Publié le 30 Novembre 2016

Détonante bibliothèque je ne t’oublie pas et qu’importe si ce n’est plus la saison des vide-greniers, les maisons dorment le ventre plein et moi je garde sur mes étagères de transites le fruit de mes chines des temps cléments. Et je tiens encore des perles que j’ai récolté pour peu d’argent parce qu’en ces temps de consommation martelée au plus haut point sur les rouages quotidiens du peuple, je rappelle que le projet de chiner sa bibliothèque est née de mon envie de montrer que l’on peut s’approprier la culture, de la culture, une culture, sans dépenser l’argent que l’on ne possède pas. Pour les trois ouvrages qui viennent dans ce texte je n’ai dépensé que 2 euros, juste 2 euros pour deux trois recueils, deux de poésie et un recueil de Boris Vian, 2 euros donc pour trois romans et deux livres de poèmes.

 

Bien sûr le premier des livres de poésie est tout petit, bleu et rose et il se compose d’un choix de poème empruntés à Baudelaire, Verlaine et Rimbaud. Ce tout petit ouvrage invite à faire Voyage en bohème. Quelle est cette mystérieuse bohème où voyagent Baudelaire, Verlaine et Rimbaud ? C’est le pays sans frontière des artistes, de tous ces créateurs qui ont choisi de quitter les chemins battus de la tradition pour se donner corps et âme à leur mission. Faut-il en rajouter pour que vous compreniez où cet ouvrage nous mène ? Non je ne vous connais pas mais je sais que si vous êtes là c’est pour se rendre un peu là bas aussi avec le passeur d’âme que vous chérissez d’entre les pages.

 

Le recueil suivant est déjà plus épais, plus lourd dans le langage d’une jeunesse de rue, oui c’est du lourd avec une édition Poésie/Gallimard de Lamartine, pas celle qui va à la plage ou la Martine qui va au cirque mais bien Lamartine le poète et auteur de Méditations Poétiques, une poésie romantique et douce qui vous coule une sensation désuète d’un amour teinté de dieu. J’aime l’idée de pouvoir faire grandir ma série d’ouvrages issus de cette collection et qu’importe si celui-ci a connu le feutre créatif d’un enfant en bas âge ou d’un piètre dessinateur.


Le dernier ouvrage des trois du jour et lui aussi un recueil, un recueil de romans de Boris Vian ; on y trouve L’arrache cœur, L’herbe rouge et L’écume des jours. Je suis parfaitement méconnaissant de L’herbe rouge, mais je connais les deux autres, Boris Vian a été parmi mes lectures de collège je crois, peut-être de lycée, en tous les cas il a fait parti des lectures imposées par un professeur à une époque où je ne goûtais guère à la lecture, à la littérature et aux largesses d’avec le réel que peut prendre l’auteur. Par chance j’ai grandi et je suis devenu plus avide de redécouvrir cette écriture qui m’avait laissé froid, même déçu ou frustré parce que l’on me l’avait vanté et je n’avais pas réussi à percevoir ce que l’on me promettait d’y trouver. Cette édition de chez France Loisir présente en plus une photographie en couverture que j’aime beaucoup, je la trouve d’une belle modernité avec un grain que j’aime tellement.

Trois livres, des poèmes à n’en pas compter, trois romans, la bibliothèque prend du poids et commence à peser dans le milieu ! Somme dépensée 95,6 euros

Trois livres, des poèmes à n’en pas compter, trois romans, la bibliothèque prend du poids et commence à peser dans le milieu ! Somme dépensée 95,6 euros

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Publié le 29 Novembre 2016

Je me suis remis aux jeux de rôle, comme dans l'ancien temps, au temps de l'adolescence, après une pause de quinze longues années je suis revenu vers cette passion première, la seule pour qui un jour de mon adolescence j'ai verbalisé l'idée que lorsque je serai adulte je pourrais me passer de toutes mes autres passions adolescente mais certainement pas du jeu de rôle. L'ironie du sort à fait que c'est la seule que j'ai délaissé pendant longtemps. Qu'importe, j'y suis revenu, des choses ont évoluées dans ce monde là, d'autres sont restées immuables. Tout ça pour dire que je me suis mis à dessiner des donjons, comme je devais le faire avant. Et c'est pour illustrer la carte que j'ai ébauché que j'ai en retour ébauché quelques lignes d'histoire. Rien d'original, rien d'audacieux, ici il est plutôt question de revenir aux basiques ! Sauf que pour esquisser cela je me suis servi d'un jeu / aide de jeu / livre qui sans surprise s'appelle Dessine-moi un donjon. On lance des dés, on suit les règles, on esquisse des choses et c'est à partir de cette contrainte là que j'ai brodé quelques pistes pouvant servir de rumeur à l'initiation d'un scénario à l'ancienne.

