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Publié le 2 Janvier 2017

2017 une année à paraître, c’est dit. Voilà.

Point.

La ligne. La fin. La mire ; et le marc de café aux arrières goûts de pierre raconte une autre histoire.

Cette année, demain peut-être à l’échelle de dieu, de la géologie et des mondes univers, je vais passer à l’acte après dix mille ans d’attente, de travaux dix mille fois remis sur l’ouvrage, et d’expérience intime épaisse comme le goudron qui fond sous l’effet étouffant de la chaleur de juin.

Mais ici ; à pied d’œuvre jour après jour, 2017 s’offrira comme le pareil, le même et le retour épique de la chasse à l’homme, à la femme, aux suivants parce qu’ici dans l’ère qui héberge notre futur c’est l’homme la monnaie d’échange, le relent d’attention que l’on arrache à des anonymes. Je vais croire à mon renouveau numérique, huit ans après le début je vais commencer à rédiger des articles de qualité pour attirer le client, je vais appâter le chaland comme la catin qui courtise le trottoir, parce que je vais avoir besoin de la doxa pour la muer en lecteur, en client, en acheteur et en vilains petits canards.

Passage à l’acte, comme on passe un gué d’une rive à l’autre en emportant avec soi le brûlot licencieux d’un futur archivé entre les pages déjà inscrites des œuvres-fœtus qui n’attentent que d’éclore enfin.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 25 Décembre 2016

C’est le jour de noël, en tout cas ce matin c’était le matin de noël et je vous souhaite d’avoir été gâtés parce que c’est toujours plaisant de se voir offrir quelque chose. Oui, ici et aujourd’hui un peu partout dans la planète de ceux qui festoient pour noël la tradition tourne à plein et j’avoue que moi aussi j’y souscris, c’est la règle du jeu social et cette année je me fais discret. Mais avec les vide-greniers pour moi c’est noël tous les week-ends des beaux jours. Je chine aussi pour cela, pour le plaisir de se faire plaisir, s’acheter un petit cadeau dans le hasard d’une brocante. Qu’importe le prix, qu’importe l’objet, l’essentiel c’est la surprise et donc l’inattendu. Ne croyais pas que je chine pour l’argent, parce que je suis pauvre et fauché. Ne croyais pas que je chine pour l’argent, pour la revente, le bénéfice et la fortune. N’allez pas croire que je chine en expert à la conquête des objets rares et précieux. N’allez pas croire que je chine en esthète des pièces de choix et de la connaissance historique des objets. Non, je chine pour la surprise et l’impromptu et cette dépense un peu idiote à la sensation que l’on avait enfant quand on se trouve au pied du sapin et que des surprises nous attentent là, emballées. Qu’importe les surprises, l’enfant que j’étais été toujours heureux. Et là c’est pareil, qu’importe ce que je chine, lorsque je le chine je suis heureux de le trouver.

Et c’est comme ça que je peux rentrer à la maison avec un casse noisette en cuivre et en forme de crocodile, avec un rhinocérosse en jade ou cadre photo vide, qu’importe le plaisir est là, le vent frais du matin, la beauté du ciel où le soleil se lève, l’impression de voler du temps aux dormeurs et de voler du plaisir à tous ceux qui achètent les choses neuves. Ah ça oui, mon noël c’est tous les matins de brocantes, de vide-greniers et de marchés aux puces, mais pour ce jour de vrai et officiel noël je vous souhaite de judicieuses joyeuses fêtes.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #vide grenier

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Publié le 22 Décembre 2016

Il est enfin temps de prendre des vacances. D’ici demain le blog sera en pilotage automatique et moi, pour les fêtes, j’ai décidé de mettre mon esprit sur off et de dormir. Oui, surtout dormir. Je suis fatigué, pas un peu mais beaucoup. Le genre de fatigue que l’on finit par oublier  tellement qu’elle est endémique. On se lève et on vit avec, on travaille et on se couche avec et on en oublie la sensation d’être reposé. Alors oui, pour les fêtes je vais me reposer, laisser reposer mon  esprit comme on laisse reposer la pâte des pains et des pizzas. Je n’ai pas besoin de levure pour gonfler, j’ai juste besoin d’un lit, d’un oreiller, rien de plus. Depuis des mois, je crois, depuis quand je ne sais plus, j’ai la tête en vrac comme un tas de gravas renversé et il me faut du temps, du temps, du temps de repos, du temps de sommeil.

