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Publié le 25 Novembre 2012

je pourrais mourir demain d’une mort douce ou bien violente et si demain je devais mourir, cela serait sans jamais avoir violé de femme, sans jamais avoir eu la moindre envie de le faire, pas l’ombre d’une pulsion, mourir sans avoir effleuré l’idée de violer une femme et si je venais à mourir ainsi et bien j’en serais heureux et même fier. Mais même dans cette société où une femme sur deux a subi des agressions sexuelles mourir sans avoir pensé à violer une femme ne veut pas dire grand-chose, si je dis cela c’est que si demain je devais mourir sans avoir jamais eu le courage de mettre le feu à une maison de la middle classe bourgeoise, cela sera pour moi un échec ou pire une trahison à ce que je suis. Oui, je voudrais un jour, un jour dans ma vie avant de la quitter, pouvoir m’en être pris aux possessions petites bourgeoises ; biens matériels et maison compris. Si je veux un jour brûler une maison ce c’est en parti par conviction révolutionnaire bien sûr mais surtout, mais c’est aussi, mais c’est fondamentalement par esprit de vengeance ; oui un jour mettre le feu à une maison, à un bien possédé par un couple, une famille de petits bourgeois sans ambitions mais pas sans certitudes, le couple type de possédant possédés par la conviction d’avoir des certitudes qu’insidieusement ils répandent par inertie lente ; Si je meurs sans avoir pris le temps de m'en prendre à un symbole de la léthargie bourgeoise qui empoisonne le monde, j'aurai sûrement raté une part de ma vie et eux auront gagné ce qui me met sincèrement en état de colère amère

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Publié le 21 Novembre 2012

bonsoir, Lucie, tu as pris la peine de m'offrir une photo je me dois bien de t'offrir mes mots alors je viens prendre ma plume pour t'asséner avec quelques jours de retard un article d'anniversaire ici même dans le théâtre de mes écrits, l'arrière-cour de ma pensée, de ma conscience et de mon intimité, je t'écris ces quelques mots empreints de moi en me disant que si tu veux que je t'offre ces mots, c'est parce que tu penses que mes mots sont ce que j'ai de mieux à offrir, de plus beau, de plus moi, de plus tendre, de plus sincère ; le reste de ce que je peux donner, ce n'est que du vent, du matériel et de l’éphémère mais les mots restent, les mots doux comme les mots durs, je me donne à toi dans la gratuité de mes mots et derrière eux de tout ce que je suis ; est-ce la dernière fois que j’ai la chance de te souhaiter un bel anniversaire ? Je ne le sais pas, les Mayas ont peut-être raison, peut-être aussi que tu ne survivras pas éternellement à la douleur amère de la mélancolie, mais cela ne change rien, cela ne change pas parce que l'on est lié à toujours aux personnes qui entrent dans nos vies et qui n'en sortent jamais vraiment quand elles sont parvenues à laisser une trace définitive, profonde, gravée dans roche, gravée sous la chaire, quelque part dans le corps et dans l'âme et dans le treillis tressé de mes neurones là où se loge la mémoire, les souvenirs, les désirs, les fantasmes, la mélancolie, la fidélité, la ferveur. Tu es là, c'est certain, je suis là et je voudrais te souhaiter un bon anniversaire même si je sais que tu détestes que l'on te souhaite de bonnes choses quand on sait que l'avenir sera dur ; bien sûr que ton année sera difficile, parfois amère, parfois douloureuse, mais cela ne m'empêche pas de vouloir pour toi du bonheur, de la tranquillité et plus que tout de la sérénité ; si le bonheur comme l'amour sont des choses éphémères, je voudrais du plus sincère de moi que tu connaisses la sérénité, que tu puisses respirer la vie sans en redouter l'angoisse et la morsure amère . Que l'avenir soit incertain n'est pas une raison pour que je me plie à tes croyances et que je te prive de mes mots de bon anniversaire ; parce que c'est gratuit, c'est offert avec la conviction sincère que tu puisses le connaître ; juste une petite prose poétique d'attention récoltée, d'un peu de tendresse et d'un sincère espoir à battre en brèche ta certitude à croire que la vie ne pourra plus être meilleure ; elle le sera et tu seras séduite par cela et si ce n'est pas demain, Si ce n'est pas cette année, ça sera plus tard, mais cela sera le cas, tu verras un jour, on en reparlera et ce jour-là, on se comprendra

