Publié le 31 Mai 2014

Je suis séduit par le vieux rap. Par le rap de vieux. Le rap que j’écoutais dans mon jeune temps, dans ma jeunesse quand je pensais que je n’avais pas le droit d’écouter du rap parce que ce n’était pas de la vraie musique ni de la vraie chanson. Mais en secret, j’étais fondeur et j’apprenais à écouter le Ministère A.M.E.R sur leur album double K7 et les autres rappeurs de l’époque. Et j’étais tiraillé par une double sensation ; d’un côté j’étais la sensation rugueuse se laisser sentir dans ce rap-là, le Flow, la langue, l’écriture, le rythme  et de l’autre côté j’étais empreint de cette idée que le rap n’était pas de culture, que c’était un sous-genre, une niche, une sous-culture d’enfants des rues, braillards et rebelles et que leurs mots n’en étaient pas vraiment. Pourtant c’est en écoutant le rap que j’ai eu le courage d’assumer l’ambition d’écrire ; s’ils le pouvaient je le devais moi aussi. Je n’ai jamais cessé d’aimer le rap alors que ce n’est pas la musique de mon ghetto parce que je n’ai pas de ghetto moi le petit blanc de la campagne. Aujourd’hui quelque, 20 ans après j’écoute toujours ce rap-là, IAM, NTM, Ministère A.M.E.R sont devenus vieux et ils chantent les mêmes lyrics, le même Flow dégueule de leur plume. Vingt ans, c’est le temps nécessaire à forger la légitimité de cette forme poétique, c’est le temps qu’il a fallu pour que les acquièrent le poids nécessaire, ils étaient lourds ce sont devenus des poids lourds ; ce n’est pas juste une punchline c’est une sensation intime et profonde quand j’entends ces hommes de quarante ans passés qui rappent avec la même énergie ; cette énergie qui ne décline pas depuis le début je la trouve plus belle qu’aux débuts. C’est étrange. C’est mal dit, mais ça se passe là dans les tripes.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #rap, #punchline

Repost 0

Publié le 30 Mai 2014

C'est une façon créer une réflexion autour de Dieu et le Monde sans être dans une posture anti-religieuse. Mettre dos-à-dos ou nez-à-nez Dieu et la figure de l'artiste engagé c'est convoquer Dieu comme concept opérant, donc respecter son rôle et son image et le confronter à la figure de l'artiste engagé qui lui convoque une forme de modernisme et d'individualisme au service de valeurs "humaines" - non pas qu'elles ne soient pas les mêmes que dieu, mais l'artiste engagé est engagé dans ses valeurs au nom de l'homme et non au nom de la croyance -.

Cette phrase équation - ou les autres qui peuvent fonctionner sur la même logique - fonctionne, c’est-à-dire qu'elle crée de la réflexion parce que les deux figures sont respectées dans ce qu'elles sont. Je cherche juste a amener ceux à qui je pose cette question à avoir sur dieu et sur l'engagement en art une grille de lecture un peu différente de celles que l'on a habituellement, et un peu plus drôle j'espère. C'est vrai que personnellement pour moi l'artiste engagé c'est soi le dandy pamphlétaire soit le chanteur punk rock engagé et enragé et justement imaginer dieu comme cela je trouve ça très drôle. Et puis cette question, c'est comme une parabole, il ne faut pas la prendre nécessairement au premier degré mais la prendre avec sa part de poésie et de métaphysique, elle pose la question de la perception du monde, parce que la question part du principe que Dieu a créé le monde, mais, donc peut-on considérer sa création comme "engagée".  Moi je l’aime ma question. Elle m’inspire une réflexion dénuée de réponses préconstruites et donc préconçues et donc c’est cool.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Dieu, #Divagations diverses, #Digression, #Question, #art