Et comme il est toujours utile d'avoir quelques textes d'avance, j'ai fractionné le texte et voici quelques extraits de la légende qui paraphe mon dessin du donjon de la citée naine de Gudur.

La colonie de nains est arrivée exsangue dans la région, chassée de ses monts lointains non par la guerre, la magie ou la peste mais parce que ses mines étaient vides. Ils avaient asséchés les sous sols de leur montage de toutes ses tripes minérales ; or, gemmes, fer et autres métaux, ils avaient vidangés les intestins de la terre et s’étaient retrouvé sans rien à extraire mais avec une colonie bruyante à nourrir. Dans ces moments là, lorsque la misère frappe, les plus audacieux et les plus désespérés partent. C’est ainsi que certains nains sont arrivés dans la région, usés, lassés, arasés par leurs vies de labeur mais attirés par les rumeurs volages au sujets des pierres tombées du ciel.

En effet dans les temps primordiaux deux énormes pierres sont tombées des étoiles s’écrasant au fond de cratères noirs comme la nuit et lisses comme la surface du lac à l’aube. L’impact avait laissé des fissures profondes qui s’enfonçaient dans les entrailles de la terre et c’est par là que les Nains sont entrés. Ils se sont mis à creuser et parce qu’ils ont comme tous ceux de leur race le don de humer les pierres, ils ont trouvé de l’or. La citée des Gudurs a alors brusquement forgé sa réputation.

Les Gudurs sont des orfèvres de talents, et rapidement une ville est née à la surface, les marchands affluent et les comptoirs commerciaux fleurissent. L’arrivée d’une telle population est une bénédiction pour les fermes alentours qui prospèrent elles aussi allégrement, commerçant autant avec la surface, les marchands, les curieux venus chiné des bijoux d’exceptions qu’avec la citée naine sous la surface qui grandie et qui se régale des mets de la surface. C’est ainsi la région connaît une période faste.

La légende de la citée naine de Gudur

C'est très amusant de dessiner à nouveau des plans identiques ou presque à ce que je pouvais dessiner durant les cours de maths ou de géographie

C'est très amusant de dessiner à nouveau des plans identiques ou presque à ce que je pouvais dessiner durant les cours de maths ou de géographie

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle

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Publié le 28 Novembre 2016

Je sais que ce n’est pas le cas, mais en écriture j’agis souvent comme s’il existait une hiérarchie évidente des actes de création. Une hiérarchie de la créativité, qui ne serait pas établie par le médium d’expression ou dans la qualité de la forme finale, mais qui serait établie sur une hiérarchisation des inspirations, de la pensée créative, de l’idée naissante dans l’esprit du créatif. Oui, je pense et j’agis souvent comme si j’acceptais le principe d’une hiérarchie de la naissance des idées, une hiérarchie qui plus est qui serait fondée sur une supposée, mais non existante, noblesse d’affiliation du mode de génération de la pensée initiale.

 

Ainsi tout en haut de l’échelle se trouverait l’idée mythique et utopique qui s’impose à l’homme ex nihilo. Ensuite sous elle se trouverait l’idée qui vient en réaction à un événement et qui elle-même supplante l’idée qui s’inspire d’une idée émise par quelqu’un d’autre. Viendrait ensuite l’idée biographique, l’idée inspirée et l’écriture automatique qui s’oppose instinctivement à la page blanche puis l’écriture de correspondance, puis l’écriture de blog, puis les SMS et sûrement encore d’autres formes que je méprise déjà tellement que je n’ai plus la capacité à les conscientiser. Tout en bas de cette échelle hiérarchique abstraite, absurde et faussée, se trouverai la poésie ; peut-être qu’elle se trouve si basse qu’elle aurait fini par quitter l’échelle pour s’implanter dans un référentiel différent.

 

Je sais que tout ceci est parfaite erroné, faux et absurde et aucune parcelle de mon esprit ne pourrait défendre cela. Pourtant comme un enfant devant l’autorité naturelle de la petite sourie il m’arrive régulièrement de plier devant cette croyance et de refuser des idées parce qu’elles ne semblent pas assez nobles.

 

C’est pathétique je sais.

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 27 Novembre 2016

J’aurai oublié d’écrire mon  article quotidien hier ?

C’est à dire aujourd’hui ?

