Articles avec #autofiction tag

Publié le 6 Février 2017

Il ou je, le voilier tangue. Il trace l’outrage de l’indécision

Si peu et trop de tout ; la présure de poète après une incision

Chroniqueur d’heure à heure de souvenirs toujours vivants

Ma muse est devenue madame, mais je reste son dissident

Le drame de ta majorité bascule sous la cathédrale de la trotteuse

Ton éventail, une vie nouvelle mais tu reste ma pucelle hargneuse

Dès que le temps est pour moi je m'abandonne à mes indiscrétions

L’œil collé à la bouche de judas, j’y contemple tes accrétions

Des mausolées gastriques, des ruines intestinales

Les papillons sont morts, ton ventre bat d’ombres minérales

Souviens-moi, au saut du lit je buvais à tes mots les sucs

Archéologue de tes alvéoles jeunes qui donnaient sur un viaduc

Je remonte le fil léger des fluides que tu écoulais hors de toi

Sur la carte, méthodique, je suis les lignes du doigt

Sur ta joute démoniaque je me courbe pour embrasser tes sabots

C’est ma valse mécanique, l’orgiaque négation du destin des tarots

 

Je décompte encore ce qu’il me reste de tes souvenirs.

Tu vieillies bien plus vite que ma nostalgie peut le soutenir

Le dessin sauvage trace une ligne sur ta joue juvénile

Pour tes aréoles ostracisées puissent faire le retour du chenil

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #autofiction

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Publié le 4 Février 2017

Une mère anorak saumon remonte la rue et sa petite à la main anorak rose tribal.

Les talons claque dans la rue vide, le feu est rouge et un jour la petite fille se demandera pourquoi elle aime faire claquer ses chaussures sur le trottoir.

Ta grand-mère et ta mère qui te photographient devant la palissade. Derrière toi la barrière et au delà le monument, elles ne voient que toi.

Elle vérifie son rouge à lèvre dans le rétroviseur, le feu est rouge lui aussi.

Personne ne tourne au coin de la rue et de la fontaine mais les voitures klaxonnent.

Son petit chien assaisonné de son vêtement de saison et sa maîtresse qui cache son âge sous sa veste bronze.

Et un jeune dans une golf si vieille que ses plaques sont noires écoute la musique fort depuis son téléphone qui crépite un son ridicule.

Et le facteur pédale.

Un homme d'âge à ressembler à mon médecin traverse la rue me regardant avec une acuité particulière, ses yeux bleus sous ses cheveux blanc et une baguette sous le bras.

Leurs enfants en liberté bravent la rue, elle sur son vélo sans pédales et lui qui poursuit le biberon que maman brasse entre ses mains. Enfin de l'autre côté ils boivent, regardent le ciel et les traces d'avions.

Papa trop jeune, maman trop vieille, lui et sa mère et ses enfants ses petits enfants.

Tresse mal fichue et tshirt à tête de panda à côté ta copine sac de supermarché trop plein,vous marchez sans trouver a sourire entre vos mots échangés.

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Publié le 27 Janvier 2017

Je suis allé dans un lycée technique, autant dire un lycée de garçons même si dans ma filaire S nous avions le luxe d’avoir quatre filles dans notre classe. C’était un lycée de garçons et autant de mâles alphas et bêtas en qui je ne me reconnaissais pas et d’une certaine façon c’était réciproque. Je n’y avais pas d’ami et c’était bien comme ça.

Un jour d’hiver du temps de ma première il pleuvait fort. Le ciel déjà bas avait fait place à la nuit avant même la fin des cours. Ce jour là pour une raison qui a échappée à mes souvenirs nous n’avions pas cours et chacun était libre de vaquer à son oisiveté comme il le désirait. Comme toujours et tant que possible lorsqu’il m’était permis de m’éloigner de mes congénères je sautais sur l’occasion pour sortir, marcher, parcourir la ville. Ce jour là il pleuvait. Oui, ce déjà soir de fin de journée la pluie battait fort sur la ville, j’avais une veste, étanche et chaude, mais pas de chapeau, de parapluie ou de capuche et pourtant je me suis mis à marcher, seul et sous la pluie. Il n’y a que les dix premières secondes qui sont un  peu contrariantes, peut-être désagréables, le temps de passer de sec à mouillé, mais les instants suivants je m’installer dans cette posture de garçon engoncé dans sa veste qui marche, la tête nue sous la pluie battante et le pantalon bientôt trempé de l’eau qui ruisselait sur moi. Plus j’apprivoisais cette posture et plus je me sentais bien. La pluie qui tombait uniformisait la ville, les gens reculaient sous les abris, et disparaissaient sous les parapluies me donnant l’impression de posséder la rue comme un roi audacieux.

