Publié le 30 Septembre 2014

Gros défaut tout défait sur le table de nuit et les draps tout défaits, eux aussi, sur le lit, et le corps, lui aussi, tout défait, déconstruit comme un puzzle du commerce, un de ces puzzle à plus de mille pièces, ou deux mille pièce ; un corps fait et défait de tout petit morceaux de carton qui en théorie s’emboîtent comme un seul homme alors qu’en général les hommes et les femmes s’emboîtent l’un l’autre, mais là - question d’écris - c’est une seule personne, même personne que soi, qui est défaite, déconstruite, un tas de soi, un gros tas de petits morceaux de soi, moi, lui, elle ; c’est un tas indistinct, sans sexe, sans genre, juste un tas de morceaux sûrement humain ; et c’est un jeu de patience comme un jeu d’archéologie de remettre bout dans bout les morceaux entres eux pour former ce qu’il adviendra et sans ça, c’est impossible d’en envisager la chose ; tas de pierres, des cailloux, tas de cailloux dans le lit, dans les draps mouillés, rivière ou plaisir à grand flot de toi ; c’est un jour que l’on aura l’image exacte s’il est plausible d’en venir à bout parce que les puzzle il n’y a que les indifférents à la patience qui s’y attellent et y perdent la vie ; et là au 1917 ème jour de ce blog je ne suis pas homme à faire du puzzle, enfin si, en effet oui, j’écris du puzzle comme d’autre écrivent du code, j’écris des morceaux d’humain, de moi, et j’en fais un tas, une suite de ligne de tas, un tas d’articles qui si un jour âme consciente se décide à reconstituer l’homme on verra alors apparaître le moi-puzzle que j’ai crée

Illustration Guillermo GuardiaIllustration Guillermo Guardia

Illustration Guillermo Guardia

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Publié dans #egotrip, #Je est un Blog, #Pictogranimation

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Publié le 29 Septembre 2014

Tout à toi, troquer l’argent contre la nourriture et ouvrir une boîte, de foie gras ou de Pandore et quand les esprits en souffle désordonnés sortiront de là pour cirer haut - et fort - que l’heure de cracher sur la table est venue pour tous, alors, et seulement alors, il y aura le bruit d’un craquement de doigt, la plume de l’écrivain croisée sur sa veine bleue gonflée, celle qui traverse sa main, droite pour celle dont on parle, la gauche pour faire de l’esthétique, la droite pour faire le travail, en travers du revers de la main, carte d’une visite ultérieur, restaurant et chiens policiers pour remonter le long de la piste, celle qui fait froid dans le dos ; qui remonte sur la colonne comme un menteur encagoulé remonte le long de la gouttière pour cambrioler l’appartement du haut - en haut - là où vivent les dames légères, celles qui calfeutrent les fenêtres de tentures rouges et les plafonds de velours verts - le monte en l’air direction verticale s’agrippe à ma colonne, minérale et osseuse, sous le lichen des balivernes ; j’ai des traces sous la têtes, dans la terre, sous les pieds ; et je pisse bien haut sur les cadavres enfouis - d’une mort d’origine naturelle - ; la course à l’origine, la belle chatte du monde et au centre de la Terre, de la vie et du corps, un diamant ivre qui se fout du monde tourne comme les petits vélos dans vos têtes ; et moi ; et lui ; l’auteur et son autofiction, dessinent des histoires pour y glisser de la poésie dans la prose ; ici ou là où vous posez les yeux, dans les doigts le feu et l’œil du cyclone pour dévorer le foie gras ; bon appétit du soir 1916

La vie sexuelle des cyclones

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Publié dans #Divagations diverses, #Débauche, #cyclone, #recyclage

