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Publié le 16 Septembre 2016

Bonjour internet.

Bonjour à ceux qui me lisent et bonjour à ceux qui pourraient un jour être atteints hypothétiquement par cet article.

J’utilise internet pour écrire et essayer de percuter d’improbables lecteurs depuis les années 2000 et même avant. Au départ dans la préhistoire de l’internet je faisais une forme de spam sauvage pour envoyer mes écrits aux hasards des adresses mails récoltées. C’était de l’écriture de combat, gratuite et sauvage qui chercher l’impact sur des inconnus et des anonymes parce que c’étaient eux qui étaient là.

Quelques quinze années et plus après mes prémisses j’ai toujours envie d’écrire et d’envoyer mes mots sur la toile à en quête de captation d’un lecteur ou d’une lectrice ; mais quinze années plus tard j’ai le désir de choisir mes contacts car j’ai envie de correspondances magistrales avec de réelles personnages, des personnes iconiques. Qu’est ce qu’une personne iconiques ? Je ne sais pas vraiment mais j’aime la formule. Une personne iconique c’est dans ma langue une personne que je fantasme, quelqu’un de connu ou une starlette, un écrivain que j’admire, un penseur, une philosophe, une décideuse de tendance, une actrice, un chateur, bref quelqu’un qui soit reconnu comme quelqu’un. Ce n’est pas dans le but de tirer profit de cet hypothétique échange ; c’est juste pour moi, pour le plaisir de renouer avec une correspondance transcendantale ; car cette correspondance me permettrait de réduit la distance qu’il y a entre moi, petit homme anonyme de province et la cible plausible de cette correspondance.

J’ai envie de cela oui. Oui mais qui ?

Elle, lui ? Toi ? L’autre ?

Oui, qui ?

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #correspondance, #lettre, #star, #starlette, #Je est un Blog

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Publié le 4 Septembre 2016

Un cou dans la bouche ; sueur sur le front.

Le vent souffle. Dans le dos et il remue les manches de sa chemise.

La fumée s’échappe de la cigarette, elle prend la suite de l’air et s’envole devant lui.

La cendre tombe. Silence.

Une goutte perle ; front humide mais personne ne le voit.

Il est seul.

Encore une caresse dans son dos ; air ventilé.

Un génie dort dans une lampe mais il faut une loupe pour le remarquer.

Pas un seul ronflement.

Le chien dort comme mort ; les chats ça ronronnent et ça gâchent tout,  surtout l’amour des femmes. Au moins les chiens dorment en silence et meurent peu souvent.

La mort rôde pourtant autour du chien, il tire sur sa cigarette et goûte à l’ironie.

Son chien ne fumait pas ; jamais. Toujours une vie saine.

Les chiens ça amen. Il fallait s’en douter.

Lui ne ramène rien, à part une fille de temps en temps, mais il n’y a pas de chats alors elles ne restent pas.

Implacable. Et il s’en félicite.

La cigarette rougeoie ; misérable effet pyrotechnique.

La télé bleuie le mur ; misérable effet numérique.

C’est une vie sans trucage, ou alors à la Ed Wood.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne, #Je est un Blog

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Publié le 21 Août 2016

L'ordinateur est cassé, les jeux sont finis, je vais me coucher.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #retard

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Publié le 2 Août 2016

Durant mes nuits d’insomnies j’ai pris l’habitude d’assommer mon absence de sommeil en lançant Youtube et en laissant l’algorithme des suggestions me faire dériver dans la sphère pas vraiment euclidienne du Youtube francophone. Et des insomnies ces derniers temps j’en connais toutes les nuits. Alors j’en bouffe de la vidéo. Je ne sais pas si le manque de sommeil joue sur mon jugement mais je me fascine vite pour ce monde que je ne connaissais pas ; je savais qu’il était là, souterrain et agissant, je voyais ses remous à la surface mais je ne m’étais jamais intéressé à lui ; prétention d’écrivain qui assène seul dans son esprit la vérité de la plume contre la médiocrité des vidéos.

Je ne vais pas défoncer des portes ouvertes pour reconnaître qu’il y a de bonnes productions, ce n’est pas le propos.

