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Publié le 17 Octobre 2012

Je recherchais les fées comme un chercheur le fait avec l'or, avec de la fièvre qui bat la tempe, ce trouble dévorant qui pousse l’homme de la passion à la folie. Être chasseur de fée, ce n'est pas une chose qui se revendique ni ne se cri sur les toits ; c'est secret, à moi, rien qu’à moi, c’est mon petit secret. Il fera bientôt jour, je suis heureux, mon cœur palpite comme au premier jour, je viens tout juste d’en attraper une. Elle a les cheveux noirs avec des reflets rouge sang, le regard bleu comme la glace. Elle possède de magnifiques ailes noires qui scintillent quand elle se débat. Elle est encore inerte, inconsciente, prise dans les mailles fines de mon filet électrifié. Elle est assommée, ses cheveux sont tout emmêlés, mais je la trouve déjà magnifique.

 

J’ai mis du temps à retrouver celle-ci. J'ai d’abord été sur sa trace comme on peut être à l'écoute d'une rumeur, en tendant l’oreille aux vents et aux bruits ténus de la rue qu’ils transportent. Je ne me souviens plus exactement comment cette histoire d'ange veillant sur les prostitués est arrivée à mes oreilles. La première fois, ça devait être une rumeur de bar, une de ces histoires alcoolisées qui passe de bouches volages aux oreilles distraites. Simplement des bribes de phrases volées aux conversations débridées qui ignorent que demain viendra. J’ai alors commencé à réunir les pièces éparses d’un puzzle que je reconstituais petit à petit. De mot en mot, j'ai remonté le fil de cette rumeur, recousu la trame lacunaire de cette légende pour en obtenir une idée nette qui convergeait vers le corps des prostituées. J’en étais arrivé au point où une évidence se dessinait ; si je voulais aller plus loin, suffisamment loin, pour rencontrer cette fée, il fallait que je recontre les putes, il fallait que je paie le corps d’une femme pour approcher de la fée.

 

La première fois, c’était tard dans la nuit, au fond d'une impasse, à l'ombre d'une porte de garage. Quarante euros, c’était le prix pour une fellation mais surtout le prix à payer pour avoir quelques minutes propices pour apercevoir une fée.

Je ne l'ai pas vu.

 

La nuit suivante, je suis revenu errer dans le quartier à la recherche d’un scintillement, un crépitement, d’un quelque chose de féerique qui trancherait avec le cloaque de la rue. D'autres nuits encore je suis revenu là où la rumeur me laissait croire qu’elle pouvait apparaître. Parfois je payais ces femmes et je jouissais pour rien, d’autres fois je revenais discuter avec les femmes de la rue. Au fil des nuits, je suis devenu un client assez régulier pour être leur ami. Je venais sans honte, pas sans espoir, j’avais pour elles toujours de l’argent, mais nous échangions plus que du sexe, elles avaient pour moi des histoires de fées et d’ange gardien. Pour elles, l’histoire de cette fée était naturelle, réelle, certaine, c’était un fait.

Enfin une nuit, je l'ai vu. C’était une nuit d’automne, le quartier chaud était électrique, le ciel était chargé d’un orage prêt à tomber. Elle est venue se poser sur l'épaule dénudée de la jeune femme rousse qui, accroupie devant moi, s'appliquait de sa bouche à faire jaillir mon plaisir. Si la rumeur parlait d'un ange, ce que la rumeur avait omis de dire que c’était peut-être celui du vice. Je pouvais voir dans le bleu glacé de son regard minuscule l’éclat lubrique du voyeur. Elle se tenait là sur l’épaule de la pute campée dans un minuscule mais affolant bustier rouge d'automne et une minuscule jupe aux froufrous flamboyants. Elle était toute chaloupée, battant des ailes avec désinvolture quand dans un soubresaut la prostituée lui a fait perdre l’équilibre. D’un battement d’aile qui laissa tomber de la poudre brillante sur l’épaule de la jeune femme, la fée se repositionna sur son épaule. Elle était là, et elle lui caressait les cheveux sans que je comprenne si c'était pour l'encourager ou l'apaiser. Dans l'excitation de l'instant, je n'ai pu me contenir et j'ai joui rapidement. La jeune femme, son travail fini, c'est relevé et la fée avait disparu. La nuit d'après je suis revenue et j'avais cette fois avec moi le filet. Je suis revenu la nuit encore après et une semaine durant toutes les nuits à payer des femmes pour leurs services, à payer pour poursuivre un mythe.

