Articles avec #je est un blog tag

Publié le 17 Novembre 2012

elle veut un article, un article juste pour elle, juste par elle, elle veut avoir une place dans mes mots, avoir la place qu’elle mérite, que je jette sur son corps, son cul et son être tout entier la lumière de mes mots même si la lumière est noire comme l’encre qu’il me faudrait pour écrire avec une vraie plume ; elle voudrait que j’écrive pour elle, que j’écrive par elle parce qu’elle suppose que mentionner son nom dans ma littérature lui donnera du corps et qu’elle participera mieux à la vie et peut être même à la mienne ; elle voudrait m’ordonner parce que c’est bien tout le sens de la chose, me demander de faire une chose c’est vouloir ordonner qu’une chose apparaisse dans mes mots, une chose qu’elle puisse voir, comprendre, lire, une chose concrète, une chose en dur, réelle, surtout une chose qui parle mon langage parce que ça trace, sa présence, son influence est certaines dans mes mots, dans des dizaines d’articles, voir même plus, dans mon état d’esprit, dans vigueur, mon ombre et dans le sens de mon inspiration mais cela ça ne compte pas parce que c’est moi qui ai décidé de tout cela, c’était subtile et pourtant très signifiant mais ce qu’elle veut c’est que je fasse ce qu’elle désir que je donne son nom que je lui ordonne une place, que je contraigne ma prose à autre chose que le fil de ma pensée et ça c’est une lutte invisible, un crime de lèse majesté, une maladresse ; surtout une incompréhension mais c’est déjà trop loin, trop tard, la demande a été formalisée c’est ce qui compte et moi je ne sais pas encore si je vais accepter de respecter sa demande, son envie, son espoir ; je ne sais pas si je vais me contraindre à son espoir, lui faire plaisir mais entériner son irrespect ou si je vais resté fidèle à ma prose et risque de la blesser ; je suis le maître d’un minuscule pouvoir

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 16 Novembre 2012

je me souviens d'un temps où l'impudeur était mon arme de guerre littéraire ; correspondance de masse et impudeur de mise c’était ma façon de frapper au corps, toucher au foie et ébranler mon auditoire qui n’avait pas sollicité ma prose ; se montrer impudique et dévoiler sans fard son goût de la poésie, ses croyances philosophiques et sa conviction émotionnelle sous couvert d’une prose anonyme c’était fort, c’était fun, c’était fou, sortir de sa chrysalide à coup de cutter dans la surface sociale d’une doxa uniforme et moi j’étais jeune et je l’étais moins mais surtout je croyais avoir abouti ma transformation, ma transcendance personnelle celle qui part du dedans de soi introverti et trop peu connu et qui passe au travers du réel vers la sollicitation des autres dans une saillie mi agressive mi intrusive mi ingérence en terre inconnue ; mais voilà c’était sans compter la mutation du monde et la place protéiforme qu’a prit l’impudeur de masse unité de mesure existentielle des utilisateurs du monde moderne et connecter et du coup l’impudeur de mes écrits d’avant elle est devenue une norme et moi je suis rentré dans le rang et je déteste ça même si j’aime le principe de devoir me ré-inventer pour ré-exister

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 15 Novembre 2012

1. et pendant ce temps la blondeur se répand en moi comme une chaleur invisible qui infuse depuis ma tête sur mon cerveau 2. maintenant que je suis blonde je suis libre de blablater pour rien sur le teneur narcissique de vos dessous et prétexte ma blondeur 3. la blondeur et l'alibi parfait celui qui prône la candeur pour pouvoir placer sous ses mots l’absurde sans le glacis de la poésie 4. Sueur sublime et transfère de fluide ; je suis une nation sublime sous la blondeur de mes cheveux ; demain je me décolore les yeux ... 5. la folie est une grande folle et moi je suis comme les herbes, la blondeur des blés artificiels plantés sur le crâne 6. comme une couronne de cuivre, de fils dorés qui sortent de ma tête, la cervelle connectée au ciel par l'artifice de ma blonde crinière 7. j'ai mangé une part de Marylin, une part de Brigitte Bardot ; avec un peu de chance selon le morceau mangé c'était un cunnilingus 8. je suis une poule de luxe fière de ses nouvelles plumes ; mais je ne suis pas une poule je suis un homme sans plume dans le cul 9. je vais arrêter de parler de ma blonde candeur capillaire parce que ça n'a plus de raison d'être 10. la blondeur du dehors de moi ce n'est rien par rapport à celle de l'intérieur

