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Publié le 30 Janvier 2012

c'est curieux je rêve parfois de pouvoir vivre éternellement pas par peur de la mort mais par pure curiosité de l'avenir du monde, un plaisir un peu malsain de vouloir regarder le monde courir à sa perte et voir ce que les hommes seront capables d'inventer pour détruire le monde, puis le sauver, puis le détruire, puis se sauver, puis se détruire, puis se sauver et puis la suite, la fameuse suite, la suite ou la fin et puis enfin m’assoir sur le rebord du monde, sur une falaise, sur le bord d’un cratère ou de la cheminé d’un réacteur atomique et voir la fin du monde, en directe ; pouvoir dire en enfer ou au paradis - la fin du monde j’y étais, j’ai tout vu, je vous raconte ? – mais comme il est dit plus haut ceci n’est qu’un rêve à priori impossible mais ne soyons pas pessimistes qui sait, ce que la science sera capable d'inventer dans les prochaines années ; qui sait, nous aurons peut être le loisir de se payer une vie éternelle parce qu'à n'en pas douter si l'homme invente le vaccin contre la mort, le vieillissement, le suicide et la décrépitude des corps et des esprits ça sera payant ; donc si aujourd'hui nous devions mettre de l'argent de coté ce n'est pas pour notre retraite mais pour notre éternité

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 28 Janvier 2012

Mettre des mots, en vrac ou en ligne, mettre des mots en forme, faire sens comme s’il y avait nécessité de faire sens alors qu’en réalité la forme est souvent largement suffisante parce que trop peu d’interlocuteurs sont capables de discerner les nuances du sens alors que la forme, les petites ondulations sur la surface ça ça parle ; aligner des mots comme on enfile des perles sauf que ce n’est pas pour offrir ; sauf que je ne suis pas une coquille d’huitre et de toute façon si j’étais une coquille je serai vide avide que les lames humaines m’éventre ; ça doit être bon d’être éventré pour que l’on tire le meilleur de nous même ; je suis prêts à cela, me faire ouvrir le ventre par celles qui voudraient trouver le meilleur de moi ; se faire étriper serai si doux, se faire étriper sans malveillance ni inimité, se faire étriper au nom des jolies choses et tout cela sans avoir à le souffler aux oreilles mal placées ; étriper sur un air naturel voilà le rêve bourgeois de ma soirée ; est-ce bien raisonnable ? Si c’est bon pour les huitres ça peut l’être pour moi

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 26 Janvier 2012

c'est con d'avoir des allergies au mois de janvier mais avec le temps doux ici je crois que les cyprès ont décidé de faire l'amour et je suis allergique au sperme de cyprès enfin aux spores mais dans le principe c'est la même chose ; c'est juste pas grave mais c'est juste chiant les yeux rouges qui gratte, le nez qui coule, éternuent, fatigue l'allergie est la chose qui te rend absolument pas glamour, tu n'es pas assez malade pour espérer attiser la fibre infirmière d'une femme en mal de malade mais tu es d'apparence assez décati pour n'attirer personne et plutôt passer pour un mec qu'a un peu trop picolé même à 10 heures du matin ; mais ça ne me tuera pas et par chance les cyprès ne font pas l'amour toute l'année ;

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 24 Janvier 2012

le bel outil, le blog ; le bel outil, le réseau social ; le bel outil, l'auteur et pourtant je ne crée aucune synergie autour de tout cela ; bien sûr je me la joue grand poète abstrait et abscond et généralement cette posture s'accompagne du sobriquet maudit sorte euphémisme pour dire seul au sens de seul sans public ; c'est vrai que ma prose aride n'appelle pas nécessairement à la réaction mais j'suis un mec comme les autres c'est ce que je veux ! l'outil de communication est parfait ; le blog est parfait ; ceci est un blog est parfait mais si je n'ai pas de retour, si je n'ai pas de critique, si je n'ai pas de détracteur, si je n'éprouve pas l'indécence littéraire crasse des autres c'est comme si j'avais un pistolet qui ne serait pas chargé ; je n'ai rien de moins que la prose de combat, que la prose qui frotte, gratte et pique un peu ; faut-il alors que je me charge moi même de créer une ligne éditoriale polémique pour espérer faire frétiller vos réactions ? Est-ce que je dois mendier du RT, mendier du j'aime, mendier de la réactivité numérique ? Je sais que je le devrais mais c'est très con je ne sais pas sur qui taper, sur qui fonder la plus belle polémique ; dans le fond c'est moi le con c'est triste

