Articles avec #je est un blog tag

Publié le 14 Juillet 2011

combien il reste de roi, la prose haute et la poésie numérique qui colle aux pixels comme la poésie urbaine colle à la crasse de la rue, le goudron ou la page blanche, la prose égocentrique, narcisse n'est pas une fleur mais un coup de géni, ma prose dans tes dents ne les rendra pas plus blanche mais je suis le roi des blogs, le pieu créancier des mots orphelin d'auteurs depuis que les blogueurs ne savent plus sortir leurs tripes, leurs couilles ni les ovaires, on laisse les blog aux ados et aux dépressifs mais la prose griffée de la marque talentueuse se fait trop rare alors ne lui en veut pas si elle te fait la peau si tu es un mâle représentatif ou une pouffe toute aussi calibrée qu'un cageot de prune sur l'étale maraicher mais si tu es une frêle putain, courtisane bien roulée alors ma prose te fera l'amour et te trainera dans la boue pour la beauté du geste et parce que je suis le roi, tu n'es qu'une servante, la prose et le sceptre pour rouler sur ton dos, darder tes fadeurs de mes prétentions extensibles, je suis un roi conquistador

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 6 Juillet 2011

Battre en brèche - explique moi - le temps dur, dur pu long, longitude sous les tropique ou sous le parfum fraise vanille et île Bourbon - ton silence tue le temps sous les lambris rougeoyant d'un bois d'Afrique au toit d'un bungalow perdu, savane et éléphants, retraite littéraire petit gâteaux et pachyderme à coucher sur le papier d'une jeunesse vieille là où le viol et le sexe consentit dansaient une ronde salace sur le corps de nymphe de ton adolescent trop rapidement obsolète devenue trop vite une gangue creuse où un lierre tropical étendait ses branches. C'est aujourd'hui aux racines de cette volute végétale que tu plonge ta plume ravivant l'indistinct frontière entre l'impudeur de ton enfance et l'indécence de tes fantasmes, devenue femme tu divague ou déjoue le rythme lancinant des percussions exotiques pour esquisser d'un trait d'esprit celui qui était le tien, à moins que ça n'ai été le mien

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 4 Juillet 2011

Justice des singes un joint d'herbe derrière l'oreille les singes dansent la ronde antique, ils dansent en cercle et encerclent en leur centre mouvant la petite plume d'une nièce élevée à l'eau de cochonne ; jeune et usuelle et dansent les singes aux sons qui claques des marteaux qui tonnent parce que les singes danses au son de la justice, danse macabre ou danse macaque vous n'y verrez que tu feu et la forêt avalée dans les volutes de fumée âcre et les hommes en marionnettes simiesques déjouent une énièmes fois leur grandeur d'âme et damnent une fois de plus que l'infini l'ordre et le divin et il faudra à Jéhovah ou dieu le père bien des années de divan pour consoler la longue divagation de son amertume parce que ce n'est pas sur l'homme qu'il fallait miser mais sur le singe, les grands et les petits et bien sûr sur les bonobos et si jamais nous voulions sauver notre ère de sa propre déchéance il nous faudrait baiser ensemble tous ensemble pour régler nos petits problème et nous serions des bonobos

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 29 Juin 2011

547 jours durant lesquels les otages ont été d'une certaine façon mes compagnons, ensemble on a égrainé les jours sauf que je suis bien plus endurant que les otages, moi ça fait 734 jours que je tiens le haut de la page avec ma plume et si mon quotidien n'est pas l'Afghanistan le calendrier est le même, aujourd'hui je me sens seul pour égrainer les jours, je suis le seul, je suis l'aiguille des secondes là où mes secondes sont des jours ; je suis le plus fort, je suis le plus long et plus c'est long plus c'est bon mais je suis court dans la longueur, ma prose c'est petit à petit mise au pli de ce format court, un peu parler de soi, un peu de poésie - même si parler de soi n'exclus pas la poésie, sauf que certainement personnes manquent cruellement de poésie et que parler d'elle c'est parler de rien - un peu d'abstraction, un peu de maquillage, et la posture prétentieuse de celui qui prends la plume qui est pourtant bien moins glorieux que celui qui prend la parole pour la brandir, je pourrais aussi brandir la plume, je brandissais la plume avant, je savais le faire, j'écrivais pour cela, et maintenant je ne peux que me souvenir et radoter sur la belle époque des plumes dressées comme on érige sa faucille et son marteau ; le gout du sang plus que celui de l'encre, je ne suis pas une sèche, je suis un révolutionnaire

