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Publié le 7 Février 2012

des souvenirs de voyages et des lieux qui ont marqués j'en ai plus d'un ; il est dur de faire une liste même non exhaustive ; les champs de courses pour les courses de lévriers à Dublin ; parier et boire de la soupe de légume ; sur les 9000 km de train entre Moscou et Pékin les couchettes d'un wagon du transsibérien ; le petit restaurant ouvert 24 heures sur 24 dans les rues d'Osaka qui t'accueille avec du temps à volonté et qui servait des soupes délicieuses ; la Grande Muraille de Chine qui se dessine sur le dos de la colline comme sur une estampe - bien que les estampes sont plus japonaises que chinoises je crois - ; la plaine de Fos-sur-Mer où les cheminées, les mécanismes, les flammes, et les volutes de vapeur et de gaz toxiques des raffineries de pétrole dessinent un des paysages que j'aime le plus ; la gare de Venise - il faut arriver à Venise en train le choc n'est que plus grand - ; le stade olympique d'Athènes, pas l'historique mais bel et bien celui des jeux de 2004 et encore ce n'est pas pour ces jeux que j'aime ce lieu mais c'est parce que c'est là que pour la première fois j'ai vécu les championnats du monde d'athlétisme en 1997 - une de mes plus grande émotion le moment où pour la première fois je suis entré dans le stade - ; les ruisseaux qui coulaient dans les plaines dans un coin de la Mongolie et dans lesquels on se lavait malgré qu'ils soient si froid ; le couloir du transsibérien qui traverse le désert de Gobi quand je suis collé à la fenêtre ouverte avec le casque sur la tête et de la musique romantique et misogyne dans les oreilles ; je ne saurai dire exactement où il était mais dans les rues de Fianarantsoa il y avait un vendeur de petites brochettes de zébus que l'on a mangé assis sur un coin de table avec une toile cirée collante alors que la nuit était tombée ; les rives du lac Baïkal où je rêve de retourner planter une tente dans une nature qui laisse à croire qu'elle est encore un peu sauvage mais qui surtout est belle et hautaine comme la beauté des plus belles femmes russes ; je pourrais encore longtemps égrainer des moments et des lieux que je voudrais revivre, retrouver, recommencer, rencontrer encore une fois, remettre mon corps dans ces espaces et en même temps le monde est plein de tellement d'autres lieux à habiter de souvenirs encore vierge ; des lieux romantiques, des lieux insolites, des décors, tellement d'autre endroit à habiter de ses désirs ; des lieux pour y faire l'amour ; des lieux de méditation, des géographies qui dessines nos propres désirs de vie à travers les voyages qui s'efforcent de préserver notre jeunesse et surtout notre capacité à émerveillement ; un jour peut être arriverons nous à une forme d'équilibre entre tous les lieux que l'on a aimé et tous ceux qui nous restent à aimer ; je regorge de souvenir mais le monde possède encore bien plus de lieux à visiter ; par chance je ne suis pas avar en souvenir vierge à dépuceler dans un futur voyage

 

en même temps c'est super prétentieux ce genre d'article genre j'étale mes voyages comme l'esthète étale son esthétitude ou comme l'esthéticienne étale sa crème hydratante #ceciestunblog

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 5 Février 2012

toi tu fais ce que tu veux mais moi je joue avec les mots, c'est mon plaisir, c'est mon vice, c'est mon luxe, c'est ma déviance, c'est ma luxure ; la jeunesse dévergondée peut s'envoyer en l'air avec l'alcool, la clope, les autres, le sexe et tout le reste mais quand on a laissé passé l'heure de sa jeunesse on n'a plus que le vice des mots précis, du mot juste, de la mauvaise foi et de la poésie pour dévergonder un samedi soir qui se refuse à devenir dimanche alors toi tu fais ce que tu veux mais moi on ne m'empêchera pas de jouer avec les mots, de jongler avec comme le bouffon du roi ou le psychopathe psycho rigide ; à toi de voir l'image qui me colle le mieux parce que dans les deux cas elle sera fausse moi je joue je ne suis donc pas tout à fait là

