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Publié le 18 Avril 2012

le maître comme le chien, les nuits d’errance plus que les chiennes et la divagation, la nostalgie japonaise prévalence de l’homme sur l’animal, les Chorus de Kerouac et la prose de Césaire, la palpation ou la double négation ; ni la queue ni la tête pas plus que la crête du coq où le toupet du reporter, la chaleur amère du café, le geste répété et la variation des brûlures, la libération, la mort aussi sûrement un peu pour d’autre, la libération et le libre regard, celui qui re regarde ce qu’il a déjà vu et y voit autre chose, regain d’importance du vieux lion et le café encore plus sucré aussi un peu parce que la cuillère d’argent c’est juste pour l’attrait bourgeois pas pour l’utilité ; incommodante redondance, densité des récurrences, redites à bras encore, le corps battu, rebattu comme le pavé sous le corps la plage et l’ombre d’un doute et sous le verre pointe l’ironie du sort, le coin des pervers, le grain de sable dans la mémoire à piston des anges démoniaques ; tendre facilité, non facturée, non fracturée d’ailleurs non plus, angle d’attaque et ange qu’on baise, pas les obèses mais les autres, angles mineurs qui taraudent le coin de la rue à coup de talon sur le goudron et des plumes pleins les yeux, le cul aussi un peu et moins de paillettes qu’il n’en faut pour garnir la vodka aux paillettes d’or qui ornent les loges présidentielles, pas d’éloge électorale parce que je doute des doutes que j’essuie tant que je ne suis pas seul ni celui qui entre dans l’isoloir pour désigner le bourreau de mes illusions ; idéologie au rabais ou au placard que l’on signale par ces affiches que l’on placarde comme si les têtes étaient mises à prix sauf qu’il n’est en rien question de ce qu’il y a dans les têtes, ni même plus bas, la mise à prix des couilles électorales parce que celui qui est celui qui est président tient le monde et les bourses, le monde par les bourses même si la vraie, celle du cochon tirelire il ne la tient pas, mais il tient le monde par la peur ; t’auras pas les couilles de dire non, ni adieux, ni aux armes ; tout pour ma gueule et pas pour les autres, moi aussi je veux des lecteurs pour moi pas pour les autres

 

# sans queue # ni tête # tranquille Emile

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Publié le 17 Avril 2012

la barbe c’est notre paire de seins à nous les hommes, le lieu anatomique de nos enjeux intimes qui se jouent et se lient aux destins des autres par la présence visuelle de la dite barbe dans l’espace public. Il en va de nos barbes comme de la poitrine des femmes parce qu’il faut bien admettre que parmi tous les males du monde ceux qui peuvent se prévaloir d’afficher les enjeux de leur virilité à travers la poutre de soutènement qui transparaît à travers le jeans sont bien trop peu nombreux pour être représentatif ; alors oui la barbe est devenue le lieu où se joue ce que nous n’osons pas dire c'est-à-dire le sens de nos virilités publiques avec bien évidemment le cortège inhérent des absurdités de jugement, les complexes et les glissements minuscules qui font les montagnes que tout le monde ignore de voir sauf soi parce que soi on est toujours plus lucide, si si je vous assure plus lucide. Mais bien au-delà des prétendues attributions viriles de la barbe c’est aussi là le lieu de notre coquetterie, de nos fantasmes, de notre créativité et notre revanche sur l’injustice de la nature. Quand les filles jouent à la loterie des gros bonnets les garçons misent sur le fait que derrière le duvet il y ait la forêt drue d’une véritable barbe et comme il y a des perdantes à la loterie des gros bonnets il y a des déçus de la forêt noire ; mais tenons nous le pour dit nos espoirs ne sont que très rarement cohérents avec les attentes des autres, mais ça on s’en fout, ce qu’on veut c’est jouer les Narcisse ce qui ne pourra avoir lieu que si les images dans nos têtes ressemblent à celles des miroirs ; grande injustice de la barbe, de l’implantation à la densité en passant par la couleur mais là où les hommes ont plus de chance que les femmes c’est qu’ils pourront toujours raser encore et encore comme des Sisyphes capillaires la marque de leur échec alors que l’on ne voit pour ainsi dire jamais une femme choisir l’ablation de sa poitrine simplement parce que ses seins ne correspondent pas à ce qu’elle voudrait, enfin elles ont le silicone et nous on a que les postiches ; accessoire de luxe pour ceux qui veulent se donner de la contenance la barbe est instrument de l’esprit ; quel homme ne s’est jamais caressé la barbe pendant qu’il faisait semblant de réfléchir voir même pendant une véritable réflexion et là la barbe est supérieure aux seins c’est certains parce qu’une femme qui se caresserait la poitrine pendant qu’elle réfléchit perd tout de suite sa crédibilité et pire que tout elle perd aussi l’attention de son auditoire qui glissera ailleurs. La barbe c’est le lieu du rituel, passage à l’homme comme on passe à l’acte avec le rassoir, c’est la tradition, la mousse, manuelle ou électrique et bien sûr c’est le lieu du jeu, parce que bon ce n’est qu’une barbe et mine de rien ça repousse. Moi ma barbe je l’ai rapportée de voyage, de mon premier grand périple, un de ces périples où on n’emporte que l’essentiel et d’où on revient avec des souvenirs et de la jeunesse si l’expression dit vrai. J’ai ramené ma barbe de voyage et depuis je l’ai gardée, elle n’est pas parfaite ma barbe, elle n’est pas unie ma barbe mais que voulez vous je l’aime, peut être plus que les seins des femmes, en tout cas je la caresse bien plus souvent que les dits seins et ça fait longtemps que j’avais ces mots au bord de la bouche