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 10 Novembre 2012

Si un jour aujourd’hui c’est demain et que demain n’est alors jamais plus il faut dès ce matin écrire, décrire, décrier, avaler les mots, ravaler les sons, hystériser le monde et s’alarmer de cela parce qu’écrire c’est demain, toujours un peu plus demain que maintenant, un pont de plus vers demain, je veux dire vers le futur des postérités, des nations en chaos, des statues érigées et la seule temporalité qui mérite que l’on se lève le matin et que l’on croit un peu au monde, à soi, en l’avenir, au devenir d’un soi meilleur dans un monde du pire, de la décrépitude et des études poste apocalypse. Oui j’écris pour demain et jamais pour le présent, jamais je n’écris pour l’utilité de l’immédiateté, je ne le sais pas faire, je le ne sais pas dire, quand j’use du mot dans le temps présent c’est pour parler, je parle, parfois bien, rhétorique régressive et gourmande, je dis, je déverse des mots dans le flux tendu de l’instant présent mais jamais je n’y écris ou si peu, ou si mal, ou de façon si singulière que ça blesse l’essence même du monde, moi j’écris du passé, depuis l’effroi du passé et pour la séduction amoureuse du futur ou pour le sens critique par lequel j’espère être foudroyé demain, dans dix secondes, dans mille mans, mais jamais pour le présent .

 

Mes tentatives d’écritures au présent, comme un acte de foire, une performance artistique erronée, comme une gratuité que l’on distribue dans la rue aux nombreux anonymes, comme le point que l’on soulève pour insurger son être, cette écriture instantanée de l’instant présent, du cynisme et de la répartition de soi dans l’espace immédiat se sont toujours finies par des échecs, je n’ai pas la plume du présent, je n’ai pas au grand regret de mon âme le savoir faire du cynisme élégant, acéré, mondain, réactif, chimique, épidermique, bourgeois, ostentatoire et réverbérant que certains possède, mes écrits du présent sont trop vite et sûrement roulés dans le lit du torrent du monde et dilués dans la parole d’autrui plutôt que d’être distribué à ce même autrui

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 7 Novembre 2012

on ne peut pas tous les soirs donner de soi le meilleur, ni le prendre aux autres non plus et moi pourtant tous les jours je me mets sur cette page blanche virtuellement vierge et je m’ordonne le devoir de la déflorer d’une prose inutile ; la nécessité d’y rédiger quelque chose depuis 1230 jours ; je ne pensais jamais tenir aussi longtemps, surtout que les premiers jours voir les premiers mois il était difficile pour moi de m’astreindre à cette prose quotidienne, souvent j’ai triché en antidatant mes articles et puis petit à petit c’est devenu une habitude, un réflexe voir une nécessité - curieusement pas une nécessité d’écriture parce que quoi qu’il arrive ici j’écris ailleurs, toujours, tout le temps ; écrire un livre, écrire sur d’autres blogs, sur des notes, écrire des commentaires, des statuts et tweets, des sms mais surtout j’écris dans ma tête, des phrases, des lignes entières, des paragraphes, des dialogues alors la nécessité d’écrire ici relève de la fidélité, voir de l’obsession, ou de l’obsession de la fidélité ; c’est devenu pour moi important d’être fidèle à mon engagement d’écrire ici un article au moins par jour - alors à devoir venir écrire ici tous les jours j’ai fais le deuil de la qualité régulière, de la cohérence éditoriale, de la logique, de l’exigence, je viens, j’écris et j’improvise, écriture automatique, égo trip, aspiration poétique, défouloir, imposture, non sens, pas de lien, pas de logique, peu de ponctuation en tout cas une ponctuation marginale et comme cela s’écrivent des briques, des petits carrés de textes que j’ai fini par calibrer à plus de 200 mots depuis quelques semaines voir quelques mois et aussi futile que ça puisse avoir l’air je tiens à l’aspect formel des choses ; c’est d’ailleurs un handicape, la routine donne le goût des choses habituelles en faisant des repères et j’ai la mauvaise habitude de vouloir les réitérer cela d’autant plus fortement si une personne de mon modeste mais passionnant lectorat exprimer un avis positif sur ma façon de répéter mes repères et si vous êtes habitués à me lire vous saurez que je suis très mauvais pour terminer mes articles

