Publié le 31 Mai 2015

Aujourd’hui dans hier je me souviens - encore - du temps où ce blog m'offrait des e-mails impromptus et parfois délurés ; le temps où ce blog était le point de départ d’improbables interactions. C’était un temps d’hier, un temps dans l’hier où je n’ai pas encore devenu l’autre que je suis et ici encore était un antre, un espace de repli où je déployais dans la pudeur les tissus tissés des fils de ma vie. Vieux conque je suis devenu je me souviens du temps où Instagram, balbutiant ses images savait encore m’offrir des seins, des culs, de l'érotisme en privé. C’était une terre promise où la conquête était de chair et la sueur coller à l’âme quelques flous non gaussiens cadrés dans les photos. Sous les filtres superficiels des gourgandines qui s’ignoraient affrontaient leur pudeur pour donner aux échanges une saveur licencieuse.  Je me souviens ici, avec un peu de nostalgie du temps où internet faisait bander encore bander les hommes et pas seulement les financiers ... Aujourd'hui tout n'est que pose, posture et frissons superficiels. Il y a des souris sur la surface des choses, mais le pixel est saint, safe, sauf, sauvé d’une lubrique destinée par la force de l’argent qui nivèle par l’autocensure les vertus érotiques qui pouvaient être possible. L’argent est comme l’amour, ce sont des valeurs qui se supposent supérieures et qui s’appuient sur cette croyance pour justifier d’imposer en dessous que les divergences s’unissent pour un intérêt supérieur mais toujours lisse, consensuel et sans charme, sans cul, sans foutre. Je me souviens encore bien du temps où écrire ces quelques lignes-là était pour ma prose un strip-tease intégral.

Quoi de plus parlant pour illustrer l’érotisme qui s’effondre que l’image iconique d’une nymphette venue d'un temps perdu ? - Brigitte Bardot

Quoi de plus parlant pour illustrer l’érotisme qui s’effondre que l’image iconique d’une nymphette venue d'un temps perdu ? - Brigitte Bardot

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Publié dans #érotisme, #mélancolie, #Je est un Blog, #Pictogranimation, #femme

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Publié le 30 Mai 2015

[...]

C’était dans une maison qui était - dans le rêve - un chez moi, même si je ne reconnaissais pas les lieux, à part la chambre de mon adolescence. Je savais que cette maison, une demeure ancienne à plusieurs étages, épaisse, lourde et chargée d’histoire, étais une forme de chez moi. Il y avait des gens, beaucoup de gens sûrement mais répartis dans de nombreuses pièces, des personnes sans âges, sans époque et moi je suis là, dans le rêve, à m’affairer dans tous les sens pour que les gens soient biens, pour que la soirée se passe bien, comme je le ferai - réellement - je me plie en quatre pour ces gens qui sont chez moi mais que je ne connais pas.

Il y a surtout une atmosphère très prégnante dans ce rêve, quelque chose de marquant, de difficile à retranscrire mais une atmosphère que je suis sûr de pouvoir reconnaître aux premiers frissons si je la recroise. C’est comme si la scène se passait à l’aube, enfin juste avant l’aube quand un filet de lumière très mince, une lumière blafarde, repousse la nuit et fait virer le ciel du noir à un bleu encore lourd. Une lumière morne, blanche, sans âme, entre par les fenêtres et à l’intérieur de ce chez moi onirique il n’y a pas de source de lumière, comme si tous les gens ici étaient dans un squat ou comme si le courant n’avait pas été inventé, à moins qu’il n’ait été coupé. Si je dois penser cette lumière hors du rêve je dirais que c’est une lumière des années 60, une lumière et une atmosphère des films des années 60, pour un peu je pouvais voir le grain de la pellicule dans ce rêve.

[...]

