Publié le 31 Mars 2016

Je viens de passer une nuit d’insomnie ; nuit entière durant laquelle mon crâne a été déserté de sommeil et comme la nature à horreur du vide, ce crâne dans ma tête a été rempli de pensées, introspections narcissique et égotique qui finissent toujours en source d’angoisses existentielles. Pour remédier à cela, j’ai persécuté ces pensées, c’était elles ou moi le choix était vite vu, en inondant ledit crâne de merde. Hier soir j’ai opté pour des vidéos glanées sur Youtube, c’est idéal pour de la junk thought, et je m’en suis infligé jusqu’à ce que l’esprit abdique et que je trouve du sommeil, même si de l’épuisement serait un terme plus approprié.

Aujourd’hui je radar mes mots, je radar mes pensées, je radar mon écriture.

Je jalouse ceux qui y arrivent. Je sais que je ne vaux pas moins qu’eux, ma prose n’est ni pire ni meilleure, alors je jalouse leur capacité à y arriver. Je jalouse même les moins bons que moi, ceux qui sont de manière évidente plus médiocre que nombre d’entre ceux qui écrivent. Je jalouse la capacité qu’ils ont à le faire ; le + faire. Parfois, même si je flagelle mon âme pour ne pas la vendre au diable, je suis comme aujourd’hui incapable d’écrire.

Je note des choses, je fais naître des mots sur l’écran. Mais je ne réussi pas à écrire.

Je ne connais rien de plus angoissant.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 30 Mars 2016

J’en foutre des dix prochaines minutes.

Et j’en re foutre, orgasme féminin, des cent soixante dix prochains mots.

Pourquoi ? Parce que tu es la catastrophe d’errance, une marche sans bras tandis que l’autre bras, mon pied, s’enfourne dans le tunnel de tes fumbles. Tu es fameuse, et ça c’est vrai. Tu es faucheuse, autant que je suis – le ? – fauché. Tu es farouche, et tu m’arraches à ma curiosité, le cul rieur vissé à la chaise sus citée qui par ma chance n’est pas électrique ; malchance éclectique de te faire autant d’honneurs à quelques R de l’horreur. Et ce que je fais là c’est ériger un chapiteau, tu as raison il est miteux, et j’ai raison, il résonne comme peuvent retentir les tentes de deux secondes qui se déplies dans l’air quand elles sont lancées à la volée et dans le creux de mon crâne c’est le bois vert qui flèche le tapis de fleur d’iris ; catastrophe d’iris qui ne fait pas cas de toi, ce n’est rien, juste rien, j’ignore le jeu des crapauds et les défécations des colombes, dans les deux cas les animaux se vident toujours vers le sol, dans le sens de la gravité car ceci est inscrit au fronton d’une humanité. Et je suppose aussi au fronton de la notre. La bave tombe. La merde tombe. Et comme Alice je tombe au fond du trou de mes dix anciennes minutes.

Merci.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 29 Mars 2016

Je suis las pour t’amuser, trop là pour ne pas m’amuser ; et je suis si bon – public – que je suis ici pour jouer ton semi jeu ce mirage à moitié colère et à moitié quoi ? je t’assure que ce n’est pas vrai, je ne porte pas vraiment mon chapeau à clochettes, le fameux chapeau de bouffon que pourtant je m’amusais à porter avant, sur ma tête avant, avant oui quand j’allais skier et que je rentrer en jouant à bouffonner plus qu’une tragique pièce burlesque mais tu l’as dis pour que je te démente, je suis pathétique, mais presque, je n’invente rien, j’essuie juste le peu de sueur qui devrait perler sur mon front à force de froncer mes sourcilles et faire forcer mes neurones et si tu ne veux plus de moi comme ton jouet je pourrais trouver une chose forte et folle à dire pour signifier que, sauf que je ne sais pas ce que je devrais signifier, tu as sûrement cette idée que tu sais mieux que moi et c’est sûrement vrai sauf que tu ne sais pas me le communiquer, ni communier ni niquer dans le panier de crabes alors à quoi bon, je sais bien que tu subis d’être séduite et d’essorer les larmes d’un corps qui ne sait plus comment tourner en ronde ; il n’y a que les louves dont les crocs peuvent me toucher et je suis désolé pour toi que tu ne sois pas louve, qu’importe l’animal félin ou carnivore, et même si tu es une plante voir même un être humain il n’y aurai que de la louve pour faire ployer l’émotion que tu singes et que tu aimes me faire miroiter et le plus fou c’est que je trouve ça normal, c’est triste de trouver cela normal tu sais