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Publié le 20 Novembre 2012

les féeries d’automne et la prose asthmatique, la prose asymétrique, la mesure de l’esprit et la conscience de disséquer en de trop petites phrases la langueur de ma pensée ; totale, complète, entière, confuse mais peut être qu’en réalité j’ai la pensée petite, fragmentée, étroite, arithmétique, n’est-il pas affreux de penser que sa pensée au lieu d’être un fil continu soit en fait une suite de toutes petites choses, comme un collier de perles ou de pâtes ou de dents d’enfants - vivants ou morts - ; une pensée calibrée pour tweeter, une pensée pensée pour la représailles, la répartie, la réaction, une pensée sociale d’interactions humaines soldée par d’autres interactions humaines alors que le fil de ma pensée je voudrais que ce soit un fil, un flot, un flux continu, tendu, non dirigé, non digéré, pas exempte de digression mais c’est peut être ce qui aussi restreint mon champ d’investigation intellectuel parce qu’aspirer à avoir une pensée confuse, globale, linéaire et totale j’alimente un feu qui est en réalité né et retranscriptible par une suite de mots ou une littérature ; bien sûr que je suis un poseur, un homme de posture, un homme qui a besoin de s’imposer des poses et des postures pour camper ma réalité, c’est vrai que j’ai besoin d’exiger de moi une forme particulière pour que j’accepte d’embrasser ma pensée et en même temps l’existence même de ce blog est une contradiction à cette volonté là, une contradiction et un paroxysme aussi ; c’est mon rythme, c’est mon ring, c’est l’inscription archaïque des variations sur le long terme de stylistique ; je ne sais pas si les lecteurs le voient, je ne sais pas si les lecteurs existent mais moi je sais et je mesure les écarts, les sept différences et les variances de ma prose libre

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Publié le 19 Novembre 2012

le sens de la formule est une galéjade et pourtant c’est pour lui que j’écris mais c’est pour cela, aussi pour cela, à cause de cela, qu’ici je ne l’écris pas et qu’ici mes phrases sont un défi ridicule, inutile, non constant et superflu à ce que je pourrais vouloir et croire et aspirer alors je prose, je passe de mot en mot sans logique et étique, je tacle, je rage, j’engrange comme le hibou ou le hamster ; menteur, petit meneur d’un jeu de dupe, une petite pute en talon haut ; j’effile le long d’une étrave et je travesti la médiocre réalité de ma réalité en poésie en prose, le prosaïque en posologie démente et je démembre l’ennui, ennemi intime, je dénombre le gras, le gros, le gros cholestérol et l’inertie balourde des corps sans entraves parce que les entraves, la vérité que l’on s’attache au corps donne de la force, impulse et permet le progrès, la progression, la course affolée dans un référentiel dynamique ; la liberté est bien moins stimulante que la contrainte mais les contraints ne le savent pas et les gens libres non plus alors comme certains vont au donjon soumettre leur goût du vinyle d’autres savent se mettre des entraves, des épaves, les tas éparses de pierre ; bordel d’homme saoul la décadence, bordel de couille la maison close ; la poursuite du style et le sens de la galéjade je te chie au cul et je brandi bien haut l’absurde sens de cette prose ; je suis vivant, bien plus vivant que toi, bien moins libre peut être mais plus vivant et ça tu ne peux pas le savoir, si même le sentir alors ne me le reproche pas ; lecture, lecteurs, lectrices, langues de putes et petites vipères démagogique donnez moi du bon venin

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Publié le 18 Novembre 2012

dans la tête du célibataire Nu c’est un petit peu comme dans celle d’une mariée avec un grand verre d’un alcool quelconque il y a un besoin nouveau, neuf, artificiel et inédit, pas un besoin d’amour, pas un besoin de sexe, pas un besoin social mais quelque chose de plus éphémère, superficiel, volage, volatile, dans l’air du temps, inutile, fragile et fugace : le besoin de notifications. C’est devenue la drogue 2.0 d'un XXIème siècle narcissique dont la pathétique impudeur engendre d’impudiques exposition de soi ; la notification devenue unité de mesure de son degré d’existence numérique et virtuelle ce qui au siècle contemporain n’a plus rien de virtuel si l’homme était un habile animal politique jusqu’au XXème siècle ce qui supposait que l’homme avait besoin de regard, du retour, de la présence, de la coexistence de ses semblables pour donner du corps et du sens à son existence l’homme moderne, l’homme du XXIème siècle est un animal hybride, dissout, dématérialisé, dispersé, décomplexé, déplié sur divers dimension et le regard d’autrui c’est mué, muté, transformé, transcendé en notification ; notifier c’est exister, exciter ses congénères, ses contemporains, ses compatriotes et souvent même une belle brochette de con et pour le prix d’une notification on est prêts à toutes les impudeurs ; notifiez moi, je suis à vous, je suis en manque, je suis accro, je suis prêts à tout, montrer mes fesses, vider mon ventre, donner mon cœur, étaler la matière grise de mon cerveau en ligne de pixel ou en tranche si c’est le prix à payer

