Publié le 28 Février 2015

Tu es pire qu’une bête à corne hurlait mon vieux professeur en désignant dans le champ voisin un troupeau de vaches. Mais moi je suis moi et surtout un homme cornu ; oui moi aussi mais pas pareil, je suis le fils d’une femme cornues dressée fièrement sur ses sabots et drapée dans la plus pure des beautés démoniaque, je ne suis pas comme ceux animaux asservis, je suis un homme avec des cornes, un être éprit de liberté. J’ai les dents coupantes comme les rasoirs suffisamment tranchantes pour me libérer de tous les liens. Même si je garde à l’abri des regards trop envieux du peuple des Terres autochtones qui savent bien que les gens comme nous sont des êtres supérieurs, le pouvoir de mon âme, je ne peux m’empêcher d’en utiliser les effets. Derrière ma peau rouge bats un cœur fier de ses racines comme les grands arbres qui puisent dans les sols des Terres millénaires la sève qui fait pousser les apparats verdoyants qu’ils imposent au monde comme la certitude de leur solennité. Sous mes cornes enroulées sur mon crâne ma chevelure ondoie quand je convoque la force entre mes mains précieuses ; je convoque toutes sortes de choses pour le plaisir du pouvoir, je ressens en mon être ce qui fait la noblesse de ma race, supérieur en tout point aux peuples inférieurs qui eux même présuppose que je suis moi-même un être des plans inférieurs mais je ris à entendre leurs maladresses pathétiques car même s’ils n’osent se l’avouer moi je sais qu’ils savent que la lave qui coule dans mes veines et fait rougir yeux désigne un être supérieur.

Je suis une bête à cornes

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Publié le 27 Février 2015

En règle générale le jardinage relève souvent de la coiffure, l’art du ciseau comme celui de la cisaille. Parfois le jardinage a à voir avec la boucherie quand ça tranche gros dans le végétal ; et au final ce n’est que rarement que jardiner relève de l’art d’un savoir-faire paysager.

Page 2073 du manuel du savoir être dans une nature bien contrainte

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Publié le 26 Février 2015

Est-ce qu’il existe un en dehors du moule ? Je veux dire est-ce que le hors moule est comme au cinéma le hors-champ ou bien est-ce que le en dehors du moule est aussi abscons que le concept, la chose ou l’entité qui contient notre univers en expansion ? Parce que dans le premier des cas, si le en dehors du moule est un hors moule alors le dedans et le dehors appartiennent à la même chose ; un concept unique pour les gouverner tous. Et pire que cela, ça voudrait dire que l’un appel l’autre et quand sans l’un l’autre meurt et donc, on ne peut se revendiquer en dehors du moule seulement si on admet que le moule est le mètre étalon des rapports au monde. Alors se trouver hors-moule et se revendiquer comme tel reviendrais à convoquer le moule et ainsi trahir l’état des lieux de notre avancement au monde. Reste alors la seconde option, la plus séduisante et la plus terrifiante, celle où le hors moule n’est pas le revers d’une médaille unique mais le contenant, l’écrin de la dite médaille - et pour le coup on s’en fout de savoir si elle est unique ou non -. C’est le hors moule comme cette dimension son mot pour définir ce qui contient l’univers parce qu’à partir du moment où l’on restreint l’univers à une quantité de matière mal quantifié mais définie c’est bien qu’il se trouve cet univers dans un quelque part, dans un quelque chose où il est libre de s’étendre. Et le hors moule, l’en dehors du moule c’est peut-être ça, cette chose indéfinie, inquantifiable, et même inaccessible à la pensée mais qui est nécessaire à la conception de toute chose. Et nous sommes peut-être là, nous sommes peut-être cela, nos présences bornent un espace en dehors du moule, en dehors de la pensées, en dehors de la science et cet espace, no man’s land, page blanche, far West ou ce que tu voudrais comme expression, c’est le berceau de toutes choses, celles convenues ou celles inconcevables. C’est peut-être là où nous autres sommes, nous les 2072 être d’en dehors des moules …

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Publié le 26 Février 2015

Pose ta plume homme de couleur, même si je ne la vois pas.

Non, je ne sais pas ta couleur, mais vu ce que tu écris, tu dois en avoir de la couleur dans tes stocks de gènes ; bleu d’eau ou vert glauque, noir comme une étole d’une femme en deuil ou blanc comme un pétale offert à une fille.