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Publié le 28 Septembre 2014

Au mille, pulsion et une cage - droite et à carreaux - une seule ligne ; une frappe et les points, en l’air comme pour un braquage à main armée des combattants nauséeux et amers comme le sol, le goût du béton et du bitume dans la bouche ; c’est juste de la violence et de la peur, comme pour 1915, le nez en sang sans le goût du sang ; alors que l’on aime tous le goût du sang, du sien, nous sommes tous des chiens sauvages, fous d’eux-mêmes, la queue et la gueule et les crocs qui fulminent à voir mordre dans l’enfer de la foule - des faux airs de millionnaires et la gueule fendue en deux par les coups et la soif et ne croyez pas en rien, j’irai au bout, à la sueur saisissante qui coule sur mes tempes après une saillie, je ne suis pas vieux, je suis de retour, à remonter le temps et le goût chaud des repas dans la nuit, sauvage comme le prisonnier qui s’évade et évapore dans l’indifférence des gens qui dorment les germes d’une vie ancienne - un champion dans les rues comme pour un champion sur la ligne,  dans les lignes, ou entre-elles, comme les lesbiennes d’une orgie clandestines ; et demain les billets dans les poches voleront dans airs et pourtant demain les poings dans les poches l’auteur arpentera les ruelles sombre de son individu, de son être premier, une poignée de riz et du fromage fondu et une fête en secret comme une offrande à une déesse impie que l’on séduit sans y croire mais en pratiquant le rite d’un vaudeville vaudou - je suis le voyou écarlate dans langues éphémères

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Publié dans #Je est un Blog, #voyou écarlate, #egotrip, #punchline, #Ponctuation, #Prose, #pucelle

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Publié le 27 Septembre 2014

L'enfer a l'effet d'être couché avec les sinus obturés et la tête,  la partie supérieure du crâne, qui semble sur le point de devenir une caisse de résonance. Un petit tambour dans les mains d'un musicien de province pendant une fête locale. 1914, années d'une guerre et bêtement date du jour de la création de ce blog, été comme enfer, énergie comme hiver, sinusite et ostéoporose, pareil, rien ne change, l'homme face à la machine, face à l'écriture, face à lui qui se retrouve face aux autres. Histoire de boucle à oreilles - et une paire d'implant mammaire - est le cycle de l'esprit du matin calme, qui hurle aux murmures sonores qu'il est l'heure d'être libre, libre soi, penseur libre et auteur libéré, ce n'est pas si facile. 1914 ème variations sur le soi, gouverneur de lui même ego tripant sur la nature fractal des choses du monde parce l'oeil éolien de l'auteur est le seul capable de percevoir les fractals et percevoir au travers de cela. Sans pouvoir se retenir à cette certitude il n'y a pas de raison de poursuivre, il est donc primordial de poursuivre l'histoire. Ici débute l'autofiction. Ici ne se termine rien. Le talent a haut taux de doigt. J'ai la bouche sèche, bouffée de crâne cramoisi. Une pensée joyeuse pour les femmes à barbe. De haute lutte contre le terrorisme on oublie que le barbare c'est soi.

Mon crâne est un éclairage sur mon crâne

Mon crâne est un éclairage sur mon crâne

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Publié le 26 Septembre 2014

1913 année d'avant guerre, à un doigt de la guerre. J'ai seulement une longueur d'avance et moins de deux heures avant l'horaire du train ; passage en case départ et en gare à l'Est. C'est comme toujours, toujours moi, le même, les mêmes, rouages, la roue tourne tourne disait l'autre et ce soir je lui concède la rotondité du monde. D'ailleurs, ne faut il pas faire le dos rond quand les choses ne tournent pas en notre faveur ?  

Inutile comme un toujours, unique tunique des choses que j'enfile, comme des perles de verre, de culture ou de cul ; perle de fesse et utile coutume, quotidienne, quasiment, quoi ? Des graines de mammouths, souvenirs antiques et cinq fois l'année révolue. Idiot. Esthète idiot. Ludique, loufoque lancier comme sur les camions de pompiers.  

Ne tirez pas sur mon ambulance. Ni de conclusions hâtive. Ni aime ni violence. Ni gloire ni mérite. Et l'adieu à la ponctuation. Adieux à ses utopies, valeurs d'édition de la rue.  

