Publié le 30 Juin 2015

Et voilà déjà, six ans derrière, et déjà six longues années que je tiens ce blog avec une assiduité quasi parfaite, quotidienne si on excepte les jours où je n’ai pas pu. Oui. Voilà six ans.

On regarde derrière et déjà tout ce temps là. Curieux.

Depuis peu et sans rapport avec ce cycle calendaire je me suis plongé dans la relecture de ce blog, depuis mes débuts dans l’idée d’en sortir la moelle poétique. La recueillir.

Alors je me lis, je me relis comme je lirai un  auteur étranger et j’éprouve une sensation étrange qui parfois va jusqu’à ce que je me sente mal à l’aise. La confrontation avec cet autre moi d’il y a six ans est compliquée ; étonnante. Il y a des choses que je n’arrive pas à relire, elles me semblent grotesque et le grotesque m’a toujours mit mal à l’aise. Parfois je relis et j’apprécie la prose comme celle d’un auteur qui me serait étranger. Et là c’est glorifiant pour l’égo.

Mais ce qui m’étonne le plus, finalement, c’est ma stagnation stylistique ; à en croire que ce blog est le lieu de mon embourgeoisement. Je reviens toujours sur les mêmes choses, réécrire les mêmes thèmes, redonder dans mes formes. Pour certains on pourrait voir dans cela une manifestation du style. Moi je ne sais pas.

Je sais juste qu’enfin j’accepte en moi la part de poète et l’ambition littéraire. Et c’est au filtre de cela que je me relis. C’est étrange. Qu’est-ce que je cherche ?

Bon anniversaire en retard à moi-même. Je suis ici né le 26 juin 2009.

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Publié dans #Je est un Blog, #mélancolie, #écrire

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Publié le 29 Juin 2015

Elle mouillait tellement qu’une rivière s’était formée sous elle. Le cours d’eau qui apparaissait puis coulait depuis ses cuisses écartées avait fini par l'emporter jusqu'à la mer. Et je retrouvais mon amante rendue essoufflée par le désir dans l'estuaire le plus proche de notre petit hôtel de charme où nous avions l'habitude de nous retrouver pour forniquer allègrement.

Allégorie climatique de sa culotte

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Publié dans #autofiction, #citation

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Publié le 28 Juin 2015

Allez viens on meurt, comme ça, d’un coup de butoir sur le sens de la vie

Allez viens ma poule, on saute le pas, surtout que toi tu ne sais pas voler

Et moi non plus, alors je reste lové sous tes plumes et tes ailes atrophiées

Et ce n’est pas moi qui tombe et ce n’est pas moi qui pleur

Sous le ramage des arbres ombragés les corps dans l’herbe ne sont pas morts

Les âmes en l’air qui sont le point de focal de ces oiseaux de proies

Allez viens l’ami on se laisse glisser, se faufile adieux sous la ligne de flottaison des femmes

Laisse donc ces jeunes filles en fleur pour les jeux d’enfants à un franc six sous

Et la corole qui sèche et les pétales qui tombent, l’herbe est couchée sous nos corps allongés

La frondaison mon amie, c’est là que je veux voir tes yeux et le grain aussi de ta peau qui perle

J’aime te voir suer,  je te voudrais statue et pouvoir t’oindre, te polir, te lustrer

C’est ça l’éclat que t’aperçois aux coins de mes yeux quand je lorgne sur toi l’amie

Ton décolleté bien sûr et l’albâtre de tes paupières bien sûr

C’est que tu es ma feuille blanche où j’aime faire musarder ma plume

Anticiper d’un mot les soubresauts de ta poitrine qui sursaute parfois quand tu respires trop vite

Qu’une abeille te frôle ou qu’un chevreuil surgisse, c’est ça la vie tu sais

Dans le fantasme serré d’une vision bucolique, il y a toujours un verre qui trinque tu sais

Et des hommes toujours pour boire à ta santé et aux secrets assauts qu’ils me jalousent encore

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Publié dans #poésie, #Prose, #ironie, #inspiration