 

Je me sentais un peu comme ces marins d'Ulysse qui n'ont pas su résister à l'appel du mythe, mais pourquoi vouloir résister à une passion dévorante ? Et la passion toujours paie, une nuit alors que l’aube l’allait faire son entrée, pendant que j'étais entrains de besogner une femme payée à m’offrir son dos et puis ses fesses, elle est revenue. Elle s'est posée tout doucement au creux des reins de ma putain comme une brise dépose une feuille morte au pied d’un arbre centenaire. Elle s'est posée comme pour mieux profiter du spectacle. D'un geste vif répété des centaines de fois, je l'ai saisi dans mon filet. C’est à peine si elle a crié quand elle a senti le courant électrique la parcourir. Elle s'est à peine débattue quand j’ai quitté la femme, la ruelle, le cloaque, et que je suis parti en courant avec mon butin vers ma voiture.

 

Enfin elle est là. Étendue sur mon bureau. Je l’ai libérée des mailles du filet avec délicatesse pour ne pas la blesser et maintenant je m’applique à la déshabiller avant qu'elle ne se réveille. Il faut démêler ses cheveux, défaire son bustier et sa jupe que je garde précieusement. Aussi nue qu'elle peut l’être et tellement belle dans son élégance, je l’admire ; ses ailes noires scintillantes, sa peau d’albâtre qui accentue la couleur intense de ses cheveux. Je la prends avec toute la délicatesse dont je suis capable et je la dépose sur la page du dictionnaire à la lettre P tout près de Philosophie et Photographie. J'observe encore sa petite poitrine se gonfler au rythme des respirations, je contemple toujours les nuances irisées sur ses ailes déployées qui irradient au rythme de ses respirations et tout doucement je referme sur elle l’épais dictionnaire.

 

Dans le silence de la pièce, je n'entends que mon souffle et le bruissement de ses os qui craquent. Entre les pages de mon gros dictionnaire, elle rejoindra bientôt ma collection de fée. Le poids des mots et le grain si particulier des pages de ce dictionnaire sont les seuls capables de sécher correctement les fées que je collectionne les fées comme d'autres font collection de feuilles mortes.

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Publié le 16 Octobre 2012

Plongé dans une immobilité nécessairement passive cela fait quelques heures que le corps inerte à mes coté est dans cet état d'inconscience somnolente. La chaire c'est beau, celle des femmes l'est encore plus et plus encore quand elles sont jeunes et qu'elles ont la fougue de leur indépendance qui brule leurs veines. Il n’y a rien de moins à sa place sur ces draps bleu nuit que la chaire de cette femme qui repose à mes côtés. En refermant les yeux sur ce que je viens de vivre je pourrais pourtant me convaincre qu'elle dort.

 

J’étais moi aussi restée quelques heures immobile, endormie ou inconsciente en tout cas indolente dans la fluide vacation du temps. Et soudain c’est l'éveil, cette seconde durant laquelle mon esprit léthargique redevient alerte. C’est comme un vertige, comme le fouet d’une vérité fulgurante ; une prise de conscience de soit comme s'il n'en avait jamais était autrement ; c’est une sensation pareille à une brûlure vive, une morsure, c’est la douleur immanente qui précède le retour du souvenir à la surface de ma conscience. Mon esprit s'est agité mais je n'ai pas bougé pour autant et d'autres heures ainsi sont passées sans que je ne bouge. Ces quelques heures furent à peine suffisantes pour faire de cette souffrance un souvenir violent et non une brûlure violente sur ma peau.