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #correspondance

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Publié le 28 Mars 2016

L'occupation de l'amertume, verve des cuisses en pleurs et du soleil de la nuit,licorne pelage ivoire de caractère. C'est un bravo cauchemardesque qui chevauche l'acte essentiel de la débauche, issue finale de l'acte de bravoure des oursins, polaire, logistique pour plaire directement sans pourparlers. C'est dans la langue des serpents, biaisée par le double souvenir du triangle lingual, qui précède la descente du lit des diamants noirs d'un incendie volontaire comme un pompiers bleu comme un ciel orange sur la planète mars. Et ce n'est pas du chocolat. Et ce n'est pas du chocolat amer et blanc. Et ce n'est pas du chocolat de répétition, le fruit vérolé des backstages gris, enfoncez les mousses de vos fauteuil vous allez rouler jusqu'à la fin des handicapes.

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Publié le 27 Mars 2016

Deux mille deux sangs et des singes, des guenons et l’ordre déraisonnable de Darwin qui fait du feu  au coin du bois la dés-évolution des franges sur le front des dindes en marge des folies magasinières et dans ce coin de page sans âge, sans rage ni dents de sabres claudiquant sur la ligne à damiers de l’histoire et de l’humanité, grouillante un jour dans le limon et sirotant des bières le lendemain à l’ombre massive des bronzes rutilants qui ruissèlent de lumière et d’or ; c’est déjà l’argent, le cœur étroit des loups garous s’étrangle et de crocs en épais poils de nacre organique a bête passe par le fil du rasoir et c’est vraiment très ennuyeux pour le fils maudit de l’évolution qui se recroqueville comme la régression très massives des ailes des papillons troglodytes – des hymnes nationaux coincés dans la goulotte de la gorgée serrée par les garrots retranchés, borborygmes des nations états qui déposent des gerbes dans le temps des blés durs ; hystérie de collection, elle simule les actes transgressifs qu’elle poinçonne au fronton des auspices de pierres, connexion à l’autel et à l’ambre et au jade et à l’or et à la soie des bobines renroulées

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #retard

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Publié le 26 Mars 2016

C'est donc ça le chat aux quatre pattes coquines, c'est donc lui le tenancier du Club majuscule de tes nuits de départ ? Je vois un jeune garçon vendre des journaux à la criée comme d'autres fendent en deux des filets de porc et les grandes eaux poissonneuses, prison de fer des escales rouillées pour des sirènes d'oranges océaniques.

Quelques sirènes qui ne sont que des ondines poissonnières barbotant dans le jus d'un agrume gorgé de ciel et ces femelles à moitiée d'écailles recouvertes ne valent pas mieux que les vers qui grouillent dans les pommes et je m'étonne sans gravité de la mince pellicule dorée qui sépare les unes des uns.

Ce n'est qu'un désastre a-poétique qui avorte du moment où le monde pourrait lui glisser d'entre ses jambes.

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Publié le 25 Mars 2016

Je voulais écrire une nouvelle histoire.

Non, j’ai failli écrire une nouvelle histoire.

Non, j’ai été à deux doigts de lancer un énième projet que j’aurai été obligé d’avorter plus tard en le mettant au frigidaire.

Oui, frigo c’est has been.

Enfin, il y a quelques minutes j’étais à deux doigts de le faire.

Ssi je ne l’ai pas fait, c’est que j’ai manqué de temps.

Non, j’ai manqué de courage.

Non, en fait j’ai été lucide.

Pourtant j’étais bien parti, pendant que j’étais au toilette me sont venues les premières idées.

Je voulais écrire une énième histoire.

