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Publié le 21 Mars 2016

Des chocolats en sachet est une foule hétéroclite ; hétéroclite je trouve que c’est un mot qui sonne moins noble que hétérogène. Dans les deux cas les spectateurs sont bigarrés comme une foule grand public pour un film lui même de calibre grand public. La répartition des sièges sur un mode aléatoire par les caissières humaines et les autres machines donne à cette salle une répartition énigmatiques qui bafoue les habituelles organisations populaires de spectateurs. Du coup je me demande ce que je fais là, assis à la marge d'une rangée. Je ne me met jamais ici, je suis toujours du centre.

 

La salle se remplie devant une bande annonce d'un film de Michael Bay et je retrouve le goût du cinéma. Je ne parle pas des films mais bien du lieu. Ça fait longtemps que je n'étais pas venu, depuis le Star Wars en décembre, plus de trois mois, avant je voyais au moins un film par semaine, souvent deux. Les écrans des machines avaient raison, les retardataires qui se foutent des bandes annonces et du décorum remplissent les allées et presque tous les sièges.

 

J'attends le noir pour ouvrir les chocolats et me laisser porter par le noir. Avant je digère les publicités en rédigeant ces quelques mots. Petit écran sous grand écran, finalement j'aime bien la promiscuité devant le divertissement, le bruit des stades, le brouhaha des salles noires, c'est la même chose, un semblant de communion païenne. Et puis le cinéma est toujours stimulant pour mon goût. Même pour les films de grandes distributions, le souffle de la créativité passe entre toutes les mailles qu'importe le pognon et les chocolats.

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Rédigé par Monsieur C

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Publié le 15 Mars 2016

Ce matin j’ai ouvert la porte à dieu. Comme à son habitude, lorsqu’il sonne chez moi c’est sous les traits d’une femme blonde à l’allure stricte et au regard incommensurable. Je ne sais plus depuis combien d’années je la connais ; quatre ans au moins, peut-être cinq années entières qu’elle vient chez moi me parler de lui. J’ai ouvert ma porte et avec ses yeux elle m’a ouvert sa porte vers dieu. Ils sont bleus, c’est banal, mais ils sont intenses, un bleu profond qu’elle souligne toujours au crayon noir. D’ailleurs je me demande si elle le sait, si elle sait à quel point ça la rend belle, pugnace et intensif, si elle sait jusqu’à quel point un homme est prêt à ouvrir sa porte à pareil regard. Je me dis que si elle savait cela elle ne le ferait pas parce que je doute que dieu soit raccord avec le pouvoir de ce regard, ni avec les pensées qu’elle convoque à mon âme quand nous nous regardons.

Je voudrais pouvoir dire que ce matin j’ai soutenu son regard mais ça serai mentir, à elle, à dieu et à moi, or j’espère que personne n’est dupe dans ce trio. Alors non, je n’ai pas soutenu son regard, je l’ai fixé pour m’y plonger. Il est bleu intense, ses pupilles étaient petite et noires, perçante comme un éclair de fulgurance, comme un trou noir. La regardant avec une intensité décomplexée j’ai remarqué qu’autour de ses pupilles il y avait un motif plus clair, comme une galaxie indigo irradiant.  Un bleu intense étoilé d’un bleu que je voudrais indigo contenant quelques éclats d’or. À côté d’elle parce que les témoins de Jéhovah viennent toujours pour deux, l’autre femme disparaissait docilement comme une lune qui gravite autour d’un astre et qui régulièrement disparaît derrière.

Pendant deux ans, chaque semaine elle entrait chez moi, je l’accueillais pour qu’elle me parle de dieu, je l’accueillais surtout parce que je n’ai jamais vu une femme aussi belle m’offrir une heure de débat théologique sincère. Elle ne venait jamais seule, parfois avec son père, presque toujours avec son mari, un homme gentil ignorant sa chance et ne sachant pas goûter l’ironie avec laquelle leur dieu se joue de moi car ce mari aimant porte le même prénom que moi. Elle incarnait mon attraction astrale et à les observer tout les deux je me suis convaincu que c’est aussi une femme de tête, une de celle qui porte la culotte et tout le panel des responsabilités décisionnelles.