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 3 Février 2012

je ne pense pas à la mort, je ne compte pas mourir jeune, ni même moyennement jeune, même pas moyennement vieux, je compte bien mourir vieux, très vieux, très tard et très en bonne santé tant qu'à y être, oui je veux mourir vieux et en bonne santé et dans longtemps ; bien plus vieux que je ne peux l'être aujourd'hui ; je ne suis pas morbide, c'est juste que la mort est un fait et qu'il faut nécessairement parfois y penser comme on pense à ses jambes ou à sa bite bref à ces choses évidentes qui conditionnent un peu nos vies au quotidien ; je n'ai pas peur de la mort mais ce n'est pas pour autant que je suis suicidaire ; je n'ai jamais cru à la mort, pas plus que je ne crois au suicide ; si le suicide est une réponse je n'ai pas encore trouvé la question à laquelle il répond et j'en conclus que les suicidaires et les suicidés sont de très mauvais joueurs de Jeopardy ; moi je suis un hédoniste, un joueur, un jouisseur, un branleur, un jongleur, un pauvre, un penseur, je pourrais même être une part de pizza mais je ne suis pas fanatique de la mort, pas accro au mortuaire ; je suis sans masque et la bière je la bois avant de me la mettre au dessus de la tête ; j'aime la vie à l'envie, j'aime le jeu, jouer des mots et jouer du réel ; je ne suis pas panseur de mort parce qu'on ne la soigne pas mais je ne suis pas plus un penseur de la dite faucheuse ; et si ce soir il fait froid c'est juste l'hiver et le vent et pas la grande cape en noire qui porte une fourche pour fourrager les âmes humaines dans le grand grenier de l'humanité, je vous le dis je suis là pour jouer alors ayez le sourire

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 2 Février 2012

entre le charme prolétaire de la contestation et la révolte artisanale du do it yourself d'avant l'époque Nike il y a comme le pouvoir palpitant de changer les choses ; le nerf de la guerre ; le pouvoir au peuple, nous sommes le peuple et avons le pouvoir de dire mais dire est un art que même moi je n'ai pas ; nous chions dans les bottes de notre avenir ; la liberté d'expression comme cheval de bataille dissout la force des convictions ; les anonymes masqués tir des balles dans leurs pieds nombreux à ne pas vouloir de chef, à ne pas oser le radicalisme des convictions ; la liberté d'expression est un grand navire mou plus souple encore que le détroit de Magellan, plus grand qu'un océan, la liberté d'expression dans la bouche des cons est une pluie d'été sur le matin frais, c'est de la poésie en prose écrite par un poète péteur ; je trouve ça triste et paradoxal de vivre à une époque et dans un pays où jamais ma liberté d'expression n'a été aussi facile à dire et à propager sans que personne n'ai quelque chose à dire ; ce soir je suis un con

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 31 Janvier 2012

On dit à qui veut l’entendre - et nombreux sont ceux qui le souhaitent - que le hasard fait bien les choses ; on dit aussi tout un tas de connerie du genre l’argent ne fait pas le bonheur et l’habit pas le moine mais de cela on s’en fout, en tout cas maintenant parce que c’est le hasard le sujet de mon propos ; il ferai bien les choses ça je n’en suis pas sûr mais ce que je crois savoir c'est que c’est nous qui faisons le hasard, lorsque que l'on croit déceler un hasard remarquable c'est notre conscience qui formalise une chose présente et se cristallise autour ; il y a tellement de choses qui sont le fruit du hasard et que nous ne remarquons jamais, des hasards insignifiants, des hasards inutiles mais ce hasard qui semble avoir du sens pour nous, ce hasard que l'on discute dans - le hasard fait bien les choses - est une pure invention de notre esprit alors nous devrions dire que nos esprits font bien les choses sauf que nos esprits ne font rien, nos consciences spectatrices, nos volontés complaisantes ; faire les choses, habiter les choses, construire les choses et peut être que le monde sera les choses et que le hasard nous fera vivre le monde ; mais faudrait-il s’en remettre au hasard pour vivre le monde ? Un tel enjeu que l’existence doit-elle tenir à un hasard conscient, s’en remettre sciemment à lui sera suicidaire en puissance ; nous sommes déjà le fruit biologique d’un hasard, d’une séduction, d’une baise, d’une course au sperme, d’une robe trop courte, d’un torse musclé qui attire l’œil, d’une course au fric, mille hasards prénatals suffisent amplement pour qu’au bout du compte on s’en remette au hasard pour faire les choses ; je n’habiterai pas le monde par hasard ou alors par hasard seulement

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 30 Janvier 2012

c'est curieux je rêve parfois de pouvoir vivre éternellement pas par peur de la mort mais par pure curiosité de l'avenir du monde, un plaisir un peu malsain de vouloir regarder le monde courir à sa perte et voir ce que les hommes seront capables d'inventer pour détruire le monde, puis le sauver, puis le détruire, puis se sauver, puis se détruire, puis se sauver et puis la suite, la fameuse suite, la suite ou la fin et puis enfin m’assoir sur le rebord du monde, sur une falaise, sur le bord d’un cratère ou de la cheminé d’un réacteur atomique et voir la fin du monde, en directe ; pouvoir dire en enfer ou au paradis - la fin du monde j’y étais, j’ai tout vu, je vous raconte ? – mais comme il est dit plus haut ceci n’est qu’un rêve à priori impossible mais ne soyons pas pessimistes qui sait, ce que la science sera capable d'inventer dans les prochaines années ; qui sait, nous aurons peut être le loisir de se payer une vie éternelle parce qu'à n'en pas douter si l'homme invente le vaccin contre la mort, le vieillissement, le suicide et la décrépitude des corps et des esprits ça sera payant ; donc si aujourd'hui nous devions mettre de l'argent de coté ce n'est pas pour notre retraite mais pour notre éternité

