Articles avec #ecrire tag

Publié le 7 Mars 2017

Exploser à la récupération

Plutôt juste

Il était venu sur le couloir gauche

 

Le carburateur a été bien lancé. Je suis dans une courbe à deux phases. Je peux enchaîner avec les frappes que je ne croise jamais ; un doigt à droite et l'autre doigt à gauche. À leur contact il n'y a pas de combat, généralement l'un se retire pour laisser l'autre agir. À eux deux ils lèchent la poussière, ils arrachent la peinture, ils usent le plastique pour au final finir par éroder la machine.

 

Ils rebondissent seulement sur la plaque de verre, mes doigts ne sont pas la lumière, pas plus qu'ils ne sont des diamants. Pas une bague ou une chevalière, pas un anneau pas une seule marque d'appartenance pour asservir les dix doigts de ma mains dressés comme une armée. J'ai toujours su que j'étais armé, j'étais amer et je rêvais d'armes pour faire feu sur les ombres fluctuantes de mes démons. J'aurai mis du temps pour discerner l'éclat de la lame que j'avais dans les mains.


Je n'aurai jamais à planter un poignard dans le bois d'une porte pour y placarder mes poèmes et mes pamphlets mais je garde ma lame armée entre de mes doigts pour jouir de l'augure du sang que ça me permet d'espérer. Le temps n'est pas à cela mais ce temps-là reviendra et je serai prêts.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog, #écrire

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Publié le 28 Février 2017

Real Fake a.k.a Monsieur Ray, amateur en racolage et en force passive. But no Fake car l’auteur invente et l’écrivain rédige des railleries sur le réel ; ce sont tous les deux des transitaires qui travestissent les trouvailles des travailleurs afin de faire transparaître les traits de coupe sur les corps et ceux de fuites dans les perspectives virales.

Il n’y a ni queue ni tête ? C’est ce que vous dites ?

Comment voulez vous que j’invente un personnage sans brasser des inepties et des absurdités. Celui que j’invente, le personnage que je recherche c’est moi, mon alias, mon avatar, cet autre moi qui incarnera l’autre, l’altérité en moi, l’autrui que je suis quand je ne suis pas celui que je suis. Je recherche mon alter ego de papier, mon noir, mon nègre ; un nom de plume associé à un personnage, un nom de scène, une peau à enfiler, un corps à habiter, je recherche celui qui saura incarner le chaînon manquant entre moi et l’espèce littéraire à l’autre bout de la plume.

Je renonce aux incitations à la transparence.

Je revendique mon droit à porter le voile.

J’invoque le devoir de mensonge pour préserver mon droit à la créativité.

Monsieur Ray ou monsieur Rat, real fake a.k.a le roi des blogs, le pornographe zéro, le publiciste mort-né à l’œuvre pour le plébiscite de rien si ce n’est de soi, de lui, de nous, de l’autre.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog, #écrire, #autofiction, #egotrip, #Brainstorming

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Publié le 9 Janvier 2017

La nymphe est une ressource injustement rependue ; les rues, les écoles, les facultés, les boutiques pour midinettes et les réseaux sociaux pullulent de ces nymphes demie-femme et un tiers-ado. A l’œil la nymphe est une espèce bien répartie dans la ville, dans la campagne et de sur quoi dans l’hexagone ainsi que dans l’imaginaire collectif. C’est là, un fait imprimé dans les pages des journaux intimes que les frères et les cousins n’ont plus besoin de dénicher dans les cachettes féminines des chambres de filles parce que ces mêmes filles diffusent et publient les faits intimes fantasmés et vécus dans la langue des pixels, des SMS et des 140 caractères d’impudeur normative.

S’il prétend que la répartition de ces nymphes que l’on épingle à son veston comme une fleur de lys couverte de rosée le soir du bal est mal répartie c’est parce que même si les nymphes collectionnent les apparitions dans l’espace commun de la doxa et des grands cons elles n’appartiennent à personne et s’en vont seules, solidaires et solitaires sur les chemins de l’abattoir qui ressemble à la vie. Le regret de sa catin perdue lui donne envie de renouer parfois avec le souffre cristalliser aux lèvres de l’une d’elles. Il appâte avec du tweet et du texto qu’il balance derrière lui dans l’ombre de ses pas quand il déambule dans la noire forêt de l’anonymat et que pareil au petit poucet il joue la scène de la lapidation sur des chaperons imaginaires, et puis sur les loups rivaux et bien  sûr des pucelles qui puisent au puis l’eau pure des fontaines. Et il appâte, et il espère, il lance des parts de gâteaux des sucreries  mais il se bouffe des radeaux lorsque le rêve redevient réel et que la gueule sur le trottoir il susurre à la mort que ce n’est pas le soir de leur rendez-vous.

