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Publié le 20 Octobre 2016

Au firmament de l'écriture me revient le goût de la provocation. Combien de fois ai-je connu cela ? Tablons sur mille fois. J'en suis venu à écrire pour exprimer ce que je ne disais pas. Et je ne parlais parce que j'étais timide, introverti (ajoutez une puissance exponentielle à ce que vous imaginiez de base). Le garçon timide et l'introverti subit le monde, les relations et les implications sociales parce que sans la force de la parole pour verbaliser sa place et son rapport aux autres et aux mondes, l'individu n'existe pas. Il subit. Il survit. Il encaisse. Celui qui ne dit rien, subit et n'éprouve pas la sensation d'exister éprouve et accumule souffrances et frustrations. Les souffrances, mineures, les frustrations, toutes, quand elles habitent en soi elles y convoquent la colère, la rage et l'esprit de révolte. C'est cela ou la dépression et la triste, je ne sais pas si un jour j'ai choisi de choisir mais je peux dire que j'ai toujours été du côté de la rage, de la colère et de la révolution.

 

J'en suis donc venu à écrire pour exprimer ce que je ne parlais pas. J'en suis venu à l'écriture pour exprimer la colère, la rage, l'envie de révolution et la nécessité d'exister. Peut-être accessoirement exciter mais c'est une autre question. Ainsi au départ, devant mon premier texte, je parle de ce texte dont je savais que la nuit suivante j'irai le distribuer anonymement dans les boîtes aux lettres, j'avais déjà l'ambition de la provocation. Bien sûr à l'époque je ne l'assumais pas dans ces termes et je parlais de pamphlet parce que j'avais misé sur le fait que la culture pouvait être l'arme avec laquelle je pourrais faire couler le sang de ma présence au monde. Le pamphlet oui, et plus tard une forme de provocation ; je voulais provoquer dans le sens le plus premier degré de l'expression ; à chaque écrit que je lançais j'espérais provoquer une réaction. Accessoire j'espère aussi provoquer les potentiels lecteurs sur leurs fondations humanistes. Plus tard j'ai voulu provoquer le désir, provoquer la présence de l'autre et c'est encore une variation sur ce même thème.

 

Jusqu'à aujourd'hui je n'ai pas perdu ce goût du pamphlet ou de la provocation. Sauf qu'avec le temps se sont produites deux choses ; j'ai appris le goût de la littérature pour la littérature, en d'autres termes j'ai appris à aimer écrire pour l'écriture et en poursuivant mes études culturelles j'ai appris le sens de l'esprit critique et du libre arbitre ainsi qu'une forme de recherche de la justesse de la pensée avant la justice de l'ego qui m'a un peu éloigné de la forme directe de la provocation. Mais lorsque j'y repense, non, lorsque je me retourne pour observer mon cheminement sur internet et ses réseaux à chaque fois que j'ai envoyé ma plume conquérir un nouveau territoire virtuel c'était avec un penchant va t en guerre pour la provocation ; une approche sûrement un peu hautaine qui me soufflait dans le creux nostalgique de l'oreille que ma plume pouvait donner là-bas (à comprendre comme un ici) une meilleure mesure que les plumes des autres déjà à l'oeuvre sur ces réseaux. Ainsi au début de bien de mes blogs, de biens des avatars sur des réseaux devenus désuets ou non, je singeais pour me moquer et j'essayais d'insuffler quelque chose qui naviguait entre la parodie moqueuse et l'outrage hautain. Enfin c'est ce que je pensais, ce que j'éprouvais, même si je n'ai jamais su passer à l'acte avec des formes outrancières. Je n'avais que de minuscules conquêtes qui ne faisaient qu'un seul et petit pas en dehors de ma zone de confort vers la zone de conflit.

Non sens optimal

Non sens optimal

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #egotrip, #Je est un Blog, #écrire, #Souvenir

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Publié le 17 Octobre 2016

Une page blanche – acte de combat

Quelques dés lancés à leurs propres hasards – zone de guérilla

J’ai l’univers dans le dos comme l’œil d’un sniper narquois qui s’est fondu en nuage, en ciel, ou en la lumière de l’automne couchante – un dormeur dans un val

Matière grise vaporisée – le casque résonne et les balles tonnerre contre le kevlar

Tu sens la poudre et foutre noir lyophilisé gicle en traînée – lumière d’obus couleur de feu

Jusqu’au bout des doigts l’encre, graffiti sauce rouge, piquante – le cloaque de tes enfants

Pas un syndrome ne pourra te faire taire – tu es déjà malade à blanc

Livide comme ta camisole tu te renfermes – deuxième peau d’aluminium

Tu n’étais pas déjà que le napalm dictait sa légende – et ton sexe ne sort pas de la jungle