Je marchais sans autre but que de butter le temps et j’étais bien. Soudain, au milieu d’un trottoir j’ai rencontrée une fille de ma classe, une des rares et la seule qui trouvait grâce à mes yeux, c’était à dire la seule à m’inspirer désir et tendresse. Elle se protégeait sous sa veste et sa capuche, seul son visage quelque peu ruisselant affrontait la pluie. Nous sommes arrêtés à face à face et je crois me souvenir qu’elle a eu une phrase du genre « Salut Rémy qu’est ce que tu fais là ? », c’était trois fois rien, quelques mots suivis de banalités climatiques. Mais elle m’avait nommée, elle s’était arrêté, m’avait vu détrempé et elle m’avait nommé par mon prénom. J’étais déjà le roi qui se tient droit sous la colère pluvieuse d’un dieu climatique, et soudain par l’intermédiaire de ses mots j’étais quelqu’un. Nous avons repris nos marches en sens contraire mais je goûtais alors avec plus d’intensité au bonheur de cette situation.

Je crois que c’est de cette phrase, de cette rencontre, du désir érotique et émotionnel que j’éprouvais pour cette fille croisée dans ce contexte hors lycée et hors normes, que me vient mon goût pour les jours de pluie, les jours de pluie sur la ville, et les errances sous la pluie dans la ville. Hier soir je marchais sous la pluie, dans la ville, j’avais ma veste épaisse et j’étais à l’abris sous ma chapeau qui n’empêchait pas le vent de me claquer la pluie au visage, et en éprouvant le plaisir de l’eau sur mon visage j’ai repensé à cette scène, à cette fille, à ce jour où lycéen je devenais le roi éphémère des rues mouillées.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #souvenir, #autofiction

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Publié le 23 Janvier 2017

Ici je suis presque sûr d'être seul. Personne pour me lire, personne pour me voir. Et comme seul horizon j'ai cette photo de bannière, une culotte en coton qui se déforme sur les jambes d'une femme, avec la perspective d'une femme que je ne suis pas. Ici, l'art, l'écriture et la mort. J'aurai bien besoin d'une balle à mettre dans mon revolver pour m'en tirer une dans le crâne comme on s'envoie un shot d'alcool fort.

Boom, clic, boom, le déclic du déclencheur pour figer l'instant d'avant le boom cérébrale et la blancheur maculée. De la matière noire ? Du sang ? De l'encre ? Et une cohorte de démons cannibales, pédophiles et nazis qui exultent comme des damnées en déferlants sur votre monde depuis le trou béant dans mon crâne. Une photo pour figer le monde, une autre pour mon plaisir à moi, un secret focus à chérir que la poupée en herbe sèche que l'on a glané dans le jardin secret d'une pucelle vierge déniaisée dans les taillis pendant que vous braconniez dans l'arrière jardin entre les plantes vénéneuse et le souffre producteur.

Ici personne, ce soir personne, minuit personne, pas une seule âme pour me survivre et l'océan dégueulé qui vacille dans ma bouche sèche jusqu'à ce qu'une marée de galets lapide l'entière nuée des anges décharnés qui vous guident comme des moutons depuis des éons et des éons.

Vous aviez encore un doute ?
Mais à moi ils ne mentent pas.

Monsieur Ray

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #autofiction, #Je est un autre

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Publié le 10 Janvier 2017

Nous parlions vulgarité orale et littéraire. Je lui disais que les murs des toilettes publiques sont de vrais livres à ciel fermé et que je les trouve intéressants parce qu’il se rédige sur leurs pages sales et souvent poisseuses une véritable poésie de la vulgarité. Elle m’a répondu que les toilettes autour de chez-elle n’étaient pas très cleans. Je ne voulais pas entendre sa remarque comme la simple constatation d’une donnée de propreté parce que je voulais voir dans sa réponse une expression de ce qui sépare parfois mâles et femelles. Je trouve ça triste de ne pas se sentir à l’aise dans les toilettes, mine de rien c'est un haut lieu de l'intime alors autant savoir s’y sentir bien.

Je ne peux pas nier que les toilettes publiques, lycée, fac, boulot, café, et plus globalement partout où l’on se vide et se soulage hors de chez soi, sont régulièrement des lieux malpropres, pas propres. Pourtant hommes et femmes y ont une perception très différentes. Les uns peuvent prendre le temps de lire ou de rédiger de la prose de chiotte pendant que les autres s’appliquent à se sortir plus propre qu’elles y sont entrées. Ici se creuse alors la ligne de faille qui fracture la distance comportementale entre l'homme et de la femme dans leurs rapports aux lieux d’aisances. Les femmes sont amenées à devoir poser leurs fesses et exposer une part de leur intimité à cet espace souvent insalubre. Elles se sentent alors vulnérables à une attaque impures, impropres. Des armes bactériologiques les obligent à donner dans l’acrobatie métaphorique et réelle qu’elles doivent mener pour réussir à vous soulager en jonglant avec l’hygiène douteuse et la promiscuité sanguinolente des semblables qui se risquent elles aussi à vider leurs vessies. Et cette tension induite ne leur laisse pas le répit nécessaire pour lire la prose souvent créative qui gravite sur les parois des chiottes.