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Publié le 2 Janvier 2017

2017 une année à paraître, c’est dit. Voilà.

Point.

La ligne. La fin. La mire ; et le marc de café aux arrières goûts de pierre raconte une autre histoire.

Cette année, demain peut-être à l’échelle de dieu, de la géologie et des mondes univers, je vais passer à l’acte après dix mille ans d’attente, de travaux dix mille fois remis sur l’ouvrage, et d’expérience intime épaisse comme le goudron qui fond sous l’effet étouffant de la chaleur de juin.

Mais ici ; à pied d’œuvre jour après jour, 2017 s’offrira comme le pareil, le même et le retour épique de la chasse à l’homme, à la femme, aux suivants parce qu’ici dans l’ère qui héberge notre futur c’est l’homme la monnaie d’échange, le relent d’attention que l’on arrache à des anonymes. Je vais croire à mon renouveau numérique, huit ans après le début je vais commencer à rédiger des articles de qualité pour attirer le client, je vais appâter le chaland comme la catin qui courtise le trottoir, parce que je vais avoir besoin de la doxa pour la muer en lecteur, en client, en acheteur et en vilains petits canards.

Passage à l’acte, comme on passe un gué d’une rive à l’autre en emportant avec soi le brûlot licencieux d’un futur archivé entre les pages déjà inscrites des œuvres-fœtus qui n’attentent que d’éclore enfin.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 25 Novembre 2016

Je ressens la nécessité de pousser mes codes et d’expérimenter la créativité autrement. Éprouver  la sensation réelle de possède l’outil libertaire qui tient dans la créativité ; écriture ou photographie pour moi. Je le sais. C’est un savoir.

Je le perçois. C’est une perception, ou plutôt un ressenti.

Je devrais aller jusqu’à dire que c’est une émotion.

D’accord mais que faire de cela. Car si je connais le ressenti, le savoir, la perception d’une sensation émotive, je ne sais pas comment convertir ce savoir en acte. Est-ce l’immuable barrière du passage à l’acte qui me retient d’être dans l’expérience entière de possession de mes outils de créations ? Faut-il que je m’octroie l’ordre de réaliser mes projets dans le réel pour me permettre d’avoir le loisir d’assouvir la pulsion qui me dicte de les dépasser ?

Je me tiens, créateur, dans une distance incertaine entre le passage à la réalisation d’une production imparfaite, et la perspective de transcender cette imperfection en une chose plus aboutie. Je ne suis ni dans l’un, ni dans l’autre. Et mes projets avancent alors comme des choses grouillantes qui évoluent sous la ligne de visibilité des radars, presque contre mon grès. Contre le grès d’une part incertaine de moi en lutte contre la part raisonnée qui sait.

Il est temps.

Il est l’heure.

Ce blog n’est-il pas né de cela ? De la contrainte que je me suis imposé de créer au moins une chose par jour pour la déposer ici ? Si. Il est temps de faire évoluer la contrainte dans plus de réalité.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne, #écrire, #Réflexion, #Réel

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Publié le 25 Octobre 2016

Il y a quelques jours pour combler la case de l'article que je dois rédiger quotidiennement pour ce blog j'ai écris un truc. Et j'ai appelé ça Une Ava parce que c'est le prénom que j'ai choisi pour l'héroïne et que je manquais d'idée pour le titre. En plus je ne savais pas où j'allais avec ça. D'ailleurs j'avais prévu d'aller nulle part avec. Et puis l'idée m'a travaillé et j'ai essayé de lui rendre la pareille en le travaillant un peu. J'ai donc repris Une Ava, j'ai retouché la pierre initiale et j'ai écris une suite. Peut-être que je vais encore écrire une suite, et une suite jusqu'à ce que le texte devienne une nouvelle ou un roman. Pour le moment ce n'est pas exactement l'idée vu que je manque un peu d'idée pour voir où mener mon Ava.

Voici un extrait.