D’autres sont oins et toi ta chaire pour le canon – tu relances les dès pour rouler ton destin

Le chrome a cramé et tes neurones pleurent – terrain miné pour ne rien gâcher

Et déjà l’aube rouge – la rosée perle de sang

Poisseux comme la brume qui enveloppe tes cadavres – matin gris des pas dans la boue

Et les millions n’ont plus de décompte devant toi  - soustraction solitaire

Mettre en joue – tu ne seras pas sous leur joug

Poésie des guerres

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Prose, #poésie, #guérilla, #punchline

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Publié le 15 Octobre 2016

Est-ce que je suis un photographe ? Ai-je étais une photographe ? Saurais-je être un photographe ? Je me souviens de la première photo que j’ai déclenchée même si cette photo a disparue depuis et qu’elle n’existe que dans mon souvenir d’enfant impressionner de coller son œil au viseur pour avant d’appuyer sur le déclencheur. Je me souviens de la première photo que j’ai développée, je n’étais pas narcissique mais c’était un autoportrait.  Et depuis cette photo là je n’ai jamais arrêté d’en faire, argentique, noir & blanc dans ma chambre à dormir, numérique, Smartphone et Instagram je n’ai jamais cessé de photographier depuis plus loin que j’écris. Et pourtant malgré toutes ces photos prises, déclenchées, développées, regardées, offertes, détruites, reconstruites, je ne sais toujours pas si je suis photographe dans l’âme.

 

On pourrait pérorer que se poser la question c’est accepter de l’être parce que l’on ne peut pas questionner une chose en laquelle on ne croit pas et à laquelle on n’accorde aucune expérience. Peut-être, je ne sais pas. Je sais que je me demande depuis longtemps ce qui fait le photographe, j’ai eu mille et une nuance de réponses mais aucune vraiment ne m’a collée à la peau. Je sais que je fais des photos, mais c’est ma seule et maigre certitude. Alors je continu de faire des photos, et puis je cherche dans mes photos des images comme un écrivain recherche dans son texte de la littérature. Parfois je me surprends à croire que c’est possible et puis comme Sisyphe avec une pellicule sans fin je doute.

 

En vérité ça me manquerai de ne pas l’être.

 

Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con
Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con
Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con
Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con
Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con

Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Pictogranimation, #Je est un Blog

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Publié le 12 Octobre 2016

Mon corps ce véhicule, dans ma voiture ce soir, véhicule dans véhicule ; un attelage dans la nuit qui sonne comme l’hiver. Et rien ne se compare aux nuits de l’hiver ; le froid pourrait y être cristallin mais ce n’est pas cela. Le froid y est dissuasif et de la nuit d’un hiver est toujours une conquête en solitaire ; les nuits de froid sont des privilèges de solitude et moi le chauffeur d’un véhicule seul, roulant seul vers chez lui. C’est un prix comme d’autres se gagnent à la loterie ; retrouver le contraste tiède et chaud comme un havre lorsque l’on ouvre la porte. Le froid, la nuit et puis chez soi ; d’une conquête à l’autre avec de la pensée hébétée comme une relique magique pour ceux qui n’ont pas ce toit et puis ces murs pour les couper de la nuit. L’été habiter un lieu, abriter son corps sous le toit d’un endroit dont on ouvre aux quatre vents les murs par les fenêtres ça nous permet d’échapper à l’œil lubrique de dieu et aux regards exogènes d’entités extraterrestres mais l’hiver ce même toit et ces murs fermés nous ramènent à soi, à nous, on n’échappe plus à rien, on court après soi même et le prestige d’un privilège glacé comme le cône léché sous les volutes de juillet. Je pourrais tomber amoureux des nuits d’hiver si les nuits d’hiver étaient des femmes, glaciale et cristalline, inaccessibles comme le privilège d’un seul homme et de milles fantasmes.  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog, #Natalie Portman

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Publié le 4 Octobre 2016

Voilà peut-être un siècle que j’écris sur des blogs. En temps des êtres biologiques ça doit faire peut-être quinze années que je pose ma prose sur différents types de blogs. Et c’est tout le temps qu’il m’aura fallu avant de comprendre que je ne sais pas bloguer parce que je blogue des livres et que l’on ne répond pas à un livre.

[ Lâchez vos com’]

Depuis l’ensemble de ces années, masses prolifiques depuis lesquelles je poste et publie mes écrits sur des blogs, je poursuis la quête vaine du commentaire. Si je blog au lieu d’écrire des livres c’est exclusivement pour cela. Et si j’en suis venu à écrire, c’est exactement pour cela ; je voulais des commentaires.

[Lâchez vos putains de commentaires !]

