Articles avec #je est un blog tag

Publié le 6 Mars 2016

Il manque un article à la date d’hier. Dans ce blog il doit nécessairement manquer des articles, des jours sans, des vides, des creux ; mais depuis six ans et demi j’ai été là presque tous les jours, et les jours où je ne pouvais pas être là j’anticipais. Les jours manquants sont ceux des débuts, quand je n’avais pas encore perçu le sens – et le non sens – de tout mon cirque.

Mais hier il y a un trou. Oui, un vide. Tout ça parce que j’étais occupé ailleurs avec des amis ; bien sûr le matin je me suis bien dis, cet après midi ou ce soir, tu trouveras bien le temps de publier quelques choses depuis ton téléphone pour assurer la continuité de la démarche. Et quand je suis rentré chez moi, dans la nuit, j’aurai pu faire comme d’habitude et contre dater de quelques heures un article pour combler le retard en me justifiant que nous ne sommes demain qu’après avoir dormi. Mais je ne l’ai pas fait, consciemment j’ai choisi de ne pas le faire. Ce n’est qu’il y a quelques minutes que pris d’une forme de remords j’ai signalé la présence du non article, du vide, du trou.

Et alors ? Que va t-il se passer ? Est-ce que quelqu’un va le remarquer ? Est-ce qu’une personne va m’en tenir rigueur ? Est-ce là le début de la fin ou juste un non évènement symptomatique de ma non vie ? Tout est sûrement là, tout le sens et toute la névrose, tout y est et il n’y a personne pour le voir et seulement moi pour le relever.

Et j’étais à deux doigts de sauter ce jour aussi. Qu’est ce qu’il sera advenu si je n’avais pas eu cette idée de parler sur ce vide ? Je ne le sais pas.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #retard

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Publié le 4 Mars 2016

J'ai l'esprit qui coince ; incapacité à penser, donc à écrire, donc à vivre ; incapacité à sentir le monde, à me sentir en vie, à me sentir vivant ; c'est terrible, je voudrais, j'ai juste assez de conscience pour réaliser que ça ne vient pas, rien ne se passe, c'est comme si j'avais une pierre dans le crâne, une grosse pierre de la taille d'une cervelle en matière grise et flasque,, une pierre grise, calcaire sans intérêt, sans rien de précieux ; j'avais déjà une roche à la place du cœur, pas du magma, pas du feu, juste un cailloux qui ne bat pas ; et ce matin une autre dans le crâne, c'est sûrement mieux et sûrement pire que des calcules quelque part là où ça fait mal, là ça fait juste rien, juste la tête lourde qui sombre sous la surface d'une possibilité ; ni vie, ni envie, ni libido, ni pulsion, juste la force de l'habitude ; je suis peut-être un chien à l'écriture pavlovienne, hier je me voyais grand, hier j'avais mille idées et autant de projets à faire entrer dans des pages d'écriture qui allaient être à coup sûr des morceaux de choix comme ceux que l'on trouve chez le bouché. Et puis ce matin, plus rien.

 

Hier je voulais encore créer mon être, me façonner un personnage d'écrivain sincère, je voulais puiser dans une idée romanesque ma posture de romancier, je voulais même foutre en l'air roman et romancier et être autre chose, être comme dieu, créatif ou créateur, et ne pas limiter ma dénomination à un genre réduit de créations ; et puis ce matin, plus rien.

 

Je reste là, en chien de fusil, à regarder couler le grand fleuve de boue numérique en espérant qu'un remous fasse jaillir à ma face une interaction humaine qui me sorte de là.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 3 Mars 2016

Bien sur il y a l’art, la création, le faire et la bonne façon, il y a la reconnaissance de ses paires, la sueur et le travail bien fait ; il y a toutes ces petites litanies que l’on s’impose ou que l’on subit pour se convaincre d’éprouver le bon sentiment d’épanouissement, celui qui est lu et approuvé, je soussigné être en bon et due forme . Et puis il y a soi, au fond de soi, bien au fond derrière la prose, les postures et les faciès maquillés que l’on arbore pour dissimuler nos cordes sensibles, là encore derrière les tripes, la merde et le foutre que l’on garde au chaud il y a nos vérités simples ; petites évidences simples et fractionnées qui façon le cœur de nos impressions de vivre.