 

# la barbe # la moustache moins # rituel # paire de seins

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Publié le 13 Avril 2012

cela va faire 15 ans que je possède le droit de vote, c’est peu et beaucoup à l’échelle d’une vie et ça fait autant de temps que je me sers de ce droit de vote. Je me rappelle qu’au départ voter c’était marrant et même grisant, c’était quelque chose de sérieux et en même temps ce geste citoyen portait une dimension épique. Je peux dire que je votais pour le plaisir charnel que procurait le fait de ressentir physiquement des idées et des valeurs prendre forme dans le réel ; généralement c’était sous la forme de tracts de campagne et de courriers électoraux parce qu’au début j’étais un chien fou qui votais pour la LCR, la Ligue Communiste Révolutionnaire. C’était beau comme nom, c’était grand, ça claquait dans le vent et ça tremblait du terme révolution. Et moi je trouvais ça fou de pouvoir donner corps à des élans révolutionnaires. Je votais révolutionnaire et je n’avais pas peur ; et plus tard naturellement sans forcer mon envie en 2002 j’ai eu le luxe de voter Jospin. Le luxe parce que l’histoire nous a rappelé que c’était un vote limité dans l’espace et dans le temps. Je suis un citoyen d’une grande banalité parce que je vote. Et cette année, en 2012, pourtant j’ai le vote paralysé par la peur. Pas la peur d’il y a dix pas parce qu’il y a dix ans je n’avais pas peur, pas peur de la démocratie pas plus que je n’avais peur de Le Pen et cette année non plus je n’ai ni peur de Le Pen - même si elle a changé de sexe - ni même peur que le peuple prenne une décision. Je pourrais avoir peur de l’avenir, peur de la fin du monde bien qu’aucun candidat maya ne se soit présenté cette année, ou même peur de la crise, mais ce n’est pas le cas, j’ai juste peur de faire un mauvais choix, un choix sans âme, sans passion, sans émotion. 2007 a eu raison de ce qu’il me restait de fougue et voter pour l’autre conne sans y croire ni ressentir la passion de la rose a fini d’enterrer ma fibre démocratique sous des monceaux de consensus. C’est le tour de force de l’héritage UMP PS nous faire voter par inertie consensuelle et non par flamme démocratique ou idéologique. Et je déteste ce sentiment de devoir voter par choix consensuel ; ça me troue le cœur et l’écœure dans le même temps, une dictature du consensus démocratique, le devoir avant la passion

 