Les gens normaux rêvent de clefs

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Publié dans #retard, #citation, #écrire

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Publié le 29 Mai 2015

La poésie érotique est pauvre comme une posture éthique

La pornographie quand elle n’est pas naïve, elle est pauvre, parfois pathétique

La prose se perd ; des culs, des chattes, des montagnes de seins et de beaux sentiments

Mais on ne peut pas construire de l’érotisme en couvrant les immondices de beaux sentiments

Car Éros se loge là où la nature exulte, là où le corps se vide, se libère, suffoque et puis s’oublie

Dans les vers comme dans la prose pas de place à la pudeur des tabous, à la propreté bien établie

C’est l’ignorance de ses viscères qui épuise le poète qui se voudrait érotique

Rien que de l’argot, juste des mots, sa plume effleure et frôle mais la vie lui fait la nique

Trop peu d’entre eux parviennent à plonger leur littérature dans la sueur et la cyprine

Ni dans le foutre et tout le sang qui bat aux temps des amants et les douches d’urines

Tout est perdu d’avance, pour cet échec planifié sur les courbes de ta croupe

Alors je passe mon tour, je ne serai pas poète, prostré comme un musicien sans groupe

Éros à fait de moi un loup solitaire, un esthète qui préfère la fange

À ma décharge je ne sais dire adieu, alors à la fin de la ligne je disparais comme un ange.

Il faut toujours arroser sa prose d'une dose de provocation ...

Il faut toujours arroser sa prose d'une dose de provocation ...

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Publié dans #poésie, #provocation, #pipi, #Prose

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Publié le 28 Mai 2015

Ton âme puis ton anus, sont des étapes privilégiées pour mon chemin de croix.

Et il faut une année entière pour explorer la distance qui sépare ces deux entités.

Un jour j’ai failli croire qu’un dieu à tête de chien, ou qu’un dieu à tête de chacal, lui-même ne parviendrai pas à traverser ce drôle d’infini.

Mais j’y suis allé, à mon tour, moi aussi sur un parcourt pour une initiation, pour un rite qui ne se fait pas sous la croix mais qui chemine jusqu’en toi.

Il ni à rien à feindre, rien à trouver, c’est un aller simple qui va de ton âme vers ton anus et peut-être un jour un projet de retour.

Pas ce soir, non, pas encore, je viens juste d’arrivé ici comme d’autres avant moi sur une plage déserte ou sur le quai désert d’une gare, avec le goût d’une prouesse.

J’y suis venu en conquérant en cette terre promise sur laquelle tu t’assieds si souvent, faisant mine d’oublier qu’elle est là, en toi, sous toi, cette richesse invisible aux cœurs nus.

Dieu seul, sait peut-être où il range les âmes, mais ton cul cet écrin merveilleux à ton trou boueux je sais bien où il est.

Moi le moine impie, l’anonyme citoyen, athée des dieux mais profondément habité des croyances aux plaisirs.

J’habite cette conviction que tu loges en ta chair un autel dément où assouvir d’indicibles désirs.

Et s’il me faut encore, et encore, parcourir la distance de la Terre à Lune pour couvrir d’un espoir ton autel et ton temps. Alors je le ferai.

Encore.

Et encore.

Brigitte Bardot

Brigitte Bardot

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Publié dans #poésie, #Prose, #Cul, #érotisme

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Publié le 27 Mai 2015

Hier j’ai manqué de respect, de respect à tous ces hommes, vieux ou jeunes, à toutes les femmes, curieuses et érotiques, et toutes les personnes dont je ne sais pas le sexe mais qui elles aussi arrivent sur mon blog parce qu’elles recherchent dans Google regarder sous les jupes des joueuses de tennis. J’ai traité la chose avec distance et un peu de condescendance alors que regarder sous les jupes des joueuses de tennis est un rituel érotique fondateur et qu’aucunement je ne voudrais m’en détacher. Bien plus que n’importe quel autre sport, le tennis offre au spectateur assidu un Graal incertain qui fait le sel et la préciosité de l’enjeu érotique. Regarder sous la jupe des filles, pour un homme, c’est un geste ancestral qui trouve ses racines dans l’enfance, regarder sous la jupe des filles c’est régressif, c’est de l’érotisme de nostalgie, c’est doux, discret et surtout hypothétique car rien ne garantit que l’on puisse voir sous la jupe d’une fille ; on peut la suivre des heures dans la rue sans pouvoir avoir une vue sous sa jupe, on peut en croiser une en vélo et en jupe sans pour autant avoir la chance de voir sous cette jupe et même la suivre dans l’escalier cette jupe sans réussir à voir en dessous et plus cette perspective mythique nous échappe et plus cette perspective mythique devient érotique, érotiquement intense et rapidement fantasmatique. Rempli de cette culture scopique qui le pousse à envisager de voir sous la jupe des filles, l’homme retrouve devant un match de tennis féminin un théâtre libératoire à ses envies.