Par instinct elle tient les cordons et les rennes et s’applique par culture à le faire dans le cadre délimité par son dictat théologique ; un numéro de funambule féminin. Toute évidence elle sous estime ce pouvoir, elle ne le sait pas mais elle appartient à la race de celles qui peuvent avoir le monde à leurs pieds, pour l’aimer, le façonner, le détruire qu’importe, elle est de la race avec laquelle nous sommes toujours d’accord. Je ne dirais pas comment je la trouve belle, ça serai faire injure au vocabulaire et je risquerai de travestir cette vérité qu’elle voile sous des tenues chastes, élaborées pour la dissimuler mais qui soulignent plus qu’elles ne cachent ce que mon esprit n’a de cesse de broder. Mais parfois, alors que j’ouvre la porte je ne peux retenir un compliment sur sa coiffure, son aspect, et ce je ne sais quoi qu’elle dégage.

Ce matin j’ai ouvert ma porte à dieu, j’avais encore l’allure hirsute du dément tombé du lit, je sentais le café chaud et la nuit courte ; quand la prote à sonné j’ai eu un instant de honte, de culpabilité, j’aurai aimé lui présenter l’apparence d’un Apolon pour répondre à sa splendeur virginale bien qu’étant mère je suis certain qu’elle a été déflorée. Quand la porte fut ouverte j’oubliais ma honte et les relents de culpabilité, je me laissais porter par son regard ; ne feignant même plus de croire au roman de son dieu. Je sais que c’est lui qui oblige ses témoins à visiter les âmes comme la mienne, perdue et païenne prête à être sauver. J’ai de la chance d’être son mécréant.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Dieu, #Je est un Blog

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Publié le 11 Mars 2016

Les écrivains sont toujours, … je commence ce texte comme un lieu commun … ils sont tous, … je ne déroge pas du cap qui me conduit à enfoncer des portes ouvertes … de grands pervers. … et là je me cache derrière LES écrivains alors que je ne parle que de moi … nous aimons avoir le contrôle sur nos personnages ; et moi j’ai l’omniscience du glauque. J’aime quand mes personnages naissent et meurent dans le cloaque de leur humanité. Je n’aime pas les monstres ni les personnages qui pourraient être des radicaux anormaux.

Ce que j’aime ce sont les personnages non-normaux, des personnages normaux que je confronte à l’indigence de leurs propres outils d’existence et que je regarde gesticuler révélant ainsi la fragilité de ce que l’on suppose être le socle de leur humanité. J’aime les fluides corporels, la souillure quand elle est transgressive. J’aime par exemple quand ça sent la pisse. Oui j’aime les personnages qui urinent, c’est idiot mais je trouve cela révélateur.

C’est pour cela que j’aime écrire des hommes qui pissent dehors, debout, les pieds sur la à terre et tête haute vers les étoiles parce que l’homme qui urine hors des lieux dédiés c’est un maillon idéal entre dieu, c'est-à-dire le ciel et puis le monde, c'est-à-dire le monde. Le mâle qui pisse est un liant nécessaire pour unir le spirituel et le corps.

Et j’aime les pisseuses, ce n’est même plus un goût d’écrivain c’est une obsession parce que je vois dans la figure de la pisseuse une muse transgressive. Ce n’est pas exactement une obsession, c’est plutôt une réponse. Les femmes et la société souvent jouent avec le discourt selon lequel les femmes ne font pas pipi ; c’est une figure de style acceptée des femmes elles-mêmes de la pudibonderie moribonde qui inhibe le monde. Alors écrire des pisseuses, écrire des femmes qui pissent, qui urinent, volontairement libres où elles le sont, accidentellement confrontées à l’abandon et à la présence du corps, écrire des pisseuses c’est mon sacerdoce, une dose de plaisir régressif, une part de fantasme et tout le reste de convictions métaphysiques.