[...] Tandis qu’elle marche dans la rue anonyme, intérieurement Ava jubile de se sentir si libre pendant que les autres filles de son âge sont asservies par les livres et les pulsions castratrices des professeurs. Elle marche longtemps comme une promeneuse en errance. La jeune fille en goguette et en manque de nicotine quitte les frontières invisibles du quartier. Elle se déplace comme si elle ne savait pas où aller, comme si elle découvrait la ville pour la première fois. Elle déambule dans la citée comme un pétale de fleur au printemps est porté par la brise. Ava lance des regards furtifs autour d’elle comme pour mieux voir que personne ne la regarde. Et après l’arrêt de bus elle prend la première à droite.

Enfin Ava est en vue d’un buraliste et son manque de cigarette lui lance un dernier appel à l’aide. D’un pas décidé à calmer le manque que son corps ressent elle pénètre dans l’échoppe. Un homme d’une cinquantaine d’années est en train de régler son paquet de cigarette mentholées et Ava s’en amuse. Ignorant des moqueries mutiques de l’adolescente l’homme se retourne, la croise et quitte la boutique. Le comptoir est maintenant pris d’assaut par une vieille dame venue valider ses numéros de loterie avec la valse lente des rombières qui ne sont pas pressées. [...]

Un Ava

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #écrire

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Publié le 23 Octobre 2016

J’ai oublié quand est-ce que j’ai accepté l’idée que je voulais écrire ; écrire pour écrire je veux dire. Et par extasions j’avais aussi curieusement oublié l’histoire que je voulais écrire pour écrire et que je n’ai jamais écrite. Et il y a quelques jours en conduisant – parce que toutes les pensées naissent et vivent en voiture ou sous la douche – mon esprit est retombé sur cette idée initiale. Je ne sais pas d’où cette idée est revenue, mais elle était là de nouveau présente à la surface de mon cerveau.

 

C’était l’histoire d’une fée. Pas n’importe quelle fée mais la toute première fée à être apparue dans la société à une époque pré-futuriste. Le récit aurait commencé bien après que cette fée soit apparue ; j’avais choisi d’ancrer le récit dans le temps de sa déchéance. En fait j’avais une idée très précise de la scène d’ouverture.

 

C’est une fée dans l’imagerie classique du genre avec des ailes scintillante, une tenue courte et des paillettes un peu partout. Elle se tient seule dans une ruelle glauque comme je les aime. Ses doigts se crispent légèrement sur sa jupe pour la retrousser un peu et là, debout dans la ruelle, elle urine. J’aimais l’image de déchéance légèrement transgressive de cette fée, image immaculée de la pureté en train de faire pipi dans une ruelle souillée.

 

C’était mon point de départ. Je voulais ensuite raconter toute le parcourt de la fée, l’impact qu’elle avait eu sur la société lorsqu’elle est apparue sur Terre. Comment l’apparition d’un tel personnage avait fait bouger les lignes de conscience et la conception du monde. J’aurai développé l’intérêt médiatique et scientifique autour de sa personne. Puis, après cette phase de starification extrême, d’autres personnages féériques seraient arrivés sur Terre, mieux qu’elle, plus intéressants, plus beaux, plus médiatiques et petit à petit la fée serait tombée dans l’oublie et le mépris la poussant à la rue et à la prostitution.

 

J’aimais l’idée de pousser une fée dans la rue, pousser une fée dans la prostitution, ce n’était pas méprisant, je voulais exprimer une tendresse et un respect pour les prostituées et les fées. Il me manquait une chute c’est vrai, mais je voulais écrire cette histoire. Depuis qu’elle m’est revenue j’ai de nouveau envie de l’écrire, même si je n’ai toujours pas de chute. Mais je me dois d’écrire ce texte par respect pour moi, mes penchants et ma première pulsion d’écriture. Je retrouve dans cette idée de base, le fantastique, l’urine, le sexe, la rue, la ville, les femmes inaccessibles, la science-fiction, le social, l’expérience d’une vie qui change, tous ces thèmes qui me fascinent et m’habitent toujours.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #ébauche, #Souvenir

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Publié le 21 Octobre 2016

Je ne sais pas trop comment expliciter mieux cette intuition qui me souffle que l'écriture en tant que forme littéraire ne peut advenir que dans une forme de travail. Cette impression que la vérité de l’écriture ne doit pas reposer sur l'incertitude de l'inspiration.

