Publié le 30 Novembre 2010

 

A ce demander ce qu'il se passe, il neige en novembre et il fait froid, bordel il fait plus froid que prévu, mais rassurez moi il n'était pas prévu quand même que l'été arrive en novembre, alors oui il neige et ça caille et quand t'es un animal urbain sans abris y'a des chances pour que tu n'en ai pas et que tu meurs mais est-ce suffisant pour nous présenter dedans la télé le froid comme une information légitime, que la coiffeuse en cause en salon entre le shampoing et le dessert ça passe, mais que les chaînes se relaient pour nous dire que fin novembre il fait froid c'est peut être un petit peu inutile et moi je ne peux me résoudre à croire que le monde entier se joue sur un claquement de dents, que rien d'autre ne se joue en ce moment même que la neige puis le verglas et les corps glaçons de quelques SDF, c'est tous les ans la même chose et à ce que je sais les bébés et nourrissons ne se nourrissent pas à i-télé, LCI ou bien au Monde et les autres, nous autres, on le savait déjà que l'automne fait froid, bordel quand est-ce que la foule descendra dans la rue manifester avec gants et bonnets pour que l'on cesse de la prendre pour une conne, une grosse imbécile grincheuse à qui il faut rappeler de mettre un pull quand il fait froid - pourtant je crois que ceux qui crèvent du froid ne sont pas ceux qui regardent la télé - et en plus  il ne neige même pas ici - je me sens exclus de la danse climatiquo-médiatique

 

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 29 Novembre 2010

Le jour unique de l'année où ma toute puissance subjective et absurde peut s'exprimer approche - d'ici une semaine je serai en anniversaire - je serai donc en mesure d'exiger de la foule n'importe lequel de mes désirs arbitraires. L'année dernière j'avais profité de ça pour demander à la virtualité de mon réseau amical une photo - modalité dans ce clic - et cette année je vais vous demander la même chose : une photo



Si je considère les quinze participations - dont chacune m'a illuminé d'un vif plaisir - j'ai tendance à croire que la contrainte présentée était un peu trop contraignante. Alors cette année changement de cap, cette année je veux votre plus belle photo ratée - ou votre photo la mieux ratée si vous préférez -.



Aucune limites de tailles, de nombres, de sujet, de modèle, de mode opératoire, je veux recevoir pour mon anniversaire les photos que vous avez le mieux ratées, vos plus belles photos ratées. La désignation de mon meilleur cadeau d'anniversaire 2010 se fera par votation via Facebook en considérant aussi que ma voix en vaut 10 - c'est mon coté démocrate africain -.



Donc à vos appareils, téléphone, webcam, Game Boy caméra et autres jetables en tout genre et ratez moi vos plus belles photos.



Date limites de participations vers le 6 décembre – envoyez vos participations via Facebook ou par mail 2hautenbas@gmail.com et cette année je tacherai de déclarer les vainqueurs avant l'an 2012





 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 29 Novembre 2010

 

Se vider un stylo comme on se vide une bonne bouteille, pour fêter ça, bien sûr ce n'est pas le premier stylo que je vide, j'ai passé des année en étudiant studieux vidant des litres d'encre sur des pages de cours, des devoirs ou des dissertations oui mais là c'est le premier stylo que je me vide à titre personnel, un stylo vidé sur le travail de ma plume c'est de l'encre au moulin de me forge, un stylo qui se vide comme du sang hors de mes veines oui sauf que ce n'est pas du sang et que ce n'est pas un suicide mais une forme de -re- naissance qui prend forme dans l'encre sous mes doigts - pas une goutte de talent mais de la sueur et des odeurs de souffre et le chant du cygne au long cou raide qui me sert de stylo, c'est un chant de stylo qui signe sa fin, qui se termine sur une ligne qu'il n'impressionne même plus ou alors à peine, ou alors si mal que ça en est poétique, plus une ligne mais une trace, une trace que le clavier et l'écran de vos ordinateurs ne restituera pas, au contraire ma trace de papier est ici sous les traits de biens beaux pixel, mais en vrai ici le texte est en fin de vie - ici il manque de l'encre - écriture illisible dont cet article n'est qu'un témoignage, une retranscriptions différée, presque différente dans sa nature de ce qu'il se joue en vrai ici sur ma feuille volante, une écriture éthérée qui court jusqu'à ce que la ligne se taise de sa belle mort, le dernier souffle de l'encre donnant au fil naturellement illisible de mon écriture une raison raisonnable de ne pas être claire, limpide et lisible comme l'est l'écriture des pucelles et de ces les filles de quatrième stylo quatre couleurs et trait à la règle pour souligner le titre et moi d'ici je vois le vide dans le tube transparent du stylo bille, bic, bientôt la bille ne roulera plus sur rien et moi pas encore sur l'or mais j'ai et j'aurai toujours la nostalgie des mots qui sont sorties de ce stylo vide comme quand on tourne une page sauf que je ne trouve que les pages qui ont été noircies et que je les tourne non pour les oublier mais pour en écrire la suite dans un soucis de cohérence, bref de littérature, celle qui laisse sa trace d'encre sous les doigts et je dois vous l'avouer je vous ai menti, je ne noirci aucune page car je n'écris pas à l'encre noire, mais bleue et dire que je bleuie des pages je trouvais ça moins percutant, quoi que