Une dernière ruade en bout de ligne.

Et tu l'aimes mon flan aux pruneaux ?

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Publié le 25 Septembre 2014

Un point de vue ; c’est difficile.

 J’ai les oreilles qui sifflent. L’une et l’autre comme deux tympans qui se vident. Comme un crâne qui se vide. Et tout s’évapore. Et la colère alors ? Bon dieu, et la colère ? C’est fichtre cela, le corps en vrille et l’esprit en vrac, et tout qui tourne, et retourne sur rien, sur soi, à tâtons au-dedans sans rien voir, sans savoir, et l’incertitude rend fou, comme le vent qui rend fou, comme ce temps qui rend fou, comme tout ce qui rend fou, mais en pire, ou en mieux, c’est selon votre sens des certitudes. Et est-ce que je pouvais faire autre chose ? C’est là toute la question. Le doute ou l’incertitude et le froid et le temps qui passe et la règle du jeu qui ne se définit pas, jamais, comme l’anguille dans le trou noir qui sombre et disparaît et puis revient et je repars.

Tout n’est que question de point de vue ; c’est infini.

L’ingénuité de penser que les choses, les pensées, les décisions et les personnes ont toutes une hiérarchie dans l’infini des possibles, c’est ce qui nous conduit à faire des erreurs. Tout n’est que question de point de vue parce qu’il n’y a pas de valeur absolue à servir ou suivre. C’est la cause première de l’incertitude et de la colère.

Tout n’est que question de point de vue ; c’est une question d’engagement, de responsabilité et donc de colère.

 

C'est le jour 1912 de la vie de ce blog. Et ça n'y change rien. #SachezLe

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 24 Septembre 2014

C'est vaste, large, complexe et hasardeux de s'approcher d'une telle réponse ; il faut soit une grande dose d'inconscience soit une grande dose de prétention. Je me demande de ces deux traits, lesquels j'ai en plus grande quantité.

Est-ce que l'art doit être politique ? Cela suppose que l'art pourrait ne pas être politique ; mais qu'est-ce que serait un art qui ne soit pas politique ? Dès lors qu'il convoque son nom et se définit dans un espace - géographique et culturel - donné alors l'art est politique. Il est posture, prise de position, il est fruit et cause, adjuvant et précipité, il est nécessairement politique. Seul un art qui pourrait naître ex nihilo dans un espace vierge et sans spectateur pourrait être un art a-politique ; mais cette hypothèse est irréaliste, dans le réel l'art est politique.

Tu nous forces - moi et ceux qui vont répondre - à tous les raccourcis, je ne suis même pas sûr que l'on ai le temps de définir ce qu'est l'art, ni ce qu'est le politique. Bref, s'il fallait qu'un art soit plus politique que les autres, ma première pensée irai vers ce qui gravite autour du Street art et de l'art de rue - un art de rue dans lequel je place autant le graffiti sauvage que l'art institutionnel que les villes placent dans les rues pour "remercier" leurs concitoyens d'avoir payé pour autre chose - parce que la rue et l'espace public en général est un lieu propice à la politique. L'art du musée est un art sous et toujours traversé d'intentions politiques mais l'écosystème du musée est une bulle coupée du reste du monde et donc l'impact politique des œuvres au sein du musée est réduit par rapport à l'art qui se trouve au contact de l'espace publique. Mais résumer l'art politique à un art de conquête de l'espace public serait une erreur de ma part. Parce que  je suis plus touché, plus questionné et plus influencé par l'art littérature et par l'art conceptuel que par l'art de rue. L'art en forme de littérature, poésie, art conceptuel se trouve dans une posture hybride entre l'art de la rue, sauvage, et l'art des musées, institutionnel. L'art sous forme littéraire possède l'aura de son rang, mais il se trouve, se retrouve partout, dans nos mains, dans nos vies, proche de nous, n'importe où, la force des mots, cette force qui n'est pas que résonné et raisonnable et rationnelle, mais qui est aussi sensible et intuitive, la littérature parle un double, un triple langage, c'est ça forme et la parole, écrite, et tout aussi politique que les autres arts.