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Publié le 27 Juin 2015

Dans un temps ancien, bien antérieur à l’époque actuelle, dans une terre arable et prospère à la croisée des mondes un jeune garçon est né ; fils de son père, un noble chevalier frère du seigneur de cette terre et fils de sa mère une paysanne sublime, jeune et sulfureuse comme la beauté des fleurs sauvages ; ce jeune garçon fut bientôt le cousin de l’héritier du trône, un enfant de quelques mois son cadet. Mais bien vite une rumeur se mit à ruiseler entre les pierres de cette maison noble ; il se dit que le garçon, cousin ainé de l’héritier du trône, était en vérité le fils premier du roi ; que le seigneur, marié à une noble dame pour forger une alliance entre deux terres, n’avait pas su résister aux charmes ensorcelants de la jouvencelle paysanne et que de cette union était né son premier fils, bâtard illégitime pouvant mettre en péril l’alliance fragile des deux familles unis par le mariage. Dès que la jeune fille vu enceinte, dans le secret d’une alcôve le roi demandait à son frère, vieux chevalier solitaire rompu à la rudesse des batailles plus qu’à l’union des jeunes filles de sacrifier sa solitude pour épouser la demoiselle et endosser le rôle du père. La rumeur était prolixe, dans les murs des demeures de tout le royaume chaque anfractuosités résonnaient d’un détail plus ou moins un scabreux pour voulait faire grossir la vérité de cette accusation confuse. On regarder les deux enfants, cousins joueurs et joyeux et se portait sur eux des regards scrutateurs qui ne se retenaient pas de persifler sur leurs passages. Et de peur qu’un démenti donne du crédit à ce que le seigneur appelait un mensonge lancinant, il fut décidé que le jeune garçon soit exilé, envoyé dans une maison voisine pour y être éduqué, formé, enseigné et que sa terre natale finisse par oublier son visage, son nom et ce qui aurai pu rappeler les traits de son père. Heureusement pour lui, il avait hérité de la beauté fascinante de sa mère et ces traits séduisants ne laissaient que peu de place à l’héritage d’un père. Quand on est un enfant on ne peut supposer les querelles d’adultes, encore moins s’imaginer que l’on se déchire pour une vérité fuyante, dès que leurs percepteurs ont le dos tournés les enfants passent leurs temps à construire des histoires auxquelles ils aiment croire et ils ne peuvent comprendre que les adultes se battent pour de vrai pour les mêmes raisons. Alors quand il fut arracher aux bras de sa mère, éloigné des joies qu’ils construisaient avec son cousin l’héritier, ce jeune garçon se senti trahi, abandonné et se promis dans le secret de son  cœur de ne jamais trahir les seins comme lui avait été trahi, il promit fidélité à ses plus intimes sentiments. Un jour il reviendrait et il se fera aimer par les seins …

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Publié dans #ébauche, #jeux de rôle, #jdr, #retard

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Publié le 26 Juin 2015

il y a des gens qui confonde avoir une relation sexuelle médiocre et baiser. Baiser on peut le faire avec son amoureux, son amoureuse, baiser ce n'est pas sale, c'est juste plus radical, plus vaste, plus libéré que "faire l'amour". Baiser c'est se donner, c'est tout prendre, c'est s'oublier et c'est tout oublier - convenance, tabou, morale, etc. - dans le même temps. Baiser ce n'est pas juste avoir du sexe sans sentiment, sans savoir faire, baiser ça ne peut pas être médiocre, baiser c'est forcément épique et donc nécessairement passionnel même si c'est souvent pour la passion de soi et non la passion de l'autre. Enfin, je dis ça, je ne dis rien. Je dis juste que faire l'amour est la version polie et de la baiser originelle parce qu'avant que l'humain invente l'amour l'humain savait baiser, il y avait le plaisir, l'orgasme et la baiser, l'amour est un enrobage sociale conventionnel que l'on a rajouté que plus tard à notre palette. Je ne jette pas d’opprobre sur l’une ou l’autre des pratiques ; mais je rappelle juste un lieu commun que l’on a trop facilement tendance a repousser sous le tapi de nos habitudes intellectuelle ; à condition d’en avoir, autrement il est plus facile de s’en défaire, cela va de soi.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 25 Juin 2015

Sommes-nous tous des créateurs ? C’est ce que je crois, et c’est ce qui me rend coupable de l’être ; parce que si nous sommes tous des créateurs, si vous êtes tous des créateurs, alors je ne vaux rien de plus que vous. Non pas qu’il soit important de valoir plus ou moins que son voisin, mais il est important de se définir par rapport à un savoir-faire, une qualité excédentaire que l’on peut faire valoir dans la bourse aux échanges sociaux. Et donc, si nous sommes tous créateurs alors je n’ai rien à échanger parce que ce que j’ai vous l’avez déjà.