 

Dans l'expérience de ces rencontres, le plus dur n'est pas de trouver une femme au corps joliment fait, ni de l'amener à être nue, allongé dans l’abandon éphémère à mes désirs. Non, le plus dur c'est le geste, l'accord du geste et de la chaire, le parcours sur le galbe d'une fesse, le tracé dans le creux d'un dos. Ou équilibre, ou harmonie, c'est ce quelque chose de précis qu'il faut trouver pour que le geste ne trahisse pas l'idée. Pour chaque nouvelle conquête apprendre la peau, son grain, sentir cette chaire et toute cette vie qui bat juste là. Du bout d’un doigt on peut percevoir, les tensions, les craintes, muscles tendus, les énergies contradictoires.

 

À défaut d'avoir eu assez de temps pour l'oubli je m'efforce d'enfoncer et d'enfouir au plus profond de moi ce moment vécu, l'enfoncer si profond qu'il aille brûler dans l'enfer qu'il a attisé en moi. Maintenant il y a encore deux choses qui m’obsèdent ; cette présence couchée près de moi et cette cicatrice brûlante dans mon dos qui trouve un écho jusqu’à un tréfonds que je devrais appeler mon âme. Je fais tout pour enfouir les cris et les pleurs qui précèdent le moment où la solitude est brisée par la division de la chaire. Je m’efforce d’enfouir dans mon abîme le sentiment d'oppression qui m'a maintenu, les coups donnés, le corps et ce moment où la volonté se brise.

 

Mon expérience m'a donné le geste sûr, ce je ne sais quoi qui fait d’un geste du banal un chef d'œuvre. Je suis réveillée, relevée et je regarde le corps de cette femme, je contemple mon œuvre, elle est comme une toile d'avant-garde. Je ne jamais vu dans aucun ouvrage la beauté de la femme être-chaire mieux servie que dans mes œuvres. Il faut un savoir faire que l’on acquiert au frange de la nuit pour parvenir à puiser à la source l'essence féminine pour la faire rejaillir là où elle ne vient jamais ; dans le réel. J’ai ensevelie ce corps sous les coups de scalpel et j’ai dessiné tout de rouge et de sang le chemin déchiré qui conduit jusqu'à l'âme. Il ne reste plus qu'à signer mon œuvre juste d’une lettre.

 

Je le sens qui s'agite, il revient, s'approche. Je n’ai plus peur parce que je ne pense pas pouvoir souffrir plus que tout à l’heure. J'attends fébrile son nouvel assaut et je sens dans mon dos se dessiner un P.

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Publié le 12 Octobre 2012

Les nuits que je passe à l'hôtel sont d'une volupté particulière, une douche, un lit fait chaque soir et la solitude de l’écriture. Quand la chaleur extérieure colle à la peau elles sont agréables ces nuits propices à l'écriture. Ce luxe est une nécessité d’écriture pourtant je n'avais pas envie quand je passais mes nuits au chevet d’une ville meurtrie. La climatisation ronronne et moi je retourne en arrière dans le creusé de mes souvenirs ...

 

Il fait une nuit lunaire, peu étoilée. Aux cœurs des tentes alignées les lumières irradient faisant danser des ombres. C'est la nuit mais la chaleur est accablante, exotique et étouffante. J'ai la sensation que je vais faire une nuit blanche dans ce décor vert foncé sous la moustiquaire militaire. Je trouve un exotisme dans cette situation, une touche séduisante dans l'angoisse de cette ville éventrée. Je suis dans l'ombre d'une tente longue, profonde et vide, ce genre de tente symbolique des abris de fortunes, abris précaires et provisoires qu'investissent les rescapés des catastrophes naturelles. Le sol couvert d'une bâche est ailleurs rendu à la terre battue où des herbes absurdes s’aventurent hors du sol comme une notre un peu folle dans cet environnement plutôt austère.