 

Peut-être qu'en lieu et place de "travail" je devrais substituer un terme comme technique ou science, un terme qui amène l'écriture dans une dimension plus ouvrière, plus prolétaire, plus ancrée dans une pratique physique, un geste, une réalité, une sueur, une forme d'abnégation du corps et de l'esprit.

 

J’ai du mal à estimer cette écriture qui naît sous l'emphase d’une inspiration. L'écriture sous sa forme la plus romantique, presque mystique, avec l’idée que l’auteur doit être dans la soumission vis-à-vis d’une force exogène qui préexisterait à l’extérieur de sa conscience ce n'est pas ce que je reconnais comme de l'écriture. C’est une forme littéraire réelle parce que je sais qu’elle existe et que beaucoup de personnes la poursuivent et la pratiquent. Mais j’ai du mal à supposer cette forme de rédaction comme une écriture littéraire.

 

Évidemment nous nageons dans l’approximation des termes, parce qu’écrire c’est former des pensées et des idées en assemblant des lettres qui dans une langue donnée forment des mots. Oui écrire c’est cela et c’est difficilement discutable. Mais j’entends aussi écrire comme une forme de création particulière qui se constitue avec de l’écriture, des écrits, mais qui n’est pas écrire au sens littéral.

 

Bien sûr qu’il est horriblement prétentieux de dire cela et d’ailleurs je ne compte pas faire du prosélytisme à partir de cette conception. C’est juste la mienne, juste une intuition, une impression. Je ne dénigre pas l’écriture qui naît à l’instinct et à l’inspiration et qui noircie des pages sans avoir la sensation de travailler ou de penser son écrit à froid. Cette forme là existe, et parfois je la jalouse parce que je ne la connais pas. Ce sont deux formes de production de texte qui cohabitent devant moi et moi je ne suis doué qu’avec une de ces deux formes. Bien sûr j’ai d’instinct l’impression que cette forme que j’ai acquise est la meilleure parce qu’elle cherche à se retirer de l’incertitude de sentiments et de sensations relativistes mais je n’en ai pas la certitude, pas encore.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #Réflexion

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Publié le 20 Octobre 2016

Au firmament de l'écriture me revient le goût de la provocation. Combien de fois ai-je connu cela ? Tablons sur mille fois. J'en suis venu à écrire pour exprimer ce que je ne disais pas. Et je ne parlais parce que j'étais timide, introverti (ajoutez une puissance exponentielle à ce que vous imaginiez de base). Le garçon timide et l'introverti subit le monde, les relations et les implications sociales parce que sans la force de la parole pour verbaliser sa place et son rapport aux autres et aux mondes, l'individu n'existe pas. Il subit. Il survit. Il encaisse. Celui qui ne dit rien, subit et n'éprouve pas la sensation d'exister éprouve et accumule souffrances et frustrations. Les souffrances, mineures, les frustrations, toutes, quand elles habitent en soi elles y convoquent la colère, la rage et l'esprit de révolte. C'est cela ou la dépression et la triste, je ne sais pas si un jour j'ai choisi de choisir mais je peux dire que j'ai toujours été du côté de la rage, de la colère et de la révolution.

 

J'en suis donc venu à écrire pour exprimer ce que je ne parlais pas. J'en suis venu à l'écriture pour exprimer la colère, la rage, l'envie de révolution et la nécessité d'exister. Peut-être accessoirement exciter mais c'est une autre question. Ainsi au départ, devant mon premier texte, je parle de ce texte dont je savais que la nuit suivante j'irai le distribuer anonymement dans les boîtes aux lettres, j'avais déjà l'ambition de la provocation. Bien sûr à l'époque je ne l'assumais pas dans ces termes et je parlais de pamphlet parce que j'avais misé sur le fait que la culture pouvait être l'arme avec laquelle je pourrais faire couler le sang de ma présence au monde. Le pamphlet oui, et plus tard une forme de provocation ; je voulais provoquer dans le sens le plus premier degré de l'expression ; à chaque écrit que je lançais j'espérais provoquer une réaction. Accessoire j'espère aussi provoquer les potentiels lecteurs sur leurs fondations humanistes. Plus tard j'ai voulu provoquer le désir, provoquer la présence de l'autre et c'est encore une variation sur ce même thème.

