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Publié le 12 Décembre 2016

Il y a des jours comme ce lundi matin qui vous saisissent par l’impromptue incongruité qu’ils vous imposent.

Ce matin le chien est mort.

Ce n’est pas le titre d’un roman, c’est une histoire vraie.

Oui, ce matin Tarmac est mort, renversé par une voiture au bord d’une route qui ressemble à un chemin. Il est parti comme il a vécu, vieux et libre et même s’il n’a pas toujours été un chien vieux, il a toujours été un chien libre, un divagueur, un insoumis, un peu errant parfois, pour ainsi dire un anarchiste en terme de chien. Je peux vous le dire sans hésiter, il n’a jamais connu de clôtures, ni de frontières et il est mort sans savoir ce que signifiait une porte close. Il s’est offert une existence de libre chien comme des hommes sont des libres penseurs, allant de vie en vie là où il savait se faire aimer et choyer dans la chaleur des foyers avant de revenir aux pieds de son maître. Quel homme ne rêverait pas d’une telle vie ? On dit que les chiens ressemblent à leurs maîtres, si tel est le cas alors j’espère que c’est sur ce point que l’on se ressemblait lui et moi et non pour les puces ou la mauvaise haleine.

On en a vu ensemble, je n’écrirais plus avec le chien qui dort à mes pieds, il ne sursautera plus lorsque devant la télé je hurle et j’exulte pour un but, une victoire ou une médaille olympique. Je sais que parmi ceux qui lirons ses quelques mots il y aura des personnes qui ont connu Tarmac, ne soyez pas tristes ; souvenez vous qu’il a fait plus d’une nuit debout avant de partir ce petit matin en s’évitant le crépuscule et le déclin.

Tarmac était un bon chien, alors j’ai voulu être un bon maître je suis allé le chercher sur le bord de la route où il dormait comme dans un val. Je suis rentré chez moi et j’ai pris ma bêche pour creuser la terre. C’est bizarre, pendant que je creusais je pensais aux émissions de fait-divers sur la TNT et m’attendais à voir surgir Jean-Marc Morandini. J’ai creusé un peu plus loin que là où il enterrait ses os et lorsque le trou m’a semblé assez profond pour me donner le vertige je l’ai déposé au fond. Je lui ai fait une belle place de nature au pied d’un arbre en bois pour le clin d’œil au petit chat de la chanson de Renaud, avec de la verdure et le ciel bleu pâle légèrement doré du mois de décembre en guise de décor. Je vous assure que c’était vraiment un bon chien, pour preuve il est parti au mois de décembre lorsque la terre est meuble.

Je ne sais pas comment se terminent les oraisons funèbres et encore moins comment se terminent les oraisons funèbres canines alors je vais terminer ce petit texte sur une pirouette dont lui-même n’a jamais été capable, wouaf.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Je est un Blog

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Publié le 8 Décembre 2016

Parfois je lutte pour pondre deux cent signes pour mon article quotidien. Paradoxalement et parallèlement je suis capable de pondre plus de deux mille signes sans forcer pour rédiger une critique de film, de jeu vidéo ou d’images ; bien que je dise cela sans avoir encore jamais fais de critique d’images fixes que je publie sur mon autre blog. Alors évidemment parfois je me dis que tout serai plus simple si je réunissais mes blogs alors que là je scinde. Je garde le sens critique et la pensée pour un côté et l’instinct et l’expression poétique pour l’autre.

Oui, ici je suis dans l’instinct et celui-ci à mal à ma tête, une petite graine de migraine derrière l’œil droit.

Je devrais vous inviter à lire mes autres écrits de l’autre côté de mon miroir numérique là où je suis joueur. Je pourrais aussi arrêter de me limiter à deux cents mots, pas me limiter mais me forcer à franchir le cap des deux cents parce qu’il parait qu’en dessous des deux cents signes on n’existe pas pour les oeils de Google, en même temps je suis déjà un blogueur qui agit en dessous de la ligne d’attention des robots et des IA. On se moque, on s’en fout, j’écris sous l’eau, je traîne mes doigts dans les doigts d’autres doigts et je pointe et je doigte et je frappe un mauvais rythme.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 7 Décembre 2016

