Publié le 31 Mai 2013

Illustre, elle est illustre l’illustre nation, la parfaite illustration ; l’illusion d’une femme qui montre ses seins, le poids de la poitrine sur la rétine de l’homme, une paire de seins pour entrer dans ma tête et la purger de ses saints de pacotille, les petites putes en auréole et en paires d’ailes immaculées, laissez place aux aréoles roses et rouges, le cœur de cible d’un indicible désir ; montrez moi vos seins, montrez moi vos cœurs, dévoilez un téton comme vous dévoileriez votre âme ou la connectique précise et parfaite de votre machine à faire fantasmer, à faire le monde, le nourrir de vos ouvrages féminins ; défaire le monde, dégrafer des dessous, déconnecter son port USB - donner tout, donner se - se donner - se dénuder - s’ouvrir une impudeur - s’offrir une impudique - souffrir de la pudeur - soutenir son impudeur - palpitation poitrinaire - la gorge nouée - le décolleté qui pigeonne ou qui plonge - la terre qui tourne - la tête qui tourne - un homme qui se retourne - venez, on va défaire le moindre bout du monde, puis détricoter la vie à l’envie et quand il restera plus qu’un fil emmêlé de façon inextricable je vous laisserai là sans votre fil d’Ariane et vous serez seul - moi - sans un sein à l’horizon et vous pleurerez les saintes

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Publié le 30 Mai 2013

Si par ici c’est, si c’est par ici, se séparent ici les îles et les ailes des anges et le vent frais qui fait froid dans le dos de tous, masque de fer ou de plomb sur les visages et les feuilles des Èves et les pommes des Adams, le grand nord, le nez creux, bien en a pris, de la soupe et l’amour de la soude caustique comme le jeu des humours joyeux, le grand et le petit jaillissement et éjaculation facile dans les airs, les ergots sont de sorti et sa saigne et sa tranche à mi chemin entre soupe des menstruations et saveur des îles en territoires asiatique ; en toute bonne foi faire des hauts et défaire son haut, séduire sans ses bas, la jarretelle sous la jupe, la jarretière par-dessus l’épaule ; grimper en haut des branches et se rapprocher du ciel, doucement, pas à pas, quatre à quatre, à huit dans les étoiles et une dans le fond comme d’autres s’émerveillent devant les frondaisons des forêts noires et des toisons pubiennes immaculées comme les terres sauvages où les conquistadors ont caché de l’or et de gros lingot bleu comme le sang de la petite noblesse dont les noms à particule dont la prononciation gouleyante comme peut l’être la petite vérole dans les bordels du port où je voudrais avoir des attaches ou des amarres pour ne pas dériver trop loin dans le lointain des horizons roses

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Publié le 29 Mai 2013

La ligne morte nous empêche de la dépasser, c’est assez, au-delà, ce n’est plus la vie, ce n’est plus le temps, il n’est plus temps et nous ne serions alors que des âmes en peine sur une île à la dérive à la surface houleuse où les nombres et les signes prennent des ourlets lourds au revers de nos médailles, une ligne morte comme une envie invisible, la frontière non visible du temps indivisible et demain il sera trop tard, un pas en trop et on sera en dehors sous aux regards de dieu toujours chargé da la culpabilité ; pourquoi croyez-vous que l’on s’enferme dans des maisons, dans des grottes, dans des appartements ? c’est juste pour lui échapper mais les lignes mortes nous découvrent la tête alors comme des fous roulant à tombeaux couverts droit dans un mur nous nous réveillons et agissons avant de la franchir la morte ligne, remplir des litres de la trilogie des trois S, le sang, la sueur, les signes, il faut que cela saigne ou que l’on soit inspiré et les grands fermés en soi on puise, on épuise et aussi fort que l’homme peut le faire on transcende soi et les mots et on parvient à se séduire c'est-à-dire à s’échapper de la culpabilité divine et on se sent beau et fort, un doigt d’honneur en l’air et fier de n’avoir pas franchir la ligne morte

