Articles avec #prose tag

Publié le 13 Mai 2017

Et j’ai coupé le sexe du fossoyeur malingre qui dormait dans le fond du placard. L’enfant fou qui revient du dortoir à réveillé la conscience demi-molle des hordes d’enfants sages. Souffle la rage, un soir de fête, et la victoire érigera ses citations dans le cœur même des ruines patentées. La fillette dégingandé au déguisement tout déchiré indique à ses amies la route qu’il faut prendre pour se servir un thé et faire de l’eau bouillante l’assommoir des diables qui se tapissent sous les draps de satins qu’elles ont désormais à jamais souillés. Le guignol à tête d’âne dont les oreilles et la queue ont été tranchées jadis est lui aussi revenu, son jeu de carte à la main, il mine le chaînon qu’il manque à son esprit et enchaîne les névroses qui prennent une teinte rougeâtre lorsqu’elles dardent à ses joue de joyeux drille. Et la troupe déferle comme la pluie de septembre qui amène la mousson qui elle même est venue et arrive pour tout défricher, tout emporter dans un torrent de boue qui a l’allure d’un fleuve qui ne laissera rien dans son sillage que ma mort éculée qui a vécu mille fois de rancœur et de drame et de quelques danses aussi pour les conjurations, et de quelques danses encore pour les implorations.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose

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Publié le 5 Mai 2017

Heureusement qu’il reste la poésie. Oui, fort heureusement il nous reste encore de la prose pour se départir de la médiocrité.

Une envolée lyrique bruisse dans le sous-bois et soudain elle jailli de derrière la futaie pour traverser le ciel avec célérité.

Les candidats sont de pauvres polémistes. Ils ont joué ce soir et à fleurets rouillés la pantomime des fous galvaudant à loisir la valeur du pamphlet.

Cela n’est grave. Je ne suis qu’un oiseau. Je possède un clavier et dans le crépuscule idiot d’une journée raturée je frappe mon ventre gonflé.

L’orge et le houblon fauchés par les mains d’artisans étrangers ne coulera pas dans ma gorger. Je suis l’enfant pauvre, un artiste fauché de la bière générique.

Mais j’ai l’encre délesté d’une amertume banale dans mes veines de papier. Au grand soir du grand vide je fantasme sur les figures idiotes dont je pourrais faire la nique.

Rouvrez donc la roche qui obture l’antre gutturale où la terre renferme l’amour. Pour les gardiens des urnes soyez sûrs que la galaxie regarde.

Rouvrez donc la plaie pour que vos cordes sensibles retrouvent une résonance. C’est une vibration comme une onde cosmique dont les rayons vous dardent.

Il reste la prose posée ici, et le temps qui efface. Il reste l’entièreté de nos âmes et la beauté des femmes. Il ne reste plus qu’une poignée de jours.

Par le désastre encordé au destin désarmé  j’applique l’extrême onction à la doxa docile que je vois danser dans la lucarne qui me fait une fenêtre sur cour.

Allons dormir sur les champs d’une bataille.

Pour une nuit entière espérer un conseil de taille.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose, #punchline, #Réflexion

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Publié le 22 Avril 2017

Preuves en est que je dois malgré tout ne pas être aussi jeune que je ne l'ai été avant c'est d'une part que je radote (un peu) et que d'autre part que j'ai connu un monde sans internet et un monde avec un internet naissant et puis Caramail et puis Facebook et puis le reste. Et s’il vous faut une preuve supplémentaire je rédige des phrases bancales à la ponctuation borderline. Mais on se moque de l'âge, ce n'est qu'un chiffre inscrit sur ton état civil qui aux yeux de la loi pour définir ta norme, ton degré de liberté, ton cadre légal et le regard de la société sur toi, bref rien de très sérieux.

Mais pourquoi est-ce que je parle de cela ? C'est pour introduire un souvenir et pour parler de la manière dont je suis venu à l'écriture. Comme je suis passé d’un garçon timide, introverti, que l'on avait convaincu qu'il était fait pour les mathématiques et ses princesses sciences non pour les lettres, à quelqu'un qui essaie de se battre avec les mots pour écrire et faire de lui un homme de lettre, ou à défaut un homme de plume et de prose.

Partons du principe que le début de ce souvenir se déroule dans un monde où internet n'était pas arrivé jusqu'à moi, disons la deuxième moitié des années 90 et partons du principe que la suite de se souvenir se déroule dans le monde où internet arrive en 56k jusqu'à chez moi et que bien entendu je ne connais rien des usages du net. D'ailleurs je ne sais même pas s'ils existaient déjà usages. Je ne suis pas historien, et si je le suis malgré tout alors je suis seulement l'historien de moi-même, l'unique auteur de mon histoire nationale.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #souvenir, #Je est un Blog, #écrire, #Prose, #autofiction

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Publié le 12 Avril 2017

Il y a de l’or, liquide doré, qui s’écoule et s’enroule en circonvolutions houleuses à la commissure mouillée de ta bouche ; princesse percée jambe aussi cassée.