Plus précisément j’écrivais pour obtenir des interactions. La correspondance m’offrait cela de façon plus sûr ; envoyer sa part du marché tacite et recevoir la part que l’autre envoyée de soi, c'est-à-dire d’elle-même. Depuis tout ce temps que je blog j’espère la même chose ; écrire ici et récolter des commentaires. Et pourtant, ce blog là, est sûrement le moins rentable en commentaires. L’investissement écriture personnelle, récolte d’interaction est devenue si faible que ça n’a plus de sens d’attendre cela.

[Lâche ton gros com’ gros !]

Il m’aura fallu mille ans pour comprendre que c’est moi qui ne sait pas y faire ; je ne sais pas bloguer, j’écris peut-être, mais je ne blog pas, ou alors mal. Pourtant, lorsque je me travesti et que j’endosse le rôle d’une jeune fille un peu paumée, un peu délurée, ou que je campe le rôle d’une mère stricte qui frôle le frigide, lorsque je suis une autre je ramasse les commentaires à la pelle ; sans appel, sans autres formes de racolage que ma présence travestie je récolte les interactions. N’y a-t-il donc qu’aux femmes que l’on lâche des commentaires à défaut d’en lécher d’autres sur leurs lèvres silencieuses ?

[Fichtre, dépose ton com’ comme un étron sur de la porcelaine]

Je me suis moqué un million de fois de l’ère archaïque des lâchez vos com ! des Skyblog en mendicité dilettante. Aujourd’hui toujours je continu d’avoir le jugement condescedant pour les youtubers qui quémande la récolte des pouces. Tout cela parce que j’ai cru jusqu’à maintenant que l’économie des interactions reposait sur une forme de mérite et que de demander relever de la plus indigente vulgarité.

 [Laisse ton com’ vivre sa vie pour moi, c’est vital pour l’un de nous deux]

Souvent je me suis abstenu, j’ai joué le garçon détaché qui blog pour le plaisir et qui se contre fous des commentaires ; mais c’est un mensonge. Je blogue pour les interactions, je suis sur les réseaux sociaux pour la même raison, lorsque je veux écrire des choses qui n’attendent pas de retour interactionnels alors j’écris des livres ou bien j’écris ici, ce blog, dans cette forme là.

Non je n'ai pas honte, je veux juste mon commentaire

Non je n'ai pas honte, je veux juste mon commentaire

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Blog, #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 16 Septembre 2016

Bonjour internet.

Bonjour à ceux qui me lisent et bonjour à ceux qui pourraient un jour être atteints hypothétiquement par cet article.

J’utilise internet pour écrire et essayer de percuter d’improbables lecteurs depuis les années 2000 et même avant. Au départ dans la préhistoire de l’internet je faisais une forme de spam sauvage pour envoyer mes écrits aux hasards des adresses mails récoltées. C’était de l’écriture de combat, gratuite et sauvage qui chercher l’impact sur des inconnus et des anonymes parce que c’étaient eux qui étaient là.

Quelques quinze années et plus après mes prémisses j’ai toujours envie d’écrire et d’envoyer mes mots sur la toile à en quête de captation d’un lecteur ou d’une lectrice ; mais quinze années plus tard j’ai le désir de choisir mes contacts car j’ai envie de correspondances magistrales avec de réelles personnages, des personnes iconiques. Qu’est ce qu’une personne iconiques ? Je ne sais pas vraiment mais j’aime la formule. Une personne iconique c’est dans ma langue une personne que je fantasme, quelqu’un de connu ou une starlette, un écrivain que j’admire, un penseur, une philosophe, une décideuse de tendance, une actrice, un chateur, bref quelqu’un qui soit reconnu comme quelqu’un. Ce n’est pas dans le but de tirer profit de cet hypothétique échange ; c’est juste pour moi, pour le plaisir de renouer avec une correspondance transcendantale ; car cette correspondance me permettrait de réduit la distance qu’il y a entre moi, petit homme anonyme de province et la cible plausible de cette correspondance.

J’ai envie de cela oui. Oui mais qui ?

Elle, lui ? Toi ? L’autre ?

Oui, qui ?

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #correspondance, #lettre, #star, #starlette, #Je est un Blog

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Publié le 4 Septembre 2016

Un cou dans la bouche ; sueur sur le front.

Le vent souffle. Dans le dos et il remue les manches de sa chemise.

La fumée s’échappe de la cigarette, elle prend la suite de l’air et s’envole devant lui.

La cendre tombe. Silence.

Une goutte perle ; front humide mais personne ne le voit.

Il est seul.

Encore une caresse dans son dos ; air ventilé.

Un génie dort dans une lampe mais il faut une loupe pour le remarquer.

Pas un seul ronflement.

Le chien dort comme mort ; les chats ça ronronnent et ça gâchent tout,  surtout l’amour des femmes. Au moins les chiens dorment en silence et meurent peu souvent.

La mort rôde pourtant autour du chien, il tire sur sa cigarette et goûte à l’ironie.