Et cela sans bonnes raisons ?

Non, ce n’est pas possible.

Et si ça avait été le cas je peux toujours tricher.

Je ne suis pas dieu moi, je ne me repose pas le dimanche.

Mais alors je ne sais pas quand est-ce que je me repose.

Je mettrais la question à l’ordre du jour un jour.

D’ici là je vais regarder les publicités pour jouets à la télévision.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #retard

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Publié le 26 Novembre 2016

Je suis pris d’une infinie vague de fatigue. A peine le soleil est il tombé sous l’horizon hivernal et la nuit tiède des jours d’automne venue couvrir la ville avant son heure, que je surnage à peine dans le flot profond de la fatigue. J’ai l’impression de sortir de dix nuits blanches consécutives. Je suis comme dans un  piège molletonné qui tourne ma tête et couvre mes yeux d’un sommeil certain. Pourtant, dans quelques heures, au moment légitime de se mettre au lit, j’aurai perdu le sommeil, la fatigue et l’envie de dormir.

Je suis dans cette course décalée à la synchronisation depuis des jours, des semaines, depuis la nuit des temps je n’en sais rien, j’ai juste sommeil et je n’ai pas envie d’écrire cet article, mais je me dis qu’il est plus judicieux de rédiger cela maintenant et de garder le temps qui reste à me reposer, à me laisser aller à oublier le sommeil. D’ici quelques phrases j’aurai terminé cet article sans rien, juste rien, et j’aurai pourtant la sensation  d’un travail accompli, enfin pas un travail, ni un accomplissement mais j’aurai la sensation de m’être soulagé d’une tâche. Les dieux d’un olympe improbable pourront s’en porter garants.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 25 Novembre 2016

Je ressens la nécessité de pousser mes codes et d’expérimenter la créativité autrement. Éprouver  la sensation réelle de possède l’outil libertaire qui tient dans la créativité ; écriture ou photographie pour moi. Je le sais. C’est un savoir.

Je le perçois. C’est une perception, ou plutôt un ressenti.

Je devrais aller jusqu’à dire que c’est une émotion.

D’accord mais que faire de cela. Car si je connais le ressenti, le savoir, la perception d’une sensation émotive, je ne sais pas comment convertir ce savoir en acte. Est-ce l’immuable barrière du passage à l’acte qui me retient d’être dans l’expérience entière de possession de mes outils de créations ? Faut-il que je m’octroie l’ordre de réaliser mes projets dans le réel pour me permettre d’avoir le loisir d’assouvir la pulsion qui me dicte de les dépasser ?

Je me tiens, créateur, dans une distance incertaine entre le passage à la réalisation d’une production imparfaite, et la perspective de transcender cette imperfection en une chose plus aboutie. Je ne suis ni dans l’un, ni dans l’autre. Et mes projets avancent alors comme des choses grouillantes qui évoluent sous la ligne de visibilité des radars, presque contre mon grès. Contre le grès d’une part incertaine de moi en lutte contre la part raisonnée qui sait.

Il est temps.

Il est l’heure.

Ce blog n’est-il pas né de cela ? De la contrainte que je me suis imposé de créer au moins une chose par jour pour la déposer ici ? Si. Il est temps de faire évoluer la contrainte dans plus de réalité.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne, #écrire, #Réflexion, #Réel

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Publié le 24 Novembre 2016

Une photo pour mon anniversaire

Depuis sept ans maintenant, à cette période de l’année je vous demande de m’envoyer une photo pour mon anniversaire. Chaque année j’ai essayé de trouver un thème qui ne soit pas rédhibitoire (pour vous) et qui reste stimulant (pour moi). Et chaque année depuis sept ans je reçois vos photos avec une joie profonde, sincère et même si elle est restée assez invisible je le reconnais.

Pourtant ce rituel, cette audace que je m’accorde de vous demander cela est très importante pour moi. Il y a des personnes avec qui cette photo d’anniversaire reçue est le seul lien tangible qui s’exprime durant une année. D’autre part je sais que la plus part d’entre vous sont plutôt circonspects devant cette demande, et parmi ceux qui m’envoient une photo je sais qu’il y a beaucoup de personnes qui font l’effort de dépasser leur circonspection pour moi. J’en ai conscience et cela donne plus d’importance aux photos que je reçois.

Au-delà de cette trame sentimentale que j’accorde à vos retours photographiques, il y a ma passion des images et le bonheur sincère de découvrir les vôtres. C’est un plaisir plastique, artistique et sensible. Pour ne rien gâcher, cette demande annuelle que je formule c’est un peu le fil d’Ariane qui me relie à une conception d’une œuvre d’art, grâce à vous.