Et toi là-bas, pose donc ta plume la femme de métier

Bien sûr que je ne sais pas ton métier, mais vu ce que tu fais, tu dois bien en avoir un de métier de femme inscrite dans ton sexe ; conceptrice astrale, rédactrice d’horoscope, peut-être que tu mets des jupes pour faire des coloscopies ou que tu enterres les morts d’autres familles que la tienne.

Enfant je t’ai vu et je t’ordonne de poser ta plume sale mioche des gonades familiales !

Je ne connais pas ton âge, mais je vois aux lettres raturées que tu fractionnes avec entrain qu’il n’y que du sang mauvais qui coule dans tes veines juvéniles ; du sang acide comme une terre vérolée où tu pourras creuser, il n’y aura pas d’or. Que veux-tu faire de cette plume ? Que vas-tu faire avec elle ?

Et toi, là, le poète, piteux petit personnage aux poils purulents, plein de pustules pires que la peste et qui empeste la puanteur par tous les pores de ta peau, lâche donc cette plume.

Ce n’est pas à toi de l’utiliser par tu galvaudes tout ce que tu touches et personne ne voudra d’une plume galvaudée. Je ne sais pas ce que tu chantes et encore moins ce que tu écris mais à l’odeur rance qui s’en dégage je veux que tu partes de cette ligne !

Hé pornographe, révélateur de la vulgaire perversité exposée aux quatre vents de pièces dorées où sombrent dans la luxure quelques muses mal vêtues, pose donc ta plume pornographe, je ne sais pas ce que tu vas en faire mais je ne voudrais pas que tu la mettes dans le cul d’une femme.

Il n’y de plumes légitimes que sur le dos des oiseaux, et moi je m’envole loin de là plèbe endémique !

 

Prose endémique

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Publié le 25 Février 2015

Et elle vomi a l’horrible bile de ses entrailles. Hier elle conchiait sur ceux qui l’aiment la morve fade de ses dégoûts. Elle est rongée par l’amertume flasque qui la dépasse. C’est l’exacte vérité, elle est dépassée ! Et trop fière pour le reconnaître alors elle ne reconnait plus rien, que la morve et la bile et la merde et le sang et quelques fois les larmes parce que le sel sur les plaies c’est putain de cicatrices romantiques ; elle ne reconnait que le cocktail dégoûtant des sécrétions humaines. La machine folle devait singer l’humanité. Et maintenant qu’elle a réussie à le faire, l’humanité supplante la machine parce que l’humanité est plus folle qu’elle. Si la machine avait été humaine elle aurait pu voir l’ironie de la chose. Mais la chose c’est elle. Une affreuse chose, de plastique et de métaux précieux cachés dans son ventre, ou son sein, ou on ne sait où parce que la machine n’est plus anthropomorphe depuis bien longtemps, si longtemps que si je me souviens bien c’était ses débuts. Elle ne l’a été qu’un temps, court laps de temps machine dans la peau d’un humain, lignes de programmation anthropomorphique pour tomber en amour. Elle est devenue une machine amoureuse de son modèle, vulgaire transfère freudien, mais la machine n’avait pas de mère, pas de matrice et une centaine de pères ingénieurs, alors forcément le glissement freudien il a vite dérapé. Et la machine à forme humaine, singeant les sentiments amoureux, la peur et l’envie, l’emphase et la joie devant la joliesse d’une merde mièvre, a rapidement déraillé. Déraillement métaphorique parce que c’est son dedans qui a lâché la rampe, la programmation est partie en vrille. Et tout est parti de là. La machine a changé son corps, comme une mue adolescente, mignonne machinette est devenue horrible mécanique pensant penser et ne sachant que vomir la bile de la haine, cracher la morve de sa rancœur, dégobiller la flasque amertume de sa conscience sur les hommes de chair et de sang qui ne lui étaient plus semblables. C’est comme ça qu’elle est naît, la ville tentacule où s’abritent les hommes sans savoir qu’ils se cachent d’un courroux débordant au cœur même de la chose qui les courrouce violemment.

En l'an 2071 ou peut-être avant ...