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 28 Novembre 2010

Il y a un an je lançais un projet d'anniversaire - projet de photo d'anniversaire - et je devais clôturer le projet en déclarant le vainqueur il y a presque une année. Alors avec le retard nécessaire de ceux qui se laissent parfois disperser par le vent et le flot parfois futile de la vie je vais enfin déclarer mes vainqueurs. Le jury c'est réuni durant de longs mois pour débattre de la valeur de chacun et il ne fut pas simple de choisir les meilleurs et décider de qui m'aura offert le plus beau cadeau d'anniversaire en 2009. Il est temps de mettre fin à un suspens de 12 mois, cessons de parler et lançons nous !

 

Le premier prix, vainqueur toutes catégorie et élu meilleur cadeau d'anniversaire 2009, Lö avec cette photo >>>

premier-prix.jpg

Arrivée deuxième, obtenant le prix de la photo qui m'a vraiment fait plaisir parce que c'est elle ; Charlotte avec ces deux photos >>>

second-prix.jpg

second-prix--2-.jpg

et pour compléter le podium, arrivée troisième et obtenant deux prix ; le prix du catcheur et le prix de l'infographie, Sarie & Marah >>>

troisieme-prix-et-pris-de-l-infographie.jpg

 

Le prix du public pour la photo ayant obtenu le plus du vote du public - envoyez zèbre par SMS au 3217 - a été remportée par chaton & chaton >>>

prix-du-public.jpg

Au delà de ce magnifique podium je tiens à donner deux prix ; le prix Bob l'éponge obtenue par ma soeur >>>

prix-bob-l--eponge.jpg

Et le très improbable prix de la photo hors sujet est obtenu par Laurie avec cette très improbable image >>>

premier-prix-du-hors-sujet.jpg

 

Merci à tous ceux qui ont pris la peine de participer à ce projet et merci à ceux qui participerons au prochain projet d'anniversaire qui ne saurai tarder à être publié. 

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Pictogranimation

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Publié le 27 Novembre 2010

Froid, froid froid j'ai du froid plein le dis, les dos et les yeux et l'envie d'écrire sur le froid et le froid, l'encre glaçon et le feu dans le dos par dessus le froid - dans le sens d'un peu plus loin - je n'ai pas le dos en feu, juste un peu l'âme oui mais sous le froid, la carapace et les pièces de puzzle de glace et pourquoi pas un match football pour des dissidents afghans armes à terre et ballon rond - le foot sauvera t il le monde ? - et quand cette nuit j'écrivais l'article du jour je ne pensais pas écrire celui ci, n'imaginais pas le froid qui faire geler les mains même s'il ne fait pas moins vingt, même s'il fait chaud sous le copier coller, sous le toit et la misère je la laisse au soleil, ici c'est jus d'orange même en hiver, d'orange de pauvre, je parle des oranges qui sont celles des pauvres, celles qu'ils s'offraient à noël, celles qu'ils cultivent dans la misère ou la poussière, je ferai de vieux os, un grand feu et j'aurai chaud, j'y rencontrerai autour du grand feu une louve blessée et une nuit dernière et peut être là que je pourrais voir ce qu'il se cache derrière la nuit