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 25 Juin 2011

et de deux, deux ans ou deux années ; deux à la douzaine et dix à la nuitée, porter haut la plume routinière, plume de campagne, du goudron et des plumes et le soleil de plomb qui n’entre pas dans la tête, deux années de mes fesses sur ce siège qui était un autre siège et qui a vu passer les mots qui j’ai écris, 730 jours que j'ai écris mon premier article, le premier jour j'ai même écris trois articles ; il faut croire que j'étais plus inspiré ou simplement plus naïf, plus jeune, plus frais, la verve plus zélée et l'enjeu aveugle parce qu'il n'était pas envisageable d'envisager tenir deux ans et plus de 800 articles à cette obligation d’écriture journalière, c'était trop loin et je n’imaginais pas que je saurai être assez assidue, c'était d'ailleurs le jeu, l'enjeu, s'astreindre à l'écriture quotidienne et même si au début j'ai eu des trous, des trous de l'été, des retards et des oublis j'ai trouvé le rythme et la croisière et même s'il manque parfois la croisade j'ai le cœur à la croix et le point jamais à la ligne et demain sera oublié le jour des deux ans et dans dix ans peut être paraitra désuet le jour des deux ans, dès ce soir dès demain, dérider le derme et dédier à des illustres visiteurs une pensée sur 720, une pensée pour ceux et celles qui on frayés entre mes mots, tous passent comme le font les saisons et les modes cycliques, tous sont passés et j'ai aimé parce qu'écrire sans être lu c'est un peu bancale, banal aussi ; on va se laver les dents, se lever et portait haut la vie réelle sans la verve, on va se vautrer dans la vacuité vavoum vavoum

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 22 Juin 2011

le grand dandy du dédain et de l'oreille coupée, couper court à l'herbe folle qui bruisse en silence quand on la foule sur son passage ; enfant pas sage et singe savant, rejouer dans l'arrière court la course folle à la séduction, pas massive mais par touches petites, enfance de l'art et brouillon rose ; papier buvard dans la gueule du loup et le loup dans l'extase se drogue et de dandine avant de dévorer le chapeau et la tête dessous qui s'y dissimule ; chemise à carreaux et cardigan un peu troublée, la tête ourlée dans le brouillard, l'esprit nimbé en T en R, entrer en air et voler un peu de souffle aux étoiles et de sueur sur la peau, pas la sienne, ni la mienne, misanthrope et trop peu n'en fait, trop peu n'en faut sur l'échiquier de rouge et de blanc parce que le noir se dilue dans l'impasse, pincez moi je rêve ou bien ne me pincez pas et passer moi la balle, au bond vaudra bien que dans la tête, ni héros ni vaincu juste le petit peuple de l'angoisse que l'on écrase sous le pied et moi, moi je rêve de collage, l'art du collage, un jour il sera mien, coller, découper, coller, composer, recycler, quelque chose comme cela, quelques chose comme ces mots découpés de mon esprit, recollés, recomposé dans un flux ou un flot, remixer pour retracer un fil à la patte de mon esprit, tel est pris qui croyait prendre

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 21 Juin 2011

hautes herbes et petite suisse dans l'attention d'un long silence je lui sais l'artifice explosant aux feux du ciel l'amour étincelant et l'alibi de l'amour sur sa libido pétillante font le bon ménage de la noce amoureuse, ce n'est pas atroce je ne suis même pas jaloux et pourtant je compte sur les doigts d'une fée les gens dont l'amour me sourit en générale l'amour des autres me pathétique ou me rage, rarement l'amour des autres m'indiffère c'est même souvent l'unique sujet de conversation entre ma révolte et le monde là où trop de couple galvaude de leur pleine indifférence le lourd tribu de l'amour et porte au pinacle un simulacre ostentatoire et ostensiblement éculé d'une parodie de télé novelas ce qui en soit est risible, ridicule et raté quand il s'agit d'amour ce qui devrait être la plus profonde de nos essences humaines, si l'amour n'est pas une chose personnelle forgée sur une façon très personnelle de faire le monde, si l'amour n'est pas l'unique élément de personnalité à échapper à la raison et aux codes alors qu'est il d'autre qu'une énième brique du contrôle social ? Les libidos en berne sur les lits quotidiens de l'amour de supermarché ne sont qu'un prémices à la chute des rêves