Pour moi c’est de jardiner. Rien de précis, rien de précieux, simplement se battre avec la nature pour lui reprendre le dessus et créer mes toutes petites zones de civilisation, sous les arbres taillés, sous les feuilles tombées. C’est si rien que ça en est presque ridicule et pourtant j’en ai besoin. Dehors, tailler, couper, et porter un regard un peu plus grand là où je viens de formater ma petite parcelle de sol. Vous avez le talent, l’écriture, la création, vous avez tout le reste et moi j’ai ce petit lopin de terre où je peux m’allonger et alimenter mes pensées qui s’allongent.

Mon âme côté jardin

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 2 Mars 2016

On fini toujours par essayer de se vendre.

 

Je me rappelle d'un temps où les réseaux sociaux c'était comme internet des débuts, c'était le Far West, no man's land indistinct où nous défrichions le futur pixel par pixel. Nous étions là pour le sexe, le fun, la liberté d'expression et foutre en l'air le vieux monde. J'ai fermé les yeux une seconde et voilà que nous arpentons les nouveaux trottoirs numériques, formatés, césurés, censurés, autocensurés, tous fagotés par paquet de deux ; mètre étalon du couple modèle, juste ce qu'il faut de hype mainstream pour dévoyer le temps, présent et futur.

 

Nous voilà devenu V.R.P d'un monde sans tain à vendre notre intimité et même pas au plus offrant. On se vend pour exister dans un geste immense de grandeur et de grotesque. Nous sommes advenu au paroxysme du consumérisme ; nous n'avons plus les moyens d'acheter le sentiment d'exister alors on se vend histoire de ne pas se sentir trop longtemps exclus du navire marchand ; échafaud du commerce pour une mise à mort en règle d'audimat. Ici plus qu'ailleurs nous sommes devenus pire que des virus, nous sommes devenus le cancer d'un média mort-né ; chaque statut, chaque image, chaque tweet métastase le réseau et notre masse ingrate de suffisance crasse grossie un peu plus.

 

Il y a plus d'homme sandwich sur les réseaux que de femmes prises en sandwich dans tout le porno d'internet et ce n'est pas peu dire. Et moi, avec ma sauce et mes légumes, ma tranche de gras et le bras armé de mon bacon je ne vaux pas mieux. Je veux mon clic, je veux mon heure de gloriole lamentable, moi aussi je veux re tuer Warhol et bafouer la pudeur en faisant porter bien haut le lait écrémé que je tire des mamelles de mon âme ; ce jus blanc et laiteux que dont je m'abreuve aux seins de ma prétention dérisoire, ambition délirante.

 

Et demain, entre deux rôts sonores comptez sur moi pour venir mendier à mon tour le fruit de vos deniers, comptez sur moi pour racoler le temps étroit de votre attention et attirer sur moi opprobre qu'aujourd'hui je jette à la figure des gens.

De la mendicité au racket il n'y a qu'un pas que j'aime saisir

De la mendicité au racket il n'y a qu'un pas que j'aime saisir

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #écrire

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Publié le 1 Mars 2016

C'est une déferlante implacable de jours, qui vague après vague me reviennent tous un à un dans la gueule mais aussi par paquet de sept, de douze, de quatorze, de trente, de trois cent soixante cinq jours qui appuient là où sa fait mal, au coin de la gueule ou dans le vide qui s'est creusé dans le vide. Ventre vide, couilles pleines et une armée de jours qui marchent au pas et qui piétinent tout ; ne respectent rien.

 

Et toi tu essaies de te tenir debout, comme l'autre con qui brave bêtement les éléments au bout de la digue un jour de tempête et que tu finis par voir comme un pantin emporté par l'écume et la rage océane. Et tu sais que toi aussi tu la sens toute cette écume des jours qui te blanchi le décor ; juste les embruns en moins.

 

Demain je dirais déjà que les miroirs ne me ressemblent plus, mais ça fait longtemps que je le sais, je ne suis pas le gros, le vieux, le clown de chair blanche, un loser sans héroïne et sans impaire, la flasque j'ai dans la peau et la chance dans le dos comme un couteau planté. Fuck à ma gloire pathétique ; je sais que ça va te plaire, c’est plus qu’un hommage c’est une parodie.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 28 Février 2016

Hier je n’étais qu’un canon à particules, ce soir je suis une particule. Ou une graine, un truc qu’une poule pourrait venir picoter. Et dans ma prose la poule et le poisson rouge même combat ; animaux dénués d’un intérêt à part pour me laisser broder la métaphore de l’auteur distrait, dilettante et bon à rien, mémoire courte et esprit sauteur. Du coq à l’âne pour rester dans le décor de la ferme ; je passe du cul de l’un au cul de l’autre, j’ai l’esprit vagabond, inaliénable à l’insoumission des tentations, incapable de se focaliser sur une seule tâche sans dépenser une énergie folle.