Je dis cela avec un esprit de rhétorique parce que même si je me questionne je sais ma valeur, ma qualité excédentaire. Et pourtant cette question, disons la sensation qui sous-tend ma question, je la ressens sincèrement. Nous sommes tous capable de créer, nous sommes tous de potentiels créateurs alors que j’ai un doute plus que raisonnable sur le fait que nous ne sommes pas tous de potentiels avocats ou de potentiels couturiers ou jardinier ou médecin.

C’est paradoxal, plus je doute de ma légitimité à endosser le rôle de créateur, de créatif, plus je m’installe dans ce rôle, plus je l’éprouve comme l’exacte alter égo de ma personne et c’est sûrement parce que j’éprouve l’envie d’affirmer ma personne alter exacte comme une personne créatrice que je ressens cette - chose - qui dit que l’on est tous créateurs ; c’est peut-être un manque de narcissisme qui me pousse à ne pas me prétendre au-dessus de la valeur moyenne, ou un éternel optimisme qui me laisse entendre que tous pourraient être à ma place parce que ma place est enviable - et nécessaire à l’équilibre du monde -. Je ne sais pas, je sais juste que je suis un créateur et tel est le sens de ma vie.

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Publié dans #Je est un Blog, #écrire, #egotrip

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Publié le 24 Juin 2015

Je n'ai pas souvenir d'avoir été censuré, ni abusivement liberticidé j'en conclus donc que la politique de censure de ce site n'est pas si mauvaise. En même temps ici ou ailleurs ... à quoi bon l'ouvrir quand les autres ne savent pas le sens de l'ironie ? Allez, on baise dans l’isoloir où l'on vote extrême ? Et si possible on baise avec quelqu'un du même sexe, du même siècle, mais pas de la même religion histoire de pousser le vice dans un de ses orifices ... Faisons feu dans le tas de graisse qui suppose un corps et inspectons les sous-vêtements que laissent les prêtres et les maîtres d'écoles dans leurs casiers secrets où ils enfournent la perversion de leur refoulement. La censure, la césure et pourquoi pas la circoncision ? Parfois je sais que ma prose mériterai d'être circoncise, si concise en tout cas qu'elle puisse être lue du premier coup, d'œil, le premier coup de bite étant réservé aux pucelles dévergondées à qui l'on devrait censurer l'impudeur ou la pudeur tout dépend du regard que l'on porte sous leurs jupes et sous leurs crânes - quand elles ont les yeux ouverts bien sûr, je n'ouvre pas les crânes pour de bon -. La censure oui, qu'elle abuse de moi, qu'elle vienne la censure me coller sa protection bien efficace là où la nature ne s'y attend pas, qu'elle me prive de liberté la censure, elle exhortera alors mon plaisir ; putain de censure ! ma putain de censure ! cette censure est ma putain ! cette censure est payante ! n'oubliez pas de payer vos passes avec la censure !

Un vent chaud sur les fesses de la censure sans rapport avec le sujet

Un vent chaud sur les fesses de la censure sans rapport avec le sujet

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Publié dans #censure, #recyclage, #Divagations diverses

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Publié le 23 Juin 2015

Par tous les vices et les honneurs du monde

J’écris la dose chaude qui coule à la source secrète

Comme à l’heure de toutes les nuits j’endosse la peau creuse

Elle me colle à la nuit toute humide et poisseuse

Je l’enfile et pénètre sous son derme commun

J’existe par l’envie comme un loup dans une bergerie

J’endosse le vice d’un désir que je porte aux nues

Depuis la nuit de mes temps je visse cette pulsion à mon âme

Caché dans un recoin de moi je passe les yeux là où il ne faut pas

Par derrière la porte close là où les femmes urinent

Par-dessus l’épaule du mari fidèle et sous les robes des tissus légers

Par l’enfer qui porte une jupe courte et la lueur des phares dans la ruelle idoine

