Publié le 30 Juin 2014

"éperdument" et "emmerdement" partagent le même manque de recul et l'absence total de point de fuite dans leur évocation.

Auteur des plus belles lettres d'emmerdement de son autofiction

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Publié dans #autofiction, #Auteur, #citation

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Publié le 30 Juin 2014

Contre le mur, cogner la tête ; cogner la tête de la conne, contre le mur et frapper la tête des cons qui se lamentent devant le mur vide de leurs vies qui le sont tout autant.

Je suis frappé, par le monde, fouetté par l’inculture, la misère émotionnelle et je suis uppercuté par l’inertie des complaisance ; le monde entier dans un sac de sable.

Et les jardins d’antan sont envahis par la vermine ; le monde est une vermine, instinct nuisible qui court sur le dos des individus / virus frénétiques et coprophages.

Dieu le cocktail à la main et les pieds dans l’eau pacifique n’a plus que jamais la ferme intention de ne plus écouter les discussions sans fins, les échanges voués à leur naissance à ne pas connaître de sens, ruades réciproques de récepteurs qui s’échangent le non-sens de non discussion ; on ne parle plus monsieur, on fait dans le récital, le spectacle, le divertissement et la dramaturgie et l’autre n’est pas le récepteur du message émit mais le spectateur du spectacle d’autrui.

J’ai le crâne qui croule sous les coups de boutoir, le sang coule sur le bord du trottoir.

J’ai le goût enfantin des allitérations et le sens éduqué du respect des nombres.

Je ne sais pas combien iront chiffrer ses mots, mais demain je rajouterai une unité au lot.

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Publié le 29 Juin 2014

Il y a moins de joueurs, de jours, de hauts et de bas. Jambes lourdes et autres folies pour filles et fièvre de gallinacée.

Dérobade, et autres ruades, on ne danse pas, on ne s'impose pas, et on dispose à peine de soi.

Tu comptes, pour moi, tu comptes mes places, mes pas, mes actes de présence, tu es comme l'œil de Cain, regard canin sur ma personne pour doser le mieux et supposer le mal. Si peu.

Danse de chien de Chine, le sang en eau de boudin, et le temps kamikaze qui se presse pour nous. Ainsi toujours tourne les vautours sur les miettes de ma personne.

L'auteur, l'autre soi, un autre moi, personnage des fictions de ton regard réalité.

Pour le moment, les plaisirs et le reste de la gamme, je paie le plein tarif, réduit à celui qu'il est, que je suis, sorte de croisade contre les robots et les auteurs qui ont autorités sur ma personne.

Votre mission consiste à faire des courses de chevaux entiers et de faire un petit message privé à l'annonce de la semaine.

Je reprends la main.

Je répète, je reprends la main. Maintenant.

Mots clés et mot à la hache.

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Publié le 28 Juin 2014

Alexandre du brésil, conquérant coupe capillaire et coup de tête capital.

Couper les têtes, royauté de pacotille, coupeur de tête et fumeur de joints, c'est le rôle majuscule du poète, portier univoque entre le réel et les enfers.

De dedans et de dehors, le poète ne choisit pas ses enfers.

Il ouvre et ferme des portes et il est capable de donner naissance à de magistrales équations.

Il compte, raconte et jauge les distances qui serpentent dans le réel.

Un tisserand.

Un menteur.

Un montreur d'ours, de freaks.

Un monsieur déloyal au costume uniforme et monochrome.

Et sur la table de bois qui bouge il est lui le corps froid et l'esprit chien.

La tête entre chien et loup.

Au-dehors rôdent les odeurs d'eaux de ciel usé.

Le souvenir évapore par le corps.

Et l'autre, elle vole haut sous les vœux de chasteté.

Le chatoyant contre l'écran, la gueule écrasée contre le verre.

Il fait le dos rond et il faudra compter sur lui pour faire plier l'immonde.

L'air s'inonde de vent gris, mais il ne fera jamais nuit dans ses yeux.

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Publié le 27 Juin 2014

Dans un monde où la vie privée était de nature privée, le dévoilement de l’écrivain,  le dévoilement de soi par la fiction, par l’autofiction, avait du sens et donc de l’impact. On pouvait alors faire de son impudeur et de sa capacité au dévoilement le fondement de l’être au monde de l’écriture. J’y croyais, je savais la possibilité de ma prose à déshabiller l’humain, celui que je suis et celui logé dans le corps d’autrui. Mais voilà, nous sommes passés de l’ère du jardin secret et de la vie privée à l’ère de l’impudeur volontaire et dictatoriale des réseaux sociaux. Et l’impact comme l’enjeu du dévoilement littéraire perd peu à peu de sa puissance et il va falloir apprendre à trouver dans d’autres rouages la force de son écriture ; peut-être faudra-t-il faire reposer sur l’écriture la capacité à redonner du mystère à soi, de mystère au monde. Inutile de se dévoiler, l’étendard dans le mensonge, l’illusion et le voilement de soi. Je suis un autre, je suis une autofiction, je suis une machine, je ne dévoile pas je crée.

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Publié le 27 Juin 2014

C’est donc cela nos vies ? Nos vies sont donc des visages des jeunes filles, bouche ouverte et regard clos ?