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Rédigé par Monsieur C

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Publié le 8 Mars 2016

Sur le fil d’une relation faut-il devenir nihiliste plutôt que de choisir les choses de l’amour ? C’est la question qu’elle se pose. Je suis qui pour lui répondre ? Moi, l’insensible chronique, épuisé du battement cardiaque et trop poli pour être amoureux je n’ai aucune légitimité à dire qui de l’amour ou du nihilisme il faudrait embrasser. Pourtant comme un insecte romantique je me suis brûlé aux ampoules des relations nihilistes plus d’une fois ; j’étais même assez jeune et bien assez con pour m’être convaincu qu’aimer c’était se nier ; l’amoureux nihiliste, le grand con, celui qui a léché jusqu’à s’en ouvrir la langue en deux comme un serpent laissant sa peau sur les milles bitumes de la colère et autant de fois sur ceux de la passion. Aujourd’hui, demain, j’ai traversé cette zone de turbulence en restant en vie, assez en vie pour croire que des deux concepts alambiqués de la vie, c'est l'amour qui est le plus le nihiliste et ceux qui s'y refusent ou ceux qui en réchappent ils sont simplement vivants ; attendre, espérer, être suspendu à sa corde sensible c’est éprouver la sensation de la vie et si l’amour est nihiliste c’est que l’amour il crame tout, il phagocyte et formate et réduit à un carcan douloureux l’expression protéiforme de la vie, de nos visions de vies. Je n’aime pas l’amour, je ne crois pas en lui, je ne crois même pas en l’existence de ce concept ; je sais qu’il existe parce que je sais que des millions de personnes s’en remettent à lui et par ce fait ils font de ce concept une réalité ; pourtant ils ne font pas l’amour, ils rendent réel une chose qui ne l’est pas, ils permettent à l’improbable de prendre forme mais ça ne rend pas l’amour chose plus probable.

C'est ça l'amour, une fille inaccessible qui pleure. Une fille que l'on n'aura jamais, quand elle pleur, quand on suppose qu'elle pleur d'amour ça la rend plus proche de nous, plus réelle. C'est juste ça l'amour, la perception d'une vie soudainement plus accessible que l'instant d'avant.

C'est ça l'amour, une fille inaccessible qui pleure. Une fille que l'on n'aura jamais, quand elle pleur, quand on suppose qu'elle pleur d'amour ça la rend plus proche de nous, plus réelle. C'est juste ça l'amour, la perception d'une vie soudainement plus accessible que l'instant d'avant.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #amour

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Publié le 7 Mars 2016

Aujourd’hui je me suis croisé dans un miroir, un visage m’a regardé et je l’ai trouvé vieux, mais je l’ai trouvé beau et de manière assez inattendue je l’ai trouvé moi. C’est bizarre de se trouver beau et beau n’est pas le terme précis, aujourd’hui celui que j’ai vu avec une forme de charme. Le charme c’est la beauté de l’usure. Il faut se rendre à une évidence, je ne suis pas beau, je suis dessué.

Beau c’est beau, c’est l’apollon huilé divin dans le stade alors que moi si je suis comme une statue de bronze c’est que je suis patiné, marqué par le temps et le poids de vie intérieure colérique. Je suis une vieille statue au charme émergeant comme une forme flou qui s’évoque quand une pierre s’érode et s’oxyde. J’ai plaisir à remarquer cela, ce n’est pas une prétention de ma part. Ce n’est pas un acte de séduction, c’est seulement un constat timide, une évocation silencieuse d’un constat de soi à soi ; peut-être que je me trompe, peut-être que je suis dans le mensonge, dans l’erreur ou dans la posture, peut-être que ce que je vois en face de moi n’existe que dans l’interprétation que je fais d’un réel réduit au temps qui passe mais peut-être que c’est un acte de lucidité. Seul vous pourriez le dire mais seul moi peux entendre ce que je suppose être juste.

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Rédigé par Monsieur C

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Publié le 6 Mars 2016

Il manque un article à la date d’hier. Dans ce blog il doit nécessairement manquer des articles, des jours sans, des vides, des creux ; mais depuis six ans et demi j’ai été là presque tous les jours, et les jours où je ne pouvais pas être là j’anticipais. Les jours manquants sont ceux des débuts, quand je n’avais pas encore perçu le sens – et le non sens – de tout mon cirque.

