Publié le 31 Mars 2011

Choir ou jouir l’un dans l’autre c’est toujours la même danse ; ça fini par l’un ou par l’autre à s’essouffler sur le sol, le sable ou dans les bras l’un dans l’autre ; le drap froissé et le muscle las, respiration haletante car on a tout le temps et toujours un peu trop vite, un peu trop peu, parfois pas assez, c’est toujours comme cela et ça ne commence jamais tout à fait différemment ; le corps qui se balance sur son siège rond comme tout en haut du mat dans la tempête, le balancier nous balance et nous berce et le temps de dormir nous surprends jusqu’à ce que d’autres envies nous surprennent dans le sommeil pour la somme de tous les lieux communs du plaisir

 

et ici un paragraphe

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 30 Mars 2011

Depuis le début de ce blog j'ai choisi le paragraphe unique - et la ponctuation aléatoire avec le moins possible de point - comme marque de fabrique. Mais il est peut être temps de changer et d'instaurer le paragraphe dans le gras du texte. Sauf que oui mais non un paragraphe pour quoi ? Pourquoi un paragraphe ? Est-ce une mode, une norme, une façon de séduire le lecteur frileux ? Je voudrais bien savoir pourquoi un paragraphe, voir même pourquoi plusieurs paragraphes ...

 

Moi j'ai pris l'habitude d'écrire à ce format, comme un bloc extrait de la carrière encore un peu brute, un bloc de texte un peu carré, un peu rectangle, qui noie dans sa masse le ludique, le logique, le cohérent, l'esbroufe, l'intime, le générique, le poétique, le politique et tout le reste. Oui mon bloc est un masque - un masque labyrinthique - avec lequel je distile les écrits avec plus de verve. Et puis si ici il est possible de paragrapher - même si ce n'est pas le sens juste du mot - mon article qu'en sera t il quand je dis n'importe quoi ; de la pure poésie, du jus de mots sans pépins mais avec toute la pulpe lourde et riches qui une fois secouée s'ébroue dans toutes les lignes ?

 

Découper un texte en morceau c'est une forme de barbarie je trouve. Oh bien sûr on va me dire que depuis la nuit des temps de l'écriture on découpe du texte comme on débite le jambon, certe mais j'ai le droit de ne pas être d'accord. On peut s'opposer à une chose en ayant tord mais en campant sur sa position. Je sais très bien que le lecteur est fragile et que s'il voit un bloc de 20 lignes il recule et passe à autre chose, un autre blog. Twitter à fait son beurre avec 140 caractère ça témoigne bien de ce que cherche l'internaute moyen.

 

Alors faire des paragraphe est-ce que ce n'est pas faire la pute pour des lecteurs bégueules ? J'avais déjà fait un article pour m'offusquer qu'il faille nécessairement orner un article d'une illustration si on veut espérer les faveurs de la page d'accueil d'Overblog. Voilà maintenant qu'il faut des paragraphes ? Je crois que cet article ne sera qu'une tentative sans suite et que je garderai intact mon blog article comme il est, comme je suis, comme je suis ce blog, comme je suis un blog, blog, bloc il n'y a qu'une lettre alors pourquoi ne pas en faire qu'un seul mot. Ceci est un bloc