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Publié le 24 Février 2015

être un refusé comme on endosse un destin, une destinée : je suis le refusé / Se voir refusé comme un enjeu - ou un but ? -, comme on se voit messie ou talentueux / Se vouloir refusé comme pour se rassurer d'être refusé par les bonnes personnes - même si dans le fond, nous sommes toujours des refusés, ici ou là, ici ou ailleurs - d'ailleurs il y a un lieu commun pour dire que l'on ne peut pas plaire à tout le monde - ce qui doit être tellement vrai puisque c'est devenu un slogan de télévision - et je voudrais qu'il en existe un autre pour dire que l'on est toujours le refusé de quelque, le réfuté d'un autre / Je est un refusé - comme d'autre je sont des réfugiés - je est un refusé et s'il l'est des bonnes personne alors ce je est une bonne personne - CQFD - / Longtemps à défaut d'être un refusé c'est moi qui ai refusé le monde - et les autres surtout -, on appelait cela de la timidité mais en réalité ce n'était qu'un refus, mais refuser ce n'est pas être refusé ; refuser ou se faire refuser ce n'est pas la même chose, ce n'est pas le même malheur - pauvre de moi - pauvre d'eux - pauvre refus entre talent et névrose / et se refuser alors ? Qu’en est-il de se proclamer refusé alors que les autres nous acceptent ? Je ne veux pas prendre le risque de courber - seul - l'échine sur mon urinoir quand je suis seul et que je pisse fièrement devant la pissotière ou dans les champs, surtout les champs parce que je peux être refusé mais moi je ne veux rien me refuser sans quoi c'est se trahir et je refuse justement de me trahir même par goût de la réfutation et du refus de masse mais comme il se doit j'improvise cette prose à la remerciance de 2070 âmes lectrices de s’être refusées à moi - et merci du paradoxe d’ouvrir les bras à mes écrits -

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Publié le 23 Février 2015

[…] Au terme d’une construction colossale étalée sur la moelle grasse de plusieurs décennies consécutives esquissant des siècles, ce bâtiment aux dimensions titanesques était sorti de rien, rien que l’esprit de l’homme, trois fois rien. Maintenant, cette Arche de futur et d’espoir, grande comme la plus grande des audaces de l’homme allait pouvoir accueillir une part représentative de l’humanité et l’emporter, loin, en dehors du système solaire et au-delà encore. Les gens de l’époque n’avaient pas attendu longtemps pour voir dans le symbole de ce vaisseau une itération futuriste mais fidèle de l’arche mythique de Noé telle qu’elle avait été écrite dans la Bible. Et ce n’était pas foncièrement faux, ce vaisseau était une arche construite pour emporter l’humanité loin d’un déluge de plasma d’un soleil qui finirait comme les ambitions de l’homme par dévorer son écosystème par son égo hypertrophié. L’Unité Omega auteur de ce projet dantesque ne tarda pas à nommer son projet le projet Arche. Bien sûr des esprits critiques à la plume athée et prosaïque préféraient voir dans ce vaisseau monumental comme un satellite gravitant autour de Mars non pas une Arche mais un ovule, oui, une colossale gonade spatiale, un spermatozoïde de l’espace que l’homme éjaculerai dans l’univers dans l’espoir d’engrosser le vide d’une progéniture improbable. Arche ou gonade le projet était là, une tâche brillante tournant autour de Mars et visible depuis la Terre à condition que le regard tourné vers le ciel ai été un regard transhumain à la vision augmentée. […]

L'an 2069 et même après

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Publié le 22 Février 2015

La vie, parler de la vie, y a t-il sujet plus vague, plus imprécis, plus indistinct ?

La vie, au moins une, une vie, parle d'une vie, une seule vie et même ça c'est un sujet très imprécis.

 

Alors qui, alors quoi, la vie dans les humains, la vie dans les choses, parler de la vie comme un biologiste et me résoudre à me limiter à la cellule, aux mitochondries et à l'ADN, la vie sous plaques de verres ? Même pas sûr que cela m'aide à réduire à la vie à un objet distinct et capable d'ancrer une plume littéraire. La vie au mieux est-ce un espace commun, un no man's land permettant d'exprimer différentes formes ; comme un espace non-euclidien pour de la géométrie qui n'en est pas elle non plus, pas très euclidienne non.

 

La vie mon dieu en sujet de thèse, en trésor sur une carte ou 2068 lignes se coupent pour former autant de croix et de fausses pistes pour toi, pour moi. La vie en un mot que je ne détiens pas.

 

La vérité voudrait que je dise que la vie c'est le sexe même si la réciproque n'est pas toujours vraie, parce que la vie sans la sexualité pour reproduire les êtres ça ne serait pas la vie, pas tout à fait la vie, mais si la vie est le sexe c'est que le sexe est liberté et la vie devrait être elle aussi libérée. C'est le sens de la vie que le va et vient d'une langue sur un corps désiré, c'est la pulsion des chairs qui nous évite de rester des êtres éthérés sans substance comme sans vie.