Mais hier il y a un trou. Oui, un vide. Tout ça parce que j’étais occupé ailleurs avec des amis ; bien sûr le matin je me suis bien dis, cet après midi ou ce soir, tu trouveras bien le temps de publier quelques choses depuis ton téléphone pour assurer la continuité de la démarche. Et quand je suis rentré chez moi, dans la nuit, j’aurai pu faire comme d’habitude et contre dater de quelques heures un article pour combler le retard en me justifiant que nous ne sommes demain qu’après avoir dormi. Mais je ne l’ai pas fait, consciemment j’ai choisi de ne pas le faire. Ce n’est qu’il y a quelques minutes que pris d’une forme de remords j’ai signalé la présence du non article, du vide, du trou.

Et alors ? Que va t-il se passer ? Est-ce que quelqu’un va le remarquer ? Est-ce qu’une personne va m’en tenir rigueur ? Est-ce là le début de la fin ou juste un non évènement symptomatique de ma non vie ? Tout est sûrement là, tout le sens et toute la névrose, tout y est et il n’y a personne pour le voir et seulement moi pour le relever.

Et j’étais à deux doigts de sauter ce jour aussi. Qu’est ce qu’il sera advenu si je n’avais pas eu cette idée de parler sur ce vide ? Je ne le sais pas.

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Rédigé par Monsieur C

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Publié le 4 Mars 2016

J'ai l'esprit qui coince ; incapacité à penser, donc à écrire, donc à vivre ; incapacité à sentir le monde, à me sentir en vie, à me sentir vivant ; c'est terrible, je voudrais, j'ai juste assez de conscience pour réaliser que ça ne vient pas, rien ne se passe, c'est comme si j'avais une pierre dans le crâne, une grosse pierre de la taille d'une cervelle en matière grise et flasque,, une pierre grise, calcaire sans intérêt, sans rien de précieux ; j'avais déjà une roche à la place du cœur, pas du magma, pas du feu, juste un cailloux qui ne bat pas ; et ce matin une autre dans le crâne, c'est sûrement mieux et sûrement pire que des calcules quelque part là où ça fait mal, là ça fait juste rien, juste la tête lourde qui sombre sous la surface d'une possibilité ; ni vie, ni envie, ni libido, ni pulsion, juste la force de l'habitude ; je suis peut-être un chien à l'écriture pavlovienne, hier je me voyais grand, hier j'avais mille idées et autant de projets à faire entrer dans des pages d'écriture qui allaient être à coup sûr des morceaux de choix comme ceux que l'on trouve chez le bouché. Et puis ce matin, plus rien.

 

Hier je voulais encore créer mon être, me façonner un personnage d'écrivain sincère, je voulais puiser dans une idée romanesque ma posture de romancier, je voulais même foutre en l'air roman et romancier et être autre chose, être comme dieu, créatif ou créateur, et ne pas limiter ma dénomination à un genre réduit de créations ; et puis ce matin, plus rien.

 

Je reste là, en chien de fusil, à regarder couler le grand fleuve de boue numérique en espérant qu'un remous fasse jaillir à ma face une interaction humaine qui me sorte de là.

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Rédigé par Monsieur C

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Publié le 3 Mars 2016

Bien sur il y a l’art, la création, le faire et la bonne façon, il y a la reconnaissance de ses paires, la sueur et le travail bien fait ; il y a toutes ces petites litanies que l’on s’impose ou que l’on subit pour se convaincre d’éprouver le bon sentiment d’épanouissement, celui qui est lu et approuvé, je soussigné être en bon et due forme . Et puis il y a soi, au fond de soi, bien au fond derrière la prose, les postures et les faciès maquillés que l’on arbore pour dissimuler nos cordes sensibles, là encore derrière les tripes, la merde et le foutre que l’on garde au chaud il y a nos vérités simples ; petites évidences simples et fractionnées qui façon le cœur de nos impressions de vivre.