On ne va pas se manquer, nous nous en moquons car on va mener nos barques comme l’eau le veut et après nous verrons où nous mènent nos bateaux. Pour ce soir, un dernier café, un beau ciel d’étoiles et pour moi le dodo bien mérité.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 21 Décembre 2016

Écrire une pierre dans le fond de la rivière

Je ne sais pas faire, je me sens roulé

Et je le suis, dans le lit

En boule dans la boue et la puissance du torrent

Ce n’est pas courant, mais je laisser passer

De l’eau sous les ponts comme d’autres sans domicile fixe

Alors que leur problème ce n’est pas d’être nomade

C’est l’absence de domicile, fixe ou mobile

Je comprends qu’ils aient envie de flambées d’essence

Ou de diesel parce que c’est moins cher

Mais c’est aussi moins chaud

Alors ils brûlent des livres dans leurs braseros

Et ils réchauffent leurs bras sous le degré zéro du soir

Et les pages en flammes leurs chauffent un peu la peau

Après quoi ils rejoindront leurs couvertures

Leurs sacs à puces, et ceux de couchage

Et ils ne dormiront pas en attendant le passage des télévisions

Quelques sourires entendus avec les journalistes

A défaut d’heure de gloire ils auront leur marronnier

Des marrons chauds pour noël c’est logique

Et du bois dont on fait les cercueils et le charbon

C’est charmant, le feu et les chalumeaux

Ils rêveront de chameaux et moi d’une aspirine

Je n’aspire à rien qu’un peu de calme dans mon esprit

Car j’ai le crâne qui demande ses vacances

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un Blog

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Publié le 19 Décembre 2016

C’est la fin de l’année, ou presque, à peu de chose prêt, c’est le bout du calendrier et d’ici la fin de la semaine je prends la route pour aller passer la saison de Noël dans la famille de ma petite amie ; les deux données mises bout à bout, la fin de l’année, le fait d’être loin et la fatigue inhérente à la fin des cycles calenders induit que je vais d’ici vendredi pré rédiger et programmer les articles de la semaines prochaine. Ça va être pour moi l’occasion de boucler pour 2016 ma saison des vide-greniers et chroniquer les derniers ouvrages qui attendent sur l’étagère des transites. Je vais pouvoir y voir clair, ranger ma bibliothèque chinée et faire le point sur l’aventure de ce projet.

Et ce soir, avec facilité, j’utilise le prétexte d’avoir pré écrit quelques articles pour en faire l’article du soir. C’est curieux, je me sens toujours un peu coupable de programmer des articles en avances sur le blog, parce que dès le départ ce blog c’était mon prétexte pour me forcer à écrire quotidiennement. Mais ça c’était il a plus de sept ans, aujourd’hui je n’ai plus besoin du blog pour écrire quotidiennement et pourtant je conserve cet exercice même s’il me semble parfois contraignant et peu productif. J’y reste fidèle, parce que justement j’aime l’idée de se montrer fidèle dans la difficulté, c'est-à-dire quand je n’ai pas envie d’écrire ici parce que j’ai déjà trop écrit ailleurs. Secrètement je me dis que je pourrais arrêter ce blog lorsqu’il fêtera ses dix ans d’existence. D’ici là je continu d’y venir écrire quotidiennement et c’est là que programmer me semble une trahison, ridicule, alors qu’en réalité c’est une liberté vraiment agréable de pouvoir travailler quelques heures pour se libérer quelques jours. Voilà donc, tout ça pour dire qu’à partir du 23 et pour une semaine le blog sera en pilotage automatique.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 14 Décembre 2016

Un petit carré, gros comme un cluster informatique cache la forêt où tu penses te perdre. Mais ce n’est pas de la forêt qu’il faut se méfier car c’est dans le ventre des vers, immenses et gloutons ils ont ingurgités plus de quarante mots et un nombre sans calcule d’âme, ou d’esprit pour les matérialistes. Tu traines à l’orée de tout, et tu t’écrases sur les arbres comme les vagues, l’écume et la brumes qui se brisent sur la roche des falaises. Ton esprit n’a rien arboricole pour deux sous, ni pour un cluster, et pas une seconde tu ne doutes de la peur, frondaisons et racines. Alors que c’est par delà l’horizon et en dessous de la peau que se déchirent les limbes et que se nouent les neurones ; la forêt est un leurre et sous la piste des sentinelles la malédiction malaxe ton dieu et mes déesses. Rien ne restera hormis le reste, l’infecte et l’odeur putride des profondeurs prisonnière de tes limbes. Je le sais, je me répète, et je le ferai encore une fois ou dix ou mille jusqu’à épuiser les étoiles dans le ciel et picter la prairie de filaments dorés luminescents qui ondulent dans le reflet du vitrail.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog

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Publié le 12 Décembre 2016

Il y a des jours comme ce lundi matin qui vous saisissent par l’impromptue incongruité qu’ils vous imposent.

Ce matin le chien est mort.

Ce n’est pas le titre d’un roman, c’est une histoire vraie.

Oui, ce matin Tarmac est mort, renversé par une voiture au bord d’une route qui ressemble à un chemin. Il est parti comme il a vécu, vieux et libre et même s’il n’a pas toujours été un chien vieux, il a toujours été un chien libre, un divagueur, un insoumis, un peu errant parfois, pour ainsi dire un anarchiste en terme de chien. Je peux vous le dire sans hésiter, il n’a jamais connu de clôtures, ni de frontières et il est mort sans savoir ce que signifiait une porte close. Il s’est offert une existence de libre chien comme des hommes sont des libres penseurs, allant de vie en vie là où il savait se faire aimer et choyer dans la chaleur des foyers avant de revenir aux pieds de son maître. Quel homme ne rêverait pas d’une telle vie ? On dit que les chiens ressemblent à leurs maîtres, si tel est le cas alors j’espère que c’est sur ce point que l’on se ressemblait lui et moi et non pour les puces ou la mauvaise haleine.

On en a vu ensemble, je n’écrirais plus avec le chien qui dort à mes pieds, il ne sursautera plus lorsque devant la télé je hurle et j’exulte pour un but, une victoire ou une médaille olympique. Je sais que parmi ceux qui lirons ses quelques mots il y aura des personnes qui ont connu Tarmac, ne soyez pas tristes ; souvenez vous qu’il a fait plus d’une nuit debout avant de partir ce petit matin en s’évitant le crépuscule et le déclin.

Tarmac était un bon chien, alors j’ai voulu être un bon maître je suis allé le chercher sur le bord de la route où il dormait comme dans un val. Je suis rentré chez moi et j’ai pris ma bêche pour creuser la terre. C’est bizarre, pendant que je creusais je pensais aux émissions de fait-divers sur la TNT et m’attendais à voir surgir Jean-Marc Morandini. J’ai creusé un peu plus loin que là où il enterrait ses os et lorsque le trou m’a semblé assez profond pour me donner le vertige je l’ai déposé au fond. Je lui ai fait une belle place de nature au pied d’un arbre en bois pour le clin d’œil au petit chat de la chanson de Renaud, avec de la verdure et le ciel bleu pâle légèrement doré du mois de décembre en guise de décor. Je vous assure que c’était vraiment un bon chien, pour preuve il est parti au mois de décembre lorsque la terre est meuble.

Je ne sais pas comment se terminent les oraisons funèbres et encore moins comment se terminent les oraisons funèbres canines alors je vais terminer ce petit texte sur une pirouette dont lui-même n’a jamais été capable, wouaf.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Je est un Blog

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Publié le 8 Décembre 2016

Parfois je lutte pour pondre deux cent signes pour mon article quotidien. Paradoxalement et parallèlement je suis capable de pondre plus de deux mille signes sans forcer pour rédiger une critique de film, de jeu vidéo ou d’images ; bien que je dise cela sans avoir encore jamais fais de critique d’images fixes que je publie sur mon autre blog. Alors évidemment parfois je me dis que tout serai plus simple si je réunissais mes blogs alors que là je scinde. Je garde le sens critique et la pensée pour un côté et l’instinct et l’expression poétique pour l’autre.

Oui, ici je suis dans l’instinct et celui-ci à mal à ma tête, une petite graine de migraine derrière l’œil droit.