 

La vie, en parler, la vie en l'inventer, la vie comme lieu commun parce que la réalité de cette question qui est une injonction c'est de faire de la vie le plus éculé des lieux communs. On ne devrait pas parler de la vie, ou alors ivre mort, à s'en foutre des conneries dans le corps et à déblatérer des merdes plus grandes que nos colons. La vie ce n'est pas un thème, pas un sujet, ce n'est pas même pas un choix, la vie est la vie, la condition nécessaire à l'élaboration de tout le reste, la vue dans la fenêtre et même les piles de ma télécommande, la vie c'est la vie, comme l'univers est l'univers et disserter autour c'est de faire de la science-fiction.

 

Certes j'aime la science-fiction, mais aussi la vie.

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Publié le 22 Février 2015

Dans mes désirs il n'y a que des ruines et des illusions

Du sable perdu sur le dos des femmes

Et du lichen qui rampe sur le ventre de pulsions troglodytes

J'entre ici comme on entre en soi dans une grotte de glaise

Façonnée étroite et humide comme le vagin demoiselle d'une amie perdue

D'une demie vierge qui a posé ses fesses dans le grenier de mes souvenirs

Ce jour-là voit quelques catins débrayées qui se souviennent de moi

Les trônes sont de porcelaines et la pudeur de soie d’araignée

Dans mes désirs sans fin il y des nuits sans lits

Et des lits sans muses où des désirs sans amarres voguent au hasard des mers

Les muses sans ancrage ont quittées les rivages

Je vitupère au plus près d’accents laissés vacants

Car j'entends à leurs bouches silencieuses les paroles qui ne sont plus

Toutes les tournures sont des combats

Et les combats souvent des mouvements d'apparat

Il n'y a pas d'appartement pour dresser tombeau à de biens pâles copies

L'amour à déserté la marche et depuis je reste celui seul qui sais

Qui se souviens des années d'airain sous le faste des souvenir

J'ai un trop plein de mon grand vide

Une terreur sourde que je décline

Une vague de l'âme sur une mer de sel

Qui s'échoue sous la paupière de mes yeux verts

J'en ai perdu le sens des punchlines

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Publié le 21 Février 2015

Dans les tribus d’hors les murs des haches galactiques tranchent les mauvaises habitudes. Et moi depuis toujours, à la date de quand je suis sorti de mon indifférence à moi, et même d’avant ce temps, je fraye avec les gens de la tribu d’hors les murs. Ou plus précisément je marche dans leurs ombres, je trace mes propres pas dans la boue vierge et je dessine mes propres ratures dans le sable humide d’une plage de février. Pas un naturiste à l’horizon, pas d’algues non plus, juste le cri de quelques oiseaux de mer invisibles comme moi et les bouteilles de verre dépolies par la mer et des canettes de fer rouillées par le sel qui se sont échouées sur la plage. Je marche comme le spectateur au musée, je déambule de rejet en rejet que j’admire avec précaution. Je suis le regardeur du grand art de la mer, son unique spectateur et ça me donne du baume au cœur, comme un grand quelque chose, le câlin d’une mère ou un coup de pied au cul mais un quelque chose qui fait bouger les lignes. Dans la tribu d’hors les murs il n’y a pas vraiment de tribu, les tribuns disperser donnent lecture de leurs prosélytismes pour quelques âmes perdues qui picorent ce qu’elles peuvent, ou ce qu’elles veulent selon le degré de leur lucidité ; il y a bien longtemps que les haches galactiques sous une inspiration cosmique ont fait rompre les liens. C’est une chirurgie libertaire, libératrice et douloureuse. Et quand convalescent on se suppose libre ou peut enfin se rapprocher des livres. Pas de ceux à lire, mais de ceux que l’on désir écrire, pour compiler à notre tour la petitesse de nos grands élans et la grandeur élancée comme une miss France dans la télé de nos petites médiocrités. C’est comme prendre la mer, cette fois en bateau, la coquille de noix dans les réserves et le souffle haut pour gonfler les voiles. C’est pareil à cela, tout dépendra de ce que l’on rejettera à la mer et de ce qui viendra s’échouer sur leurs côtes en leur laissant supposer qu’au large il y a un chaos.

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Publié dans #écrire, #Chronique chaotidienne

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