Les hommes sont suffisamment équipés en matériel anatomique et en pauvreté psychique pour faire usage des toilettes sans se soucier de l’hygiène. Leurs intimité mécanique leur permet de se sentir serein les pieds dans l’urine et leur psychologie archaïque de nature qui ne s’inquiète pas de subir les assauts de l’insalubre et du glauque. Je suppose que c’est pour cela que nous pouvons prendre le temps de lire et parfois d’écrire cette prose qui macule les murs des toilettes.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Dialogue de sourd, #pipi, #autofiction

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Publié le 13 Octobre 2016

Elle aimait la violence de la maladresse que son amante avait lorsqu’elle posait sa bouche sur la sienne et qu’elle s’aventurait les yeux fermés par la pudeur à l’embrasser. Elle embrassait avec la même fougue que celle déployée par les adolescentes lorsque celle-ci indécises préfèrent cacher leurs gênes et camoufler leurs inexpériences dans l'excès. Des années après ses premiers émois de collégienne elle n’avait rien oubliée et goûtait toujours avec autant de plaisir à la maladresse de ses amantes.

Lorsque son amante aura gagné en assurance et qu’elle développera une féminité saphique épanouie sans goût de honte ni de transgression pygmalienne viendra alors pour elle le temps de la quitter et de courir après les jupons d’une autre femme, une amie, une collègue, ou juste une compagne 2.0 rencontrée dans le trouble d’un changement de bord. Goûter à la maladresse qui renverse ses proies c’est la seule source de son excitation et de son désir.

Elle deviendra froide, elle ira au toilette la porte ouverte, elle se mettra à péter au lit et à se complaire dans l’odeur musquée de son anus. Elle offrira à son corps l’expression organique qu’elle déploie comme un modèle de destruction du rapport à l’autre ; une exposition de l’intérieur, un retournement charnel comme une déclaration de soi, et peut-être une guerre. Son impudeur de combat fini toujours par rappeler ses amantes à leur mari et leurs enfants.

Alors elle connaît des grands orgasmes lorsqu’elle souille ses dessous de sang et d’urine comme une dernière dépouille qu’elle offre à l’avenir ; pour certaines cultures le retournement des morts est un acte de respect, elle préfère à cela retourner les serviettes hygiéniques jusqu’à ce que le dégoût repousse sa partenaire ; ultime frontière organique qu’elle jubile jusqu’à dessiner sur son ventre et ses cuisses des tatouages grumeleux.

Et demain recommencer.

Madame menstrue

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Madame menstrue, #Divagations diverses, #autofiction

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Publié le 23 Juin 2016

Dans les rues, dans les médias, dans les bouches grandes ouvertes de la doxa facile, on brandit volontiers le spectre de la pauvreté comme la pire des déchéances ; elle est montrée du doigt et désignée comme l’ennemi intime numéro un, loup solitaire nécessairement affamé d’être pauvre, qui prêt à bondir sur nous et déchiqueter dans sa gueule rageuse les lambeaux de nos habitudes et les haillons de nos illusions. Devenir pauvre serai comme la pire des lycanthropies, cela transformerai les moutons en des bêtes plus monstrueuses encore. Car le pauvre c’est le monstre, celui qui n’est pas comme nous au point qu’on le pointe du doigt l’excluant de facto du cercle fermé de ceux qui font société.

Oh ça non il ne fait pas beau être pauvre, il ne faut pas l’être et si tu l’es alors il ne faut pas le dire, tu devrais courber la tête et aller à la mine creuser un peu plus profond ta tombe dans l’espoir de trouver un chemin de sortie à l’ignoble pauvreté. Pourtant le monde est un pays pauvre, le monde est un pays majoritairement peuplé de pauvre ; être pauvre est une norme statistique et l’humanité de chacun survie à cela.

Il ya dans certaines formes de pauvreté une force qui est salvatrice, elle nous isole de la course insensée à la consommation, c’est un vaccin violent qui nous prive de l’inessentiel. Alors, enfin libéré de sa place de sujet consommant l’homme se retrouve devant sa condition d’homme. Faut-il encore accepter sa pauvreté sans s’y soumettre, s’y confronter sans s’y conforter, la voir comme une lanterne, un élément aléatoire, libérateur et brutal. Il se peut alors que l’homme se trouve libéré de l’angoisse que provoquait un supposé devoir de consommation et il peut alors commencer à créer. Pour de bon, pour son bien, pas comme un travail, mais comme un exutoire nécessaire afin de générer ses propres outils d’existence.

