Articles avec #je est un blog tag

Publié le 10 Décembre 2012

Une heure moins le quart avant l’apocalypse, avant la fin du monde, avant la fin du jour ; mille heures de conversation et le feu qui crépite et l’ombre de la poésie et de la prose aussi ; la posture du poète, la licence poétique tout cela n’est qu’une histoire d’esbrouffe, de celui qui ose, oser s’asseoir dans le fauteuil d’osier au coin du feu et prétendre entendre d’autre chose que le flux et le reflux du monde ; parfois on se pose là et le monde impose à la vue l’implacable dose de réalité que l’on veut nous faire passer pour du pragmatisme et puis parfois à force d’imposture, on se convainc du mensonge anonyme des choses ; est-ce le pragmatisme qui ment ou est-ce la poésie qui trompe ? c’est toujours le mensonge qui l’emporte et donc c’est toujours la prose ; mentir c’est simplement articuler les mots autour d’axes de pouvoir, la poésie c’est la même chose sauf que ce n’est pas autour d’axes de pouvoir mais justement autour de ce qui ne l’est pas, l’anodin qui soudain sonne juste, le songe qui devient palpable ; petite faille anodine, petite fille fragile, il a de quoi faire douter le réel n’est-ce pas ?

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Publié le 8 Décembre 2012

je ne suis pas là, mais je suis là, c’est la magie, je ne suis pas mentaliste, je ne suis pas magicien, je suis juste écrivain, écriveur, utilisateur d’internet, blogueur et je sais utiliser la publication programmée, donc j’écris sans posteriori, sans la queue ni la tête, j’écris pour faire le nombre, pour faire le jour, le jour d’après, toujours écrire un jour, un jour par jour pour être sûr de ne pas se manquer à soi même, écrire par fidélité ; je suis ma plus belle fidélité, la seule, la vraie, la seule qui aura du sens ; tant pis pour les femmes à qui je serais fidèle, mais qui sauront que cette fidélité n’est qu’une héritière, un ersatz, une copie de ma fidélité originelle et oui mesdames je suis un égoïste ; je suis le sommet de ma pyramide, je suis en perpétuel bouillonnement avec mon avant-garde et moi j’aime ça, je m’aime avant d’aimer les autres et ce soir, ce soir de demain je l’assume

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Publié le 7 Décembre 2012

Toi qui étais au concert de Saez hier soir à Aix-en-provence et qui durant toute la première partie a essayé de prendre des photos, je voudrais que tu saches à quel point je te conchie. Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, la première partie s’est jouée sur un registre intimiste ; qu’est-ce qui me dire cela et qui aurait pu te mettre la puce à l’oreille de la nature intimiste de cette partie du concert ? Le fait que le chanteur soit seul sur scène, qu’il joue de la guitare assis sur une chaise mais surtout et c’est là où je veux en venir, tu aurais du remarquer la lumière tamisée. Et toi tu ne trouves rien de mieux à faire que de poignarder cette ambiance avec le flash de merde de ton smartphone à la con. Non mais imagine que tu es chez toi et que tu as organisé un dîner romantique pour ta copine, tu as justement allumé des bougie pour avoir une lumière tamisé et à ce moment là je me cale dans ton canapé et pendant que tu dîne avec madame je vous prends en photo au fash, imagine ce qu’il restera de ton ambiance, imagine comme tu me trouvera con et bien ce soir c’est toi le con.

 