Voilà les raisons pour lesquelles cette année encore je reviens vers vous pour vous demander de m’offrir une photo pour mon anniversaire. Cette année il n’y a pas de thème, pas de contraintes, pas de limites ni de cadre, je préfère vous laisser carte blanche et mettre en avant la dimension émotionnelle que j’éprouve lorsque je reçois vos images. Enfin si, il y a une contrainte, je vous demande simplement de m’envoyer une image dont vous êtes l’auteur, photo récente ou ancienne, réussie ou ratée, belle ou non, importante ou anodine, peut importe aussi sa qualité, je veux juste une photo de vous (ou plusieurs photos si tu es d’humeur généreuse).

Voilà, tout est dit, je vous demande donc de m’envoyer une photo pour mon anniversaire, c'est-à-dire avant le 6 décembre (et même après le 6 pour les retardataires). Vous pouvez le faire par e-mail (2hautenbas@gmail.com), pour par n’importe quel moyen à votre disposition.

Au temps d’internet et des réseaux j’ouvre évidemment cette demande d’anniversaire à toutes les personnes susceptibles de croiser ma demande que l’on se connaisse ou pas, n’hésitez pas à pas partager d’article.

Je compte sur vous.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Pictogranimation

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Publié le 23 Novembre 2016

Une guerre nucléaire, ou une attaque nucléaire d’ailleurs je ne sais pas trop quelle est la différence entre les deux termes, qu’importe puisque je vais vous parler d’un rêve, d’un rêve que j’ai fais cette nuit et que les rêves offrent toujours une part de flou. C’est plutôt rare que je parle de moi aussi directement ici, mais ce rêve, ces rêves, m’ont beaucoup marqués et j’avais envie d’en garder une trace, autant le faire ici.

Tout commence dans ma voiture, je roule pour rentrer chez moi dans un paysage familier. Je sais qu’il y a eu une attaque nucléaire, je ne sais pas comment je le sais, mais je le sais. Je ne sais pas quand elle a eu lieu, mais c’est assez proche du moment dans lequel je me trouve, quelques heures sûrement. L’atmosphère physiquement est saturée de lumières diffuses blanches, jaunes et vertes. Pour des raisons oniriques qui échappent à mon souvenir je fini le trajet à pied, je réalise en écrivant cela que cette scène je la rêve souvent, celle où je parcours le dernier kilomètre pour rentrer chez moi à pied. Bref, dans l’atmosphère il y a comme des cendres noires qui tombent, plus que de la cendre c’est comme du papier brûlé dont les morceaux tombent doucement. J’ai bien conscience qu’à être là, dehors, respirer et marcher dans cette atmosphère post nucléaire est mauvais pour moi, mais dans mon rêve j’ai l’impression de savoir que je refoule cette conscience, c’est un sentiment étrange. Mon obsession c’est de rentrer chez moi, plus j’approche de la maison et plus l’air semble épais et dense, ralentissant ma progression, toujours dans ces lumières jaunes, blanches et vertes. La maison est en vu, je me retourne pour voir si le chien me suit, l’air est encore plus dense, je suis obligé de faire des mouvements de natation avec les bras pour avancer. Je rejoins la porte, je sais que je fais en sorte d’ignorer que je suis irradié, je vois que quelqu’un de bien intentionné à posé le paillasson à la vertical contre la porte d’entrée, j’en déduis que c’est pour éviter que les radiations entrent. J’entre enfin. Je bouge plus librement et j’hésite sur ce que je dois faire, me laver et boire abondamment pour évacuer les radiations ou fermer les volets. J’opte pour les volets, je ferme ceux du bureau, de la chambre, puis j’ai une hésitation pour la porte du jardin, je dois ouvrir la porte pour fermer les volets et ça risquera de faire entrer des radiations. Pourtant je le fais, et lorsque je referme la porte, je perçois une nouvelle explosion atomique, une intense lumière blanche se propage, puis un crépitement, je plonge derrière le canapé (enfin devant en fait) et j’attends. Lorsque je me relève, je téléphone à ma mère et je commence à paniquer parce que je réalise que j’ai été irradié. Et c’est là que je me réveille.

Ce rêve m’a laissé une sensation très réaliste et une sale impression, alors je me lève, je vais boire un verre d’eau, je regarde le ciel noir enfin dégagé par le vent et je retourne me coucher. Et curieusement j’ai fait un second rêve dans la thématique du premier.