Parfois en tant qu’auteur je cherche à la brider, le forcer, lui coller le nez dans son obligation.

Parfois en tant qu’auteur je cherche à la dompter, je jongle avec ses intentions et ses variations.

Et le reste du temps j’improvise, je concède et je m’induis de force, de folie et de prétention pour mener à bien, c'est-à-dire à son terme de papier, mes intentions et mes projets, les anciens et les prochains. J’espère que je saurai un jour tirer parti de cet esprit vagabondeur, et d’ici là, je range, je tri, je capte les flux et je les canalise, un peu ici et un peu là jusqu’à ici, jusque là et à demain.  

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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Publié le 27 Février 2016

Aujourd’hui je suis le soleil ; aujourd’hui je suis un canon à particules, à électrons, à rayons X, on s’en fout tout ceci n’est qu’une métaphore. Aujourd’hui je suis un générateur de particules et mes mots se sont mes particules. Contrairement au soleil je ne rayonne pas, je ne nimbe pas de mon énergie particulaire des astres morts, des planètes et des êtres vivants. Si j’explore la figure métaphorique où je suis une usine à particules c’est que le monde et l’univers sont emplis de mes étoiles contraires ; elles aspirent mes particules en les détournant de leurs supposées routes initiales. Une, deux, dix, mille, je ne sais pas combien elles sont mes étoiles contraires, les trous noirs, les nébuleuses et les mille et une raisons que mes mots se perdent. Comme la masse noire de l’univers, je devine la présence de ces astres contraires parce que j’observe mes mots se perdre, sortir de ma conscience et mourir épuisés, perdus, réduits à l’état de particules orphelines.

Vous vous dites qu’il en faut de la prétention pour se prétendre comme le soleil, comme un canon à énergie, mais je n’en ai qu’à peine, j’en ai si peu que je peux regarder mes particules se perdre, mourir et se faire voler sans avoir de réaction. Si ce n’est pas un signe …

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 26 Février 2016

Est-il encore judicieux de faire des choses, des films, des photos, des histoires, des romans, des jeux, des objets culturels ?  Faut-il encore créer ces choses-là dans ce monde-là et avec ces outils-là qui sont les notre ? Dans un temps indistinctement reculé par rapport à mon siège je me souviens que l’on disait parfois ; à quoi bon faire de la poésie après Victor Hugo, à quoi bon faire de la sculpture après Michel Ange, à quoi bon faire un jeu de plate-forme après Super Mario Bros ? Nous nous posions ces questions comme nous aurions pu ériger des prétextes à nos médiocrités ; ce questionner de la sorte ce n’était pas abdiquer mais seulement témoigner de notre volonté de créer et de notre humilité à la lumière des lanternes de nos classiques.

C’était un temps, c’était avant.

Aujourd’hui lorsqu’il arrive que je me questionne ce n’est plus sous le jour artificiel et subjectif de mes lanternes d’antant. Si je me demande s’il est encore légitime de créer des choses culturelles ce n’est pas parce que de nouveaux maîtres auraient imposé de nouveaux classiques faisant monter d’un cran le cap de la qualité infranchissable; non, si je me questionne c’est parce que la plèbe, armée d’outils de création et de propagation massive produit en masse de la médiocrité créative. Et tout cela est déversé sans limites raisonnables sur les réseaux sociaux, les sites et les canaux numériques jusqu’à saturation. Ils sont tous là, partout, les poètes de pacotilles, les cinéastes à la petite semaine, les romanciers boutonneux, les photographes poisseux, j’en passe et des biens pires, tous les créatifs qui ne savent faire la part de marketing et de l’art, tous les pulsionnels adipeux et les dépressifs de la prose, une armée bien vivante qui marche sur l’art, la culture et la créativité avec le pas lourd des victoires invisibles.

Et quand je m’assoie parfois au bord de ce fleuve boueux, puissant et implacable, quand je m’assoie moi, créatif et poète façonné à la mamelle du doute, de l’esprit critique et de l’ambition égotique je ne peux qu’hésiter. Ne serait-il pas salvateur que je ne rajoute pas mon ruisseau à ce fleuve bourbeux ? J’agite dans mon esprit courroucé la vacuité d’un tarissement salvateur et utopique de la médiocrité comme un acte de foi. Est-ce que me montrer à la hauteur de mes ambitions ça ne serai pas de me taire ? Pénitence de me merde ! Je sais que je ne suis pas de ceux qui trouveront une échappatoire dans la pénitence de mon âme ; alors je suis très bien que je fini toujours par me jeter au fleuve comme d’autres vont au Gange. Et si je ne parviens pas à surnager, je peux toujours pisser dedans.