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 28 Janvier 2012

Mettre des mots, en vrac ou en ligne, mettre des mots en forme, faire sens comme s’il y avait nécessité de faire sens alors qu’en réalité la forme est souvent largement suffisante parce que trop peu d’interlocuteurs sont capables de discerner les nuances du sens alors que la forme, les petites ondulations sur la surface ça ça parle ; aligner des mots comme on enfile des perles sauf que ce n’est pas pour offrir ; sauf que je ne suis pas une coquille d’huitre et de toute façon si j’étais une coquille je serai vide avide que les lames humaines m’éventre ; ça doit être bon d’être éventré pour que l’on tire le meilleur de nous même ; je suis prêts à cela, me faire ouvrir le ventre par celles qui voudraient trouver le meilleur de moi ; se faire étriper serai si doux, se faire étriper sans malveillance ni inimité, se faire étriper au nom des jolies choses et tout cela sans avoir à le souffler aux oreilles mal placées ; étriper sur un air naturel voilà le rêve bourgeois de ma soirée ; est-ce bien raisonnable ? Si c’est bon pour les huitres ça peut l’être pour moi

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 26 Janvier 2012

c'est con d'avoir des allergies au mois de janvier mais avec le temps doux ici je crois que les cyprès ont décidé de faire l'amour et je suis allergique au sperme de cyprès enfin aux spores mais dans le principe c'est la même chose ; c'est juste pas grave mais c'est juste chiant les yeux rouges qui gratte, le nez qui coule, éternuent, fatigue l'allergie est la chose qui te rend absolument pas glamour, tu n'es pas assez malade pour espérer attiser la fibre infirmière d'une femme en mal de malade mais tu es d'apparence assez décati pour n'attirer personne et plutôt passer pour un mec qu'a un peu trop picolé même à 10 heures du matin ; mais ça ne me tuera pas et par chance les cyprès ne font pas l'amour toute l'année ;

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 24 Janvier 2012

le bel outil, le blog ; le bel outil, le réseau social ; le bel outil, l'auteur et pourtant je ne crée aucune synergie autour de tout cela ; bien sûr je me la joue grand poète abstrait et abscond et généralement cette posture s'accompagne du sobriquet maudit sorte euphémisme pour dire seul au sens de seul sans public ; c'est vrai que ma prose aride n'appelle pas nécessairement à la réaction mais j'suis un mec comme les autres c'est ce que je veux ! l'outil de communication est parfait ; le blog est parfait ; ceci est un blog est parfait mais si je n'ai pas de retour, si je n'ai pas de critique, si je n'ai pas de détracteur, si je n'éprouve pas l'indécence littéraire crasse des autres c'est comme si j'avais un pistolet qui ne serait pas chargé ; je n'ai rien de moins que la prose de combat, que la prose qui frotte, gratte et pique un peu ; faut-il alors que je me charge moi même de créer une ligne éditoriale polémique pour espérer faire frétiller vos réactions ? Est-ce que je dois mendier du RT, mendier du j'aime, mendier de la réactivité numérique ? Je sais que je le devrais mais c'est très con je ne sais pas sur qui taper, sur qui fonder la plus belle polémique ; dans le fond c'est moi le con c'est triste

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 23 Janvier 2012

claque, claque ; le plumeau dans le dos ; direction l'os brillant ; le doigts vers le ciel et la langue des pendus en guise de cravate ; l'utilise l'outil personnel en mode crétin ; micro crédit sur moi même l'engrenage dérisoire de la machine graduelle de ma propre vie ; les victuailles dans le grenier, du grain à mordre et de la poussière - prière d'étriper le bouddha avant d'entrer et de sortir mes poubelles - je ne veux pas sortir, je ne veux pas tuer le docteur ; je ne veux pas tuer la poule ni éventrer les œufs d'ors ; je ne crois qu'en rien, je ne joue qu'à moi, articule tes trois phalanges et tourne les os au creux des crânes magnifique, un jour je serai un serpent, un jour je serai demain, des deux mains j'éventerai mon âme pour un sortir le jacques ; brocarder le grand cœur et hurler à la lune qui irise la chaire huilée des adolescentes en vitrine dans les quartiers de Bruxelles, de Bangkok et d'Amsterdam ; l'âme dans l'abime et le doigts dans la prise la chatte s'électrise ; élégie à la drogue et à la jeunesse fraiche ; on dévore les corps et recrache les os ; pour les yeux c'est quartier libre, en sucettes ou en doses supposées ; j'assoie sur le néant le cul de ma prose et trace ma route nocturne au delà de vous ; au delà de vous il y a moi, je suis donc votre monstre ; enfermez moi dans la caverne à l'orée de vos consciences ; ayez le doute raisonnable et assaisonnez ma peau

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Rédigé par Cheval de bois

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