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Publié le 17 Novembre 2012

elle veut un article, un article juste pour elle, juste par elle, elle veut avoir une place dans mes mots, avoir la place qu’elle mérite, que je jette sur son corps, son cul et son être tout entier la lumière de mes mots même si la lumière est noire comme l’encre qu’il me faudrait pour écrire avec une vraie plume ; elle voudrait que j’écrive pour elle, que j’écrive par elle parce qu’elle suppose que mentionner son nom dans ma littérature lui donnera du corps et qu’elle participera mieux à la vie et peut être même à la mienne ; elle voudrait m’ordonner parce que c’est bien tout le sens de la chose, me demander de faire une chose c’est vouloir ordonner qu’une chose apparaisse dans mes mots, une chose qu’elle puisse voir, comprendre, lire, une chose concrète, une chose en dur, réelle, surtout une chose qui parle mon langage parce que ça trace, sa présence, son influence est certaines dans mes mots, dans des dizaines d’articles, voir même plus, dans mon état d’esprit, dans vigueur, mon ombre et dans le sens de mon inspiration mais cela ça ne compte pas parce que c’est moi qui ai décidé de tout cela, c’était subtile et pourtant très signifiant mais ce qu’elle veut c’est que je fasse ce qu’elle désir que je donne son nom que je lui ordonne une place, que je contraigne ma prose à autre chose que le fil de ma pensée et ça c’est une lutte invisible, un crime de lèse majesté, une maladresse ; surtout une incompréhension mais c’est déjà trop loin, trop tard, la demande a été formalisée c’est ce qui compte et moi je ne sais pas encore si je vais accepter de respecter sa demande, son envie, son espoir ; je ne sais pas si je vais me contraindre à son espoir, lui faire plaisir mais entériner son irrespect ou si je vais resté fidèle à ma prose et risque de la blesser ; je suis le maître d’un minuscule pouvoir

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Publié le 16 Novembre 2012

je me souviens d'un temps où l'impudeur était mon arme de guerre littéraire ; correspondance de masse et impudeur de mise c’était ma façon de frapper au corps, toucher au foie et ébranler mon auditoire qui n’avait pas sollicité ma prose ; se montrer impudique et dévoiler sans fard son goût de la poésie, ses croyances philosophiques et sa conviction émotionnelle sous couvert d’une prose anonyme c’était fort, c’était fun, c’était fou, sortir de sa chrysalide à coup de cutter dans la surface sociale d’une doxa uniforme et moi j’étais jeune et je l’étais moins mais surtout je croyais avoir abouti ma transformation, ma transcendance personnelle celle qui part du dedans de soi introverti et trop peu connu et qui passe au travers du réel vers la sollicitation des autres dans une saillie mi agressive mi intrusive mi ingérence en terre inconnue ; mais voilà c’était sans compter la mutation du monde et la place protéiforme qu’a prit l’impudeur de masse unité de mesure existentielle des utilisateurs du monde moderne et connecter et du coup l’impudeur de mes écrits d’avant elle est devenue une norme et moi je suis rentré dans le rang et je déteste ça même si j’aime le principe de devoir me ré-inventer pour ré-exister

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Publié le 15 Novembre 2012

1. et pendant ce temps la blondeur se répand en moi comme une chaleur invisible qui infuse depuis ma tête sur mon cerveau 2. maintenant que je suis blonde je suis libre de blablater pour rien sur le teneur narcissique de vos dessous et prétexte ma blondeur 3. la blondeur et l'alibi parfait celui qui prône la candeur pour pouvoir placer sous ses mots l’absurde sans le glacis de la poésie 4. Sueur sublime et transfère de fluide ; je suis une nation sublime sous la blondeur de mes cheveux ; demain je me décolore les yeux ... 5. la folie est une grande folle et moi je suis comme les herbes, la blondeur des blés artificiels plantés sur le crâne 6. comme une couronne de cuivre, de fils dorés qui sortent de ma tête, la cervelle connectée au ciel par l'artifice de ma blonde crinière 7. j'ai mangé une part de Marylin, une part de Brigitte Bardot ; avec un peu de chance selon le morceau mangé c'était un cunnilingus 8. je suis une poule de luxe fière de ses nouvelles plumes ; mais je ne suis pas une poule je suis un homme sans plume dans le cul 9. je vais arrêter de parler de ma blonde candeur capillaire parce que ça n'a plus de raison d'être 10. la blondeur du dehors de moi ce n'est rien par rapport à celle de l'intérieur