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Publié le 28 Mai 2013

Il regardait sous la pluie sous les jupes des joueuses de tennis, des joyeuses sportives en jupette et basket de tennis qui s’amusent sur la terre battue à se renvoyer des balles, il regardait sous la pluie avec espoir les jupes courtes qui trônaient bien souvent au sommet d’interminables jambes fuselées et il espérait que le mouvement du bassin, que le soubresaut du service et que le vice du caméraman lui permettraient de voir sous la jupe des joueuses de tennis là où ce cache le cœur du monde et tous les mystères de l’univers. Le mariage pour tous n’était qu’une sombre merde, le tennis pour toutes voilà ce qui aurait nécessité d’être plébiscité pour ici et partout et pour toutes les femmes ; nécessité de porter la jupe aussi courte que le shorty qu’elles portent sous leur jupe, nécessité des jambes nues et des glissades sur terre battue et un peu de sueur pour le lustre quand il ne tombe pas la pluie ; on pourrait croire que sous les jupes les femmes ne portent qu’un short, rien de sensuelle dans un simple short, mais si tel était réellement le cas, pourquoi elles le cacheraient sous des jupes minuscules, c’est la jupe qui crée l’intérêt pour regarder en dessous, ce n’est pas ce qu’il y a réellement en dessous qui nous inspire des regards déplacés ; et sous ce climat d’hiver où seules les folles et les adolescentes - qui le sont aussi - songent à porter des jupes, regarder dans la télé sous la jupe des joueuses de tennis est devenue la seule activité estivale possible.

 

Mon marronnier de saison

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Publié le 27 Mai 2013

Quand j’ai commencé ce blog c’était il y a bientôt quatre ans, c’était par pur défi personnel et non par intérêt littéraire, c’était une époque où la procrastination éditoriale était chez moi une légion galopante alors je me suis dis que ça serai intéressant de ce contraindre à écrire au moins un article par jour, au moins un paragraphe, au moins quelque chose et l’écrire sur ce blog qui serai mon témoin. Il n’y avait que dans un seul domaine que je ne procrastinais pas ; c’était l’ouverture du blog, je créais des blogs plus souvent que certains mecs mettent un slip propre ; j’avais donc une colonie de blog, coquilles vides témoignant d’envie morte nées. Ce jour-là j’ai au lieu d’en créer un nouveau j’ai opté pour le recyclage et ceci explique pourquoi Les Arts Débauchés comme adresse du blog alors qu’ici je ne fais ni art ni débauche.

 

Les gens qui me connaissent bien savent que je suis d’un naturel obsessionnel - naturel que je chasse au galop - et que je tiens souvent de manière démesurée à mes routines, à mes habitudes, au rang desquelles quand je convoque ce blog la nomenclature des titres, toujours jour suivi d’un dièse et du numéro du jour et cela depuis 1432 jours. Bien sûr, il y a des habitudes que j’ai changées, rappelez-vous qu’au commencement je refusais les majuscules et le point final en fin de phrase, sans compter la maltraitance que je faisais subir à la ponctuation ; c’était ma façon à moi de dire « ceci est de l’écriture mineure », « ceci n’est pas de la littérature », « ceci c’est n’importe quoi », c’était ma posture et j’y tenais, pourtant j’ai réussi à la changer même si je continu de maltraiter la ponctuation parfois.

 

Mais voilà depuis quelques jours je commence à me question sur la tournure de mes titres ; et si je changeais cela ? Oh, pas un gros changement, ne plus commencer par jour, mais par le nombre. Mais après presque quatre ans d’habitudes, comment changer cela ? N’est-il pas trop tard pour changer cette chose que, j’en suis presque sûr, personne ne remarquerait ? Comment faire ? Comme ça ? En commençant sans prévenir, sans préambules, sans préliminaire, un changement discret et direct ? Ou bien faut-il attendre la date, le jour, la raison, attendre la muse, la bonne étoile et le parfait prétexte ? Bien je dirais que ça fait quatre ans que je suis là c’est un bon prétexte non ? Mais dans un mois aurai-je toujours envie de changer ? Et puis par quoi changer ?

  • 1432ème jour #
  • 1432e jour #
  • 1432 jours #
  • Mille quatre cent trente-deuxièmes jour #

 

Aussi risible soit cette question sachez que c’est une réelle question que je me pose et à laquelle j’aimerai avoir vos réponses

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Publié le 26 Mai 2013

On aura retrouvé deux corps morts sur le pont, deux cadavres aux sexes féminins, une femme et une fillette et personne n’aura pensé à relever la présence d’un cadavre d’oiseau, quoi de plus con, habituel et classique d’un oiseau mort dans une ville ; et les attentions auront été à juste titre focalisées par la fascination morbide des badauds et des inspecteurs par la troisième trouvaille macabre qui accompagnait les deux femmes mortes. C’est la découverte énigmatique de ce qui aurait pu s’apparenter à un troisième corps s’il y avait eu corps justement, mais l’énigme résidait là, dans la présence de ces frusques accompagnées à ce que les conjectures désignaient à juste titre comme la peau d’un homme.