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 29 Mars 2011

Cacher ou non son sexe, c’est là un des enjeux de l'homme sur l'animal qui lui a déjà voté pour ne pas le cacher. Nous nous sommes habitués à cacher ces seins que nous ne pourrions voir sous la pudeur de l'époque, sauf aux mois d'été bien sûr, sauf sur la plage et je ne parle pas de la crique reculée et sauvage où, étendu sur le sable, on se sent seul mais bien de la plage de la Grande Motte un jour de juillet dans la promiscuité délicieuse des familles en goguette et des touristes en vacances ; là le sein se dévoile à toutes les sauces, à tous les âges, à toutes les doses de soleil, mais ne nous y trompons pas l’époque est pudique et les moeurs pudibondes. Cachez moi ce sexe que je ne saurai voir ; la question ne se pose pas, ou bien si elle se pose : est-il ou pas culotté de se déculotter ? la question se pose puisque le sujet intrigue et sans aller jusqu'à dire que le sujet lève un tabou il est certain qu'il lève le fantasme ; que ce passe t-il sous la jupe des filles et sous les jeans de l'homme, avec ou sans culotte, avec ou sans dessous, la liberté contre l'asservissement, le dévoilé contre le voilé car en un sens c'est bien de cela dont il est question. Nous avons commencé - et quand je dis nous je parle de nous autres sociétaires indistincts de notre société - par interdire aux femmes de voiler leur visage et nous vivons plutôt mal le fait qu'elles dissimulent leurs cheveux, pourrions nous alors aller jusqu'à légiférer sur le port ou non de la petite culotte. Je parle bien de ce que l'on porte sous les vêtements. Au nom de je ne sais quelle idée de l'hygiène je sais capable la société de produire un discours pour justifier l’idée qu'il serait nécessaire de se culotter, il y aurait alors une loi nous dictant les bonnes moeurs en ce qui concerne nos sous-vêtements. Nous pourrions en arriver à ce que se déculotter devienne hors là loi et alors comme il y deux siècles les sans culotte redeviendraient des rebelles ; ne pas porter de culotte comme acte fondateur de la révolte, convoquer l’impudeur d’un sexe nu contre le marasme moral du siècle, il ne s’agirait pas de baisser sa culotte comme dans une logique sexuée et sexuelle parce que dans ce cadre là l’on baisse sa culotte pour procréer ce qui rend le geste acceptable car qu’on le veille ou non derrière toutes les baises sauvages et les plans Q il y a encore dans la culture le poids de l’enfantement - on ne solde pas des siècles de culture dominante en quarante ans d’une liberté sexuelle bafouée - mais baisser sa culotte dans un acte de révolte, baisser sa culotte pour se saisir de sa liberté, renouer avec son instinct, sa nature, avec l’animal et le rebelle, oui se lever contre le système en enlevant sa culotte ; nous n'en sommes pas là mais parlons en tant que l'on est libre de cela

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 28 Mars 2011

non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non si ? non non non non non non non non non non non non non non non non non non non non 

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 27 Mars 2011

je vais aller dormir, c'est l'heure du dodo à l'heure de l'hiver pour se réveiller à celle de l'été, se coucher et s'endormir, se lester là dans le lit et touche du sommeil la panse charnue alors je vais éteindre la bougie ; parce que j'aime avoir une bougie, éteindre la télé parce que j'aime avoir la télé et dans la télé des séries policière américaine qu'à force je connais par coeur et qui pourraient presque m'écoeurer parfois tant tout est connu, mais parfois ça me fascine, ce soir juste fatigué alors je vais couper court et dormir entre deux heures sauf que dans mon sommeil je ne verrai rien. Programme parallèle, programme de sommeil cycle long tissus fragiles et double dose sur l'oreiller et même triple, bonne nuit et bon jour