Cette fois je suis en Inde (allez savoir pourquoi l’Inde) dans une ville en bord de mer, je m’y trouve avec d’autres occidentaux que je ne connais pas et nous savons qu’il y a un danger d’attaque nucléaire, ce n’est même pas un risque, c’est une certitude, la seule inconnue c’est de savoir quand, même nous savons tous que c’est une question de minutes. Le groupe ne semble pas décidé à faire quelque chose pour sa sauvegarde, nous sommes dans la rue, d’un côté la mer, de l’autre des bâtiments à deux étages en bois blanc et usé. Même si ça semble dérisoire comme abris je pense que nous devrions rentrer dans un bâtiment, je m’approche d’une des portes, je tourne la poignée et je me trouve devant un couloir qui dessert des portes à droite et à gauche. Je me souviens que je tourne une poignée en pensant qu’elle va être fermée et je m’apprête à négocier ma panique avec des gens qui ne parlent pas ma langue. Mais la porte s’ouvre, un appartement semble vide. J’appelle les autres personnes et nous entrons. Personne ne semble satisfait de ce lieu, mais tout le monde est entré. Une conversation vive monte au sujet de l’attaque nucléaire et du choix judicieux ou non d’être là. J’essaie pendant ce temps de calfeutrer portes et fenêtres avec des tapis, cette fois dans ce rêve je suis convaincu du bien fondé de ma démarche et du fait qu’elle nous aidera à s’en sortir. Mais personne ne réagit et ne m’aide, les gens continuent de débattre. Je décide alors de quitter l’appartement, je pense que tout le bâtiment est vide que je pourrais me protéger dans un autre appartement. Je tourne une nouvelle poignée, dans ce rêve à chaque fois que j’ai ouverts une porte il me semble qu’il y a eu un gros plan sur la poignée qui tourne, et je m’apprête à entrer mais une indienne en sari rose fluo se tient là dans l’encadrement. Je préfère reculer et revenir en arrière et je vais alors me réfugier dans la salle de bain parce que je pense que c’est là le lieu le plus sûr. Il y a une explosion nucléaire mais je n’en ai pas de perception visuelle cette fois, c’est juste une certitude solennelle que je ressens à cet instant du rêve. Et puis j’ai une vision de la plage de l’autre côté de la rue où je suis réfugié et cette vision ondule et c’est là que le souvenir de ce rêve s’arrête.

Je rêve rarement deux fois de la même thématique généralement et c’est la première fois que je rêve d’attaque nucléaire, je me demande si ça a un sens précis ou si c’est juste mon inconscient qui divague.

Cette nuit j'ai rêve d'attaque nucléaire.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Rêve, #Onirique, #Nucléaire

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Publié le 22 Novembre 2016

J’ai mal à la tête.

Il est tard.

Peut-être le temps d’arrêter d’écrire.

Pour ce soir bien sûr.

Pour le reste jamais. Et si jamais je devais faire une pause ça ne serai qu’ici, pour mieux me consacrer à ce que j’écris ailleurs. Et un jour peut-être je serai un être entier.

Ici et ailleurs, le même être.

Un même je.

Mais ce soir j’ai trop le crâne qui a mal devant.

De la nuit.

De la pluie.

Et du sommeil.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 21 Novembre 2016

Une Nina deux, dame des égouts, perdue pour la vie des sociétés ? Pas tout à fait, elle est le paradigme merveilleux du parasite qui n’est qu’un danger pour les autres. Et c’est bien connu les autres ce n’est jamais soi. Élémentaire monsieur, élémentaire madame, comme le feu, comme le vent, comme la terre, sûrement comme l’eau aussi, vous le sauriez si vous ne balanciez pas toutes votre eau dans les égouts. La dame y a construit un moulin, une grande roue qui tourne par vous, mécanique bien rôdée qui ronronne dans les profondeurs de la ville. Non, dans les profondeurs sous la ville, comme des borborygmes dans votre abdomen madame. Mais si madame, demoiselle vous aussi, vos ventres si blanc sont des usines à gaz et vos robes outrées sont des quartiers bourgeois qui se partagent la surface de la ville. Mais ne vous y trompez pas mesdames, si la métaphore court sur vos tissus précieux alors c’est que dans vos jupons il y a aussi la plèbe qui loge, les égouts, les eaux usées et le ronronnement du dedans qui gronde comme un tonnerre que vous laissez sortir toujours, j’en ai la certitude. Alors ne vous moquez pas mesdames, la Nina deux n’a rien fait d’autre que d’habiter dans le revers de vos villes de coton et de soie.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche

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