La vérité c’est qu’à force d’en voir, je commence à éprouver l’envie d’en faire. L’enfer ! Je ne suis pas sûr de vouloir assumer ma présence, pas certain de pouvoir respecter le travail que ça représente. Mais je m’en moque aussi profondément parce que ce qui me fascine dans ce que dégage la masse de médiocrité mise en ligne à la disposition de sa communauté c’est justement la médiocrité, facilité, maladresse, mauvaise production et voyeurisme egotripal.

Mes pulsions de fanzine, mes désirs de do it yourself, mes envies de bricole de proximité qui s’en va à la rencontre de la présence d’autrui pour se fracasser dessus je commence à me dire que c’est en vidéo que ça pourrait naître. Et n’être qu’un rêve, qu’une lubie frustrée encore une fois non aboutie.

Suis-je donc là ?

Suis-je donc prêts ?

Est-ce ma vocation que de signer l’arrêt de mort de mes mots ? Une mise en demeure ?

Et le réel alors ?

Et les bibliothèques bordel !

Saurais-je passer ce cap et écouter la médiocrité bouillante qui agite ma mer de la créativité ; mer asséchée depuis bien le temps qu’elle a déserté ma mer de la sérénité.

Est-ce que je vais oser ? Franchir un cap ? Le premier pas ? Et afficher ma tête comme parapher le contrat de ma mise à prix, tête à mort avec le diable ?

Je ne sais pas encore, mais pourtant oui, après plusieurs nuits d’insomnies j’éprouve l’envie de faire des vidéos. Sans projets ni contenus, juste une pulsion.

Une envie de faire des vidéos

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #créer

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Publié le 1 Août 2016

Ce qui me manque chez les autres c'est la possibilité que je cherche en eux d'être moi. Pour chaque individu croisé, rencontré, échangé, il y avait mille et un moi qui à qui je renonçais et quelques autres moi que je faisais naître et advenir au réel. Les autres alors dans leur innocence socratique étaient mes accoucheurs et j'aimais cela parce que c'était stimulant. Quelle angoisse, quel stresse, quel trac sous adrénaline quand j'avançais les premiers pas d'un nouveau moi à la rencontre d'une nouvelle personne ; tissage d'équilibre et d'audace comme le timide qui se souvient toujours des premières paroles qu'il parvenait à bredouiller hors de lui à l'encontre d'un ennemi, d'un possible ami et d'une improbable fille aimée. Et puis cela cesse, nous sommes entourés de la même façon que le RAID cerne les terroristes avant la fin dans les tirs de sommation qui font mouche au visage. Un jour c'est fini nous avons nos relations qui nous définissent. Elles nous définissent et c'est fini.

 

Je suis mort.

 

Je ne veux pas devenir celui qui est celui qu'ils pensent que je suis. Je ne veux pas être plus qu'une seule personne. Je ne veux pas choisir et ne rien renier.

 

Je veux encore des inconnues et des rencontres qui sont les ouvrages vierges que j'ouvre à moi comme un cahier brouillon où cracher une ébauche de ce que je peux être, débauché notoire et délicieux dans l'ombre. Je ne suis pas assez vieux pour mourir, choisir et déchoir de mes espoirs. J'aspire à un horizon déchiré.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 14 Juillet 2016

Oui des personnes votent pour moi comme on lâche des petits cailloux dans une forêt où nous sommes prêts à nous perdre. Car oui, des personnes votent pour moi et ça n'a aucun sens, qu'une logique de réseaux, le rideau modique de nos pulsions insensées. Nous votons pour untel, pour encenser monsieur, pour orienter madame sous les plis de nos draps.

Il vote. Elle vote. Ils votent. Je suis voté. Objet de vote, tu votes pour moi et mon cul est comme une urne, rien de funéraire, juste un destin fermé.

Et moi je vote pour être la frêle esquif que les flots battent.

Oui j'aime cela. Votez pour moi et voyez mon sourire il est le fruit de vos engagements, un vote pour moi je peux vous citer comme responsable d'un battement de coeur, d'un clignement d'oeil, la paupière bat, mes ailes aussi et je veux que l'on vote pour mes avatars car je suis toujours derrière comme le marionnettiste au-dessus de son patin.

Agitez-moi d'une danse saccadée. Je suis la poupée folle que l'on prostitue pour quelques votes.

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Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 12 Juillet 2016

Quelle plus belle ambition que la contre-culture ?

Dès l’instant où l’on assume son envie ou sa nécessité d’entrer en création, en art, en littérature, qu’importe la forme dès l’instant où l’on assume sa volonté de créer, alors y a-t-il d’autres ambitions que de vouloir entrer en contre-culture ?