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 6 Novembre 2012

silence j’écris, je bouffe, je mange, je grossi et je cris aussi, un peu, dans la nuit, même que ce n’est pas un cri, même que je chante fort et sûrement faux, même il n’y a jamais personne pour m’entendre ; j’ai la parole reconnecté, la prose collée au cœur ; collecter, collectionner, accoler des mots mais aussi des dessous pour la licence poétique, non loin de là fermer des portes, des yeux et les accès aux niveaux inférieurs comme font les femmes qui interdisent localement l’accès à leur dessous, à leurs coulisses ; Et pourtant c’est là et seulement là que les femmes sont elles-mêmes ; dans le monde civilisé les femmes le sont aussi civilisées donc inhumaines, calibrées pour la politique correcte, équilibrées au féminisme, l’humanisme et au tropisme de l’amour, elles sentent bon le fard à paupières, le fond de teint et le débordant sans odeurs ni traces ; les femmes dans la vie sont des filles de papier glacés gloussantes et lisses comme le plumage des hirondelles ; il n’y a qu’à cet instant maudit des unes et béni de moi où dans la coulisse entre les cintres et les ombrages elles changent de peau, de fringue, de chaussure, de dessous, de masque, de maquillage, d’orientation, de religion, d’orientation sexuelle, de goût pour la musique, de lentilles, de largesses, d’amant, d’amoureux, d’ombrelle, de régime, de conviction, de voix et d’apparence que la réalité affleure en elles. Je comprends que les femmes ferment la porte à ces coulisses plus sûrement qu’elles ne cadenassent leurs jardins secrets parce qu’être au monde dans sa présence la plus entière ébranle l’être et le personnage plus sûrement que la plus impudique des impudeurs et moi aussi parfois comme les femmes j’aime à fermer la porte parce que fondamentalement c’est quand je refuse à la foule la vision de mon impudeur que je retrouve la logique de la transcendance ; cacher les choses pour éprouver le besoin de les transcender pour les faire savoir ; l’hyper transparence qu’impose, propose, suggère, insinue, les réseaux et dans le fond la pire des calamités

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 4 Novembre 2012

allez vient on se parle, vient on s’écrit, on se parler, débauche à bouche de mots ensemble, vient on se cri, se séduit de tous les possibles, du probable et de la prose ; vient et ouvre la bouche ta grande petite gueule, la déraison de ta pensée, allez vient que l’on pèse le poids de ton âme, on compte tes points de non retour, le tour de monde de ton cul et la débauche de ton regard, vient là qu’on se frotte à la foule et qu’on incendie le monde entier et toi et moi en transe tracer les cercles de nos enfermement ; vient qu’on s’essuie la nature plâtrière de l’empirisme de nos désirs ; vas y viens sors de là, sors de toi et que de ta bouche sortent les vers ; petite bouche incontinente de proses anorexiques, la débauche, la démesure, viens que je ne compte plus le ridicule de tes mots, l’aridité de ta parole, je pourrais fermer les yeux sur la vacuité de tes mots si c’est ma prose qui te l’inspire ; venir chercher en toi, chez toi, dans toi, au-dedans de toi, je voudrais pourri ton intérieur de mon ingérence introspective ; écarte les cuisses, ouvre la bouche, ouvre les yeux, trépane ton crâne et laisse moi entrer ; je pourrais même envisager la sodomie de ton anus s’il ouvre sur les chemins de tes torrents intérieurs. Dans mon malheur je n’ai plus rien à cacher, aucune pudeur de mes amours, de mes désirs, aucune pudeur de mes pulsions et sans pudeur pas de transcendance ; je cherche la muse qui me rendra l’impérieuse nécessité de la pudeur de mes sentiments