Pour moi c’est de jardiner. Rien de précis, rien de précieux, simplement se battre avec la nature pour lui reprendre le dessus et créer mes toutes petites zones de civilisation, sous les arbres taillés, sous les feuilles tombées. C’est si rien que ça en est presque ridicule et pourtant j’en ai besoin. Dehors, tailler, couper, et porter un regard un peu plus grand là où je viens de formater ma petite parcelle de sol. Vous avez le talent, l’écriture, la création, vous avez tout le reste et moi j’ai ce petit lopin de terre où je peux m’allonger et alimenter mes pensées qui s’allongent.

Mon âme côté jardin

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Rédigé par Monsieur C

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Publié le 2 Mars 2016

On fini toujours par essayer de se vendre.

 

Je me rappelle d'un temps où les réseaux sociaux c'était comme internet des débuts, c'était le Far West, no man's land indistinct où nous défrichions le futur pixel par pixel. Nous étions là pour le sexe, le fun, la liberté d'expression et foutre en l'air le vieux monde. J'ai fermé les yeux une seconde et voilà que nous arpentons les nouveaux trottoirs numériques, formatés, césurés, censurés, autocensurés, tous fagotés par paquet de deux ; mètre étalon du couple modèle, juste ce qu'il faut de hype mainstream pour dévoyer le temps, présent et futur.

 

Nous voilà devenu V.R.P d'un monde sans tain à vendre notre intimité et même pas au plus offrant. On se vend pour exister dans un geste immense de grandeur et de grotesque. Nous sommes advenu au paroxysme du consumérisme ; nous n'avons plus les moyens d'acheter le sentiment d'exister alors on se vend histoire de ne pas se sentir trop longtemps exclus du navire marchand ; échafaud du commerce pour une mise à mort en règle d'audimat. Ici plus qu'ailleurs nous sommes devenus pire que des virus, nous sommes devenus le cancer d'un média mort-né ; chaque statut, chaque image, chaque tweet métastase le réseau et notre masse ingrate de suffisance crasse grossie un peu plus.

 

Il y a plus d'homme sandwich sur les réseaux que de femmes prises en sandwich dans tout le porno d'internet et ce n'est pas peu dire. Et moi, avec ma sauce et mes légumes, ma tranche de gras et le bras armé de mon bacon je ne vaux pas mieux. Je veux mon clic, je veux mon heure de gloriole lamentable, moi aussi je veux re tuer Warhol et bafouer la pudeur en faisant porter bien haut le lait écrémé que je tire des mamelles de mon âme ; ce jus blanc et laiteux que dont je m'abreuve aux seins de ma prétention dérisoire, ambition délirante.

 

Et demain, entre deux rôts sonores comptez sur moi pour venir mendier à mon tour le fruit de vos deniers, comptez sur moi pour racoler le temps étroit de votre attention et attirer sur moi opprobre qu'aujourd'hui je jette à la figure des gens.

De la mendicité au racket il n'y a qu'un pas que j'aime saisir

De la mendicité au racket il n'y a qu'un pas que j'aime saisir

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Rédigé par Monsieur C

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Publié le 1 Mars 2016

C'est une déferlante implacable de jours, qui vague après vague me reviennent tous un à un dans la gueule mais aussi par paquet de sept, de douze, de quatorze, de trente, de trois cent soixante cinq jours qui appuient là où sa fait mal, au coin de la gueule ou dans le vide qui s'est creusé dans le vide. Ventre vide, couilles pleines et une armée de jours qui marchent au pas et qui piétinent tout ; ne respectent rien.

 

Et toi tu essaies de te tenir debout, comme l'autre con qui brave bêtement les éléments au bout de la digue un jour de tempête et que tu finis par voir comme un pantin emporté par l'écume et la rage océane. Et tu sais que toi aussi tu la sens toute cette écume des jours qui te blanchi le décor ; juste les embruns en moins.

 

Demain je dirais déjà que les miroirs ne me ressemblent plus, mais ça fait longtemps que je le sais, je ne suis pas le gros, le vieux, le clown de chair blanche, un loser sans héroïne et sans impaire, la flasque j'ai dans la peau et la chance dans le dos comme un couteau planté. Fuck à ma gloire pathétique ; je sais que ça va te plaire, c’est plus qu’un hommage c’est une parodie.

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Rédigé par Monsieur C

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