 

Je dors chaque nuit sur un matelas poussiéreux directement posé par terre. Il a y des odeurs de renfermé incrusté dans ses fibres, mais ça ne me gène pas. Le repos qu'il me procure et supérieur aux défauts que je peux lui trouver. Chaque soir je m'enroule dans un drap comme pour me rassurer avant de m'endormir. Je me rappelle vaporiser cet insecticide qui sent le mazout autour de moi pour conjurer ces ennemis invisibles de mon sommeil mais à quoi bon vaporiser dans un endroit balayé par les vents. Posé au pied de ma paillasse il y mon sac de voyage jamais fermé. Un simple sac avec rien de précieux dedans, juste un peu de linge que je crois propre lorsque je m'habille après la douche du matin. Le vent qui souffle, celui qui fait claquer les toiles se faufile partout et a vite fait de remplir de poussière la tente, le lit, le sac. Quelques soirs, fatigué par le soleil et vidé par une journée d'errance il m'est arrivé de m'étendre dans la poussière et de m'endormir ainsi sinon chaque soir je prends la peine de retourner le matelas.

 

Autour la nuit n'a rien de calme, moi non plus je ne le suis pas et je ne peux pas l'être tant que j'ai le cœur trop lourd de ce que j'ai vécu dans la journée. J'entends dehors la voix des hommes, des femmes, rencontrés au hasard des errances. Des voix qui disparaissent chassées par un bruit strident dans mes oreilles, attaque de moustiques qui mettent mes nerfs à vif. La fatigue m'inonde. Mon corps a besoin de dormir. Un coup de bombe insecticide pour un répit en silence, juste peut être longtemps pour être emporté par le sommeil.

 

Dans le confort de ma chambre d'hôtel j'inscris les souvenirs de cette nuit sur le clavier de mon ordinateur. La lumière bleutée que je sens sur mes doigts me berce, je vais m'endormir alors je me dépêche d'écrire ces souvenirs avant de sombrer.

 

Je ne dors toujours pas. C'est une nuit que je passe dans les mêmes conditions que les rescapés du séisme, une nuit parmi eux. Les tentes alentours ne dorment pas non plus. J'entends ces bruits synonymes de vie en éveil. Le son des télés qui bercent de leurs voix criardes les enfants anxieux, plus loin des paroles et des pleurs. La fatigue accumulée, la chaleur qui use les organismes, mais c'est surtout la tension de la journée qui consume l’esprit. C'est la nuit que ce libèrent les angoisses que les larmes ne viendront laver qu’au petit matin.

 

Cette nuit là je me suis endormi par hasard sans savoir que je m'en souviendrais un jour.

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Publié le 10 Octobre 2012

petit besoin impérieux et grande pression intérieure, donner le meilleur et le reste de soi-même, se donner à l'autre et alors ? C'est cela l'écriture n'est-ce pas ? Se foutre en lettre à l'endroit de se foutre en l'air ? Alors quoi ? A l'envers ? A quoi bon ? Bon à rien ? Non, un rien me suffit même s'il ne se suffit pas, pas une fin en soi, mais juste une forme pas suffisante pour en finir. L'écriture ? S'offrir en trois mots, s'ouvrir en trois gestes, un mouvement, un éclair qui tombe, coup de tonnerre pour la foudre, instant présent, le cœur ouvert, le corps pressant, impressions, implosions entre les lignes, petit bûché pour grandes flammes qui noircissent le blanc des pages, je flambe, désert glacé, dessert de saison pour impression saisonnière. Pas de plume noble, d'ivoire des pages ou de couverture de cuir, juste l'encre noire en rature sur un brouillon, le bruit haché des frappes sur le clavier, c'est cela le petit zoo noctambule de l'écrivain pour habitués et animaux somnambules. Attention ne nourrissez pas le bestiau dans sa cage, ou alors juste s'il ne s'y attend pas et ne soyez pas sûr qu'il le digère. Digression dont vous n'avez que faire. Se faire une place entre les lignes, entre la muse et la bille, creuser son trou dans la vie des autres, se trouver une place dans l'envie d'une autre. Arrêt terminus et point à la ligne, il faudra finir à pied les vers sans pieds, à défaut de tout prendre au pied de la lettre, je vous laisse les pieds et je prends les lettres