Son chien ne fumait pas ; jamais. Toujours une vie saine.

Les chiens ça amen. Il fallait s’en douter.

Lui ne ramène rien, à part une fille de temps en temps, mais il n’y a pas de chats alors elles ne restent pas.

Implacable. Et il s’en félicite.

La cigarette rougeoie ; misérable effet pyrotechnique.

La télé bleuie le mur ; misérable effet numérique.

C’est une vie sans trucage, ou alors à la Ed Wood.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne, #Je est un Blog

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Publié le 21 Août 2016

L'ordinateur est cassé, les jeux sont finis, je vais me coucher.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #retard

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Publié le 2 Août 2016

Durant mes nuits d’insomnies j’ai pris l’habitude d’assommer mon absence de sommeil en lançant Youtube et en laissant l’algorithme des suggestions me faire dériver dans la sphère pas vraiment euclidienne du Youtube francophone. Et des insomnies ces derniers temps j’en connais toutes les nuits. Alors j’en bouffe de la vidéo. Je ne sais pas si le manque de sommeil joue sur mon jugement mais je me fascine vite pour ce monde que je ne connaissais pas ; je savais qu’il était là, souterrain et agissant, je voyais ses remous à la surface mais je ne m’étais jamais intéressé à lui ; prétention d’écrivain qui assène seul dans son esprit la vérité de la plume contre la médiocrité des vidéos.

Je ne vais pas défoncer des portes ouvertes pour reconnaître qu’il y a de bonnes productions, ce n’est pas le propos.

La vérité c’est qu’à force d’en voir, je commence à éprouver l’envie d’en faire. L’enfer ! Je ne suis pas sûr de vouloir assumer ma présence, pas certain de pouvoir respecter le travail que ça représente. Mais je m’en moque aussi profondément parce que ce qui me fascine dans ce que dégage la masse de médiocrité mise en ligne à la disposition de sa communauté c’est justement la médiocrité, facilité, maladresse, mauvaise production et voyeurisme egotripal.

Mes pulsions de fanzine, mes désirs de do it yourself, mes envies de bricole de proximité qui s’en va à la rencontre de la présence d’autrui pour se fracasser dessus je commence à me dire que c’est en vidéo que ça pourrait naître. Et n’être qu’un rêve, qu’une lubie frustrée encore une fois non aboutie.

Suis-je donc là ?

Suis-je donc prêts ?

Est-ce ma vocation que de signer l’arrêt de mort de mes mots ? Une mise en demeure ?

Et le réel alors ?

Et les bibliothèques bordel !

Saurais-je passer ce cap et écouter la médiocrité bouillante qui agite ma mer de la créativité ; mer asséchée depuis bien le temps qu’elle a déserté ma mer de la sérénité.

Est-ce que je vais oser ? Franchir un cap ? Le premier pas ? Et afficher ma tête comme parapher le contrat de ma mise à prix, tête à mort avec le diable ?

Je ne sais pas encore, mais pourtant oui, après plusieurs nuits d’insomnies j’éprouve l’envie de faire des vidéos. Sans projets ni contenus, juste une pulsion.

Une envie de faire des vidéos

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #créer

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Publié le 1 Août 2016

Ce qui me manque chez les autres c'est la possibilité que je cherche en eux d'être moi. Pour chaque individu croisé, rencontré, échangé, il y avait mille et un moi qui à qui je renonçais et quelques autres moi que je faisais naître et advenir au réel. Les autres alors dans leur innocence socratique étaient mes accoucheurs et j'aimais cela parce que c'était stimulant. Quelle angoisse, quel stresse, quel trac sous adrénaline quand j'avançais les premiers pas d'un nouveau moi à la rencontre d'une nouvelle personne ; tissage d'équilibre et d'audace comme le timide qui se souvient toujours des premières paroles qu'il parvenait à bredouiller hors de lui à l'encontre d'un ennemi, d'un possible ami et d'une improbable fille aimée. Et puis cela cesse, nous sommes entourés de la même façon que le RAID cerne les terroristes avant la fin dans les tirs de sommation qui font mouche au visage. Un jour c'est fini nous avons nos relations qui nous définissent. Elles nous définissent et c'est fini.

 

Je suis mort.

 

Je ne veux pas devenir celui qui est celui qu'ils pensent que je suis. Je ne veux pas être plus qu'une seule personne. Je ne veux pas choisir et ne rien renier.

 

Je veux encore des inconnues et des rencontres qui sont les ouvrages vierges que j'ouvre à moi comme un cahier brouillon où cracher une ébauche de ce que je peux être, débauché notoire et délicieux dans l'ombre. Je ne suis pas assez vieux pour mourir, choisir et déchoir de mes espoirs. J'aspire à un horizon déchiré.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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