Alors déjà #lesgens qui utilisent le flash intégré à leurs compacts/smartphone pour photographier un sujet à plus de trois mètres d’eux en temps normal cela m’énerve, mais quand cela arrive pendant un concert et pendant la partie du concert qui essaie de créer une ambiance, cela me rend dingue. En voyant la scène, tu ne t’es pas dit dans ta petite tête que tous les éclairages éteints, ils n’étaient pas là juste pour faire joli et qu’à un moment du concert ils seraient allumés et que tu pourrais prendre des photos sans faire chier ton monde ? Non, toi tu as voulu prendre le moment dans la pénombre, mais de la pénombre, tu devais t’en foutre puisque tu as jugé judicieux de balancer ton flash. Et si au moins tu arrivéais à faire une bonne photo, une part de moi pourrait comprendre que tu fasse cela, mais je les vois bien tes photos, tes merdes, tes images immondes, petits amas de pixels mals compressés ; en plus avec ton flash de merde tu n’arrive qu’à éclairer les nuques des gens qui sont devant toi, une forêt de nuque et un chanteur vaguement flou en arrière plan. Et toi quand tu vois que cela ne marche pas, au lieu de te rendre à l’évidence et d’arrêter tu t’enfonces et tu persévères. Que tu aies envie de jouer les photographes quand la lumière est forte je m’en fouts c’est ton problème, pas le mien mais quand tu viens gâcher un beau moment d’intimité avec ta lumière moche là tu fais chier tout le monde ; et c’est sans compter les quelques cons qui non comptent de rater des photos pendant le concert prennent le temps de répondre à leur sms ou d’aller sur Facebook, putain mec tu aurai pu avoir la décences au moins de baisser la luminosité de ton écran du coup tu m’éblouie pour rien. Je vais éviter de passer ma colère sur ces cons qui décident de tourner des vidéos de 15 secondes en brandissant bien haut leur téléphone, vidéo mal compressé, mal cadré et surtout hautement inutile qui viendra se perdre dans les recoins de ton disque dur. Moi qui suis devenu vieux hier je me souviens de cette époque pas lointaine du tout ou quand au concert le chanteur chantait le morceau qu’on aimait le plus on appelait une amie, un amour, ou quelqu’un concerné et on levait le téléphone pour que l’autre participe un peu de ce moment, c’était sûrement ridicule mais au moins ça ne faisait chier personne mais maintenant que les téléphones sont des usines à gaz qui éclairent plus qu’un halogène Ikea c’est devenu une calamité. Alors si quand tu sortais ton téléphone pour gâcher l’ambiance il y avait un mec qui chantait faux pour pourrir ta vidéo ou qui levait les bras pour t’empêcher de cadrer dis-toi que c’était moi

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Publié le 6 Décembre 2012

parce que je suis vieux, plus vieux qu’y hier moins que demain bien sûr, parce que je fais ce que je veux, parce que je suis un nouveau vieux, ce qui vaut mieux que d’être un ancien jeune parce que les jeunes sont cons, parce que l'on est jeune et con et que ce soir comme un heureux hasard ce soir je vais voir en concert mon chanteur préféré, favoris, adulé, additionnellement mon idole, ma muse masculine et même cet agent pathogène qui réveille en moi la midinette, la pucelle, le révolté et le romantique et parfois les quatre qui se réveillent dans ma tête quand j’écoute des chansons font une petite partouze allotrope mais heureusement stérile parce que cela serai bizarre que j’accouche de moi-même après m’être moi-même engrossé sauf si on considère que j’accouche de mes mots ce dont je ne nierai pas la part de vérité ; je suis véritablement plus vieux et ça me fait un prétexte pour un article de ce jour, un jour de gloire, un jour à ma gloire, ma gloriole délicieuse et la vacuité de mes rédactions quotidienne résiste à la fin du monde et au contraire elle se dessine comme un sens, une statue, une ancre qui perdurera par-delà la mort du monde logé quelque part dans un recoin de paquet de pixels ; je fais ce que je veux, je dis ce que je veux, je veux ce que je veux, je suis ce que je veux, cheveux aux quatre vents, je veux et je suis le roi d’un jour, le roi des blogs, je roi du blog, le roi, je suis le roi, je suis ton roi, je suis aux rois, ce que dieu est à l’homme ; une utopie absurde et incertaine mais dont il est impossible de démontrer la non-existence et c’est donc parce que je suis comme dieu que je suis vivant et vieux sauf que je ne suis pas vieux, juste un peu plus que hier ; 34 ans, j’ai depuis bien longtemps dépassé l’âge des génies morts au sommet de leur 27 ans et c’est officiel je viens d’enterrer le Christ mon petit plaisir non-sens