Le héros qui voyait des visages d'adolescentes de l'autre côté du miroir

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Publié le 26 Juin 2014

[…] et pour finir, je crois que l'on a trop volontiers, et quand je dis on je parle des femmes bien sûr mais aussi des hommes que je considère comme complices, une vision trop simpliste du désir masculin. Ainsi, personne n’est choqué quand on expose explicitement l’équation masculine en ces termes : érection = excitation = envie de baiser. Pourtant, sachez-le mesdemoiselles et autres dames, l'homme, même quand il pense avec sa queue, possède toute une palette d'émotions érotiques et de nuances d'excitations qui font mentir ladite équation. Autrement dit, de l’amour à la baise, il existe une variété d’érections et de désirs qui étayent chez l’homme les zones de diverses fantasmatiques, plus ou moins intimistes, plus ou moins exhibitionnistes, plus ou moins fusionnelles, plus ou moins tendres, etc.

Alors, à vous tous qui réduisez l’ampleur du désir masculin, je vous prie de cesser de stigmatiser nos érections et de réduire nos queues à des bâtons de baise.

Merci.

Extrait du discourt de l’auteur qui voulait baiser en dehors du jugement

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Publié le 25 Juin 2014

Rentrer chez soi. À la campagne, en pleine nuit d’une nuit sans lune. Descendre de la voiture, faire quelques pas dans le jardin, dans le noir être convaincu de connaître et reconnaître les herbes folles qui frottent les jambes rien qu’à la sensation précise de leurs caresses. S’arrêter, poser son sac, défaire son jean pour sortir son sexe et uriner ; dans le noir, dans l’herbe, le nez lever vers le ciel étoilé. À la bordure du regard deviner les arbres, adolescents végétaux, se dressent vers la voûte céleste, compagnons noctambules dont la silhouette chinoise d’un noir d’encre se découpe dans le ciel d’un bleu nuit profond. L’homme qui urine là est en connexion.

Il éprouve toute sa vie, tout le luxe de pouvoir se tenir là, soulager sa vessie où il le veut et avoir la sensation que le ciel lui appartient, tout du moins cette parcelle de ciel qui suit les parcelles du cadastre et qui mentalement fait courir si haut qu’elle finit par englober quelques parcelles d’étoiles. L’homme, quand il pisse, est mystique. La nuit est propice à exacerber les perceptions et les idées. Il caresse l’écorce des arbres, il pense à toutes ces personnes locataires et à toutes les autres qui vivent à la ville, à plusieurs sur la même verticalité de terrain et de propriété et ils ne les comprends pas. Enfin, plus précisément il comprend qu’ils ne puissent pas le comprendre.

Il pourrait rester là, dormir dehors chez lui, juste devant mais il sait que le soleil et sa lumière crue viendra nettoyer ce lieu de son mysticisme nocturne.

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Publié le 25 Juin 2014

On devrait tous, tout le monde, tout le monde occidental, au moins une fois dans sa vie, nettoyer la faïence de ses toilettes. Oui, nettoyer sa merde et parfois celle de ses proches. Le beau geste, l’altruisme et la générosité audacieuse, et pas seulement nettoyer ses toilettes par esprit de participation égalitaire aux tâches ménagères. Non, il faut être amené à récurer ses toilettes parce que cela a une portée métaphysique et valeur de chemin initiatique.

 

C’est important parce que c’est beau, c’est beau parce que c’est tabou, c’est tabou parce que c’est sale, c’est sale parce que l’on chie ici.

 

Il faut voir plus loin que le trivial, c'est comme nettoyer la bouche de l'enfer afin de pouvoir mieux converser avec elle, ou lui selon que l’on parle aux enfers ou leur bouche. C'est bien de cela dont-il s'agit, une discussion avec l'intime, avec la part universelle de nos humanités. Mais je sais et tout le monde le sait aussi, tout le monde ne nettoie pas sa merde là où il la pose. Alors cette bouche boschienne des enfers souillée par l’expression des fessiers des hommes et des femmes manquent d’écoute et c’est tout l’expérience mystique du quotidien par la reconquête de son environnement qui est ignorée.

 

C'est une lutte porte close à l'éternité sans failles. Toi, ton cul, Lucifer et une brosse à récurer, c'est Sisyphe qui s'y colle et les seuls à en réchapper sont les snobs qui chient dehors comme des chiens. Il se passe là-bas plus de philosophie que tu ne pourras jamais en sortir par la bouche.

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Publié le 24 Juin 2014

Encore, de l'encre or pour la nuit noire, déconnectée du monde en prise, en jack, une dictature ; une digression, pas de sous main, pas de soucis, et pour six sous de piment à piler il faut dix livres de petites coupures, comme des petites mains toujours prête à en découdre ; drôle de dérive, à voile tirer des bords, tracer des diagonales dans un lac fou. Foutre divin et direction le ciel par la bouche de l'enfant, droit dans le vrai, ivresse véritable pour un jour hors jeu, peine à jouir et ouvreur d'huîtres capitales. Bientôt la nuit et hier demain, dément présage sous les auspices d'une nuit sainte fraîche.

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