Repost 0

Publié le 29 Mai 2014

La belle Alice ne mouillait pas pour le prolétariat, pourtant la vénus faisait bander le patronat autant que le petit peuple. Mais la lutte est classe et classée X et celle de l’Alice était de fourrer dans son lit les dignitaires du pouvoir pour pouvoir à son tour tenir le pouvoir par la queue et pourvoir à se progression. Le libéralisme voulait couper les couilles des prolétaires, car ces branleurs armés de leurs bites bandées voulaient couper la tête des détenteurs du pouvoir, patrons, patriarches, politiciens, comme dans les livres d’école où n’étaient pas allés bien longtemps tous ces prolos-là. Et l’Alice, délicieuse comme l’ondine du lac, se délectait de remonter le courant, c’est ce qu’elle pensait en parcourant la queue épaisse de son supérieur qu’elle suçait d’une fougue révolutionnaire parce qu’elle savait mieux que quiconque qu’il était vain de couper la tête des puissants si on les tient par les couilles.

L’auteur croyait dans le capital fantasmatique de son autofiction

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #autofiction, #citation, #Fantasmagorie, #Fantasme, #Lutte des classes, #Alice, #révolution

Repost 0

Publié le 29 Mai 2014

Au matin sans idoles, je préfère les nuits avec muse, fantasmes et perspectives érotiques. Et si derrière ces nuits les jours sont blancs, tristes et moroses ce n'est pas honteux. Si le prix à payer pour une nuit où l'on verra le rose de sa petite culotte, pour une nuit où l'on gouttera au nectar de la rose qu'elle cache dans sa culotte, pour une feuille de rose ou pour l'ivresse d'embrasser sa bouche rose est un jour mort alors je veux bien tuer des jours et des semaines et des mois pour cela

L'auteur n'écrivait pas de calendriers, mais des alcôves où il logeait sa muse dénudée

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #autofiction, #citation, #Chronique chaotidienne, #écrire, #recyclage

Repost 0

Publié le 28 Mai 2014

J’aime quand on lape suce le révélateur de mon âme

écrire c’est jongler un peu, avec ses mots beaucoup

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #aphorisme à la con, #recyclage, #ironie

Repost 0

Publié le 28 Mai 2014

Il est facile de vider les couilles d'un homme, pour cela il suffit d'en sucer la queue jusqu'à ce que l'homme éjacule sur votre visage son contenu testiculaire. Par contre, vider la tête d'un homme est autrement plus ardu. On ne peut pas leur sucer le crâne ni même leur téter la cervelle. Il faut savoir les accoucher patiemment de leurs pensées et de leurs démons intérieurs. Mais sachez mesdames que l'homme a le vagin aussi serré que le cul d'une grenouille de bénitier et vous devrez faire preuve d'une rhétorique plus intrusive qu'une césarienne dans l'utérus d'une catholique pondant son premier enfant.

Aurore, spécialiste autofictionnelle du vidage d’homme, et accessoirement creuveuse d’abcès

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #autofiction, #écriture, #recyclage