# j’emmerde l’élection 2012 # révolution

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Publié le 11 Avril 2012

ça c’est le moment où je me dis que je dois écrire plus de 200 mots d’une pour rentrer dans les rouages de la dictature méthodologique de Google et de deux surtout pour dire que je n’ai pas laissé de page blanche aujourd’hui et poursuivre le compte linéaire et presque funèbre des jours écrits qui s’accumulent et me rappellent bien souvent le compte des jours de détentions des otages du Liban de quand j’étais plus jeune et peut-être qu’aujourd’hui je suis otage de ma propre écriture, c’est un peu vrai dans l’idée, un peu vrai aussi dans la forme parce qu’il est bien difficile de remettre chaque jour son métier sur l’ouvrage avec la même naïveté de libre inspiration ; le réel est une chose cruelle et dès lors que l’on s’imagine avoir du style ou pire un lectorat on en vient à se figer soi même dans la posture de complaisance de ceux qui nous lisent - d’où l’intérêt de ne faire lire son livre qu’une fois qu’il sera terminé, histoire de garder de la liberté dessus jusqu’au dernières limites -, je prends très bien la pose, on écrit si facilement ce que les autres veulent lire … il n’y a que pour les filles si elles sont mineures, anonymes, intellectuelles et sulfureuses que l’on peut encore transcender ses mots, renouveler sa prose et accoucher d’une écriture intéressante qui cherchera par delà l’esbroufe nécessaire à la séduction à poser un peu de sens sur et entre les lignes histoire de passer au travers - pour ne pas répéter transcender mais je précise la chose pour ceux qui n’auraient pas suivi que pour moi transcender est cette faculté à partir de l’en soi pour traverser d’abord la pulsion et ensuite le réel pour aller vers un au-delà du contexte initial - du tabou et des interdits et c’est pour ça que les muses ne peuvent être que des vierges adolescentes ou des femmes du monde mariées et engagées dans les rouages du consensus parce que ce sont les seules qui nécessitent que l’on soit suffisamment inspiré pour dire l’indécence de nos désirs sans pour autant les afficher publiquement ; elles sont la plus délicate - comme l’est la dentelle - contrainte que l’écrivain peut se poser pour produire une prose digne de ce nom. A n’écrire à personne, à n’écrire ni histoire, ni prose, ni objet littéraire identifié j’en fini par écrire ici n’importe quoi et n’importe comment ; le grand égout qui écluse l’ébouillante culture de mon cerveau d’où parfois surgit un je ne sais quoi de mots inspirés mais en règle générale surtout pas grande chose de bon, pas de trait d’un génie endormi ; depuis plusieurs jours d’ailleurs j’ai envie de réécrire des mails groupés, envoyer aux quatre vents une prose bien trouvée, intrusive et prétentieuse historie de partir à la rencontre et surtout à la guerre d’un nouveau lectorat, si possible des cons qui ne m’aiment pas, des jeunes femmes en pâmoisons, des pucelles elles aussi en pâmoison, des intégristes politiques, des extrémistes religieux, des ayatollahs du consensus et surtout des gens plus prétentieux que moi qui auraient la folle idée de se frotter à moi ; bref me tourner vers la foule pour y envoyer mes mots en espérant qu’elle aura assez d’inepte inertie pour renvoyer mes mots s’écraser dans ma paume


# petit con conciliant # égo trip

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Publié le 9 Avril 2012

ventre lourd, lente graisse, sédimentation qui essaime les culs le long des berges molles où les petits culs sont comme des graines de culs plus gros et soudain aux grès des vents très longs qui font claquer les voiles les sols s’ébranlent ; géométrie mécanique des masses souterraines qui grondent comme un torrent charriant de la pierre sur le ventre métallique de corps hurlant, comme la coque des bateaux pris dans la tempête s’éventrent sous les assauts des container dont les attaches ont lâchées ; c’est un volcan sous-marin, une narine énorme, un cul, une bouche, un sexe atlantique qui libère l’énergie, délivrance tectonique ; une libération, une libre inspiration et c’est alors dans un tumulte que l’immensité océane rend presque feutré s’écrivent les histoires, les beaux mots, les métaphores et la poésie qu’elle soit qu’une ébauche ou une débauche alors quand elle ne sait pas que c’est sous la mer que s’écrit les histoires je suppose que c’est normale et naturelle qu’elle ne sache pas raconter les siennes ; à naviguer entre la naturalisme partiel des faits et l’intime inhérent à ce qui sort de soi on fini par effilocher des abrégés désagrégés du réel ; au moins les menteurs eux savent prendre la mesure narrative des océans, ils savent prendre la mer et faire souffler les vents épiques qui mettent du réel dans l’illusion, la vérité au beau être vrai elle est sans intérêt sans les effets de réalité

 