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Publié le 7 Octobre 2012

ce soir j’étais au match du MaHB en tant que supporter et en tant que bête curieuse animé par cette curiosité qui espère trouver le sens historique des choses ; le retour du MaHB dans sa salle après que le club et plusieurs de ses joueurs majeurs aient été au cœur de la furia médiatique pour cette affaire de paris et de match truqué c’était une chose à voir, à vivre ; être présent pour supporter. J’ai vu l’Aréna se remplir péniblement, j’ai vu l’entrée des joueurs amputée du solennel habituel et puis j’ai senti cette salle se mettre à supporter ; quand on a déjà connu le bruit d’un stade qui acclame les derniers coureurs d’un marathon à rentrer sur la piste où l’ovation d’un stade qui supporte le coureur de 3000 steeple Indonésien on reconnait le sens de ces applaudissements. Ce soir les supporters de Montpellier supporter leur club comme on supporte le bon dernier, une ferveur très tendre, sincère, chaleureuse, une ferveur qui voudrait panser les plaies faites à la dignité et à l’amour propre, une ferveur qui dit nous sommes là de la même façon qu’un père caresse la tête de son fils dans la nuit quand il se réveil après un cauchemar ; j’ai assisté à beaucoup de match à Montpellier, j’ai vu des matchs gagnés avec une telle avance que le public n’arrivait plus à s’emporter malgré les incitations des supporter officiels, j’ai vu aussi des matchs perdus sans qu’il n’y ai espoir de victoire et j’ai entendu les applaudissements qui sonnaient creux mais ce soir j’ai entendu tout autre chose, malgré un début de match plus que laborieux j’ai entendu une salle soutenir avec une ferveur tendre, un salle applaudir autre chose que les échecs aux tirs, une salle entière qui pansait ses blessures dans une ferveur sans faille. Montpellier ne gagnait pas, ils étaient mauvais, le public supportait et puis ce qui n’était qu’une ferveur palliative c’est petit à petit transformée en ferveur sportive parce que l’équipe est revenue, par que le combat à lieu, parce que jusqu’à la fin il y a eu sur ce terrain la belle tragédie du sport et la victoire qui échappe à la fin ; mais ce soir j’ai vu la ferveur tendre et paternel devenir une ferveur guerrière ; j’ai aussi vu un silence, un non-dit, un grand tabou silencieux prendre place dans cette Aréna, pas un mots pour les joueurs compromis avec la justice, pas un mot de soutient, pas une insulte, pas un symbole, pas un signe, pas même un chant ostentatoire, rien ; le bloc derrière la ligne de conduite du club, le silence ou pire la parole qui fait comme si l’acte n’avait jamais eu lieu ; j’ai ressenti une forme de malaise, j’étais venu pour prendre parti, le supporter laisse son libre arbitre et son intelligence à la porte de la salle pour embrasse l’amour, la subjectivité et l’émotion. Ce soir je pense à ces joueurs que j’ai aimé, ces joueurs qui m’on fait vibrer, ce soir je pense à eux et j’ai un peu honte qu’une salle entière qui les adulait encore hier aujourd’hui ai fait comme si de rien n’était ; non je ne vous oubli pas

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Publié le 2 Octobre 2012

qu'est ce que je sais des lesbiennes, des amazones et des légendes et mythes fondateurs de ce qui n’en est pas un sauf dans l’imaginaire fantasmatique masculin ; du mythe je n'en sais que les mythes justement avec la maladresse du néophyte, des amazones je sais le fleuve et le marchant de livres ce que je veux dire c'est que lorsque j'entends amazone c'est n'est qu'en troisième lieu que je pense aux femmes et là encore j'ai la pensée parasité par Xena la guerrière de la série éponyme et plutôt médiocre mais dans un sens on ne choisi pas son goût adolescent, finalement des lesbiennes je sais le fantasme mais aussi une étrange conviction de l'être, de l'être un peu, de l'être à ma manière d'hétérosexuel masculin, à la façon absurde et prétentieuse de croire que l'on peu percevoir, comprendre et habiter le cœur de l'autre sexe avec justesse ou empathie mais il faut s'y résoudre, ce que je ressens parfois dans mon attirance pour les femmes que je considère comme une attirance homosexuelle c’est un simple égocentrisme simplement parce que je conchie mes congénères mâles, simplement parce que je méprise la part de mâle qui m'habite et que je préfère croire en la valeur de ma part féminine ; je sais l'ethno centrisme testiculaire est voué à un échec certain mais en même temps c'est lui qui porte le sein de notre subjectivité alors je passe par ce trou de serrure avec je l'espère un peu de recule ; qu'est ce que je sais des amazones moi qui au fond ne sait rien de l'amour qu'il soit entre deux sexes distincts ou deux sexes semblables, c'est peut être le poète qui se dit lesbienne, c'est peut être qu'une posture poétique mais c'est aussi une étrange conviction ; en même temps j'ai parfois cette même sensation d'empathie pour les romantiques, les terroristes, les désespérés et quelques suicidaires et quelques tueurs même alors peut être que tout cela n'est qu'un problème d'empathie mal calibrée ... finalement peut être que des lesbiennes, des amazones et des femmes je ne sais rien, juste je ressens