Les filles sont belles, jeunes, fraiches, dessinées de manière athlétique même si cela conserve la variété des corps humains, mais si les corps évoluent au grès des femmes, les tenues des joueuses sont toujours courtes, jupes courtes, robes courtes et jambes nues, souvent longues. C’est un mariage presque parfait, qui conduira inévitablement le spectateur à voir sous la jupe de la joueuse de tennis, sous cette jupe minuscule sous laquelle pourtant la joueuse cache les balles pour son prochain service. On pourrait d’ailleurs facilement extrapoler une métaphore graveleuse sur ce dernier détail … Bien sûr, dans ce début de XXI ème siècle bien plus pudibond qu’il ne voudrait se l’avouer, sous leurs jupes les joueuses de tennis portent maintenant toutes des shorts, shorty synthétique accordé à leur tenue dont les marques assurent une esthétique courte mais correcte. Il n’y a pas si longtemps, le spectateur assidu pouvait espérer que son Graal érotique lui dévoile une véritable petite culotte sous la jupe d’une joueuse de tennis, mais ça, c’était avant.

Demain je parlerais de l’érotisme des corps en sueur, des corps dans l’effort, l’érotisme du corps en mouvement et des souffles rauques …

 

Sous la jupe du XXI ème siècle, Maria Sharapova et sa jupe plus croute que son short ; élégant mais triché.

Sous la jupe du XXI ème siècle, Maria Sharapova et sa jupe plus croute que son short ; élégant mais triché.

... et là sous la jupe d'une joueus de tennis en 1999 ou 1998, sous la jupe de Martina Hingis, ma source érotique du tennis féminin

... et là sous la jupe d'une joueus de tennis en 1999 ou 1998, sous la jupe de Martina Hingis, ma source érotique du tennis féminin

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Publié dans #Sport, #Sous les jupes, #Tennis, #érotisme

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Publié le 26 Mai 2015

Tous les ans à la même période les visites affluent sur mon blog via la recherche sous les jupes des joueuses de tennis. Alors en plein Roland Garros je décide de rendre hommage à cette recherche qui fait passer le nombre de visiteurs de ce blog de 6 à 20. Je dois en conclure que internet ne manque pas d’hommes aux vices qui se partagent avec les miens ; en même temps je n’en doutais pas.

Vas-y joue joueuse de tennis et laisse les hommes voir sous ta jupe
Vas-y joue joueuse de tennis et laisse les hommes voir sous ta jupe

Vas-y joue joueuse de tennis et laisse les hommes voir sous ta jupe

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Publié dans #Sous les jupes, #Pictogranimation, #Sport, #érotisme

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Publié le 26 Mai 2015

Elle s’était mise nue, sur la plage, comme le font tous ces naturistes impudiques et un peu vulgaires qui témoignent régulièrement dans les émissions de télévision pseudo sérieuses et prétendues non voyeuristes. Se retrouver nue devant son père ce n’est pas censé être problématique quand on est enfant, petite fille au bain ou gamine qui porte encore des couches. Mais son père elle ne l’avait jamais connu, jamais avant ses 16 ans et son irruption impromptue dans sa vie. Elle n’avait jamais été nue avant cela devant lui et lui n’avait jamais nu devant elle. En retirant le bas de son maillot elle se demandait si ce père nouveau, du fait de l’avoir engendrée dans le vagin de sa mère, avait par nature les bases non érotiques du rapport père fille, ou bien n’était-il rien d’autre qu’un autre homme nu devant elle nue aussi dans une tension érotique des corps attirés ? Elle avait voulu détourner son regard du sexe de son père quand l’homme sans chichi c’était mis nu sur cette plage déserte. Mais ces quelques secondes de refus lui avait semblaient être d’une tension énorme et étouffante alors elle avait regardé en face l’enjeu de cet inceste d’impudeur. Elle avait regardé le membre viril de l’homme disant être son père, son corps nu était tanné par le soleil, pas une parcelle de peau qui ne soit pas frappée et usée par le soleil, il était comme une poupée de cuir. Cela l’avait rassurée, elle se sentait un peu plus à son aise en déployant son corps à la nudité, comme si elle était cette petite fille que son père conduit sous la douche, sans arrière-pensée. Elle était rassurée oui, mais naissait presque instantanément une frustration. Que faire quand on est nu à nu avec un homme presque un étranger qui ne soit pas l’expression d’une lutte érotique ?

