches, tous mes déplacements, les vidéos que j’ai vues, les commandes vocales enregistrées et restituées, mes achats, tout ce qui a pu passer par l’entremise d’un logiciel Google était là, bien ordonné, rangé, organisé et disponible juste pour moi, c’est ce qu’ils me disent.

Le big data ça amuse les gens un peu comme le croque mitaine, si tu n’es pas sage un jour le big data viendra croquer toutes les données que tu laisses sur internet pour les manger, les digérer et sûrement les chier en des données utiles à quelqu’un. Mais quand on se rend compte que le croque mitaine est là, même plus à sa porte, mais dans son salon j’avoue que ça fout une claque.

Merci Google, maintenant je sais tout de moi, je n’ai même plus à avoir de souvenir de où j’étais ni ce que je suis allé y faire, tu es là pour ça, tu es là pour moi, souvient moi l’été dernier Google.

Il est là le vieux gros data en papier à la papa

Il est là le vieux gros data en papier à la papa

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Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne, #Réflexion, #big data

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Publié le 20 Janvier 2016

Lorsque je fais des efforts pour améliorer mon écriture et faire progresser mon style, lorsque je vise un seuil en supposant que c'est un seuil qualitatif, lorsque j'embrasse une ambition et que je travaille à sa poursuite, lorsque je cherche de m’extirper de ma zone de confort espérant que cela forge ma plume, lorsque je renie ma médiocrité aspirant à être meilleur est-ce que ça veut dire que je m'autocensure ?

Est-ce qu’essayer de changer ce que l’on écrit, c’est seulement un changement ou c’est une trahison ? Et surtout comment jauger de la nuance entre ces deux pôles de valeurs ? Parce que si je cherche à évoluer dans mon écriture c’est que j’hésite qu’au naturel elle est médiocre, autrement dit, lorsque j’écris en étant seulement moi-même j’ai conscience que je pourrais écrire mieux si je faisais plus d’efforts. Donc concomitamment existe en moi une écriture médiocre et un potentiel d’écriture de meilleure qualité si je trouve les ressors pour la faire émerger de moi.

Si je me contente d’être moi-même alors je ne serai jamais celui que je peux devenir. Mais si je vise toujours une page qui se trouve hors de ma zone de confort je serais toujours dans une possible imposture. Ai-je le droit d’être las de jongler entre ma médiocrité et mon espoir de l’être moins et de décider de poser mes bagages quelque part là où je n’aurai plus à me soucier de cela ?

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Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 19 Janvier 2016

Je suis venu au jeu de rôle étant jeune adolescent timide et introverti, très introverti et timide. Et si je n’avais pas eu la chance d’être initié par mon meilleur ami qui découvrait le jeu de rôle et qui m’a fait jouer la campagne Baron Samedi à Ins / MV je pense que je n’aurai jamais osé de moi-même me tourner vers ce loisir. Cette première expérience a été un vrai calvaire pour moi, je ne savais pas quoi faire, comment le faire et quoi dire. Pourtant, le jeu de rôle s’est imposé à moi comme une passion, quelques années plus tard je me souviens avoir dit avec le plus grand sérieux que dans le futur je pourrais me passer de tout ce qui faisait ma jeunesse sauf du jeu de rôle. L’ironie du sort c’est que la vie, l’éloignement de mon groupe de joueur et ma timidité à en rencontrer d’autres à la fac m’a amené à ne plus pratiquer le jeu de rôle. Durant cette traversée du désert j’ai pourtant continué à imaginer des jeux, des univers, des décors. Et je suis sûr que sans le savoir cette activité secrète et silencieuse à nourrit mon envie d’écrire. Le temps a passé, j’ai grandi, surmonté ma timidité, et au hasard des rencontres j’ai retrouvé le jeu de rôle et le plaisir de jouer. C’est étonnant de renouer avec une passion après avoir évolué, déroutant parfois, passionnant toujours. Entre temps j’avais embrassé aussi le désir d’écrire et j’avais oublié qu’à une époque j’écrivais dans ma tête des univers de jeux de rôle. Parce que l’univers est fait de cycle, aujourd’hui je me tourne de nouveau vers la création de jeu de rôle, j’essaie de penser cette démarche avec plus de maturité et de recule qu’à l’époque où ce n’était qu’une rêvasserie nostalgique. Et là, ce soir, ce jour, aujourd’hui, j’ai la sensation que créer autour du jeu de rôle est le geste créatif le plus stimulant que je n’ai jamais connu. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, mais c’est ce que je ressens. Paradoxalement si mes idées foisonnent je n'ai pas encore délimité avec précision le chant de ma prochaine et première création de cette nouvelle époque, mais l'élan qui me porte est épique.