A l’orée duveteuse de ta forêt naissante et sur les bords séduisants de tes dentelles farouches il y a l’eau salée qui perle en sueur ; tambour désaxé frappé sur la cuisse.

Le croquemitaine doigt posé sur le fil de sa hache intime au silence, il voudrait pouvoir, trancher, réduire la foule de tes mots ; rentrer désirs verbeux dans sa bouche.

Le rayon du soleil froissé renversé sur ton ventre vrille les ombres nombreuses sur ta silhouette noueuse, tu frémis et t’affole ; tranchant osseux la main sur les yeux.

Les reines glorieuses de ta lignée antique, reins cambrés et gorge nue, lorgnent ta vie comme le fruit vert sous leurs branches charnues ; jambe balante fesses suspendues.

Je fais ode lancinante à tes cuisses écartées, à tes bras démembrés, à tout l’or qui s’écoule de ton corps dans un hoquet né de l’histoire de ton intimité ; arche détruite le roc.

Dès l’aurore je rupture, je fais monts de tes seins vermeilles et j’amorce à tes lèvres cerises la morsure outrageuse où perle sanguinaire ; soigner rythmique rompue.

Je poème mon errance bohème comme le singe voleur d’alcool, ivre et borgne je titube et je tombe dans un élan rompu je cause la fin ; poésie tranchée et la main.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 11 Avril 2017

Il y a ma signature épaisse qui traverse ton corps

Elle macule ta poitrine mieux que tes colliers d’or

C’est une marque poisseuse qui s’allonge sur toi

Elle s’enroule et s’accroche sur ta peau et tes soies

Depuis la pointe carnée d’une aréole carmin

Jusqu’au tréfond terreux de ton nombril humain

Ma larme glisse, elle roule et trace sur ta peau

Le destin racé de ton abandon à la langue du beau

Toi là, ma jolie petite poupée qui n’est plus très sage

Tes pierres précieuses sont tombées sur le carrelage

Lorsqu’un baiser fougueux a déchiré ton corsage

Ta pudeur fiévreuse s’effondre, elle ne fait plus barrage

C’est une lame de fond qui te renverse avec rage

Couchée dans le rêve souillé d’une putain de passage

Tes endorphines diffuses dans l’atmosphère suave

La trahison discrète de ton bonheur grave

Il n’y a rien qui te retient dans les mailles de la tapisserie

Les mots dansent puis s’effilochent, la source se trahie

Du rêve au réel tu sombres dans le profond de ma forêt

Mon fluide sur ta chaire s’attache à te garder

J’ai trempé ma plume dans le foutre de la nuit câline

Pour parapher cette strophe d’une fin d’opaline

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 7 Avril 2017

La théorie des cordes à la peau du ventre bien tendue. Lorsque ça commence comme cela je sais que l’on se vautrer dans l’erreur poétique et dans les jeux des mots un peu trop faciles qui falsifient la face voilée de la science usurpée de la prose. Je pose ici l’usure des mots sciés ; à droite l’embranchement de la forêt où verdoient des rimes esseulés et la prose langoureuse qui n’a pas perçu la présence métallique de la scie sur sa branche. La frondaison des établissements façonnés par les forces naturelles forge face à moi la frontière bien palpable d’un horizon très blanc. J’aurai besoin d’une arme à feu, d’un fusil ou d’un missile balistique pour maculer la ligne clair de cette oraison horizontale d’une tâche noire en guise de point de fuite.

J’accélère, l’heure tourne, le ventre vide creuse une ride affamée qui me pousse hors de lui vers un hors de moi pour dévorer le hors-d’œuvre. Non mais sérieux ? Hors-d’œuvre, en dehors de l’œuvre j’use et utilise le mot depuis la nuit de mes temps et ce n’est qu’aujourd’hui, qu’à cet instant précis, ce vendredi 07 Avril 2017 que je réalise le sens littéral du terme. Un hors de l’œuvre ? Vais-je donc en faire mon entrée en matière poétique ? J’ai envie de pouvoir dire que je suis un poète hors-d’œuvre.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 24 Mars 2017

Le talent sur une carte postale [où 2 femmes urinent sur la plage sans se démailloter]

Quart de nuit dans le silence qui ne crépite pas [toujours le flingue posé sur le bureau et l’arrière plan de la pensée qui crache ses 8 pulsions par seconde]

Tout est sale [j’arrache et mange les peaux mortes du bout de mes doigts où je compte jusqu’à 6]

Je m’adosse à la chaise et le dossier craque [non en vérité il grince 3 fois sous le poids hédoniste de mon dos déroulé]

Je garde le regard accroché aux épingles de vies qui ne sont pas miennes [du rouge par 7 sur le bleu par 1]

Les lignes sont rythmées par le va et vient des écrans qui glissent [j’ai l’attention qui divaguent dans les voiles des 14 nymphes nimbées de buée]