Dans l'ombre du père

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Publié dans #Écrire, #extrait, #autofiction, #fiction

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Publié le 25 Mai 2015

La vie, ce si léger fardeau.

Oxymore sa mère

Sur un fil vérité

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Publié dans #citation, #autofiction, #Pictogranimation, #Sous les jupes, #érotisme

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Publié le 24 Mai 2015

Il se lève, seul dans la nuit et il allume la télévision. Scène de dépression, un homme seul dans la nuit qui trompe la solitude devant son amante télévisée, veuve de tous les solitaires des mondes contemporains. Mais il n’est pas triste, pas plus qu’il est déprimé, il est seulement fébrile et peut-être un peu euphorique. S’il allume la télé c’est pour regarder du sport, dans la nuit, en direct, évènement du bout du monde et cet instant de télévision c’est sa madeleine. Lui c’est moi, moi ma madeleine c’est de regarder des évènements sportifs en direct la nuit, seul ou pas devant ma télévision. Cela débute durant l’été de 1991 ; championnats du monde d’athlétisme de Tokyo, Carl Lewis, Mick Powell, le décalage horaire et une ferveur toute particulière. Allumer la télé le soir, hors habitudes, en famille, avec une attente électrique et la sensation dans mon souvenir d’enfant, de jeune adolescent d’être en devant un moment hors norme. Je ne suis pas assez vieux pour avoir connu le jour où l’homme à marché sur la lune, mais je suis assez vieux pour me souvenir du jour où Mike Powell a sauté 8m95. Le sport à la télé le soir c’est différent, c’est un moment de ferveur intime, personnel, entre le rite secret et l’instant intime ; c’est plus fort que le sport du dimanche après-midi, sport de famille, de masse, de foule, c’est plus précieux que le sport du soir, 21 heure en prime time, le sport divertissement. Se lever dans la nuit et aller chercher un moment à part c’est se créer sa propre mythologie, son culte, ses mythes. Seul debout dans la maison à 4 heures du matin on se sent investi de quelque chose d’unique, l’unique témoin qui devient pour ceux du matin le porteur de parole, le raconteur d’histoires. Tokyo 1991 championnats du monde d’athlétisme, 1966 jeux olympiques d’Atlanta et de Nagano et ainsi se construit ma mythologie.

Et aujourd’hui quand je mets mon réveil à 03h00 du matin pour regarder la finale de la conférence Ouest de NBA je suis un homme fatigué et heureux.  

Comment oublier ?

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Publié dans #Je est un Blog, #Sport, #mélancolie, #temps

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Publié le 23 Mai 2015

Elle : Tu l'aimes ma vulgarité ?

Lui : Oui.

Elle : Et ma putasserie tu l'aimes ?

Lui : Oui.

Elle : Tu aimes mon outrage ? Mon outrage tu l'aimes ?

Lui : Oui.

Elle : Ma trivialité tu la vois ? Tu l’aimes ma trivialité ?

Lui : Oui.

Elle : Et mes truismes ? Tu aimes mes truismes ?

Lui : Oui.

Elle : Tu me trouve affligeante ? Tu en penses quoi de mon aspect affligent ? Tu l’aimes ?

Lui : Oui.

Elle : Tu connais mes poncifs ? Tu les trouves comment mes poncifs ? Tu aimes mes poncifs ?

Lui : Oui.

à la manière de ...

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Publié dans #Dialogue de sourd

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