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Publié le 4 Décembre 2012

180 fois une femme vierge, 188 mandarines et quelques clémentines, 123 fois pourquoi et seulement 22 bonnes réponses, 186 fois un drame noir, 122 fois des dames en noires mais pas 122 femmes juste treize, 36 libérations impromptues d'émotions en geysers lacrymaux, 200 mots et une poignée de résistants oubliés, 1 fois un doigt tendu, 1 fois deux doigts mouillés, 456 fois sa langue dans sa bouche, 856 sa langue dans sa poche, 247 ma langue dans sa bouche, 99 fois polir ses arguments avec une peau de chamois, 12 fois par an avoir du sang, 526 fois la preuve par trois pour justifier d'un adultère que l'on voudrait faire passer pour du ménage dans ses trop sages habitudes, 69 échos qui résonnent cinq fois avant de devenir inaudible, 42 souffles qui s'échappent de ses lèvres, 46 murmures à deviner l'oreille collée à sa bouche, 23 râles de plaisir nettement identifiables, 26 fois le souffle rauque dont l'incertitude des sources est un enjeu sérieux, 16 fois oui, 13 fois non, 2435 fois le nom de dieu, 6026 noms d'oiseaux et d'un bestiaire imaginaire hybridant volontiers l'affreux et l'horrible au merveilleux et 683 serpents à plumes, Par 100 fois la soie sur les chevilles, 13 fois le rose aux joues, 36 fois le rouge à lèvres, 12 000 000 d'étoiles, 42 mensonges et 74 omissions, 2 danses, 10 témoins qui n'ont rien vu, mais qui font preuve de suffisamment de voyeurisme pour ne pas avoir détourné la tête, 64 têtes de turques, 63 fois expier nos fautes mais 82 fois commettre un des sept pêchés capitaux, sentir 6 fois son parfum, se dire par 100 fois qu'elle serait mieux avec 6 kilogrammes de plus et un tour de poitrine plus élevé, 180 fois se mentir à soi-même, 188 peaux de clémentines et quelques mandarines, 123 fois frôler la fin et seulement 22 bonnes raisons de s'arrêter

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Publié le 2 Décembre 2012

ce jour où je suis devenu une fille, j'aurai bien voulu le redevenir, mais je ne l'étais pas avant, une fille, alors aujourd'hui j'ai décidé de le devenir, j'avais déjà laissé pousser mes cheveux, je les avais mis en blond, comme une blonde, une bombe, une belle blonde, mais ce n'était pas suffisant alors avant de me prendre un amant, je me suis fait pousser des seins, deux parce que ce genre de choses, ça passe mieux quand on a un nombre pair, Je me suis épilé partout où il était possible de faire la chasse au poile et je me suis creusé un vagin et même un utérus, je me suis sculpté un clitoris, et j'ai mis de l'or dans mes cheveux, un peu de noir sur mes yeux et du rouge qui ne tache pas sur mes lèvres, je me suis dit que cela ne serai pas suffisant, je me suis mis des crèmes et des beautés que je n'utilise pas d'habitude et je me suis regardé dans le miroir, Je me suis trouvée trop grosse, mais j'ai pris pas plus belle Duke face, j'ai pris mon téléphone et plutôt que de me faire livrer chinois je me suis prise en photo, sans faute de style, sans faute de goût, je m'étais mise nue dans le miroir de la salle de bains et je me suis prise, encore et encore jusqu'à parvenir à capturer un peu de l'huile essentielle de ce qui fait la femme en moi et je me suis dit que c'était un peu vain tout cela, Je me suis bien douté que même si j'étais devenu une femme, je n'allais pas avoir droit à plus de visite sur mon blog, ni plus de commentaire et #lesgens ne m'offriraient pas plus de photo pour mon anniversaire alors je me suis laissé repousser des poils là où il faut, j'ai rangé mon attirail sexuel féminin, j'ai repris des frittes avec de la sauce et je suis revenu pose mon gros cul ici