Repost 0

Publié le 27 Mai 2014

Elle arrive dans une pièce. Une très petite pièce aux dimensions gargantuesques. Sur ce point, elle réalise que le sol et les murs sont inversés ; les murs sont le sol et le plafond et le sol et le plafond sont les murs. de toute façon sol, murs et plafond sont en nourriture. elle tire sur sa jupe pour que les yeux sur lesquels elle marche ne puissent regarder sous sa jupe parce qu'elle ne porte pas de culotte, normal, elle n'avait pas prévue d'être vu d'ici, ou de là. Alors, elle marche sur la pointe des pieds en visant bien les yeux pour les aveugler. Elle aurait aimé sortir de là, mais la porte a disparu. Il ne reste qu'une bouche à la place de la porte par là où elle est arrivée. Enfin ce n'est pas une bouche, c'est la sienne de bouche, mais en taille standard d'huisserie. Pour sortir elle aurait été obligée de s'avaler puis de se vomir ce qui n'était pas pour une pucelle prude pareille une perspective enviable. Alors, elle continue de marcher, en avant, donc sur le mur, vers l'avant là où devrait se trouver un horizon, mais il n'y en a pas. Juste un trait de marqueur rouge sur un mur qui est le sol et qui délimite une moitié haute et l'autre base. Et elle sent bien même si elle ne le voit pas qu'en dessous de la ligne rouge c'est mouillé. Elle marche dans l'eau qu'elle a jusqu'à la poitrine, pour un peu elle pourrait nager dans cette eau invisible, donc voler un peu mais elle ne peut pas parce qu'elle a le vertige. Alors elle marche, de toute façon la gargantuesque pièce minuscule a disparue, les murs se sont dépliés pour former un sol disparate de murs, de plafond, de sol et de nature tout autour d'elle. Et l'eau aussi invisible était-elle s'est répandue par terre la laissant pesante et à moitié mouillée. Alors maintenant elle peut marcher vite et se diriger vers une grosse bite d'amarrage rouillée où est attaché un point et au bout du point une ligne fine avec un hameçon qu'elle gobe sans attendre.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage, #écrire, #Divagations diverses, #écriture, #ébauche, #SF

Repost 0

Publié le 26 Mai 2014

Elle s’est assise sur les toilettes et très rapidement son anus à libérer un flot de merde mi-molle. Elle a ressenti immédiatement un profond soulagement et rapidement une odeur de merde. La sienne, l’odeur de sa libération. Maintenant, elle se rappelle que derrière la porte une armée de greluche le ventre plein de merde attend pour prendre sa suite. Elle sait qu’elles vont chier comme elle et pourtant elle a honte. Alors, elle s’essuie l’entre-fesse, elle s’applique bien à frotter son anus avec le papier qu’elle lâche derrière elle sans regarder. Elle remonte sa culotte, réajuste sa jupe et prend son courage à deux mains pour ouvrir la porte et sortir. Elle regarde loin comme si elle pouvait voir l’horizon par-delà les murs carrelés de blanc et elle sort sans rien dire laissant derrière elle, l’odeur prégnante de sa digestion aboutie.

Une héroïne a chié dans mon autofiction

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 26 Mai 2014

Il est temps de remettre les femmes à leur place, c’est-à-dire entrain de chier. Arrêtez de nous faire croire que vos tubes digestifs ne produisent que des paillettes. Votre trou noir n’envoie pas vos aliments dans une dimension parallèle, non. Mesdemoiselles votre trou noir balance de la merde dans les toilettes.

Il rappelle dans son autofiction qu’elles chient aussi histoire de s’excuser d’écrire lui aussi de la merde

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Merde, #Métaphysique, #femme, #Fantasmagorie, #vérité, #autofiction

Repost 0

Publié le 26 Mai 2014

J’aime la méchanceté des dévoreuses de mâles parce que cette méchanceté, c’est celle que j’ai toujours voulu avoir. Je sais qu’au fond de moi je n’ai pas de cœur, je ne ressens rien, mais il y a comme une retenue qui m’empêche d’exprimer l’homme sans cœur que je suis ; baiser et oublier et baiser la prochaine. Mais les petites putes dévergondées, je deviens ami avec elles et j’oublie de les baiser. Alors, j’essaie de dévergonder des filles sages, mais cela n’a pas le même goût. Je ne crois pas que devenir dévoreuse de vie et du sexe des hommes puisse s'apprendre. Cet hédonisme insatiable cela doit se porter dans les tripes ou dans le vagin dès la naissance. On peut le singer, on peut s'y essayer mais pas le devenir si on ne le porte pas en soi. Alors j’échoue à transformer les vierges en putains.

L’auteur se faisait l’ami des putains et écrivait pour elles des fables

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #autofiction, #pute, #vierge, #putain, #pucelle, #écriture, #Je est un autre, #Mâle

Repost 0