J’ai le grand feu des écrivains, l’illustre pouvoir des lunes rousses

Et à défaut de plaire je construis des ironies en dentelles accroupie discrètement

Marionnettes qui soulagent leurs vessies sous les fils tissés d’une destinée épique

Il n’y a que des héroïnes pour habiter l’audace de ma pensée terrible

Seules les héroïnes savent lâcher les vannes imbéciles d’une pudeur mystique

Je suis un déiste païen qui ne croit qu’en ses anges nocturnes

Silhouettes évoquées, évanescence et onirique

Je ne suis qu’un arpenteur au long des routes chaudes jaillissantes dans ma nuit

Poésie égotique

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Publié dans #Prose, #poésie, #pisseuse

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Publié le 22 Juin 2015

Vous êtes l’oracle en prise avec ses visions

Délires psychotiques où les fous dansent ensembles

Visions fulgurantes par une fente qui palpite de l’avenir

La drogue, l’alcool, le vent mystique sont vos médiations

Vous sombrez dans une médiation sous emprise

Elle vous conduit aux portes d’un autre monde

Là où les visions vous parlent, vous draguent et puis vous tuent

Et vous, vous fouillez leurs entrailles pour en sortir des réponses

L’oracle est un boucher, onirique abattoir des songes imprégnés

On ne sort jamais de là les mains vides, les intestins parfois

La violence qui s’arrache pour extraire le sens de l’hypothétique

Vous n’êtes plus là, les visions vous collent leurs vies

Elles se superposent, s’empilent et s’entredéchirent

Vous ne tenez qu’un instant avant de passer à l’après

Les instants s’enchaînent quand ils ne se fracassent pas

L’oracle parcourt les visions comme les perles d’un chapelet

Guidé par le sens des questions qui lui vrillent l’esprit et le ventre

Et les visions dansent, se battent et déchainent la folie

Les visions plongent leurs doigts dans la tête de l’oracle

Et elles brassent ce qu’elles veulent de son histoire

Jusqu’à ce qu’il ne reste du passé qu’une fragrance du futur

Et ainsi meurt l’incertitude, l’oracle ne sortira qu’au prix d’une réponse

 

 

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Publié dans #ébauche, #Prose, #poésie

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Publié le 21 Juin 2015

Réunir des personnes. Lancer des dés. Recommencer si c’est nécessaire jusqu’à ce quelqu’un identifie une logique. Celui-là devient maître du jeu, les autres deviennent joueurs. Le maître distribue plusieurs dés aux joueurs.

Naître

Ensuite chacun prend un papier et y inscrit un nom. Vous êtes cette personne même si personne ne sait encore qui est cet individu. Esquissez votre personnage avec des mots, des traits, des détails, jusqu’à ce que les autres comprennent qui vous êtes.

Définir

Ensuite, mettez-vous d’accord sur un lieu où vous êtes réunis. Voici les graines, arrosez ce substrat jusqu’à récolter les fruits. Le maître va poser des questions, sans restrictions. Où se trouve ce lieu ? Qui l’a créé ? Que s’y passe-t-il ? Qu’est qui le menace ? Soyez curieux !

Débuter

Vous jouez déjà ... Maître du jeu donnez des miettes aux joueurs. Laissez les tisser un tableau puis coupez leurs fils et laissez les chercher pourquoi. S’ils évoquent une théorie ils ont raison mais ne peuvent pas le prouver. Concevez un chemin dangereux qui offre aux joueurs ce qu’ils désirent vivre. La mort est possible, elle flirt avec eux comme une allumeuse. S’ils le méritent ils inscrivent d’autres détails sur leurs feuilles. Faites leurs comprendre qu’ils ne sont que cette feuille mais laissez-les vous prouver le contraire.

Machination

Quand il faut lancer les dés le joueur jette ses dés, pour réussir il doit identifier une logique dans le résultat. S’il n’en trouve pas c’est raté.

Savoir faire

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Publié dans #jeux de rôle, #jdr, #ébauche

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