D’y entrer ou alors d’initier sa propre contre-culture, inventer son mouvement contre-culturel personnel bien que ce qui fasse culture ne puisse jamais jaillir ex nihilo et qu’une culture, qu’elle soit une avec-culture ou une contre-culture est toujours un objet de réaction.

Je ne suis pas contre la culture. Je suis un fidèle croyant, une ouaille docile qui culte et prie parce que je crois en la culture ; je ne vise pas la chute de le l’objet culture. Et si j’espère un déluge pour noyer le paysage culturel qui m’est contemporain c’est pour mieux espérer assister à l’émergence de territoires nouveaux, de contre-terres d’accueils à la pulsion créatrice.

Mais je suis là.

Sur internet.

Je ne surnage même pas dans le flot des classiques, des consensuels et des communiquant.

Je suis là et ?

Et je me le demande justement.

Est-ce que je serai une contre-culture à moi tout seul ?

Saurais-je avoir le courage d’estampiller mes bribes de culture comme une culture contre ?

J’ai peur du cynisme de ceux qui sont contre parce qu’il me semble stérile ; mais j’aspire parfois à cette verve qui se dit contre les lignes dominantes.

Mais si j’en suis étranger, dois-je me vouer à l’idée que ma culture doit être contre, envers moi et contre tous, les déjà contre et les encore pour ?

Dois-je ne plus dire cela à l’heure du déjeuner ?

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion

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Publié le 11 Juillet 2016

C’est l’histoire de deux footballeurs, deux génies, deux géants, deux histoires de joueurs géniaux qui ont le luxe ou le malheur d’être né dans la même génération ; ils auraient pu être d’un Pelé à la Zidane, d’un Maradona à un Platini des passeurs de témoin, vecteur transversal d’une légende universelle, mais ils sont montés ensemble au firmament de leur sport dans ce même temps universel, médiatique et footballistique. L’un Messi le bien nommé et l’autre Ronaldo qui porte le nom d’un qui fut déjà légendaire avant lui. Le premier illumine le foot d’un génie à taille humaine, presque humble dans son corps, avec son physique d’antihéros du stade La puce, transcende les foules, il inonde les terrains d’un talent hors norme et rayonne au-delà de ses adversaires et de ses coéquipiers d’une aura solaire. L’autre est insolant, porté par une sculpturale prétention, il domaine le terrain en prédateur ; et sur le terrain c’est avec rage qu’il éclabousse sa volonté de gloire tel en chevalier arrogant, sûr du fait de son armure étincelante il combat et court sa quête du Graal.

Deux icônes d’un même sport, d’une même génération, qui dessinent deux destins illustres avec des encres différentes. Et il a fallu que ces deux là, jouent dans le même championnat, Espagnol, et qu’ils campent deux figures classiques de rhétorique footballistique, duel fratricide et fameux qui oppose plus que deux villes, deux visions, deux peuples scindés dans le même état, un perpétuel combat dont le nom est entré aux registres de bien des langues de sportifs, le classico ; Madrid et Barcelone, et toujours deux garçons qui deviennent des hommes en concourant à marquer leur sport d’une empreinte définitive. Et ils gagnent tous, à tour de rôle, les ballons d’or, les coupes d’Europe, les championnats, ils accumulent les titres et si jamais exactement ils ne mettent de mots sur cette opposition qui les conduit toujours plus loin dans l’excellence nous supporters nous sommes témoins et partisans, plus ou moins secrètement de l’un ou de l’autre.

L’un à franchi la trentaine, l’autre s’en approche, ils culminent au sommet de cet art footballistique, sans que vraiment les titres récoltés puissent aider à trancher laquelle de leurs légendes le futur devra retenir. Il y a quelques jours, l’argentin jouait sa finale continentale et la perdait au bout du suspense ; lassé de son désarroi de ne jamais gagner avec son Argentine il décida de renoncer à porter le maillot de son pays, supposant une retraite bien méritée. Quelques jours plus tard, hier, c’est le portugais qui s’est opposé à toute notre nation, il était le dernier obstacle à franchir avant que la France renoue durant un court instant dans un moment de liesse. Ce soir du 10 juillet la dramatique était parfaite, un homme en quête de légende sous le maillot de sa nation contre une nation traversée par l’envie de vibrer comme un seul homme.