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 27 Novembre 2010

lui voler un baiser - des schizophrènes dans la télé, le goût du chocolat sur la langue, la fatigue qui laisse le froid approcher, regarder le feu ; imaginer y mettre du bois et se dire qu'il y en a assez - dents à laver, boire de l'eau, derrière les stores imaginer le froid - envisager de ne pas dormir jusqu'à pouvoir regarder le match de NBA, une heure trente encore à attendre et savir qu'on ne verra pas la fin, appel du lit - couette et chauffage et draps légèrement rêches pour l'agréable et pour une longue nuit - penser à charger les batteries de mes appareils - choisir les bons objectifs ; c'est à dire ceux qui ne sont pas en panne - souvenir de clinique et de vies en reconstruction, ni nostalgie, ni regret, un souvenir auquel je tiens - bouffée délirante, quartier sensible ; expressions toujours fascinante de poésie pour stigmatiser des locutions violente - nuque raide - penser à vider son téléphone aussi ; appareil made ma photographie, se frotter les yeux, s'étaler du sommeil au visage, se rapprocher de deux heures trente, se rapprocher du six décembre, du dix décembre, de l'année prochaine - valoriser mes souvenirs comme de micro expériences constitutive de mon savoir - envie de chroniquer, envie de sortir, envie par trois ; voler un baiser et saupoudrer de trouble même si ce n'est pas écrit au programme, déborder hors du cadre et se rappeler d'imprimer mes billets de train, billet de week end aussi, envie d'être nu au lit, envie d'aller voir Outrage et de se dire que le dernier Kitano est plutôt bien - ce souvenir de Sonatine et d'Hana bi et des casettes VHS - avoir envie d'écrire une chose sur les sous titre de reportage télé - envie d'écrire ou de créer une oeuvre sur le floutage télé, sentir ma nuque raide, la fatigue qui s'ancre, torticolis naissant pour surveiller les schizophrènes dans la télé - s'assoir au bord de l'eau et écrire ou parler, discuter ou créer, posture romantique  

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 26 Novembre 2010

Tours jumelles aux beaux atours périphériques et prostituées aux longs cous aux alentours de la route qui circule aux pieds des tours de verre et d'ivoire en haut desquelles se cache la belle odalisque aux poignées noués, chevilles tranchées elle se languie allongée dans l'argile de la drôle de vue des vivants comme des pantins qui se meuvent sans elle et elle dans le voile beau mais déchiré qui dénude la ligne fine de ses dessous sombres elle prend la pose qui donne au temps l'idée de capturer au lasso les poules impartiales et pendant ce temps ma Calypso confond le cidre avec le vin et son château défloré au long couloir virginal accueil en son sein les facéties d'hypothétique clown triste et de nez rouge - sous le chapiteau chapeauté le jour chafouin tombe sur les corps et la ville en décor capital ; et pensez à ne pas tuer les singes -

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 25 Novembre 2010

 

Je est un blog oui mais je est un homme de postures, de détails, je suis un être de posture - j'entends par là qui aime prendre des poses, des postures signifiantes incarnant tout à la fois moi et un autre - et à la lecture ce qui vient d'être dit certaines personnes pourrons croire que je ne suis qu'un être de mensonges, de vacuités et de superficialité - bref de grande surface et de vitrine - mais ça serai à mon sens un beau contre sens - que je ne retiens personne de faire - je ne suis pas un être de posture dans le sens où la posture adoptée servirai à me définir ou me représenter auprès des foules. Si pourtant je dis que je suis un être de posture c'est que je sais que nul n'échappe à la posture, à la facette ; finalement aux fameuses cases dans lesquels on nous cantonne tôt ou tard. Alors au lieu de me tuer à la tache vaine d'échapper à la classification arbitraire dans une utopie absurde de non classification je préfère prendre plaisir à cerner et ressentir les éléments constitutif de la posture. Jouir de ce qui fait de nous un archétype et dans ce mouvement de jouissance trouver une façon de prendre une distance par rapport à cet archétype. Oui je suis un être de posture, un homme de posture solitaire dans le sens où c'est souvent dans le tête à tête de ma misanthropie que je prends le plus la mesure et le plaisir aux éléments de posture, les feuilles étalées sur le bureau pour introduire l'écrivain, le cahier et le stylo en terrasse pour l'écriture, le cartable pour l'étudiant, l'écharpe du supporter que je porte plus pour la posture que pour l'équipe soutenue et passer d'une posture à l'autre, romantique à écharpe, photographe à objectifs, le dandys à révolte consensuelle et hauts talons, blogueur à plume