Que penser du lien entre art et gouvernement ? Je suis, je crois, nostalgique de l'époque où l'on pouvait compter avec les avants gardes, en dehors de tout contrôle, créatifs et audacieux et puis d'un autre côté l'art institutionnel ; et plus l'avant-garde créait, plus l'art institutionnel digérait l'art des avants gardes qui en réaction poussaient encore plus loin leur créativité [...]

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Publié dans #recyclage, #question, #Réflexion, #art

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Publié le 23 Septembre 2014

Je suis un homme d'automne.

Je suis comme un arbre, bientôt nu,

Mes illusions se parent de belles couleurs chaudes et tombent.

Ne reste que le tronc et les branches et mon sexe,

Qui se dressent sous la pluie et le paysage qui change.

Bientôt je serai homme d'hiver.

Le corps sec et le cœur recroquevillé pour l'hivernage.

Hiberner mais garder la plume haute.

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Publié dans #poésie, #automne, #Prose, #Je est un Blog, #recyclage

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Publié le 22 Septembre 2014

De la peur en demeure et un petit peu sous les ongles ; sous l’ombre d’une menace, l’homme, toujours homme et parfois mâle, est prit sous le feu croisé de deux instants, la peur et la défiance, le bluff et la raison. Que faire ; être un homme, un mâle alpha ou bien courber l’échine sous la ligne de flottaison de la loi et rentrer dans le rang. Deux choses, une menace et deux possibilités ; rire ou rire jaune. C’est le tour de force des simples d’esprit, des sangs chauds et  cons. C’est comme ça que le con, confronte l’autre a ses richesses ou à ses forces parce que devant la menace c’est en puisant dans ses richesses que l’individus se transcende. Ce qui est drôle et ironique dans la situation, c’est que le con ne connaît rien à la transcendance, aux armes, à la haine et à la violence oui, mais pas à ce qui permet de se transcender. C’est certainement pour cela que le con se complaît et stagne dans son marasme alors que le reste du monde cherche à s’extirper de sa classe. C’est comme cela que l’on confronte la menace énoncée le jour 1909 de l’activité de ce blog avec le monde en reste à l’extérieur. Seul contre lui, seul contre tous, contre tout cela que faire ? La parole comme une preuve, l’homme doit toujours pouvoir dresser le bouclier de la loi au-dessus de lui. Sinon il reste le cinéma.

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Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 21 Septembre 2014

Aujourd'hui, j'ai vu jouer Tony Parker, c'est idiot, ce n'est rien mais ça a de l'importance. Il est important de pouvoir dire j'y étais, je l'ai vu, en vrai, les os et le maillot, le meilleur, joueur de France depuis l'étranger. Avoir vu jouer une légende ce n'est pas rien pour un supporter, un patriote, un amateur de sport. Mais des idoles on n'en voit pas souvent en dehors de sa télévision. J'ai vu dans le handball l'essentiel des légende depuis les années 2000. J'ai vu dans l'athlétisme des légendes légendaire, Sotomayor, Bubka et même Haile Gebreselassie. Je suis riche de pouvoir dire, oui je les ai vu agir, j'ai vu le corps de l'athlète en mouvement dans son histoire, c'est une richesse, ma dérisoire richesse, ridicule pour les incultes et les étroits d'esprit. Mais oui, moi, ce soir j'ai vu jouer Tony Parker, et même si c'est ce n'est qu'un match de gala ça ne change rien. Voir, en vérité, l'athlète dans la réalité, c'est comme mettre le mythe à l'épreuve de la réalité, oui, il existe, ici aussi, pas seulement dans le petit écran ou dans le fantasme d'une France bleue blanche sport. Moi j'ai aimé ça et j'aime pouvoir le dire, oui j'ai vu jouer Tony Parker. Le jour 1908 d'existence de ce blog et sous l'autorité d'un mémorable joueur de basket.

L'importance de voir jouer Tony Parker

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