Et finalement, si ce jour advient, les lieux communs n’avaient pas tout à fait tord, parce que ce jour là, le pauvre, homme errant parce que libéré de ses chaînes, homme armé des outils qu’il s’est construit, devient un électron libre insoumis aux impératifs qui contraignent la doxa sociétale et il devient de fait le danger. C’est un radical libre, soustrait à la dominance des masses par l’argent et instruit de sa puissance créative ; et dans ce moment là je jubile ma pauvreté.  

Un seul visiteur hier ; faites mieux #RT #racolage

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #Autofiction

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Publié le 3 Décembre 2015

C’est la télé qui fait tout. Ce film ou ce téléfilm qui tourne sur cet écran de télé, peut-être une chambre d’hôtel, peut-être une chambre de motel, une chambre louée par un couple illégitime, ou la chambre louée pour l’heure par un couple de jeunes amoureux qui vivent encore chez leurs parents et qui ont besoin de payer pour un peu d’intimité, comme au japon même s’il est très clair que cette fille aux cheveux clairs qui nue tend son cul à l’objectif de son amant n’a rien d’asiatique. La lumière est chaude, la photo mauvaise, la lumière est basse, sa source est basse, une lumière de chambre d’hôtel dans mon esprit, et cette télévision si mal placée sur la table de nuit qui laisse défiler un film et cette télévision où les deux femmes pourraient être spectatrices de la scène comme nous le sommes et c’est peut-être pour cela qu’elles captent autant mon esprit, bien plus que ce cul large et lisse qui s’offre à la vue et qui attend. Je ne m’imagine pas être l’amant de cette paire de fesses, je m’imagine dans l’écran de télé dans cette photographie et peut-être alors que j’aurai vu qui serai entré dans ce cul offert.

Une fille, une télé et un cul offert

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #autofiction, #Divagations diverses, #érotisme

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Publié le 2 Décembre 2015

J'ai cru avoir de l'espoir mais ça n'a duré qu'un instant.

Source ? ah ah ! La source du vide.

Ce soir je voulais dire quelque chose, mais non. On veut tous dire des choses. On se bat tous pour faire entendre quelque chose. C'est la grande lutte épique de nos vies ; dire et faire entendre. Mais avant de dire on aurait dû essayer de penser à ce que l'on allait dire. Ce que je n'ai pas fait ce soir.

Source ? ah ah ! La source du vide.

Je suis un non fumeur et le soir j'ai arrêté le café, il ne me reste plus que le thé sans théine, donc de l’eau. Alors pour brûler les bouts du soir qu’est ce qu’il me reste à part les mots alors ?

Source ? ah ah ! La source du vide.

Le temps passe, je lis, j’écris et plus j'écris et plus je trouve qu'il est facile d'être médiocre. Facile pour les autres et dangereusement facile pour moi. Le niveau baisse.

Source ? ah ah ! La source du vide.

Je n'en fini pas de me disperser ; je ne suis pas un fleuve, je suis le gravier charrié par l'eau.

Source ? ah ah ! La source du vide.

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Publié dans #autofiction, #citation

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Publié le 30 Novembre 2015

Elle fumait. En sortant des toilettes, dans l’embrasure de la porte elle s’est arrêtée pour s’allumer une clope. Maintenant elle fumait. On venait de faire l’amour, je savais alors son odeur, sa sueur, la couleur mouillée de poils roux sous ses aisselles, je savais le fumé musqué de sa touffe sombre que je venais de visiter, et visiter et visiter encore. Elle sentait le sexe, le sexe fait, pas celui qui va se faire. En tout cas c’est ce qu’elle aurait dû sentir, sauf qu’elle venait de s’allumer une clope et que maintenant elle sent la fumée, sa bouche encore pleine de joie adolescente sentait la fumée. Elle tirait des taffes rapides et bientôt l’air entre la salle de bain et le lit sentirait la fumée. Je pouvais voir la fumée sortir de sa bouche comme mon sexe auparavant La fumée ça change tout, ça change une pièce, ça change une fille, ça change un homme et ça s’incruste dans l’imaginaire collectif d’une chambre d’hôtel.

L'homme vécu n'avait pas d'âme

Sous sa crasse, sous sa peau, sous la crasse sous sa peau il y avait bien un homme.Juste un homme, seul, sans regrets et sans perspective qui passait de longues journées les yeux dans le bleu de l'écran. Il était ça, une statue de chair perdue sous la sueur, le foutre et l'odeur de mâle qui émané de sa chair.

L'homme vécu n'avait pas d'âme

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Publié dans #citation, #autofiction

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