C’est toujours très étonnant de vieillir à l’ombre et la lumière des réseaux sociaux parce que se manifestent des personnes dont je supposais que je partageais avec elles une forme de pacte d’ignorance réciproque. C’est un sentiment étrange, le jour de son anniversaire, par la médiation des réseaux qui rappellent à vos amis, vos suiveurs, vos souscripteurs et autres formes de relations numériques, vous entrez subrepticement dans un faisceau de conscience, un faisceau d’existence aux yeux des autres. Ces autres qui durant le reste de l’année représente un concept global, extérieur, macrosocial comme une molécule peut être macromoléculaire.  Oui durant toute une année je me persuade que partager une présence disparate mais réciproque sur un lieu numérique avec autrui n’implique rien qu’un peu de voyeurisme, pourtant le jour de votre anniversaire, inévitablement des gens vont se manifester à vous, ici à moi. Je ne m’en plains pas, non, je vous fais seulement part du sentiment d’étrangeté que ça réveille en moi. Et pour dire à quel point je ne m’en plains pas et à quel point je ne critique pas ça, j’ai plaisir à éprouver cela. Bien sûr la plus part du temps ces messages et autres signalements d’anniversaires résultent d’une forme de soumission d’autrui au consensus ce qui devrait légèrement réduire la portée de cela, mais qu’importe. Durant un jour, vous avez la sensation d’être un éphémère point de convergence d’attentions elles aussi éphémères, et c’est plutôt doux, doux comme les rayons de soleil du mois de décembre qui viennent caresser la peau au zénith bas de midi. Dans un ère archaïque où je souhaitais encore fêter mon anniversaire en réunissant des personnes autour de moi il n’y avait là que des personnes que j’avais désirais voir, enfin celles à qui j’avais osé notifier cet intérêt, pondéré par celles à qui j’avais osé le faire et qui n’avaient pas pu être là. Aujourd’hui dans le soleil couchant de Facebook ou l’aube fraîche d’instragram ce sont toutes sortes de personnes qui sortent de l’océan 2.0 pour vous faire un signe et moi je suis comme le navigateur d’un jour qui seul au milieu d’un océan regard la mer autour de lui et s’émerveille à chaque fois qu’un poisson jailli hors de l’eau pour le saluer de ses écailles scintillantes avant de repartir sous la surface de la mer là où il redevient un fantasme de pêcheur.

A vous tous, à la faune et la flore de ma métaphore marine je tiens à dire merci, les plus fidèles et les plus impromptus, oui un véritable merci.

Quand à ma requête photographique j’ai eu le bonheur de récolter 36 photos envoyées par 28 personnes. J’en reparlerai sûrement plus tard, pour cela aussi, un grand merci à vous.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 2 Décembre 2016

Décembre en attendant, l’hiver râle sur le linge en ligne qui se fige de givre blanc. Le sommet du matin blanc se dessine à l’encre d’aube, j’y roule le poil soyeux d’une plume d’or qui esquisse les contours inconnus d’anonymes célébrant l’induction de leurs invisibles ambitions mercantile. C’est décembre qui descend comme une machine de guerre, de métal froid, et de nuit folle, et le peuple qui marche au pas des canons de la séduction mercantile. Ah, ah, ah, hâbleur comme un bonimenteur des sentiments le diable flatte les bourses et les files d’attentes n’en finissent pas de grandir, grossir et de s’allonger érigeant des digues humaines en remparts à des formes humaines de pulsions humanistes qui viennent se briser sur les digues et éclater en myriades de lampes LED qui scintillent dans le néant que soulignent quelques néons archaïques. J’ai le poil atone devant le spectacle, parce que la seule excitation d’une telle mise en scène c’est l’abîme dans les coulisses, derrière le rideau, de l’autre côté de la ligne blanche, frontière des sols et des regards au-delà les mendiants scopiques jalonnent les rues où je poserai mes pas, mes fesses et l’entière errance dans le ventre mou du monde de ma carcasse vieillie comme la bouteille dans la cave.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 26 Novembre 2016

Je suis pris d’une infinie vague de fatigue. A peine le soleil est il tombé sous l’horizon hivernal et la nuit tiède des jours d’automne venue couvrir la ville avant son heure, que je surnage à peine dans le flot profond de la fatigue. J’ai l’impression de sortir de dix nuits blanches consécutives. Je suis comme dans un  piège molletonné qui tourne ma tête et couvre mes yeux d’un sommeil certain. Pourtant, dans quelques heures, au moment légitime de se mettre au lit, j’aurai perdu le sommeil, la fatigue et l’envie de dormir.