Faut-il s'arrêter de créer ?

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #créer, #Je est un Blog, #Digression

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Publié le 19 Février 2016

Est-ce que je suis dans la phase où je fais émerger de ce blog une chose qui pourrait être une ligne éditoriale ? Peut-être bien oui, même si ligne éditoriale est bien trop rigoriste et surtout bien trop noblement porté par une idée du journalisme pour être le terme qui convient à l’appendice de mots, excroissance de ma pensée qui me tient lieu de blog. Disons qu’il y a peut-être un axe, une direction, un semblant de cap qui émerge de la mer furibarde de mon indécision.

Ici le je, l’ego, le sujet qui parle de lui, de moi, de soi et de cette idiotie à laquelle je m’attache qu’est l’acte de création. Je ne détiens aucune vérité, aucun savoir, aucune méthode sur le comment d’un tel acte. Ma création est empirique ; c’est ce qui me permet d’en parler, car à chaque étape que je franchi j’ai l’impression de redécouvrir la roue et cela donne un élan à mes pensées. Ici donc non pas de l’introspection mais un regard dans le rétroviseur, dans le moteur, dans ma mécanique ; petite gesticulade maladroite pareille à ses ratures qui jonchent volontiers les lignes manuscrites. Et ailleurs, la créativité ; pourrait être ainsi, mais je ne suis pas assez étanche pour me tenir à une telle dichotomie. Pourtant dans l’idée il à de cela.

Ici la cuisine

Et ailleurs la salle.

C’est peut-être le prémisse de ce qu’il adviendra de moi lorsque j’aurai la sensation d’avoir fini mes écritures je quitterai la peau de l’auteur pour entrer dans celle du bonimenteur. Ce regard sur mes neurones qui écrivent c’est peut-être la prise de distance nécessaire pour qu’advienne ce changement.

Et en plus on s’en fout. L’avenir se chargera bien assez vite de me le dire.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #ébauche, #Je est un Blog

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Publié le 17 Février 2016

Comme je me l’étais imposé hier je viens d’établir ma première colonne ; celle qui liste et accueille tous mes projets créatifs, enfin pour le moment elle se limite à la création écrite parce que je n’ai pas le temps de formaliser des projets qui ne soient pas constitués de mots. Et après un premier jet, et le terme de jet est bien adapté, j’en suis à 19 entrées. Donc  19 projets auxquels je me dois de consacrer du temps dans les temps à venir pour espérer mener à bien plusieurs d’entre eux. A terme tous mais la raison me conseil de viser de n’en réaliser que certains avant le printemps.

Je ne sais pas si c’est beaucoup ou si c’est peu 19 projets. Bien sûr certains sont succins, en apparence simples à réaliser, comme écrire un poème sur le thème de la jeune femme chiffonnée ou écrire une critique de jeu vidéo, d’autres sont plus dantesque à hauteur de procrastinateur comme mener à bout la relecture et la sélection de mes nouvelles pour en faire un recueil.

Dix-neuf projets, dix-neuf facettes de moi et encore ce n’est qu’un premier jet, je suis sûr que d’autres projets qui sommeillent en marge de ma conscience après l’avoir habités quelques temps viendrons grossir cette liste. Sans compter les nouveaux projets que je ne manquerai pas d’évoquer en moi ; d’ailleurs à l’instant je viens de passer à 20 projets. Et j’ai peur que si je n’arrête pas cet article bientôt j’en serai à plus encore.

Voilà, aujourd’hui comme un nouveau jour de naissance je sais que j’ai pas moins de 20 projets à faire accoucher de moi ; j’ai l’utérus dans le cerveau et le vagin au bout des doigts et j’ai envie de rajouter un 21ème projet qui serait d’écrire de la poésie à partir de cette phrase.

La seule indulgence que je me suis permis c’est de dater tous ces projets du 17 février même si certains sont en moi depuis des années, ça rend l’échec du passage à l’acte moins visuel même si je ne suis pas dupe de moi-même.

Voilà, aujourd’hui 21 projets sur le feu ; ne me reste plus qu’à les accoucher.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #créer, #Je est un Blog

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