Le sucre de la nuit en direct de Youtube [je ne me démonte pas et j’essaime l’ouvrage noctambule de 12 graines volantes]

Il n’y rien de mensonge dans la naissance écarlate de mon papier peint [la lampe vomi de la lumière blanche comme 2 lux]

Je mens parce que mes oeils ne peuvent jauger les lux [2 secondes pour dire s’il fait nuit jour]

Je crochète la jalousie avec mon clavier borgne [et je n’irai même pas dormir dans les 9 draps de mes nuits mortes]

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose

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Publié le 21 Mars 2017

Le sacre du cinéma est un cénobite aveugle qui beugle ses répliques dans l’ouvrage électronique des diableries sans nom. Car s’il avait eu le nom du diable au bout de sa langue aveugle sans plisser un sourcil à ses yeux de démon écervelé il aurait plongé le monde dans la ruine immonde de ses partisans dévoyés.

Non je ne ferai pas de sacre de cinéma aujourd’hui. En tout cas pas ici car j’ai de la pudeur et je réserve ma meilleur plume à l’orée différente d’une ailleurs aux dorures incertaines. Le cinéma et le culte de ses morts c’est une griffe d’acier sur le sac à main d’une ballerine au plastique nasal déposé avec soin.

Son enfant est féline, son papa est la nuit ; dans la rivière pastelle des couleurs acides je regarde mourir ce monde qui n’a pas encore eu le temps de naître. Il n’y a que les cervelles androgènes scellées entre des plaques de verres fins qui peuvent pondre de pareils crépuscules. C’est mon plan diabolique, ma visée respiratoire, c’est l’entière dévotion d’un projet forestier que d’abattre à mon tour une trouée pour percer la frondaison verdoyante de ma perspective nouvelle.

Et s’il n’y a rien de nouveau, comme il n’y a pas de sacre, et s’il n’y a rien de beau ni de sacré dans le flot de ma prose, si tout ceci n’est qu’une danse mauvaise sur la chanson hérétique d’une bouche de femme fissurée avec une voix de fausset je me moque volontiers d’être pris au sérieux.

Je sais que l’homme est mort et que l’enfant a vécu. Sous le tombereau de pierre de la lapidation qui me sera réservée j’irai flinguer l’homme que je suis dans l’instant pour qu’advienne le prochain qui se préserve en moi.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Prose, #poésie

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Publié le 20 Mars 2017

Mon silence a été long.

Celui des mots. Celui de mon être. Le silence d’une présence ; d’un être au monde tel qu’un être à soi.

Mon silence a eu le goût d’un naufrage. Le goût navrant d’un Titanic de l’ego faisant ouvrage d’échec sur l’iceberg de sa prison.

Comme le silence je suis brisé.

Comme les entraves je suis brisé.

Comme le vent qui caresse la surface verdoyante du printemps je suis brisé.

Mais surtout je reviens.

Comme un fœtus mort nés je revis ; mais avec plus de panache que lui et moins de respirateurs artificiels.

Je connais les ficelles pour avoir réfuté la corde du pendu.

Mon silence a été long, pas comme ma bite.

Mes mots faciles vont gicler à la face du monde, comme mon foutre.

Ensemence ma semaine d’une verve printanière.

Pourvu qu’éclosent les boutons des chemisiers des femmes d’étés et des fillettes du printemps.

Adieu les hommes de l’hiver car aux dieux des ivresses j’irai trahir la saoulerie des pollens.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un autre

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Publié le 15 Mars 2017

Le futur est un combat de quelques centimes qui traînent sur mon bureau

Et dans le même temps, l’ordinateur outil de mes écrits récolte lui aussi des centimes

Ce n’est pas un bourreau de travailler, ni un mineur, rien qu’un alcoolique électrique

Ma machine racle les fonds de tiroir mécanique ; pas de messie ni de mécènes

C’est le dernier jour du roi, il est comme moi le roi et le roi c’est moi

Comme les derniers jours de l’hiver travestis en fleurs de printemps

Le roi se ment, se meurt et demain il va éclore, pétales de putain et cocon de catin

J’ai une gorgée d’ivresse à deviner la route rouillé dans le mur de nos mesquineries

Le compteur ne s’affole pas, je m’affilie à ces zéros qui gisent comme les perles d’un collier cassé

Je ne crains pas ; non, j’envisage la crainte comme l’horizon des normes qui s’écrasent

C’est ma queue, mon crâne et les quelques miettes de mes espiègleries qui se font brouiller

Les points d’énormes i roulent des tonnerres de tous mes diables

Des pièces de 89 % de cuivre, 5 % d'aluminium, 5 % de zinc et 1 % d'étain dorment

Elles maculent l’espace sous le regard hagard de la poule rose qui me surplombe

C’est un jour toujours nouveau où rien ne change

Utiliser une image sexy de Marilyn Monroe nue est une valeur sûre pour récolter des visiteurs

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Ponctuation

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