 

Jusqu'à aujourd'hui je n'ai pas perdu ce goût du pamphlet ou de la provocation. Sauf qu'avec le temps se sont produites deux choses ; j'ai appris le goût de la littérature pour la littérature, en d'autres termes j'ai appris à aimer écrire pour l'écriture et en poursuivant mes études culturelles j'ai appris le sens de l'esprit critique et du libre arbitre ainsi qu'une forme de recherche de la justesse de la pensée avant la justice de l'ego qui m'a un peu éloigné de la forme directe de la provocation. Mais lorsque j'y repense, non, lorsque je me retourne pour observer mon cheminement sur internet et ses réseaux à chaque fois que j'ai envoyé ma plume conquérir un nouveau territoire virtuel c'était avec un penchant va t en guerre pour la provocation ; une approche sûrement un peu hautaine qui me soufflait dans le creux nostalgique de l'oreille que ma plume pouvait donner là-bas (à comprendre comme un ici) une meilleure mesure que les plumes des autres déjà à l'oeuvre sur ces réseaux. Ainsi au début de bien de mes blogs, de biens des avatars sur des réseaux devenus désuets ou non, je singeais pour me moquer et j'essayais d'insuffler quelque chose qui naviguait entre la parodie moqueuse et l'outrage hautain. Enfin c'est ce que je pensais, ce que j'éprouvais, même si je n'ai jamais su passer à l'acte avec des formes outrancières. Je n'avais que de minuscules conquêtes qui ne faisaient qu'un seul et petit pas en dehors de ma zone de confort vers la zone de conflit.

Non sens optimal

Non sens optimal

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #egotrip, #Je est un Blog, #écrire, #Souvenir

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Publié le 19 Octobre 2016

Voici la retranscription et la réécriture d'un bref échange que j'ai eu avec une personne autour du fait de confronter nos personnages à l'acte sexuel qu'est le fait de baiser. C'est juste une petite digression de ma pensée sans grandes idées ni fulgurances de réflexion.

 

Se faire moine je ne veux pas, je ne peux pas. Pas tant à cause pour un vœu d'abstinence qui m'empêcherai de baiser, d’aimer, de désirer et de connaître femmes, muses et proies au profond de leurs âmes et de leurs corps toujours chauds mais parce que je ne suis pas croyant. Dans le fond je pense que pour baiser avec une personne les deux formes de relation sont possibles et sûrement nécessaires. Parfois la méconnaissance de sa proie, ignorer le nom, la vie et les possibles destins de sa partenaire rend les amants libres des entraves de la morale et des freins de conscience leurs vies réciproques. On s’abandonne alors à deux dans un instant presque animal et ce moment de sexe là révèle à chacun sa propre personne, sa véritable présence dans l’ignorance de l’autre. Quand nous ne savons rien de notre partenaire et que nous faisons l’expérience de la baise avec elle, alors nous sommes confrontés à la résonnance de nos désirs. Il n’y a plus que soi et le corps de l’autre. Or ce corps de l’autre devient le réceptacle symbolique de l’infinie libération de soi et celui suppose un risque, le risque de se découvrir, le risque de réaliser qu’il y a en soi des parts que l’on n’est peut-être pas prêt à assumer. J’imagine souvent que c’est cela qui repousse les détracteurs du sexe décomplexé dans la réciprocité d’un pseudonyma partagé.

Mais l’autre rapport est possible. Parfois afin de baiser mieux, même si baiser ne s’accorde que difficilement à une notion de qualité améliorée, il est nécessaire de connaître le monde, l’univers, l’intérieure intimité de son ou sa partenaire afin de savoir où et comment l’emmener hors de sa zone de confort pour que ce partenaire de baise puisse transgresser ses limites car la baise n’est baise que lorsqu’elle est une transgression.  On ne peut pas baiser si on n’éprouve pas la sensation de transgresser une frontière ou un tabou, physique, morale, ou éthique. Et la connaissance de l’autre, qui n’a pas besoin d’être réciproque, a besoin d’apprendre à connaître l’autre par delà le verni de sa sociabilité quotidienne. L’auteur a donc ce choix, il peut utiliser la baise, le sexe et la passion intense de ses personnages pour révéler l’un ou révéler l’autre, rarement les deux si l’auteur veut être honnête. Tout dépend s’il veut faire de son personnage un réceptacle ou un catalyseur de la réaction de l’autre. Enfin, là je ne sais plus si je suis en train de parler de moi en tant qu’homme, de moi en tant que personnage de roman ou de romance ou si je parle simplement comme auteur.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #Sexualité, #recyclage, #Réflexion

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