# effet de réalité # mammaire

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Publié le 2 Avril 2012

je est un mec à l’ancienne, un blog à l’ancienne, à l’ancienneté aussi un peu pour qu’il y ai au moins un mérite de durer, encore et encore ce n’est que le début d’accord d’un corps ; un blog à l’ancienne sans les flics aux culs ni la pisse dans les ruelles, écriture à l’ancienne, à la grotte, au gouffre et au affriolantes métaphores des années soixante dix ou juste un an de moins ; aujourd’hui on est à l’époque du réseau, de toi + moi + nous égale un gros tas, une partouze ou un retweet de masse, nous vivons le temps bénin du name dropping et du grand copinage parce qu’on a fini par dire, penser et croire que copiner avec son semblable ça valait mieux que de le dénoncer pourtant les deux relèvent d’une collaboration plus ou moins tacite, plus ou moins productive, mais moi le mec à l’ancienne je fais ça seul, en solo, comme ces pauvres dans les pays exotiques qui creusent seuls leur minuscule goulet d’étranglement, là bas ils appellent ça des mines et ils espèrent trouver de l’or au fond, ou des diamants, ou de l’espoir, ou des jours meilleurs où ils pourront enfin cesser de vendre leurs gosses et se payer des femmes, des vraies, des putes, de celles qu’on choisi sur catalogue pas par débit de miséreux, oui je suis un peu comme eux - j’aurai voulu dire comme toi sauf que le mineur suicidaire ne lit pas mon blog, jamais, ça lui est interdis dans son pays ; ici sur mes pages au mieux il y a quelques mineures mais ce sont des filles, adolescentes en errances qui ne cracheraient certainement pas sur un peu d’or ou des diamants mais qui n’iraient pas se casser un ongle pour cela - oui je suis un mec à l’ancienne, je trempe les pieds dans le grand bain des religions postmodernes, la sociabilité 2.0 et le réseau du réseau mais ici sur mes lignes je suis seul, j’y vais seul, j’y reste seul, comme un ancêtre j’enterre mes visiteurs qui toujours se lassent ou meurent ou trouve d’autres prose ailleurs ; je redeviendrais peut être un jour un acteur social ; le rouge au front ne sera pas celui de la timidité mais la couleur de mon keffieh ou de mon foulard parce que je serai là pour mener haut les luttes absurdes de l’arbitraire et je vous le dis ça sera sanglant, ensanglanté comme une fille en pleine menstruations mais nettement plus joyeux, on tranchera des têtes et des réputations sourire au lèvres et fleur dans les cheveux comme des sales cons de hippies ; oui un jour je serai un sale con de hippie ou juste un foulard rouge mais aujourd’hui je ne suis qu’un mec à l’ancienne

 

# mec à l’ancienne # j’adore cette expression # un jour j’écrirai des pamphlets

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Publié le 1 Avril 2012

nu dans le cirage, nu dans la cire pour raviver la flamme, rallumer le feu et souffler sur les braises, souffler sur la baise ou respirer après l’amour ; les foyers frondeurs des infidèles aux jardins secrets dévoyés et impudiques sont – il ne manque pas un mot – oui ils sont – non il ne manque pas de mot -, ils sont là les jardins pauvres espaces ouverts aux quatre vents et à tous les culs, toutes les mains, à tous les corps, et la tête sous tes couettes et ta tête de fillette à se prendre dans tous les filets des chasseurs de papillons, petite femme le cœur percé par les aiguilles entomologistes exposée aux quatre yeux, milles regards sous ta peau, quelques-uns sous ta jupe ; jardin secret dévergondés et déniaisé ; les socs et la charrue pour sillonner ton corps et retourner ton cœur ; moisson stérile des jours du mois, fanaison précoce des heures de gloires et le vent peu battre longtemps encore tes nattes longues éperdument balayée par les vents il ne restera ni la graine ni le vin ni l’ivresse de ta source ne me désaltère jamais plus ; terre aride, tu es aride, le mot austère la croupe en l’air juste bonne dans les profondeur à attiser des forces souterraines ancestrale comme les peintures rupestres dont tu pars ta peau ; une part historique et le reste aphorique

 