 

Une peau comme une mue, une peau vide, évidée de son corps, une peau flasque en vrac au milieu du pont au milieu des habits qui usent collés à la peau en question mais qui depuis qu’elle était vide d’un corps ne collaient plus à personne. Qu’eus-t il fallu comprendre ? Les hommes ne sont pas des serpents et réciproquement et un homme, même un prêtre défroqué ou une effeuilleuse professionnelle et confirmée ne peuvent pas se dévêtir de sa peau.

 

Et pourtant, sous l’œil minutieux du médecin légiste dont le regard et l’expertise étaient la prolongation de l’affûtée attention de l’inspecteur en chef, il fallait se résoudre à l’étrange réalité. C’était bien là, dépliée dans sa longueur, la peau d’un homme, un humain de sexe mâle. Depuis le haut du crâne jusqu’au scrotum l’enveloppe épidermique présentait une déchirure irrégulière mais a priori volontaire laissant imaginer l’incongruité d’une scène où un corps serait sorti de sa peau par ici même ; un corps ou toutes autres choses parce qu’à admettre l’absurde on ne pouvait négliger aucune forme d’absurdité.

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Publié le 25 Mai 2013

De l’autre côté du pont se tenait la prêtresse à qui j’étais venu demander de l’aide. Sous la lueur tombante des réverbères, je l’ai vu. C'est-à-dire j’ai vu une fillette, elle devait avoir dix ans, peut être douze au plus, menue, fluette, ces cheveux bruns tressés en nattes avec des rubans rouges et d’autres d’ors, la peau blafarde. Au-dessus de la ville le ciel tonnait d’un orage invisible, l’air était lourd, chaleur pesante et le fleuve se couvrait d’une brume qui venait lécher le tablier du pont. J’étais paralysé d’effroi, incapable de franchir le pont, de l’autre côté de pont j’étais sûr de voir les fantômes tournoyant autour de la prêtresse. Elle a fait quelques pas vers moi, elle portait un pantalon très mince à la taille très autre, une cape de velours mauve sur laquelle la lumière semblait glisser en ondoyant. Sous sa cape son buste était nu et elle portait qu’une très fine cravate rouge qui semblait tracer au milieu de ce corps mince et plan comme une cicatrice incandescente. Ses chaussures vernis disparurent dans la brume donnant la sensation que la fillette foletait vers moi. Je vis qu’elle tenait dans les mains une colombe qu’elle caressait doucement. Quand elle fut suffisamment proche pour que je voie dans ses yeux couleur ambre une lueur émanant d’une folie sans demi-mesure je réussi à bafouiller une phrase.

 

  • Je suis venu solliciter votre aide

 

Elle le savait bien sûr, d’un doigt sur ses lèvres d’enfant bleutée elle mit fin à mes mots. Elle reposa la main sur la colombe qu’elle tenait, la posa sur sa tête pour en étouffer un roucoulement paniqué et lui rompu le cou. D’un geste vif, elle lança le corps de l’oiseau mort par-dessus le pont et le brouillard avant l’eau sombre avala le cadavre. Sans qu’elle n’ait eu à psalmodier quelques mots j’entendis le fleuve sous le pont se mettre a bouillonner. Et bientôt deux immenses mains au bout d’interminable bras jaillir hors de la brume, du pont, et s’emparèrent du corps de l’enfantine prêtresse. Sans un cri, elle laissa ces mains la caresser puis le rompre le cou. Son corps désarticulé tombait sur le sol, à moitié dévoré par la brume.

 

J’entendis alors une voix, légère et cristalline s’adresse à moi depuis l’intérieur de la paume d’une de ces mains monstrueuse. Une bouche s’y était formée et m’adresse un discours qui échangeait avec les noirs désirs qui habitaient à mes pensées et non avec les mots coincés dans ma gorge. Je ne pouvais rien dire, mais je ne pouvais rien cacher de l’objet de mon désir. Une langue hideuse s’était formée sur le centre de la paume de l’autre main et elle léchait le corps dans vie de la fillette.