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 3 Novembre 2012

Je mets fin à une série de réédition de vieux articles, de vieux textes ; c’était difficile de se confronter à la vétusté de ma propre pensée et surtout de ma propre écriture, retrouver des mots pondus après quatre ou cinq ans c’est éprouver la qualité de son écriture et ça c’est affreux parce qu’avec le temps les mots écrits ne bougent pas mais la critique, le regard et l’exigence on glissé et le peut être pire c’est de réaliser qu’on écrivait mieux avant, qu’on avait des choses à dire à écrire, j’avais un peu de matière à moudre et ça faisait la différence d’avec l’inanité du présent, j’avais aussi le sens de la confrontation ; ce blog est un cercueil où la confrontation n’a plus lieu, ça n’a plus de sens d’écrire pour rien, être lu un peu d’accord mais ce n’est rien si on ne se bat pas d’avec les autres.

 

Je n’écrivais que pour séduire ou châtier et parfois pour châtier pour cacher que je voulais séduire mais aujourd’hui je n’ai plus personne à séduire, même pas sûr que je puisse séduire à mots nus, à mots crus, impossible qu’il m’est d’être amoureux quand à châtier je ne sais pas, je ne sais plus, j’ai la sensation désagréable que les trolls ont tiré à eux la couverture pamphlétaire à eux et moi je ne suis pas un troll, je suis trop vieux, dépassé, décatie handicapé d’un cynisme qui me manque. Moi je marche avec les corbeaux, je voudrais me croire assis au bord du monde à contempler sa fin mais je suis assis sur une poubelle, piteux loser qui débite ses mots plus souvent qu’il ne sort sa bite, piteux comme un chien galeux ; j’ai la verve plus molle que ma verge qui elle au moins sait encore vers où il faut pointer, ma verve se perd et se dilue et voudrait faire croire qu’elle est plus forte que sa complaisance. Trop de monde écrit trop de chose bien mieux que moi ; minable

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 2 Novembre 2012

Je veux d'un racisme plus propre, d'un racisme clair qui lève la tête, gonfle le torse et dit son nom. Oui je veux un racisme qui sait appeler un nègre un nègre et qui sait encore ce qu'est un travail d'arabe, un racisme franc du collier qui sent bon la bière blonde et la haine raciale dès le petit matin. J'ai la nostalgie des années 80 quand la jeunesse berurière levait le majeur pour emmerder le front national quand il était facile d'emmerder le racisme aveugle, quand il n'était pas borgne, le racisme à la papa des fachos petits bourgeois aux idéologies aussi nauséabondes qu'une pustule sur une paire de couille de curé. Mais aujourd'hui le racisme n'est plus ce folklore honteux et pathétique dans le paysage culturel de notre France, aujourd'hui le racisme est devenu mainstream avec ses je ne suis pas raciste mais les problèmes viennent toujours des immigrés, la rhétorique des étrangers qui ne savent pas s’acclimater avec leurs cultures sous entendu barbare, la théorie d’ils vont tous nous bouffer ; puisque la parole d'état abonde dans ce sens pourquoi réfréner la parole d’un racisme populaire, le grand-public a la parole délurée et répète qu’il faut passer la racaille au karcher, qu’il faut interdire le voile et tant qu'à y être on va essayer de se débarrasser des cons de polygames quand on aura fini on va renvoyer les roms ; quand il n'y en a qu'un ça va mais quand ils sont plusieurs ... et tout le monde y va de son bon sens populiste, comme si le bon sens populaire était habité d’un racisme nationaliste.