Et le destin sait faire les choses quand il faut oser écrire des tragédies pour ses géants. Après 24 minutes de jeu, Ronaldo se blesse ; il choit, terrassé par l’ironie du destin, il doit quitter le terrain et ses coéquipiers et regarder impuissant la fin de la pièce. Le narcissique se brise le masque, héroïque il fond en larme. Le reste de l’histoire ne relève que de football, de tirs qui échouent sur les poteaux, de la France qui frôle son heure instant de liesse et d’une prolongation au bout de laquelle c’est un portugais qui va marquer. Et à la fin c’est le Portugal qui l’emporte et Ronaldo qui signe sa première et unique victoire d’un grand titre national sous la bannière de son pays.

Si depuis hier soir je n’ai pas été triste, si depuis hier je connais même une forme de pensée douce c’est parce que j’ai la sensation, intime et subjective, que l’histoire à choisi sa légende, à moins que ce soit un homme qui soit parvenu à écrire la sienne. Contre le sens statistique, contre un certain esprit d’une esthétique du jeu, contre le destin, et en contre-point de son rival immense qui a choisi de d’abandonner la lutte nationale, Ronaldo est parvenu à faire gagner son équipe et j’y vois une forme de poésie romanesque et romantique qui dans mon esprit est une forte que la joie ou la déception partisane pour mon équipe nationale.

Quand le désespoir révèle toute l'humanité d'un homme en quête d'un Graal, une déraison utopique qui le destine à la légende

Quand le désespoir révèle toute l'humanité d'un homme en quête d'un Graal, une déraison utopique qui le destine à la légende

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Sport, #Chronique chaotidienne, #Je est un Blog

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Publié le 10 Juillet 2016

De fait c’est une défaite, mais l’histoire a été belle. La dramatique, les larmes, les armes silencieuses dans les pieds des français et le KO portugais par delà la blessure du héros de tout un pays. Une balle, des pieds, et une histoire européenne qui se joue sur l’herbe d’un terrain de foot.

Le sport n’a pas fini d’écrire.

Et le peuple n’a pas fini de se faire le cœur de cette tragédie contemporaine. L’unité de lieu et l’unité de temps ont connues leur fin en prolongation.

Nous avons perdu.

Nous avons perdu un match.

Mais nous avons écrit notre page, même si c'est au regret de notre défaite.

Nous reprendrons nos plumes de cœur antiques pour faire résonner nos lignes olympiques.

 

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Sport, #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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Publié le 1 Juillet 2016

Je suis d'accord avec ceux qui possèdent cette vision qui nous conduit à penser (toi & eux) que nous vivons (tous, ceux qui le pensent et ceux qui l’ignorent) dans une société qui nécessite que l'on se prostitue pour y participer. C'est un drôle de paradoxe, parce que nous devrions pouvoir être heureux sans avoir à se vendre, mais la société à réussi à convaincre les masses que le bonheur passe par le fait de se fondre dans l'unique modèle de pensée proposée ; un modèle qui dicte que nous pourrions être heureux seulement si nous suivons le chemin de la consommation ; je consomme donc je suis, c'est cette forme de devise moderne qui serait inscrite au frontons de nos temples si nous avions encore des temples, et même plus explicite, je consomme donc je suis heureux ! Et c'est pathétique parce que cette idée n'est fondée sur rien de tangible, même pas notre expérience.

 

Après, j'avoue que j'admire beaucoup les personnes qui se prostituent pour de bon, qui vendent leurs corps pour du sexe, du sexe contre de l’argent, du sexe et de l’argent dans les franges interlopes de notre société et comme j’aime et adire cette figures de prostituées je n'aime pas, par respect pour elles, utiliser le terme de prostitution de façon péjorative. Donc je préfère dire que l'on se vend et non que l’on se prostitue pour entrer et survivre dans cette société. Par extension, aujourd'hui pour exister sur les réseaux les gens sont obligés de se transformer en VRP d'eux-mêmes, commerciaux de leurs propres vies et c'est sûrement cela qui me déprime le plus parce que chacun entre dans ce moule de son plein grès, soldant sa personne et sa vie contre quelques notifications obtenue en se muant en pion bien régulé du système.

 

Non, vraiment, je n’aime pas cela.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Réflexion, #recyclage, #Je est un Blog

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