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 26 Mars 2011

Entrez en résistance mes amis humains, je deviens une machine ; le neurone électrique et une batterie à la place du cœur, je deviens raide, non rigide, non raide en fait, j'ai dans le muscle comme une rigidité, et je n'ai pas qu'un seul muscle vous pouvez donc imaginez le nombre de mes rigidités et puis le membre qui quand a lui n'est pas un muscle lui il dort, hiberne au printemps, il printaberne donc, mais qui est donc le grand architecte ? Et si je devenais écrivain mystique pas un peu mythique et écrivain mais écrivain et mystique à part égale, écrire une œuvre inspirée et hermétique parce qu'elle ferai référence à une mystique peu ou pas connue si ce n'est de moi, normal j'en serai l'auteur habité. Curieusement je crois que j'ai toujours eu cette aspiration, quand plus jeune je voulais créer une secte c'était cela que je recherchais d'une certaine façon, même si ma vision de l'époque était différente, je voulais vendre du mysticisme jusqu'à parvenir à être coté en bourse pour spéculer sur du vent et à la fin de ma vie révéler la grand supercherie de ma mystique pour que s'écroule le système que j'aurai passé une vie à établir, pour arriver à cela il sera bien nécessaire d'être écrivain inspiré, parce que qu'est ce qu'un mouvement sectaire sans la prose inspiré d'un prophète qui pose dans son livre les bases et les annexes d'un mouvement mystique, j'avais déjà pensé à cela, peut être qu'un jour je l'écrirai, pas pour enrôler de jolies blondes dans mon mouvement sectaire - j'aime les influences raelienne - mais sortir de ma tête cette idée hybride d'âme voyageant dans l'espace et dont les rencontres cosmiques influent sur le corps humain détenteur de l'âme ; ça vaut bien du Bernard werber et même si j'aurai quelques hontes à me faire werberien mine de rien ça pourrait être peut être la porte du succès à défaut d'être la porte des étoiles, mais si je deviens une machine, un cyborg, un hybride humain/blog peut être que je n'aurai plus cette imagination, si mes neurones si prolixes - enfin si paresseusement prolixes - sont remplacés par du câbles et de la fibre optique peut être que je rêverai de moutons mécaniques et de fourrage synthétique, peut être, ou peut être pas, de toute façon il y a peu de chance que le soleil et les radiations nucléaires me transforment en cyborg, alors le plus sage c'est bien d'opter pour l'écrivain mythique, en tout cas écrivain et blogueur ; sui-je un blogueur mystique ?

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 25 Mars 2011

Arriver à temps, un temps pour tout, un temps pour le soleil et celui de l'insolation sur la boite crânienne plutôt ronde, alors c'est bon je suis à l'heure et je n'ai pas envie d'écrire, mais au lieu de ne rien dire, je brode, petite brodeuse, petite brodeuse de perle, petit air frais, petite fatigue, une petite minute hors de la boite, un petit cachet, une petite sieste et peut être dans la nuit tenir bon pour regarder la NBA et s'endormir devant, toujours s'endormir devant la nuit américaine et finir le match au petit lendemain, se réveiller, la bonne chaine, le bon pied, le bon œil et la balle orange, la tête tourne un peu, les yeux se ferment, l'heure d'une nuit

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 24 Mars 2011

Petite bouche et gros poisson ; il y a comme un bruit de fond, un grésillement, comme le brouillage de radio Londres c'est le brouillard ou la nuée, c'est la grenouille à cuisses humaines, y'a comme un pépin, un pète au casque, j'allais dire une chose et elle n'est plus là, la chose présente est devenue la belle inconnue, la belle incongrue, un trou dans ma mémoire ou pire dans ma conscience mais rien de grave car les idées gravitent et comme les comètes elles finissent toujours par revenir, me revenir en pleine tête et en corps d'article avec la justification par les deux bords. Alors quand c'est comme cela j'ai partait il la détestable habitude de broder sur le fil même de mon écriture parce qu'écrire que l'on écrit c'est sans fin mais c'est facile, mais bien sûr je pourrais vous parler des témoins de Jéhovah, de dieu qui m'envoie un signe, enfin pas tout à fait un signe, pas il m'envoie la plus jolie témoin de la congrégation ; pour les avoir vus ce soir dans leur milieu naturel j'étais étais surpris de voir qu'elle était la plus jolie, alors de là à y voir un signe, mais paradoxalement c'est Satan qui est censé être le tentateur, alors le signe est y un cygne noir ? oui sauf que les préceptes bibliques forment plutôt des cygnes blanc alors je pourrais parler de cela mais c'est déjà fait alors on va cesser là pour le jour