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Publié dans #jdr, #jeux de rôle, #créer, #Je est un Blog

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Publié le 13 Janvier 2016

Le classique, l'éternel cet autre homme que je regarde assis avec sa femme, lui vieilli et elle souffrante, qui patientent tous les deux dans la salle d'attente des urgences, est-ce que je ne le connais pas ? Est si c'est vrai,si le hasard s'amuse à nous mettre vingt ans après dans le même espace, est-ce que ça a un sens. Que ni lui ni moi ne sache reconnaître l'autre est-ce un message du temps, une destinée foireuse qui s'amuse à nous dire :regardez comme je me suis joué de vous, vous étiez deux connaissances et j'ai fais de vous de vrais étrangers, étanches à l'univers l'un de l'autre. Triste moment d'une indigente indifférence, un drame creux et non visible parce que non signifiant. Lui, moi, vous, nous sommes tous devenus des anonymes, des étrangers réciproques. Une salle d'urgence pour nous offrir une scène hors vie, hors du temps, un non lieu où non lui et non moi ne font que effleurer un possible passé commun qui n'a de sens que parce que j'éprouve un vague mépris social envers lui et que cette sensation m'est familière. Je partirai de là sans souvenir, sans me soucier de sa vie et je saurai oublier l'étrange que son expression familière m'inspire. Pour cet instant où encore il me fait fasse je peux dire sincèrement pauvre de lui et supposer franchement pauvre de moi.

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Publié dans #Je est un blog

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Publié le 12 Janvier 2016

Aujourd’hui j’ai beaucoup crié. Hier aussi. Aujourd’hui j’ai encore hurlé. Je me suis brisé des cordes vocales en hurlant le plus fort possible. Il fallait absolument évacuer le trop plein de pensées qui se matérialisait dans mon crâne et mon cœur.

Parfois il est impossible d’écrire. Parfois, l’écriture est une mécanique vaine.

Bien sûr il y aura toujours des personnes pour dire que l’écriture les a sauvés. Même moi il m’arrive d’expliquer aux gens que je rencontre que l’écriture m’a conduit à exister, c’est un peu comme me sauver si on voit cela comme une métaphore.

Pourtant, il y a des émotions et des pensées qui ne peuvent pas s’évacuer dans l’écriture. C’est trop rapide, trop brutal, trop intime afin d’être écrit. Ou alors c’est moi qui suis un mauvais écrivain. Qu’importe, bon ou mauvais l’homme que je suis et que j’étais devait crier, hurler, exploser sa voix dans l’espoir d’y survivre. Il fallait crier et crier encore.

Certains pleurent, d’autres fument, moi je hurle et après il ne reste plus rien qu’une sensation étrange d’être comme un pot en terre cuite usé, fissuré, dépossédé de son sens et de sa contenance. Je ne sais pas si c’est l’échec de l’écrivain, de l’homme, de la vie ou si c’est tout l’inverse.

Je vous dis, vide.  

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Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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Publié le 7 Janvier 2016

Les écritures du soir, les écrivains du noir

Je ne sais pas ce qu’il reste quand on a la tête vide

Et pas une tête vide d’idée, mais la tête évidée et passée à l’épreuve

Qu’importe l’épreuve, elle a toujours un goût de hachoir

Quand un crâne n’est plus qu’un récipient vide, la colère résonne contre les parois vides

J’ai l’impression d’avoir écris ceci mille fois

Et je sais que je l’écrirai encore mille fois, mille fois métaphorique

J’ignore si je saurai sortir de cela ; une montre peut-elle se libérer de ses engrenages ?

Horlogerie, boucherie, je ne suis qu’un être de petit commerce

Quelle horreur de se savoir auteur de lieux communs avec des odeurs âcres de fumée

Un écrivain de la campagne et des feux de cheminée

La colère résonne toujours, la fumée obscurcie le reste

Et il faut être particulièrement inconscient pour y voir au travers

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Publié le 3 Janvier 2016

J'avais bon espoir d'écrire quelque chose de pertinent en ouvrant ma tête en deux. J'ai pris une machette, une de celles que je collectionne et que j'accroche sur ma cheminée, et j'ai frappé ma tête à son sommet lui sommant de s'ouvrir en deux telles les portes d'une caverne. Et à ce moment là, au lieu d'écrire quelque chose de pertinent je me suis retrouvé avec du sang plein les yeux et de la matière grise qui dégoulinait le long de mon visage. J'essuyais alors mon visage du revers de la lame pour retirer le plus gros de la matière apparue en excès et je passais aussi mes mains sur mes yeux pour les aider à se situer à la surface du sang chaud qui coule sur ma peau. Je me débrouille pour voir l'écran blanc qui attend le génie de mon écriture mais pour le moment il n'a reçu que des éclats de mon crâne. Je suis déçu, pas de geysers de mots, pas de monstres aux formes étranges qui déferlent depuis les profondeurs. Rien.

 

Je me retrouve bien bête dans cet état, j'ai comme souvent tout sali autour de moi, j'ai fait du bruit pour rien, je prends donc le Scotch, je referme mon crâne. Je vais construire un nouveau plan pour faire de ma tête une mine d'or.

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Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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