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 15 Juin 2011

journée pleine comme un réveil qui sonne trop tôt et ne plus croire le sens de la prose, sentiment d'une journée pleine raisonnablement provoqué parce que j'ai repris le dessus de me lever tôt, toujours pisser dehors toujours pour prendre le pouls du jour, luxe de la campagne et donner à la journée le goût de la besogne, finir par une éclipse de lune, regarder le vertige et puis quoi d'autre ? Le ver le nez au ciel nous donne t il dans la boue, creuser un sillon, pas le meilleur, propriétaire terrien sur son tracteur, une fièvre artificielle, facteur x, les gens meurent ; de mort naturelle et d'autre creuse le sillon de leur propre mort ; absurde croisade de soit contre soi, je n'ai jamais voulu mourir, jamais je n'en ai caressé l'idée mais dans une dimension des plus théorique j'y ai plongé mon âme à me demander quel sens ma mort suicidaire pourrait avoir et la seule raison qui pourrait me conduire à ma propre mort c'est le bonheur, toucher le bonheur, l'extase suprême, l'incommensurable perfection de l'éphémère sensation de bonheur qui pourrait me pousser à la mort pour cette extase absurde de pouvoir dire il n'y aura pas de suite parce qu'une suite n'est pas nécessaire, connaître ce qui pourrait être l'extase et réaliser qu'il n'y a besoin de rien de plus sauf la mort comme un verni parfait pour figer un instant de rêve mais tout ceci n'est qu'une fumeuse théorie, un prétexte à penser et délier les mots plus que les morts et il me faudrait écrire encore et encore pour déblayer la gangue verbale avant d'arriver à une forme d'essentiel de mon idée, peut être même que les mots inscrits en pixels pourraient dégager ma conscience et ma pensée, tout cas pour dire que vous entrer dans une très vieille cave qui sent le renfermée et la poussière d'araignée, tout est là couvert d'un vieux drap mais tout est là

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 12 Juin 2011

il y a dans le silence une claque pathétique écrase l'égo dans sa misère, pas les silences que l'on dispense aux autres par goût du mystère ni les silences que l'on écoute pour patienter la parole de l'autre, je parle du silence de la solitude, celui qui s'impose par l'absence de l'autre et quelque part entre la gorge et le palet dans zone molle s'agglutine la glaise et le malaise et la boule faut obstacle à tous sons comme s'il nous fallait encore parler, à croire que l'angoisse nous sauve de la folie quand elle sert notre gorge pour nous éviter de parler seul premier signe du déclin ou du géni et la glaise imperméable confine nos pensées dans le vase clos dans ma tête, idées noires et idées roses confusément coincé du même coté de la tête, incapables de circuler dans le sens de soi parce que c'est la circulation qui nous sauve de nous, on ne quitte jamais nos pensées mais elles s'évadent en nous et circulent et puis sur une pensée du banal, une vision de demain, un projet, une envie, un muscle qui sue et que l'on ressent dans le corps te le quelque chose se décoince, les idées re-circulent comme un mince filet et puis comme la rivière naturelle de mes possibles

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 8 Juin 2011

un corps, juste un corps, qui pour toucher mon corps, qui pour le connaître, pas le voir mais le sentir, le ressentir, le découvrir de la surface aux profondeurs, puis-je le dire moi que je le connais ce corps dont la réalité ne me montre qu'une seule face et qu'une surface - comment puis-je dire que je le connais ? - je ne l'ai jamais vu, je ne l'ai jamais senti, je ne serai jamais un corps étranger, je suis le contenant de ma conscience et si ma conscience ne peut pas s'en extraire peut elle prétendre à en parler avec objectivité ? je suis le véhicule de ma présence, je suis le véhicule de ma subjectivité, partie prenante à chaque parcelle de sensation, de perception, mon corps est une interface très pratique, mais puis-je dire que je le connais, les mains d'autres sur mon corps explorent des zones inconnues, pas la superficielle superficie d'une zone érogène mais des zones sourde dans le nœud de la chaire comme dans un coeur de bois, mon corps sur le billot à la recherche de lui même - je ne veux pas l'ouvrir - pas le découper par plaisir masochiste - mais je veux le sentir, le sentir m'appartenir, je veux qu'on le touche en dehors de ces zones de conforts, trouver le conflit dans la chaire, dans les os, sentir la vie nouée au corps et se rassurée qu'elle soit bien là

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Rédigé par Cheval de bois

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