 

J’ai le spectateur complice de cette scène horrifique, incapable de m’en soustraire. Le corps sans vie se mit à convulser, la brume le dévorait, mais je le sentais revivre. Le corps s’est relevé, sur le buste nu se trouvait alors une poitrine palpable, la taille haute et serrée du pantalon s’était déchirée sous la déformation du corps qui affichait des formes saillantes. La fillette avait sa tête remplacée par une tête d’oiseau qui tenait dans son bec une branche de houx argenté.

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Publié le 24 Mai 2013

On passe nos vies, nos journées, nos nuits, nos connexions perpétuelles aux mondes des possibles peuplés de personnes, d’alias et d’avatar à communiquer, échanger de la communication, parler, s’écrire, se répondre, se répandre, se donner à lire, à voir, à entendre, à comprendre, se réagir les uns les autres. Nous baignons, que l’on soit consentant ou non, dans un bain de communication avec son couple, son amoureuse, son flirt, sa maîtresse, sa cousine, la famille, les collègues, la politesse aux inconnus, les travailleurs de nos interactions, de la boulangère au gynéco, du contrôle de police au contrôle fiscal, nous sommes en échange de communication avec les autres, autrui, l’altérité.

 

Nous ne sommes pas égaux dans le don de communiquer, certains le feront avec talent, d’autres seront plus laborieux, maladroits, méprisants, bégayants, professionnels et amateurs sur le même plan, au pied du même mur, celui de traduire l’intériorité d’une pensée, d’une pulsion, d’un sentiment, d’une sensation, d’une angoisse en une chose intelligible pour l’autre. On parle, on se parle, sans garantie de réussite et fondamentalement on s’en fout parce que l’immense et écrasante majorité de ce que l’on se dit, de ce que l’on s’échange, de ce que l’on se communique n’a aucun impacte sur nous, au mieux nous obtenons une éphémère satisfaction ou un désagrément passager.

 

Pourtant dans ce chaos, ce bruit perpétuel de l’humanité qui existe, il y des anomalies, parfois une personne va vous dire une chose et cette chose là entre dans votre vie, elle entre en vous et elle vous marque au plus profond, au plus intime de votre être. Et ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est qu’aucune loi ne semble réagir cela, aucune logique, aucune cohérence, aucune hiérarchie respectée et on se retrouve alors à garder dans son cœur - parce que c’est là que les choses s’inscrivent - des phrases parfois totalement absurdes. On peut tomber amoureux, sortir le grand jeu, mener de grand discourt, lancer de belles déclarations, construire des discussions passionnantes et pourtant avoir inscrit dans le cœur une remarque sur la vaisselle, la conduite trop à droite ou une remarque sur l’épilation. On se retrouve avec gravé en soi des paroles prononcées parfois par des personnes à qui l’on tient très fort, et c’est une chance, mais aussi parfois par des inconnus croisés une fois par hasard et qui habitent nos vies d’une seule phrase.

 

Je trouve fascinant cette vulnérabilité de notre sensibilité. Et parfois je me demande combien de fois j’ai eu mes phrases qui ont pénétré la vie d’autrui pour s’inscrire en eux.

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Publié le 23 Mai 2013

il y a des personnes, en vrai, quand je les regarde et que soudain je les vois et bien parfois j'ai peur. Je n’ai pas peur de regarder les gens encore moins de les voir, mais parfois il faut admettre, reconnaître, se ranger sous la subjectivité triomphante qu’ils sont moches, perçus comme tel par soi et moi ça me fait peur. Regarder une personne, même en photo et réaliser que je la trouve réellement moche fait naître ma peur. Pourtant jamais je n’irai le leur dire. Je n'ose pas, justement parce que c'est sincère, ils me font sincèrement peur parce que je les trouve moches ou indignes et souvent les deux vont ensemble comme si être moche, bien en dessous du disgracieux - ou au-dessus selon le sens de vos échelles - rend à mes yeux indigne parce qu’une part archaïque de moi trouve que la mocheté entame la dignité. Mais jamais je ne le dirai parce que j’ai peur, peur d’être archaïque, de passer pour l’archaïque de service, le cerveau reptilien ce n’est pas bien dit-on dans le dos ; alors je ne le dis pas, je garde mon effroi pour moi, je détourne la tête, politesse, courtoisie et je me dis que le pire dans tout cela, c’est que parfois ça doit être moi qui confrontons les autres à cela, à cette peur, échange de cerveaux reptiliens