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Publié le 1 Décembre 2012

je pourrais essayer de répondre à la question sans sens de pourquoi suivons-nous et aimons-nous être suivis sur les réseaux sociaux par des gens et souvent des amis, mais surtout des gens que l’on ne connaît pas, pas encore, pas vraiment, quasiment pas, que l’on connaît mal et qui ne nous connaissent pas mais je ne serai pas sûr d'y arriver. Par contre, je peux dire quand la vie IRL, il m'arrive de suivre les gens dans la rue pour les photographier et je précise que je ne suis pas détective privé, je suis juste un peu psychopathe - oui je préfère dire cela plutôt que de dire que je suis un artiste dans la veine de Sophie Calle tant j’ai pu chier, conchier, moquer et dénigrer ses œuvres artistico photographique dans ma jeunesse même si dire que je suis les gens dans la rue pour l’art ça fait quand même moins peur que de les suivre pour d’autre raison ; sauf une fois j’ai suivi une fille qui passait tous les jours devant ma boutique et que je trouvais aussi séduisante qu’intrigante mais ce n’est arrivé qu’une fois et en plus y’a longtemps - . Tout cela pour en arriver à dire que fondamentalement si je suis des gens dans la rue les suivre sur les réseaux me semble naturel.

 

Mais je suppose aussi que si l'on follow des gens qui ne sont pas connus de nous sur des réseau c'est un peu avec une forme de politesse ; si on s'inscrit sur ces réseaux c'est en parti pour être lu, vu, aimé, entendu, adulé, retweeté, commenté, bref pour pouvoir gratter un petit peu de l’attention globale qui circule et s’échange sur les réseaux et je suppose qu’inconsciemment on sait que pour que le système soit viable il faut donner de l’attention aux autres pour en recevoir en retour ; ce ne sont que cela les réseaux sociaux, une grande bourse de l’attention et c’est ce qui explique que l'on suive des inconnus - par contre ça n'explique et ne justifie pas mon "on sait que pour que" qui est une tournure effroyable -. De là à dire que ces outils nous permettent juste d'être plus narcissique, plus égocentrique et de manger une plus grande part prévue de l’attention que celle prévu par le quart d'heure de gloire warholien il n'y a qu'un pas ; le 21ème siècle des réseaux sociaux sera impudique où il ne sera pas ; ton impudeur est ta monnaie alors si tu veux exister un peu montre sort ta queue, montre ton vagin et soit assuré qu’en retour le monde t’écoutera au moins pendant 5 minutes elles mêmes divisées en parcelles de 140 caractères

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Publié le 27 Novembre 2012

une croix valide, un creux de rein, un canapé honteux d'en avoir vu des nues et des pas moches et des vertueuses qui sont venues là perdre leur pudeur adossée ou de face ; une guerre des doigts qui n'a jamais eu lieu parce qu'il n'y a pas lieu de se signaler, de dire je suis là, effleurer son bras, son épaule, son oreille parce que en vérité si on ignore la pudibonderie, il n'est plus nécessaire de se communiquer, nos évidences sont suffisantes à se faire l'amour sans se faire la guerre de la séduction et du rapport de forces ; La guerre de la présence n'aura pas lieu, à deux, à trois, à toi, à moi et à moi le monde ; amoindrir ton mode et goinfrer le mien parce que j'écris les histoires d'une fille qui est un ogre - donc, on doit dire idéalement une ogre, une ogresse - une œuvre mineure et donc caverneuse d'une fille qui mange les choses et les gens et je dois creuser la terre pour y créer un creuset, un vagin, un utérus, un moule universel pour accoucher de mon monstre mineur, ma vanité ; le trou d'une caverne mineure pour y loger une ogresse mignonne mais incestueuse puisqu'elle mange ses enfants ce n'est rien, Rien qu'un peu de poudre ou de poussière dans les yeux du golem, c'est creux comme une mise en abyme, comme une merde qui tombe dans le trou ; la prose s'essouffle puis s'enflamme, les jours sont inégaux comme le sont les putes, les femmes, les vierges, les anges, les enfants, les hommes, les journaux, les artistes, les relations humaines, les résultats des votes UMP, l'efficacité de la torture, l'espérance de vie d'un bébé tortue et toutes ces autres choses sur lesquelles on ne tient aucun pouvoir