Je suis dans cette course décalée à la synchronisation depuis des jours, des semaines, depuis la nuit des temps je n’en sais rien, j’ai juste sommeil et je n’ai pas envie d’écrire cet article, mais je me dis qu’il est plus judicieux de rédiger cela maintenant et de garder le temps qui reste à me reposer, à me laisser aller à oublier le sommeil. D’ici quelques phrases j’aurai terminé cet article sans rien, juste rien, et j’aurai pourtant la sensation  d’un travail accompli, enfin pas un travail, ni un accomplissement mais j’aurai la sensation de m’être soulagé d’une tâche. Les dieux d’un olympe improbable pourront s’en porter garants.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 25 Novembre 2016

Je ressens la nécessité de pousser mes codes et d’expérimenter la créativité autrement. Éprouver  la sensation réelle de possède l’outil libertaire qui tient dans la créativité ; écriture ou photographie pour moi. Je le sais. C’est un savoir.

Je le perçois. C’est une perception, ou plutôt un ressenti.

Je devrais aller jusqu’à dire que c’est une émotion.

D’accord mais que faire de cela. Car si je connais le ressenti, le savoir, la perception d’une sensation émotive, je ne sais pas comment convertir ce savoir en acte. Est-ce l’immuable barrière du passage à l’acte qui me retient d’être dans l’expérience entière de possession de mes outils de créations ? Faut-il que je m’octroie l’ordre de réaliser mes projets dans le réel pour me permettre d’avoir le loisir d’assouvir la pulsion qui me dicte de les dépasser ?

Je me tiens, créateur, dans une distance incertaine entre le passage à la réalisation d’une production imparfaite, et la perspective de transcender cette imperfection en une chose plus aboutie. Je ne suis ni dans l’un, ni dans l’autre. Et mes projets avancent alors comme des choses grouillantes qui évoluent sous la ligne de visibilité des radars, presque contre mon grès. Contre le grès d’une part incertaine de moi en lutte contre la part raisonnée qui sait.

Il est temps.

Il est l’heure.

Ce blog n’est-il pas né de cela ? De la contrainte que je me suis imposé de créer au moins une chose par jour pour la déposer ici ? Si. Il est temps de faire évoluer la contrainte dans plus de réalité.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne, #écrire, #Réflexion, #Réel

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Publié le 23 Novembre 2016

Une guerre nucléaire, ou une attaque nucléaire d’ailleurs je ne sais pas trop quelle est la différence entre les deux termes, qu’importe puisque je vais vous parler d’un rêve, d’un rêve que j’ai fais cette nuit et que les rêves offrent toujours une part de flou. C’est plutôt rare que je parle de moi aussi directement ici, mais ce rêve, ces rêves, m’ont beaucoup marqués et j’avais envie d’en garder une trace, autant le faire ici.

Tout commence dans ma voiture, je roule pour rentrer chez moi dans un paysage familier. Je sais qu’il y a eu une attaque nucléaire, je ne sais pas comment je le sais, mais je le sais. Je ne sais pas quand elle a eu lieu, mais c’est assez proche du moment dans lequel je me trouve, quelques heures sûrement. L’atmosphère physiquement est saturée de lumières diffuses blanches, jaunes et vertes. Pour des raisons oniriques qui échappent à mon souvenir je fini le trajet à pied, je réalise en écrivant cela que cette scène je la rêve souvent, celle où je parcours le dernier kilomètre pour rentrer chez moi à pied. Bref, dans l’atmosphère il y a comme des cendres noires qui tombent, plus que de la cendre c’est comme du papier brûlé dont les morceaux tombent doucement. J’ai bien conscience qu’à être là, dehors, respirer et marcher dans cette atmosphère post nucléaire est mauvais pour moi, mais dans mon rêve j’ai l’impression de savoir que je refoule cette conscience, c’est un sentiment étrange. Mon obsession c’est de rentrer chez moi, plus j’approche de la maison et plus l’air semble épais et dense, ralentissant ma progression, toujours dans ces lumières jaunes, blanches et vertes. La maison est en vu, je me retourne pour voir si le chien me suit, l’air est encore plus dense, je suis obligé de faire des mouvements de natation avec les bras pour avancer. Je rejoins la porte, je sais que je fais en sorte d’ignorer que je suis irradié, je vois que quelqu’un de bien intentionné à posé le paillasson à la vertical contre la porte d’entrée, j’en déduis que c’est pour éviter que les radiations entrent. J’entre enfin. Je bouge plus librement et j’hésite sur ce que je dois faire, me laver et boire abondamment pour évacuer les radiations ou fermer les volets. J’opte pour les volets, je ferme ceux du bureau, de la chambre, puis j’ai une hésitation pour la porte du jardin, je dois ouvrir la porte pour fermer les volets et ça risquera de faire entrer des radiations. Pourtant je le fais, et lorsque je referme la porte, je perçois une nouvelle explosion atomique, une intense lumière blanche se propage, puis un crépitement, je plonge derrière le canapé (enfin devant en fait) et j’attends. Lorsque je me relève, je téléphone à ma mère et je commence à paniquer parce que je réalise que j’ai été irradié. Et c’est là que je me réveille.