 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 24 Novembre 2010

plus le temps passe et plus ma plume de diatrise se forge, se fougue dans l'emphase, se cambre quand elle se fait femme, s'acère quand je la vole à un aigle, s'enduit d'encre si je sèche, écrire comme un rythme sac à dos sur la ligne saccagée ou sur le bruit du clavier, je blog, j'écris ici et j'erre là en quête de vide ou d'inspiration ; les deux pour ma pensées et finalement même si je cherche encore le rythme juste de mes journées j'ai trouvé celui abstrait de mes écrits, suffisamment acquis à ma cause que j'en viens même à me surprendre à avoir de l'inspiration en réserve, sujets et thèmes et phrases et étais et je suis étonné non pas de la quantité de matière à écrire mais de clareté dans laquelle ces idées se présentent à moi - au souvenir de cet article d'il y a quelques jours c'est comme si ces idées se laissées apprivoiser avec une docilité conciliante - alors oui des mots pour ce soir j'en ai, pour demain, pour après, même pour un au delà de ce blog, d'autres blogs et pourtant ce soir je ne dirai rien, n'écrirai rien, pas par flemme ni par manque d'inspiration mais par repos, par suspend, suspension et par jeu de ne rien en dire, ce soir aussi j'ai au moins deux correspondance à faire refléter le long de mes écrits mais pas ce soir, un mal de tête et la fatigue en tête, je vais me terrer sous les draps de couette et y rester jusqu'à l'écriture matinal, jus d'orange et air frais dans la chambre si le soleil ne vient pas frapper au carreau et passer en son sein, pour ce soir je vais me taire

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 23 Novembre 2010

L'amour on le glose, on le cherche, on le fait, on en parle avec dédain avec emphase, on en fait le sens d'une quête ou l'affliction d'une vie, on le modèle autant qu'on le maudit et quoi que l'on en dise il s'ancre dans d'obsolètes hiérarchies sentimentales mais n'oublions qu'avec certains fils de nos vies on tisse nos liens, liants et relations affectives du point précis de l'amitié et je trouve qu'il y a dans l'amitié une chose rare que j'aime particulièrement : c'est la sensation de pérennité du sentiment de soi vis à vis de l'autre ; dès lors qu'est né une amitié on reste aux côtés d'une amie que l'on aime quoi qu'il lui arrive de traverser ; le temps comme les épreuves, on voit ensemble défiler les souffrances et les bonheurs, à son bras se succèdent parfois les amoureux et les amants et par delà ces montagnes russes de sa vie on reste présent à ses cotés dans une relation que le temps et ces aléas n'affectent pas. Nous sommes ancrés dans son passé, dans son présent, dans son futur, comme le fil d'Ariane qui traverse le labyrinthe de son histoire personnel, avoir la sensation d'être la pérennité et de la constance dans l'historique de sa vie, témoin fidèle de ce que l'on a vu un jour pour toujours présent tant que l'on sera là pour le faire vivre - bien entendu ce qui fait le sens de l'amitié c'est la sensation de réciprocité de cette pérennité je suis elle et elle est moi et cela quoi qu'il arrive, quoi que l'on vive, que l'on devienne, en amour c'est le royaume de la stabilité si on est un couple qui marche notre moitié est un point fixe - pas une ligne - un point fixe qui suit notre vie l'accompagne mais si l'on rompt elle sort de ce référentiel, elle cesse d'être là jusqu'à ce qu'une autre moitié la remplace et que recommence la construction d'un bout de vie, mais l'amie reste là et traverse notre vie de part en part et moi j'aime cette idée là alors merci les amies

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Rédigé par Cheval de bois

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