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Publié le 26 Novembre 2012

faut-il écrire des articles sur son blog pour sauver des gens ; en particulier pour sauver une personne du naufrage de sa propre vie ? Faut-il écrire ici et donc inscrire dans l'espace public la dimension de la déchéance dans laquelle se trouve cette personne même si c'est prendre le risque de dire que cette déchéance n'est qu'un minuscule séisme dans une vie ordinaire bien que son impact soi un réel effondrement avec perte et fracas mais il soit vrai que parfois les grandes destructions intérieures sont le fruit de minuscules circonstances défavorables à l'échelle du monde, à l'échelle des autres mais que faut-il croire ? le pathétique des circonstances et donc de là réalitée objective ou bien l'emphase sincère du ressenti et donc de la réalité subjective ? Peut-on supposer que la grandeur du ressenti dramatique et destructrice qui plus que miner ou ronger remplace presque totalement l'estime de soi et la perception de soi est mérite une plus grande attention parce que sa grandeur est importante et qu'en vis-à-vis la banalité des causes et l'anonymat des gouttes d'eau qui font basculer le quotidien dans ce que l'on veut prendre pour du néant sont à négliger de par leur quantité négligeable dans la réalité ? Je ne saurai que dire ; alors faut-il pour circonscrire le malheur à une portion acceptable l’écrire, la voir dite dans une bouche exogène ? Que dire à cette personne qui me demande de lui écrire un article pour la sauver d’elle-même ? ; lui dire quoi, lui dire qu’avec ses souffrances, elle possède du pouvoir sur moi, un pouvoir qu’elle utilise pour me demander de lui écrire un article ? Faut-il rentrer dans son jeu même si la personne n’y voit pas un jeu, n’y a-t-il pas une par d’elle qui a besoin que l’on alimente la logique de sa vision dépressive et qui sait plus ou moins consciemment que cette vision déformée par le prisme de la dépression n’est pas juste, n’est pas réelle alors n’a-t-elle pas besoin qu’une bonne âme un peu poire alimente l’écheveau de ce qu’elle prend pour la réalité ; Ainsi, j'ai peur qu'en lui écrivant un article, je ne la conforte dans le confort de la noirceur de sa réalité même si elle prétendra que sa réalité n'est pas confortable sauf que c'est aussi cette réalité qui lui sert de repère et de quotidien et que si elle peine tellement à se sortir de cette situation détestable pour elle, désagréable et douloureuse c'est qu'une part d'elle se trouve à son aise dans cette dépression, c'est d'ailleurs le rôle de la dépression ; Alors faut-il lui écrire un article pour la sauver même si cet article risque de la conforter dans le ronronnement grinçant des mécaniques de sa douleur … je voudrais savoir s'il faut le faire ou ne pas le faire même si, a priori, il est trop tard parce que toute personne ayant lu ces mots ne pourront pas nier que ces mots, que mes mots, que ses mots sont des mots et qu'ils forment des phrases qui malgré l'arbitraire de ma ponctuation forment un article lui-même définit parce que tout ceci se trouve sur mon blog ; le faut-il lucie ?

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Publié le 25 Novembre 2012

je pourrais mourir demain d’une mort douce ou bien violente et si demain je devais mourir, cela serait sans jamais avoir violé de femme, sans jamais avoir eu la moindre envie de le faire, pas l’ombre d’une pulsion, mourir sans avoir effleuré l’idée de violer une femme et si je venais à mourir ainsi et bien j’en serais heureux et même fier. Mais même dans cette société où une femme sur deux a subi des agressions sexuelles mourir sans avoir pensé à violer une femme ne veut pas dire grand-chose, si je dis cela c’est que si demain je devais mourir sans avoir jamais eu le courage de mettre le feu à une maison de la middle classe bourgeoise, cela sera pour moi un échec ou pire une trahison à ce que je suis. Oui, je voudrais un jour, un jour dans ma vie avant de la quitter, pouvoir m’en être pris aux possessions petites bourgeoises ; biens matériels et maison compris. Si je veux un jour brûler une maison ce c’est en parti par conviction révolutionnaire bien sûr mais surtout, mais c’est aussi, mais c’est fondamentalement par esprit de vengeance ; oui un jour mettre le feu à une maison, à un bien possédé par un couple, une famille de petits bourgeois sans ambitions mais pas sans certitudes, le couple type de possédant possédés par la conviction d’avoir des certitudes qu’insidieusement ils répandent par inertie lente ; Si je meurs sans avoir pris le temps de m'en prendre à un symbole de la léthargie bourgeoise qui empoisonne le monde, j'aurai sûrement raté une part de ma vie et eux auront gagné ce qui me met sincèrement en état de colère amère

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