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Publié le 10 Novembre 2012

Si un jour aujourd’hui c’est demain et que demain n’est alors jamais plus il faut dès ce matin écrire, décrire, décrier, avaler les mots, ravaler les sons, hystériser le monde et s’alarmer de cela parce qu’écrire c’est demain, toujours un peu plus demain que maintenant, un pont de plus vers demain, je veux dire vers le futur des postérités, des nations en chaos, des statues érigées et la seule temporalité qui mérite que l’on se lève le matin et que l’on croit un peu au monde, à soi, en l’avenir, au devenir d’un soi meilleur dans un monde du pire, de la décrépitude et des études poste apocalypse. Oui j’écris pour demain et jamais pour le présent, jamais je n’écris pour l’utilité de l’immédiateté, je ne le sais pas faire, je le ne sais pas dire, quand j’use du mot dans le temps présent c’est pour parler, je parle, parfois bien, rhétorique régressive et gourmande, je dis, je déverse des mots dans le flux tendu de l’instant présent mais jamais je n’y écris ou si peu, ou si mal, ou de façon si singulière que ça blesse l’essence même du monde, moi j’écris du passé, depuis l’effroi du passé et pour la séduction amoureuse du futur ou pour le sens critique par lequel j’espère être foudroyé demain, dans dix secondes, dans mille mans, mais jamais pour le présent .

 

Mes tentatives d’écritures au présent, comme un acte de foire, une performance artistique erronée, comme une gratuité que l’on distribue dans la rue aux nombreux anonymes, comme le point que l’on soulève pour insurger son être, cette écriture instantanée de l’instant présent, du cynisme et de la répartition de soi dans l’espace immédiat se sont toujours finies par des échecs, je n’ai pas la plume du présent, je n’ai pas au grand regret de mon âme le savoir faire du cynisme élégant, acéré, mondain, réactif, chimique, épidermique, bourgeois, ostentatoire et réverbérant que certains possède, mes écrits du présent sont trop vite et sûrement roulés dans le lit du torrent du monde et dilués dans la parole d’autrui plutôt que d’être distribué à ce même autrui

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Publié le 7 Novembre 2012

on ne peut pas tous les soirs donner de soi le meilleur, ni le prendre aux autres non plus et moi pourtant tous les jours je me mets sur cette page blanche virtuellement vierge et je m’ordonne le devoir de la déflorer d’une prose inutile ; la nécessité d’y rédiger quelque chose depuis 1230 jours ; je ne pensais jamais tenir aussi longtemps, surtout que les premiers jours voir les premiers mois il était difficile pour moi de m’astreindre à cette prose quotidienne, souvent j’ai triché en antidatant mes articles et puis petit à petit c’est devenu une habitude, un réflexe voir une nécessité - curieusement pas une nécessité d’écriture parce que quoi qu’il arrive ici j’écris ailleurs, toujours, tout le temps ; écrire un livre, écrire sur d’autres blogs, sur des notes, écrire des commentaires, des statuts et tweets, des sms mais surtout j’écris dans ma tête, des phrases, des lignes entières, des paragraphes, des dialogues alors la nécessité d’écrire ici relève de la fidélité, voir de l’obsession, ou de l’obsession de la fidélité ; c’est devenu pour moi important d’être fidèle à mon engagement d’écrire ici un article au moins par jour - alors à devoir venir écrire ici tous les jours j’ai fais le deuil de la qualité régulière, de la cohérence éditoriale, de la logique, de l’exigence, je viens, j’écris et j’improvise, écriture automatique, égo trip, aspiration poétique, défouloir, imposture, non sens, pas de lien, pas de logique, peu de ponctuation en tout cas une ponctuation marginale et comme cela s’écrivent des briques, des petits carrés de textes que j’ai fini par calibrer à plus de 200 mots depuis quelques semaines voir quelques mois et aussi futile que ça puisse avoir l’air je tiens à l’aspect formel des choses ; c’est d’ailleurs un handicape, la routine donne le goût des choses habituelles en faisant des repères et j’ai la mauvaise habitude de vouloir les réitérer cela d’autant plus fortement si une personne de mon modeste mais passionnant lectorat exprimer un avis positif sur ma façon de répéter mes repères et si vous êtes habitués à me lire vous saurez que je suis très mauvais pour terminer mes articles

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