Je devrais vous inviter à lire mes autres écrits de l’autre côté de mon miroir numérique là où je suis joueur. Je pourrais aussi arrêter de me limiter à deux cents mots, pas me limiter mais me forcer à franchir le cap des deux cents parce qu’il parait qu’en dessous des deux cents signes on n’existe pas pour les oeils de Google, en même temps je suis déjà un blogueur qui agit en dessous de la ligne d’attention des robots et des IA. On se moque, on s’en fout, j’écris sous l’eau, je traîne mes doigts dans les doigts d’autres doigts et je pointe et je doigte et je frappe un mauvais rythme.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 7 Décembre 2016

C’est toujours très étonnant de vieillir à l’ombre et la lumière des réseaux sociaux parce que se manifestent des personnes dont je supposais que je partageais avec elles une forme de pacte d’ignorance réciproque. C’est un sentiment étrange, le jour de son anniversaire, par la médiation des réseaux qui rappellent à vos amis, vos suiveurs, vos souscripteurs et autres formes de relations numériques, vous entrez subrepticement dans un faisceau de conscience, un faisceau d’existence aux yeux des autres. Ces autres qui durant le reste de l’année représente un concept global, extérieur, macrosocial comme une molécule peut être macromoléculaire.  Oui durant toute une année je me persuade que partager une présence disparate mais réciproque sur un lieu numérique avec autrui n’implique rien qu’un peu de voyeurisme, pourtant le jour de votre anniversaire, inévitablement des gens vont se manifester à vous, ici à moi. Je ne m’en plains pas, non, je vous fais seulement part du sentiment d’étrangeté que ça réveille en moi. Et pour dire à quel point je ne m’en plains pas et à quel point je ne critique pas ça, j’ai plaisir à éprouver cela. Bien sûr la plus part du temps ces messages et autres signalements d’anniversaires résultent d’une forme de soumission d’autrui au consensus ce qui devrait légèrement réduire la portée de cela, mais qu’importe. Durant un jour, vous avez la sensation d’être un éphémère point de convergence d’attentions elles aussi éphémères, et c’est plutôt doux, doux comme les rayons de soleil du mois de décembre qui viennent caresser la peau au zénith bas de midi. Dans un ère archaïque où je souhaitais encore fêter mon anniversaire en réunissant des personnes autour de moi il n’y avait là que des personnes que j’avais désirais voir, enfin celles à qui j’avais osé notifier cet intérêt, pondéré par celles à qui j’avais osé le faire et qui n’avaient pas pu être là. Aujourd’hui dans le soleil couchant de Facebook ou l’aube fraîche d’instragram ce sont toutes sortes de personnes qui sortent de l’océan 2.0 pour vous faire un signe et moi je suis comme le navigateur d’un jour qui seul au milieu d’un océan regard la mer autour de lui et s’émerveille à chaque fois qu’un poisson jailli hors de l’eau pour le saluer de ses écailles scintillantes avant de repartir sous la surface de la mer là où il redevient un fantasme de pêcheur.

A vous tous, à la faune et la flore de ma métaphore marine je tiens à dire merci, les plus fidèles et les plus impromptus, oui un véritable merci.

Quand à ma requête photographique j’ai eu le bonheur de récolter 36 photos envoyées par 28 personnes. J’en reparlerai sûrement plus tard, pour cela aussi, un grand merci à vous.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 2 Décembre 2016

Décembre en attendant, l’hiver râle sur le linge en ligne qui se fige de givre blanc. Le sommet du matin blanc se dessine à l’encre d’aube, j’y roule le poil soyeux d’une plume d’or qui esquisse les contours inconnus d’anonymes célébrant l’induction de leurs invisibles ambitions mercantile. C’est décembre qui descend comme une machine de guerre, de métal froid, et de nuit folle, et le peuple qui marche au pas des canons de la séduction mercantile. Ah, ah, ah, hâbleur comme un bonimenteur des sentiments le diable flatte les bourses et les files d’attentes n’en finissent pas de grandir, grossir et de s’allonger érigeant des digues humaines en remparts à des formes humaines de pulsions humanistes qui viennent se briser sur les digues et éclater en myriades de lampes LED qui scintillent dans le néant que soulignent quelques néons archaïques. J’ai le poil atone devant le spectacle, parce que la seule excitation d’une telle mise en scène c’est l’abîme dans les coulisses, derrière le rideau, de l’autre côté de la ligne blanche, frontière des sols et des regards au-delà les mendiants scopiques jalonnent les rues où je poserai mes pas, mes fesses et l’entière errance dans le ventre mou du monde de ma carcasse vieillie comme la bouteille dans la cave.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

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