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Publié le 21 Septembre 2012

ce qu’il y a de bien avec les filles à l’adolescence écorchée c’est qu’elles aiment dans vos mots l’irrévérence et l’impudeur et qu’elles n’aspirent qu’à une seule chose que vos écrits et vos pamphlets soient poignardés sur la porte de leurs parents parce qu’elles aiment en vous l’incandescence de l’instant et la naïveté de vos guerres et que dans l’écho de votre prose elles entendent vibrer quelque chose qui leur ressemble un peu ; elles supposent ou comprennent ou bien elles veulent croire que la poésie assassine plus fort que les couteaux et elles vous vois comme un oiseau en haut des tours, comme un Icare qui n’aurait peur ni du soleil et ni des ombres et parce qu’elles savent que vous pourriez tomber comme on se jette du haut des ponts et que vous trouveriez ça beau et que vous en écrirez des beaux mots alors elles vous aiment comme on aime l’envie de se foutre en l’air, elles vous aiment comme elles aiment l’idée d’emmerder ses parents, elles vous aiment comme jamais, elles vous aiment comme personne, elles adulent vos névroses et dévorent votre esprit et vous, vous oui, vous en faites des muses qui dans l’équilibre précaire qui se crée quand leur larmes coulent remplissant d’eau salée le plateau de la balance qu’elles équilibrent sont des sources profondes, alors vous y plongez la plume pour en nourrir vos vers et elles, oui elles, elles aiment ça, elles sont des princesses, elles sont des déesses, des nymphes de papier ; vous faites brûler leurs cœurs qui bat dans la poitrine où naissent les sentiments, la révolte, les pluies acides ; elles voudraient pour tout l’or de leur vie que vous détruisiez les frontières, abattiez les barrières, décrocher des frontons les figures parentales, vous êtes Pygmalion, vous êtes Mahomet, vous êtes un héros ou vous n’êtes personnes mais pour le prix des nuits qui blanchissent dans leurs bras vous êtes l’aube du monde et ça dur ainsi jusqu’à ce que les filles deviennent des femmes et fondent sur le parvis ou sur les ruines sous leurs pieds des nouvelles maisons, qu’elles deviennent une autre et d’un paraphe bleu turquoise au revers d’une lettre elles vous oubli un peu ; pour les poètes à nous l’éternité, quand les petites filles ressuscitent leurs parents, quand du ventre du monde renaissent des villes et des cendres des forêts se relève le monde, quand les femmes enfin embrassent un prince d’un charme consensuel elles oublient elles aussi qu’un jour elles ont pu être le monde entier qui grandi, qui née et qui enfle en craquant jusqu’au creux de leurs chaires, elles oublierons ce rien et dans le lit devenu froid naitra la poésie