 

Il est passé où ce racisme à l'ancienne quand les connards n'avaient pas peur d'assumer la connerie de leur relent néo nazi ; saluer le bras tendu puis partir en ratonnade le dimanche matin avant d'aller à la messe. Aujourd'hui la parole est insidieuse, qui n’a pas entendu un proche, un membre de la famille un jour sans verve ostentatoire fustiger modestement les noirs, les blancs, les jaunes, les roms, les pd, les chinois ou les syndicalistes et si on prendre le risque de s’offusquer c’est soi qui passe pour un con, un idiot, un inconscient à qui on reproche la tolérance en la faisant passer pour du laxisme. Je ne suis pas vieux, pas encore, mais j’ai connu une époque où c’était la parole raciste qui était la parole des cons. Aujourd’hui on t’inculque avec la prose républicaine que - leur - culture ne traduit pas ce que l'on pense ici chez nous, mais rassure toi non je ne suis pas raciste.

 

Tant que la parole nationaliste - qui conduit au racisme - sera mainstream, tant qu'elle raisonne dans la bouches des médias, des politiciens et du peuple et que ces discours continus de tisser l'ombrelle sous le couvert de laquelle mon voisin devient un étranger et que la rumeur bruissent de croisades qui libérant le fiel d’une parole aigre contre l'arabe, le noir et l'étranger, moi j'aurai honte, de ma culture et de mes semblables. Il n'y a pas longtemps ma culture de la rage et de la révolte me donnait envie de brûler des maisons petites bourgeoises pour fustiger l'inculte indifférence des classes moyennes à la marche du monde. Aujourd'hui j’ai envie d'appeler à la haine, à la guerre et à la destruction de la parole raciste, celle qui se déguise en valeur culturelle, celle qui n'assume pas sa connerie radicale et se cherche une légitimation socio-historique. On veut nous faire croire qu'un attenta légitime une parole haineuse, qu'un acte tragique peut faire passer une parole de l'illégalité honteuse à la légitimité crasse. Plus que jamais la parole raciste me rend malade - du profond de moi jusqu'à la surface ; je suis ébranlé et frappé par la vigueur vicieuse de cette parole insidieusement réactionnaire qui creuse la différence et enferme la tolérance. Ce n'est pas une posture romantique, si je pouvais me foutre de tout cela je le ferai mais les vagues successives de paroles racistes viennent de plus en plus éprouver ce qui me serre d'humanité - que faudra t il faire pour que l'on se lève et que l'on tienne tête à l'odieuse parole qui prend de l'ampleur.

 

Aujourd'hui j'ai peur qu'il n'y ai plus assez de majeur à lever pour emmerder tous les connards nationalistes, racistes et néo fascismes de France. Je suis sûr que l'on va me dire que je me trompe, que je m'alarme pour rien, d'un coté encore heureux que ceux qui me lisent ne soient pas racistes, pourtant je ne cesse de croire que le vers est dans la pomme humaniste. Je veux que le racisme s'assume pour ce qu'il est, je ne veux plus que l'on use, abuse et que l'on galvaude des arguments intellectuels pour défendre l'indéfendable, jamais Mc Donalds ne sera de la grande cuisine, ça n'empêche personne d'y aller, que le racisme représente la même chose, idéologie nauséabonde et si le peuple veut en bouffer qu'il le fasse mais qu'il ne cherche pas à faire croire que c'est autre chose. Vous voulez bouffer de la merde idéologique alors faites le mais ne vous leurrez pas.