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 23 Mars 2011

Un jour on ne fait plus de feu. Un soir on ne le rallume pas, le lendemain non plus, le surlendemain non plus et c'est l'été. Mais le premier soir où le feu ne brule plus on ne sait jamais que c'est le premier soir d'une série de soirs. Et la vie est à cette image. Il s'enclenche une infinité de choses dans notre vie qui vont prendre une place à long terme. Des choses prennent racine dans notre vie - tisserand du quotidien - mais seul le temps passé nous permet de réaliser cela. Les choses peuvent être subites, jaillir comme la foudre, ce n'est qu'à l'épreuve du temps qu'elles dévoilent leur place importante. Il y a 635 jours je n'étais pas sûr de ce qu'il se passerait. Il s'est passé 635 jours et demain un de plus. Et ce soir je vais dormir.

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 22 Mars 2011

Aux alentours de 1789, date notre révolution fameuse, naissait la Vénus hottentote sur les rivages exotiques de ces races dites - inférieures - peuplées d'autochtones pleins de bizarreries profanes. Je suppose que l'on avait éteint les lumières de notre siècle glorieux quand nous est venue l'idée d'exhiber les formes exagérées de la vénus africaine pour la gloire et la gaudriole de nos foules blanches et condescendantes. Il n'y a pas si loin de notre présent culturel le cinéma de la Vénus Noire essayait de rendre un peu de dignité à cette beauferie de l'histoire faisant acte de pénitence pour nous racheter un semblant de conscience du social et de l'autre dans la posture de sa différence même si celle ci inspire le bizarre à notre vision très établie des choses biens et des choses bonnes. Alors la foule complaisante devant l'idée intellectuelle s'est mise à battre sa coulpe d'avoir à témoigner une telle inhumanité dans la généalogie de son histoire. Aujourd'hui l'heure a changée, c'est celle de la télé réalité le pré carré des pétasses blondes écervelées et des gentils pédés exubérants. Tous les jours dans la télé c'est la parade monstrueuse des freaks des temps modernes, homme sans cervelle, femme sans dignité, ça fourmille de cas sociaux et de caricatures inhumaines tant ces archétypes sont déformés par la loupe télévisuelle. Les spécimens sont consentants pareils à des prostitués télévisées avides du souffle éphémère que le regard qui se prête au jeu artificiel et malsain provoque, en lui lui donnant le sentiment d'exister.

 

J'exhibe donc je suis.

 

Peut-on déceler une sensible différence entre l'exhibition de la Vénus hottentote et cette exhibition burlesque de sujet de télé-réalité ? Je n'en vois pas. Et le nappage odieux sur télévisé tellement c'est la suffisance certaine des producteurs qui, déniaisés de l'innocence que l'on pouvait encore leur attribuer il y a quelques années quand la télé réalité balbutiait son loft, aujourd'hui choisissent délibérément des marionnettes pathétiques qui ne peuvent inspirer aux larges masses de spectateurs propres sur eux que du mépris et de la moquerie ; un faux regard empreint de cette même condescendance qui animait le foule venue voir la Vénus des races inférieures qui fauche les dernières parcelles d'humanité à un peuple caractérisé par son aspect supposé inférieur. Soyez en sûr dans votre télé il y aura de l'inculture, de la bêtise, de la vulgarité, du monstrueux au sens qu'il y aura des gens que vous ne croisez pas dans le monde réel, tous les jours TF1 dans son Carré ViiiP aiguisera le sentiment d'êtres supérieurs aux élans irrépressibles de suffisance. La marionnette de télé-réalité est devenue la race inférieure de notre temps, la cible idéale de l'élitisme culturel qui sous couvert d'humour offense le genre humain d'une condescendance contestable et la foule toujours trop conne applaudit et en redemande et si je pouvais nous demander une chose c'est de ne plus regarder et s'insurger. Peut-on se révolter du consternant mouvement de mépris de l'européen devant la Vénus noire et ne pas se formaliser du consternant mouvement de mépris du public devant les Vénus siliconées ? C'est le même cirque, le même barnum nous devrions avoir la même indignation.

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Rédigé par Cheval de bois

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