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Publié le 20 Septembre 2012

auteur d’écrits illuminés, imbus de lui-même et que par-dessus tout ne doutant pas de son talent ; vous le savez ça c’est tout moi, ce n’est que moi, toute ma prose écrite à la plume d’un oiseau de mauvaise augure, rédiger des poésies nécrophages sur la grandeur et la décadence de Rome, visionnaire des viols et des violences de la future Babylone et je mouille mon encre dans la sueur et le sang des prostituées roumaines que l’on trouve le long des routes, ne croyez pas que ce soit mon oraison funèbre c’est seulement une litanie d’éloges ; le reflet trompeur dans la rivière qui voudrait charmer mon égo ; oh oui je voudrais y être, être le véritable croque mitaine, le grand pervers illuminé sans savoir ce qui éclaire, ébloui et aveugle ma prose, être celui qui hurle à la lune et lève derrière lui une armée de louves et derrière mon masque de vision nocturne être celui qui avec un goût de sel dans la bouche je lèche des plaies amoureuses ; non je ne suis rien de cela, je suis pire et je ne suis rien de pire, ce n’est pas parce que l’on brise un cœur, ce n’est pas parce que l’on piétine des platebandes, ce n’est pas parce que le sang froid de mes veines glace l’encre sur les doigts, ce n’est pas parce le toupet de ma prétention m’éloigne du sol, ce n’est pas parce je suis moi que je suis un fou, un bourreau ou un nègre, sauf peut être le nègre de mon indifférence et peut être celui d’un cynisme larvée ; promis dès que je réveil le nègre je serai meilleur

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Publié le 18 Septembre 2012

ton amour est étroit et ton esprit à toi aussi et toi aussi étroite comme une prison amoureuse, comme une prison à portée de cœur et cellules gavées de sang et de sentiments qui palpitent comme s’il fallait qu’ils se fassent remarquer, palpiter comme on lève les bras au ciel pour attirer sur soi l’attention des dieux, tes sentiments qui palpitent pour que je les remarque comme si tu me pensais aveugle, aveugle tu voudrais certainement que je le vois pour que j’ai une excuse au marbre de mon cœur mais il n’est pas question de ne pas voir juste de ne pas aimer et si demain je dois tomber amoureux alors j’aimerai une fille de chanson triste, une fille aux contours interdis, à l’âge sauvage qui s’agite comme le feu du briquet qu’elle allume pour embrasser ses cigarettes, une fille qui danse nue sur le bitume avec laquelle je prendrais la route pour rouler des heures de nuits et s’arrêter là lire de la poésie surréaliste qui remplira nos verres des bouteilles qu’on vide, oui une fille de chanson, une fille pas triste qui sait le feu qu’elle attise, qui sait la prose et la déréliction des poètes, une fille qui habille les terres arides de sa présence, une de ces filles avec ses mèches de cheveux sur le front et la sueur sur la nuque, une danse dans la boite, de papier et de ligne, une fille à rouler dans l’herbe fraiche et que l’on ne nostalgise pas, une fille que l’on fredonne quand on l’oubli, une fille que l’on garde sur le bout de la langue, que l’on connait sur le bout des doigts, une forêt jouissante dans le creux de la page ; mais en dehors des chansons l’amour est de béton et d’acier, une prison en prise directe sur la modernité et quand mes yeux se ferment jamais ils ne rêvent à cela

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Publié le 15 Septembre 2012

à quoi bon les zèbres, que nous disent les zèbres à part qu’ils sont en noir et blanc et à rayures ? A ce rythme là il faudrait tuer les zèbres, tous les zèbres et peut être même les jaguars sauf s’ils sont des voitures parce qu’on a beau vomir sur la gente automobile dans notre belle société on aime les belles voitures, les grosses caisses surtout les vieilles comme les vieilles femmes, celles qui fument de gros cigares dans de gros salons de cuir usé avec de gros ressorts sous ton cul qui dessinent des formes rondes sur la piste de danse où se dandinent des lapines aux longues oreilles et aux cuisses fines et larges, élancées et longues à mesure que les filles gravissent les pyramides sociales sans ascenseurs, sauf peut être un ascenseur vaginal à condition qu’elles fassent taire les censeurs alcoolique qui aux petits matins brumeux font le décompte des mots honteux qui ont été éructés durant la nuit et ils en ramassent des pelles folles comme autant de feuilles mortes, des lettres blanche vide comme des bouteilles vides consignées à la banque des esthètes anonyme accros à la coke dans les parkings urbains aux formes non variées mais subitement géométriques en couleur de béton comme une audace que voleurs de couleurs on laissé au temps mourant, le temps mourra et nous avec, le temps nous tuera et nous aussi à longueur de temps nous tuons le temps et le carnage n’est pas près de prend fin

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