Non, je voulais surtout conquérir Wattpad avec.

Non, en fait je voulais me moquer de Wattpad avec de la parodie sérieuse.

J’avais ma scène d’ouverture parce que je chie sur les prologues.

En fait dans ma scène d’ouverture mon héros était entrain de chier, simplement et calmement.

Ensuite je me suis demandé si ça ne serait pas plus drôle que ce soit une femme, j’aime mettre les femmes dans les toilettes.

Ensuite je me suis dis que je me foutais du sexe du héros.

Il se serait levé du trône, j’avais en tête les mots qui traversaient son crâne quand il tirait la chasse.

Après il se serait fait un smoothie banane café.

En fait je me foutais de ce que il ou elle ferait dans cette scène d’ouverture, l’essentiel c’était de camper un personnage banale, une Stéphanie ou un Christian.

Ni l’un ni l’autre n’était un beau gosse ou une belle femme, juste moyen, graisseux un peu, engoncé dans sa peau.

Je pensais qu’installer le texte dans un quotidien assommant de banal ça serait drôle. Ça aurait été un chômeur, pas un loser non plus, juste un être banal mais putain de bien décrit au point que l’on perçoive l’odeur de sueur sous ses vêtements d’hier.

J’aurai dû opter pour une femme, c’est plus drôle une femme qui sent.  

En fait ce n’était que pour de faux, je comptais faire glisser l’histoire vers l’horreur.

Ça aurait été doucement, une ambiance de fin du monde annoncée, programmée et assurée.

J’aime ce moment qui précède la fin du monde et son apocalypse, c’est comme le crépuscule, c’est beau sauf que dans le cas d’un roman pré apocalyptique je pars du principe que les premières choses à tomber ce sont les valeurs morales.

Je voulais lancer un nouveau projet mais il n’était pas bon.

Je voulais écrire un projet nouveau pour moi, écrire dans un nouveau genre pour moi.

Mais ça ne s’improvise pas, sinon je retombe dans ma zone de confort.

Je dois plus travailler ma trame et mon envie.

Enfin non, je devrais le faire.

Mais je ne sais pas si je vais le faire.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 24 Mars 2016

Sous la peau égotique, larvées sous la chair dans la graisse et le muscule, dans les nœuds neuronaux matière grise débordante ; où naissent donc mes inspirations, suis-je porteur d’elles comme la femme l’est pour l’embryon, suis-je qu’une étagère où les inspirations sont rangées, suis-je seulement un tombeau au-dessus duquel mon esprit comme un maître vaudou s’affaire à ressusciter certaines inspiration depuis mes limbes ?

C’est bien plus pragmatique, mes inspirations naissent dans mes fantasmes car pour écrire longtemps sur un même sujet et poursuivre d’assiduité un seul projet, j'ai besoin que l'idée de départ m'excite en profondeur, qu’elle stimule ma corde érotique sur un mode sensible. Que ce soit parce qu'une fois l'objet terminé j’imagine qu’il me permettrait d’accéder au sexe d’une muse, ou que ce soit parce qu'en lui même le sujet m'excite, si je n'éprouve pas cette forme d'attraction sexuelle, érotique, intrinsèque à mon cortex alors je ne peux pas être inspiré.

Après, pour tout dire, et dieu comme les muses savent que même si je ne les écoute pas toujours je leur écris toujours tout ; je ne crois plus à l'inspiration. Ce n'est pas que rien m'excite, au contraire mes érotiques sont multiples et nombreuses, mais je ne crois pas que l'écriture soit obligée de se soumettre à l'inspiration.  C’est même l'inverse, en vérité, je pense que la véritable écriture est celle qui transcende l'inspiration jusqu'à s'en détacher et devenir un geste littéraire justement et non pulsionnelle car écrire sous l'effet de l'inspiration c'est simplement suivre sa pulsion. L’écriture comme geste conscient et rationnel s’écrit sans ce mythe de l’inspiration.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #Réflexion, #recyclage