Ce rêve m’a laissé une sensation très réaliste et une sale impression, alors je me lève, je vais boire un verre d’eau, je regarde le ciel noir enfin dégagé par le vent et je retourne me coucher. Et curieusement j’ai fait un second rêve dans la thématique du premier.

Cette fois je suis en Inde (allez savoir pourquoi l’Inde) dans une ville en bord de mer, je m’y trouve avec d’autres occidentaux que je ne connais pas et nous savons qu’il y a un danger d’attaque nucléaire, ce n’est même pas un risque, c’est une certitude, la seule inconnue c’est de savoir quand, même nous savons tous que c’est une question de minutes. Le groupe ne semble pas décidé à faire quelque chose pour sa sauvegarde, nous sommes dans la rue, d’un côté la mer, de l’autre des bâtiments à deux étages en bois blanc et usé. Même si ça semble dérisoire comme abris je pense que nous devrions rentrer dans un bâtiment, je m’approche d’une des portes, je tourne la poignée et je me trouve devant un couloir qui dessert des portes à droite et à gauche. Je me souviens que je tourne une poignée en pensant qu’elle va être fermée et je m’apprête à négocier ma panique avec des gens qui ne parlent pas ma langue. Mais la porte s’ouvre, un appartement semble vide. J’appelle les autres personnes et nous entrons. Personne ne semble satisfait de ce lieu, mais tout le monde est entré. Une conversation vive monte au sujet de l’attaque nucléaire et du choix judicieux ou non d’être là. J’essaie pendant ce temps de calfeutrer portes et fenêtres avec des tapis, cette fois dans ce rêve je suis convaincu du bien fondé de ma démarche et du fait qu’elle nous aidera à s’en sortir. Mais personne ne réagit et ne m’aide, les gens continuent de débattre. Je décide alors de quitter l’appartement, je pense que tout le bâtiment est vide que je pourrais me protéger dans un autre appartement. Je tourne une nouvelle poignée, dans ce rêve à chaque fois que j’ai ouverts une porte il me semble qu’il y a eu un gros plan sur la poignée qui tourne, et je m’apprête à entrer mais une indienne en sari rose fluo se tient là dans l’encadrement. Je préfère reculer et revenir en arrière et je vais alors me réfugier dans la salle de bain parce que je pense que c’est là le lieu le plus sûr. Il y a une explosion nucléaire mais je n’en ai pas de perception visuelle cette fois, c’est juste une certitude solennelle que je ressens à cet instant du rêve. Et puis j’ai une vision de la plage de l’autre côté de la rue où je suis réfugié et cette vision ondule et c’est là que le souvenir de ce rêve s’arrête.

Je rêve rarement deux fois de la même thématique généralement et c’est la première fois que je rêve d’attaque nucléaire, je me demande si ça a un sens précis ou si c’est juste mon inconscient qui divague.

Cette nuit j'ai rêve d'attaque nucléaire.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Rêve, #Onirique, #Nucléaire

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Publié le 30 Octobre 2016

Ok, je vais devoir admettre que je commence à fatiguer un peu ; nuits courtes, réveils matinaux et l’esprit qui jamais ne se repose. Physiquement je n’ai pas l’impression de ressentir la fatigue et je n’éprouve pas l’appel du sommeil, mais j'ai des flashs qui s'agitent devant mes yeux et le regard qui fige dans le vague ; ça devrait me mettre la puce à l'oreille et envisager une sieste

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #recyclage

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Publié le 29 Octobre 2016

Je ne suis pas riche, financièrement. Et à quoi bon l’être, l’argent me brûle les doigts et je conchie la perspective de la société de consommation. Non, je ne suis pas riche. Mais tant que je peux rentrer chez moi au milieu de la nuit, lever le nez dans ce ciel d’hiver et ressentir la caresse dentelée du froid. Tant que je pourrais pisser là, dehors, dans l’herbe, sous le regard des milliers d’étoiles et sur le sol de ma parcelle de Terre alors je serai riche de l’exaltation que je ressens.

Ni posture ni prosélytisme. Seulement la vérité éphémère d’une sensation.