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 23 Janvier 2012

claque, claque ; le plumeau dans le dos ; direction l'os brillant ; le doigts vers le ciel et la langue des pendus en guise de cravate ; l'utilise l'outil personnel en mode crétin ; micro crédit sur moi même l'engrenage dérisoire de la machine graduelle de ma propre vie ; les victuailles dans le grenier, du grain à mordre et de la poussière - prière d'étriper le bouddha avant d'entrer et de sortir mes poubelles - je ne veux pas sortir, je ne veux pas tuer le docteur ; je ne veux pas tuer la poule ni éventrer les œufs d'ors ; je ne crois qu'en rien, je ne joue qu'à moi, articule tes trois phalanges et tourne les os au creux des crânes magnifique, un jour je serai un serpent, un jour je serai demain, des deux mains j'éventerai mon âme pour un sortir le jacques ; brocarder le grand cœur et hurler à la lune qui irise la chaire huilée des adolescentes en vitrine dans les quartiers de Bruxelles, de Bangkok et d'Amsterdam ; l'âme dans l'abime et le doigts dans la prise la chatte s'électrise ; élégie à la drogue et à la jeunesse fraiche ; on dévore les corps et recrache les os ; pour les yeux c'est quartier libre, en sucettes ou en doses supposées ; j'assoie sur le néant le cul de ma prose et trace ma route nocturne au delà de vous ; au delà de vous il y a moi, je suis donc votre monstre ; enfermez moi dans la caverne à l'orée de vos consciences ; ayez le doute raisonnable et assaisonnez ma peau

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 21 Janvier 2012

refuser d'être empoisonner ? Et pourquoi devenir intelligent, tolérant, ouvert et curieux ? On peut toujours rêver ; un jour l'homme sera parfait ou presque, il fera en sorte de le devenir et les oiseaux viendrons nous chanter des louanges tous les matins parce que l'homme non empoisonné sera matinal, une vie saine à des horaires saines c'est ça la vie sur le papier mais l'homme n'a pas vocation à l'uniformisation des comportements ; la société le souhaite, la souhaité essaie de nous faire croire que la norme, le consensus et la culture des masses a toujours raison mais dans sa nature profonde l'homme a vocation à la différentiation, à l'injustice, à la hiérarchie, au marginal et à l'accident de parcourt ; ajoutons à cela que la voie raisonnable est qu'une voie parmi l'éventail des possibles et que la déraison, le déraisonnable et la dératisation sont l’apanage de l'homme et on pourra faire faire une croix sur le rêve d'un homme qui cesserai de s'empoisonner ; à vivre comme un con autant le faire dans le plaisir des poisons

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 19 Janvier 2012

faudrait-il prendre peur du dogme ; je serai assez souvent le premier à lever la barricade face aux dogmes surtout quand ceux-ci reposent et propose de s'appuyer sur les limites intellectuelles de la masse pour se former ; rien de plus détestable qu'un on qui vient me foutre son dogme dans la gueule que ce soit au saut du lit ou au fond du lit ; par contre le dogme comme contrainte de la création, le dogme comme frontière palpable et mouvante pour définir un domaine de créativité je le chéris, je le recherche, le crée et l'entretient ; en art, en écriture, en création le dogme est le garde fou, le guide et la raison de la transcendance ; j'aime ces dogmes absurdes et abstraits ; dogme formel et idéologique ; ces dogme auxquels il faut s'asservir tout en chérissant le désir de lui passer au travers déclinant ainsi tout le talent de sa prose, la vigueur de sa plume ; le dogme Lars Von Trierien salutaire et détestable la contrainte en forme d'art ; savoir s'imposer des contraintes judicieuses est le seul véritable talent de l'artiste ; s'imposer ses propres dogmes, menotter son esprit à de lourds fardeaux pour le seul exploit de les dépasser ; alors dans ce cadre là, et celui là seul, je suis un militant des dogmes, de tout les dogmes tant que ceux ci mettent à l'épreuve la facilité du réel