# laisser choir sa jupe dans les champs # affreux aphorisme # activisme romantique

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Publié le 31 Mars 2012

N’a pas envie ; le sens de la nostalgie qui le regrette un peu, ne le rejette pas ou alors comme la mer qui rejette et reprend dans le même mouvement ce qu’elle rend parce que la mer ne donne pas, elle rend ce qu’on larve dans son corps, elle rend ce qu’on lui injecte, la mer jamais ne donne, sauve peut être le mal de la même espèce ainsi que celui des profondeurs ; pas en vie, pas en verve, pas dans le temps ni le bon tempo, la fatigue palpable comme le souffle bruyant des pales du ventilateur au plafond ou hélicoptère lumineux pour ondes cérébrales lapidaires, lamentable ; les pièces dorment ; dormitude larvée ; mot à mort mon amour, tes mots au pied du mur de mon amure, ton amour en écumer asséché sur le sable, tu ne peux rien donner, pas plus que de rendre, tu ne peux que reprendre ce que tu crois redonner comme si redorer le lustre de ta parole pouvait sauver la désuétude de ta condition ; inconditionnelle torsade de chiffon aux formes informelles et inconstantes qui esquissent parfois des formes de femmes, parfois déforment l’effort d’enfer que tu fais pour passer l’éponge, l’éponge ou le chiffon, serviette sur les épaules pour s’essuyer les mains, surtout le revers ; je n’écris jamais à revers, jamais à contre cœur, juste parfois à contre temps

 

# temps contre soi # chiffon et poupée # et ta sœur ?

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Publié le 30 Mars 2012

Décider comment quoi, décimer les ondes longues, courtes ondes aussi à y être, radiographie déambulatoire des ondes dans le corps ; le choc névralgique sous la nuque raide, le cœur qui crisse comme le sable sur le derme, un tapis de mousse sous les pieds, mousse végétale et organismes organiques qui grouillent sous toi puis rampent sur toi puis entrent en toi par le nez, les oreilles pas la bouche laissée libre pour l’air, il n’est pas question de te tuer, de te voir clamser la boucher ouverte ; tu es juste un charnel incubateur des matrices amoureuses, char d’assaut à deux bras, puis deux jambes jusqu’à geindre entre tes lèvres le soupir gémissant qui souhaiterait se défaire du statut pieu de génitrice ambulante ; moule imparfait des dimensions humaines à moins que tu ne sois le moule parfait des imperfections humaines dans le deux cas la coupe est close, le vase est clos, la boucle aussi, du souffre au feu puis au souffre encore, trois petits coups et puis s’en vont, le ventre toujours trop plein de sentiments, la bouche toujours trop ivre des fluides organiques ; ce n’est plus une danse c’est une caricature, un geste lourd, un peu puis deux, tituber et trembler et la France sous ses yeux creuser pour toi la tombe de ses cernes

 

# le cou tordu # la nuque raide # massage palmaire # palpation mammaire

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Publié le 29 Mars 2012

la grande indifférence qui fait saigner, technique éculée de la séduction par l'indifférence, pouvant aller jusqu'au mépris parfois si la proie à séduire reste indifférente à votre indifférence mais que se passe t-il si la proie méprisée est aussi indifférente à votre mépris ? et bien vous êtes pris, saigné par le grand dédain, tel est indifférent celui qui croyait l'être - bien que celui et celle qui depuis le début est resté indifférent à l'indifférence reste aussi après indifférent à toutes formes d'indifférence pouvant ainsi contracter le titre de grand dédain car le votre est toujours moins vrai tant qu'il est instrumentalisé par vos désirs de conquêtes ; faire saigner la grande indifférence, le viol ou la vengeance, attention l'attention sur le point d'être prise comme un conquérant en territoire à coloniser ; l'indifférence sera un jour un territoire sous le joug de mon drapeau, de mes appeaux, mes attributs, la ponctuation de ma présence perlant sur la peau satinée de ton derme qui n'indiffère plus que la foule anonyme des baltringues qui depuis déjà toujours c'est à dire longtemps vivant sans l'indifférence ni la constance de l'attention, juste à coté de toi, juste dans tes jours, dans tes nuits, dans la peau identique de tes ressemblances, quand on est pareil on ne peut ni être indifférent, ni être différent, ni être déférant, on est juste soi, l'autre ou soi on est pareil ni attentionné ni indifférent, juste là

 

#l’indifférence des baltringues # la technique de l’indifférence # ou du pareil au même #

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