Une vérité pareille à l’orgasme, intense, complexe, firmament de l’intériorité à la frontière de la communicabilité. Qu’importe comme et pourquoi tu jouis lorsque cela arrive tu sais que c’est en train de se produire. Cette vérité est identique.

J’ai la richesse de pisser dehors au milieu de la nuit ; ringard. J’ai la richesse d’éprouver l’expression de ma liberté lorsque je peux vivre cet instant, ma véritable richesse. Et si je pouvais le faire je voudrais bien vous la foutre dans la gueule en pissant sur vos chaussures.

Je ne suis pas dupe, la sensation aura disparue bien avant l’aube. Mais comme le soleil, je peux compter sur elle pour revenir encore assez longtemps pour que je meurs avant elle.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #retard, #Je est un Blog

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Publié le 20 Octobre 2016

Au firmament de l'écriture me revient le goût de la provocation. Combien de fois ai-je connu cela ? Tablons sur mille fois. J'en suis venu à écrire pour exprimer ce que je ne disais pas. Et je ne parlais parce que j'étais timide, introverti (ajoutez une puissance exponentielle à ce que vous imaginiez de base). Le garçon timide et l'introverti subit le monde, les relations et les implications sociales parce que sans la force de la parole pour verbaliser sa place et son rapport aux autres et aux mondes, l'individu n'existe pas. Il subit. Il survit. Il encaisse. Celui qui ne dit rien, subit et n'éprouve pas la sensation d'exister éprouve et accumule souffrances et frustrations. Les souffrances, mineures, les frustrations, toutes, quand elles habitent en soi elles y convoquent la colère, la rage et l'esprit de révolte. C'est cela ou la dépression et la triste, je ne sais pas si un jour j'ai choisi de choisir mais je peux dire que j'ai toujours été du côté de la rage, de la colère et de la révolution.

 

J'en suis donc venu à écrire pour exprimer ce que je ne parlais pas. J'en suis venu à l'écriture pour exprimer la colère, la rage, l'envie de révolution et la nécessité d'exister. Peut-être accessoirement exciter mais c'est une autre question. Ainsi au départ, devant mon premier texte, je parle de ce texte dont je savais que la nuit suivante j'irai le distribuer anonymement dans les boîtes aux lettres, j'avais déjà l'ambition de la provocation. Bien sûr à l'époque je ne l'assumais pas dans ces termes et je parlais de pamphlet parce que j'avais misé sur le fait que la culture pouvait être l'arme avec laquelle je pourrais faire couler le sang de ma présence au monde. Le pamphlet oui, et plus tard une forme de provocation ; je voulais provoquer dans le sens le plus premier degré de l'expression ; à chaque écrit que je lançais j'espérais provoquer une réaction. Accessoire j'espère aussi provoquer les potentiels lecteurs sur leurs fondations humanistes. Plus tard j'ai voulu provoquer le désir, provoquer la présence de l'autre et c'est encore une variation sur ce même thème.

 

Jusqu'à aujourd'hui je n'ai pas perdu ce goût du pamphlet ou de la provocation. Sauf qu'avec le temps se sont produites deux choses ; j'ai appris le goût de la littérature pour la littérature, en d'autres termes j'ai appris à aimer écrire pour l'écriture et en poursuivant mes études culturelles j'ai appris le sens de l'esprit critique et du libre arbitre ainsi qu'une forme de recherche de la justesse de la pensée avant la justice de l'ego qui m'a un peu éloigné de la forme directe de la provocation. Mais lorsque j'y repense, non, lorsque je me retourne pour observer mon cheminement sur internet et ses réseaux à chaque fois que j'ai envoyé ma plume conquérir un nouveau territoire virtuel c'était avec un penchant va t en guerre pour la provocation ; une approche sûrement un peu hautaine qui me soufflait dans le creux nostalgique de l'oreille que ma plume pouvait donner là-bas (à comprendre comme un ici) une meilleure mesure que les plumes des autres déjà à l'oeuvre sur ces réseaux. Ainsi au début de bien de mes blogs, de biens des avatars sur des réseaux devenus désuets ou non, je singeais pour me moquer et j'essayais d'insuffler quelque chose qui naviguait entre la parodie moqueuse et l'outrage hautain. Enfin c'est ce que je pensais, ce que j'éprouvais, même si je n'ai jamais su passer à l'acte avec des formes outrancières. Je n'avais que de minuscules conquêtes qui ne faisaient qu'un seul et petit pas en dehors de ma zone de confort vers la zone de conflit.

Non sens optimal

Non sens optimal

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #egotrip, #Je est un Blog, #écrire, #Souvenir

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