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Publié le 22 Mai 2013

C’est l'histoire d'un homme, propriétaire d'une toute petite parcelle de terre et qui voulait voir dieu, même si pour cela il devait le devenir, dieu, un peu. Une histoire dans un futur lointain où l'homme a sciemment condamné une partie de sa planète afin de pouvoir émigrer au loin dans la galaxie et au-delà. Quand la question de détruire une part de la terre pour permettre de partir c’est posée, la réponse n’a pas réellement fait de doutes, à part pour de pures raisons de rhétorique et de diplomatie, parce que lorsqu’il a fallu décider si l'humanité était prête a sacrifier une moitié de planète pour permettre la construction et le dèsorbitage de la machine qui permettrait d'envoyer une énorme quantité d'individus, de diversité biologique ainsi qu'une foule de concepts au travers de la galaxie ça a semblé évident à tout le monde, en tout cas à ceux qui étaient en mesure de prendre cette décision. Les grands arbres ne se posent jamais la question quand il s'agit de répandre leurs spores aux hasards des quatre vents pour perpétuer leur espèce. Les hommes avaient fini par réaliser que, quels que soient les politiques économiques, écologiques et sociales, la terre était condamnée non pas par dieu ou par l'homme lui-même mais par le soleil et les lois de l'astrophysique ; dès lors envisager de quitter la terre pour essayer de faire germer l'humanité au-delà d'ici était devenu une évidence et même si la perspective de la fin de l'humanité était aussi lointaine que purement conceptuelle pour des contemporains incapables de voir au delà d'eux-même la gouvernance mondiale prît ce projet très a cœur. Tout comme l’arbre, l'homme n'était pas sûr de parvenir à immédiatement implanter sa civilisation ailleurs, il ne savait même pas où, alors prendre de l'avance sur la funeste destinée de la terre était nécessaire. D'autant plus que la gouvernance se couvrait derrière des arguments massues ; les chantiers pour la construction de la machine interstellaire offriraient des millions d'emplois pour près d'un siècle, voir même deux, comme au temps des cathédrales l'homme occupait l'homme pour le rapprocher d'un but dont le commun des travailleurs ne verrai jamais le bout, l'histoire sans cesse se répétait pour le bonheur de certains.

 

Condamner une partie importante de la planète dont l'atmosphère allait devenir tellement dégradée qu'elle ne permettrait plus aux populations de survivre décemment avait nécessairement induits d'énormes flux migratoires, redéfinissant les interactions du monde ce qui avait aussi était présenté comme une avancée majeure par la gouvernance mondiale, cela allait permettre de réorganiser la cohésion sociétale. Et c'est ainsi que certains propriétaires terriens sont devenus plus qu'ils ne l'étaient déjà, des petits rois et qu'un d'entre eux eu l'ambition de voir dieu. Même si les chantiers interstellaires attiraient toujours plus de monde venu chercher un emploi sûr et durable, d'autres millions de personnes quittaient la zone qui au futur deviendrait inhabitable ; il fallait les loger, les nourrir, les soigner, les contrôler et les villes, les mégapoles déjà existantes étaient saturées. L'immense majorité de ces villes étaient anciennes, fondées sur des modèles archaïques et non optimisés, il leur était impossible d'accueillir d'autres personnes sans les raser, les rebâtir, et cela était hors de question tant pour des questions de patrimoine- absurdité d'une société qui condamne sa planète, mais s'attache à son passé - que pour des questions de déplacement de population.

 

Le monde s’est mis a construire d'autres villes dans de nouveaux espaces, et rapidement les immeubles, les gratte-ciel, se sont mis a annexer les campagnes. Quelle que soit la hauteur, le standing ou la localisation du bâtiment, il était complet, réservé, amorti avant même qu'il n'est été terminé. Si au départ les propriétaires vendaient volontiers leurs terres aux entreprises toujours plus grandes et généreuses, ils eurent vite fait de réaliser qu'ils détenaient de l'or et qu'il valait mieux investir par eux-mêmes et cela même si les banques prêtaient à des taux d'intérêt délirant ; la rentabilité des bâtiments était telle que banquiers et propriétaires s'y retrouvaient. Et ainsi en quelques décennies les plaines se sont hérissées de building, patchwork baroque de construction de tailles, styles et différents, un véritable tissu urbain qui s'est répandu jusqu'à encercler les villes devant elles-mêmes comme des villages archaïques perdus au milieu d'une modernité verticale gargantuesque qui résonnait du chaos bariolé des peuples déplacés.

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