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Publié le 23 Mars 2016

Quelques heures après avoir touché le fond de sa posture littéraire, assaillit de doutes grotesques et assommé par la morgue de sa prétention dans les bas fonds d’un bar miteux dans un village où la désuétude des murs faisait échos à l’obsolescence des êtres, il avait retrouvé le feu sacré. Il crépitait de nouveau sous ses doigts alors qu’ils frappaient en rythme inconstant les touches usées de son clavier de portable. La petite chambre aux murs épais se remplissait alors de ce bruit chaotique autant que de la fumée des cigarettes qu’il consumait entièrement jusqu’à toussoter la dernière bouffée plus âcre d’un filtre saturé. Il avait cette capacité étrange à écrire tout en dissociant son attention des mots qu’il faisait naître pour écouter avec délectation seulement le bruit du clavier. Il savait à la musique que faisaient les touches si la phrase était bonne ou mauvaise et souvent, sans vraiment s’en rendre compte, il rallongeait la longueur de ses phrases pour le seul plaisir d’écouter encore chanter l’écriture.

C’était comme distinguer le son cristallin d’un ruisseau qui descend dans un sous bois, il n’entendait que cela et ça le portait. Il n’écoutait pas les mots, il faisait confiance à son intuition pour distiller le sens et dérouler un fil invisible dans cet éboulement mécanique de cliques répétés jusqu’à ce qu’un point marque une pause. C’est alors qu’il lisait la phrase pour découvrir ce que son inconscient avait pondu, il la lisait, la relisait, et commençait alors ce qui était pour lui le véritable travail d’écriture. Il polissait les mots, ajoutait et sculptait la structure de la phrase jusqu’à qu’elle s’articule avec la précédente et la prochaine. Il relisait le paragraphe, encore et encore, à haute voix, à voix basse, en le marmonnant jusqu’à être sûr qu’il en avait saturé le sens. Ce sentiment de plénitude d’une phrase n’était jamais pérenne et à chaque relecture il dénichait de nouvelles micros failles où injecter son sens.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Diarrhée dollar

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Publié le 22 Mars 2016

Après les attentats contre Charlie Hebdo nous avons essayé de nous convaincre que nous étions tous Charlie. C’était beau parce que ça n’avait aucun sens mais avant que l’on ait eu le temps d’y réfléchir nous avions tourné les pages, le Je suis quelque chose ça n’a duré que le temps d’un direct télévisuel.

La vérité c’est qu’en France il y n’a que deux types de français possibles ; ceux qui sont sélectionneurs de l’équipe de France de football et ceux qui sont éditorialistes post attentat. Les autres sont portion congrue. Pour le football il roule sa balle de cuir, son fric et ses scandales toute l’année et les sélectionneurs potentiels ne manquent pas de tribunes pour leurs élégies sportives.

Mais pour les éditorialistes à la petite semaine c’est un peu différent. Le temps que la menace rôde en faux semblant et en silence ils fourbissent leurs proses. Lorsque ça pète, quand la surface fait boom ! il y a ce petit cri de ralliement Rip Hip Hip Houra avant d’entendre les plumes et les claviers glavioter leurs diatribes nauséeuses qui glosent l’évènement. C’est le moment pour eux de réécrire l’histoire, la petite qui est la leur et la plus large qui est celle du monde.

Je suis loin de voir là dedans le saint chaudron des débats d’idées où pourraient se forger des réflexions salvatrices. C’est un exercice de style où les meilleurs et les pires surfent sur le souffle des explosions, on cherche le choc de mots, la course à la punchline, et ça voudrait rendre coup pour coup avec le terrorisme, le politique, le religieux mais dans la plus part des cas sans s’en rendre compte l’éditorialiste post attentat qui sommeil en chacun n’est bon qu’a remuer la merde où baignent ses neurones pour la mélanger au pathos qui lui enveloppe l’esprit critique.

Je ne vaux pas mieux que ceux que j’évoque ici, la preuve je suis là. Mais dès lors que l’on a une prétention littéraire cela présuppose que l’on a une ambition intellectuelle et on ne peut pas s’éviter de confronter notre conviction rhétorique et idéologique à la soupe bruyante qui chauffe après chaque attentat.

Le boom bruxellois

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #attentat

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