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 18 Janvier 2012

pas tout à fait de la bière mais de la première gorgée de bière ; oui j'ai peur de la première gorgée de bière depuis qu'un homme que l'on prétend écrivain en a fait un livre ; déjà en livre ça faisait mal aux yeux, à la plume et à l'éthique de lire ce modeste quotidien du banal rendu en page blanche dans un tirage minuscule ; et si en forme livresque cette non inspiration du réel est à mon goût tout à fait vomitif cette inspiration du modeste est la pire des possibilité d'un blog alors chaque jour, chaque fois que je m'atèle à un article quotidien j'ai peur de la première gorgée de bière ; la peur est mauvaise conseillère et une bonne maîtresse alors la jongle est salvatrice, je préfère l'abstrait, l'absurde et le non sens à une dose entière de réalisme à la française ; la déraison hospitalière vaudra toujours mieux que l'écossage des petits poids qui aujourd'hui s'achètent en boite et s'ouvre d'un geste mais dans le modesto-centrisme de l'écrivain le moindre geste anodin peut faire fond de commerce ; avant de commencer je ne dirai jamais la fin, j'écris au jour le jour même si un jour je m'amuserai bien à écrire à l'avance l'article de fin, mais je ne veux pas encore m'y pencher et puis j'ai un gateau au four alors à table les doyens de la facilité du quotidien

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 16 Janvier 2012

frais froid feu ; le nirvana est encore tiède ; faire semblant et suinter du gel total qui couvre de givre le bon sens et le beau monde ; le panier à beau jeu et le frémissement du mercure défit l'entendement ; allo ? hier encore dire encore, hier enfin déambule jusque dénouement qui jamais ne verra le jour ; un jour réaliser qu'on est aller trop loin pour reculer, plus jamais dire non, plus jamais ne dire jamais, plus jamais imaginer pouvoir ne rien dire ; toujours ou jamais c'est pareil et même pas pire, juste la même chose, au delà des 800 jours savoir qu'on verra un jour le millier et puis son double et puis son cube et sa couenne usée osera arroser le monde du futur d'éternel mot à soi, juste rien, juste soi, juste jour après jour d'aujourd'hui à la fin des temps même s'il fait froid, même s'il fait dur, l'odeur et le cran de lire les finances ; un mot de plus et un part de pizza plus tard

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 15 Janvier 2012

moi espace converses quatre par quatre pour faire des bizarres funestes en quatre couleur, comme si le peintre plongeait le pinceau dans la chaire du T-Rex et son exhortation acide. Quatre récurrences avant-courrières de la fin en 2012 sur fond de fin du monde ; outrepasser l’acquitte sur le comptoir d’une involontaire lumineuse que l’on enfante en une seule fois ; cortège liminaire et déplacement antérieure avec un l’arôme d’engrenages, de goudron et de caoutchouc et la blondinette moelleuse sur l’agora du mort qui écume une cigarette. Abandonner sur l’ornement de la chaussée l’égérie qui tapine pour quatre horloges des appétences. De la monnaie et puis la rengaine ; un autre acquéreur, une autre courtisane, une cocasse réverbération au gout de douceur couleur antique astre lunaire. Quand la digue passe vite à la vision ; accélérez la fulguration et les éminentes eaux en tourmentes bordées pour oindre le grand itinéraire que l’obscurité estampille pour déshabiller demain de ses pyrotechnies et théories sociétales ; l’avenir n’aura de sens que s’il est rugueux comme un entrelacement de prostitution et c’est cela le bouleversement ; firmament de chevrotine et affluence d’antan, brefs cavités béantes pour examiner sans génie de l’autre coté de l’intérieur, le regardeur est certainement de l’autre coté d’une astuce, ou d’un sexe, ou d’un concave et parfois de l’autre coté de la férocité ; primitive sans sous, sans broderies ni fringues de lolita ; la destinée en l’air par quatre, par cinq membres aux ardeurs par-dessus la figure ; cloaque dans une pâtisserie, parts de galettes, des automates, tombeaux des demoiselles impeccables, verser des ajournement juvéniles, achèvement et postérieur, le rôle ultime, drame funeste, prendre l’avion, on était mieux dimanche

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Rédigé par Cheval de bois

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