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 31 Octobre 2012

En plein jour, en pleine nuit ; là où je me trouve je suis nulle part où je puisse dire être ici. Je suis juste en face d'elle et elle est là. Au demeurant d'une vie d'artiste doit-on les laisser souffrir les muses ces fameuses égéries au corps présent. Faut-il laisser couler leurs larmes, laissé crier leurs cœurs, leur laisser souffrir le monde pour pouvoir y puiser notre inspiration ? Faut-il leur laisser insuffler en moi les sentiments exacerbés de cette humanité qui m’est étrangère. Ne sont-elles pas là pour cela, au sublime de leur personne ressentir le vivant, le souffrir ou en jouir pour d’autre ?

 

Qui sont-elles, que sont-elles ?

 

Souffrir, sourire la nuance est mince mais quel est son rôle à la muse ; donner dans le sentiment, l'émotion, l'inspiration, donner du sensible, rien que du sensible, de l’être soi, c’est à dire de l’être elle ; aimer ou être elle, paraître ou être elle, éternelle question dont les réponses se tissent dans ce que j'y puise et dans ce que j'écris.

 

Doit-on laisser les muses expier au pilori de ce que l'on ne peut pas endurer les sensations que l'on refoule ? Sensuelle, fragile, infiniment désirable parce qu'elles sont sensibles, faut-il les laisser souffrir et vivre une vie dont seuls les artistes s’offre l’audace de rêver et par petite gorgée d’un goût subtil distiller au spectateur fasciné.

 

Les muses souffrent-elles ce que l'on n'ose pas endurer ? On les sait sensuelle et fragile et on les expose aux morsures de la vie, à ses foudres et ses poignards, à son goût âpre et amer dont les hommes n'ont eu cessent de se protéger et que l'artiste a souhaité en silence avoir saisir.

 

Peut-on laisser souffrir les muses ? Du piédestal d'où on les voit là où elles sont belles, irradiantes, irradiées plus que de raison à la place du plus fort, nous les voyons vaciller, pleurer, prier, aimer, crier. Doivent-elles être là parce qu'elles le font si bien, simplement parce qu'elles sont douées pour cela, simplement parce que nous ne le sommes pas assez ?

 

Sentiment de feu, de femme et d'amour ou d'existence au zénith.

 

Doivent-elles être les seules à goûter aux goûts amers, la liqueur âcre de la vie ? Transpercées en leurs corps et conscience des soubresauts de la douleur. Elles sont belles mes muses, ruines fragiles et encore tremblante de leurs âmes ; elles sont fières mes muses crucifiées à l'orée de la folie, elles savent faire face mes muses aux cris, aux pleurs, aux tremblements et soubresauts de la raison, pas celle du plus fort mais celle du plus lâche. Faut-il laisser mourir les muses comme s'éteint une bougie, ne gardant au cœur que la nostalgie légère et l'emphase délicieuse que l’on appel inspiration. Faut-il les laisser mourir pour un éclat de mot, une lueur de plaisir ?

 

Une main sur la tête caressant les cheveux, une main sur le cœur caressant la blessure, figée dans sensualité apparente elle est là. Une pause prise près d’un torrent. Faut-il accepter de la laisser partir et rester là stoïque et exalté en ayant à la conscience l'imminence de sa chute, le probable de son plongeon, le certain de sa fin.

 

Faut-il écrire sur elle, pour elle, avec elle, écrire sans elle ? Puis faut-il encore être lu et aimer cela pour poursuivre cet exercice ?

 

Tête à tête divin, d’elle à moi il n'y a rien d'espace qui nous sépare, juste d'infimes différences et d'infinis petits gouffres ; nous avons le don de les vivre, elle a le don de l'être infinie et différente ; j’éprouve la culpabilité contre l'envie, le sublime contre l'extase. Elle et moi, la muse et l’artiste, elle inonde et je canalise, elle traverse et je transport, elle expérimente et j'exprime ; elle expire et j'aspire.

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0