Publié le 30 Novembre 2014

1974, basse résolution et baise résolution, bien dans la boue les corps écarlates qui se roulent, s’enroulent l’un sur l’autre dans un brasier mou de médiocrité éclatante. Au soleil de l’amour libre, les portes ouvertes sur ton intérieur, et pas de jardin secret, et pas de fausse pudeur, et les râles arrachés comme les vêtements, seules les effluves restent, elles naissent de la sueur et des pores, dilatés, les flots salés qui se déplacent sur la peau affligée de caresses et de doigts et de langues et la dague immense de la jalousie qui croise la sœur Damoclès, dame aigue comme le poison et femme fatale. C’est une fête, un divertissement orgiaque et salissant comme se doivent d’être les plaisirs réalistes, pas comme les T-Rex qui chevaucherai la gente féminine à la cuisse légère et largement écartées créant un grand vide préhistorique comme la grande absence du temps où l’on n’avait pas encore apprit à écrire et  raconter des histoires et c’est dans l’expression nue des corps mous et saoulés de leurs impudeurs épiques conquête de l’inutile, nus dans le lit, nus dans l’herbe et sur la boue magnifié par la beauté des victoires de la vanité ; rappelle-toi que demande matin je serai un autre, dans une autre, autre femme ou autre vie voir dans un énième pays traversé par un train qui emporte loin, toujours loin de soi et toujours plus proche d’un horizon dérobé

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Publié dans #écrire, #Divagations diverses

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Publié le 29 Novembre 2014

Poupée tu sais, il y a des jours où une poupée me parle, elle vient et elle me pose des questions, un peu mystiques, un peu morbides, un peu qui font peur. En plus je trouve ça malsain moi de parler à un objet, c'est comme si j'étais seul et fou et que je parlais dans le vide et puis ça fait toujours peur quand un objet nous parle - sauf si c'est un téléphone ou un ordinateur -. Tu ne le sais peut-être pas Poupée mais elle est là, elle vient là, à moi, avec son corps sans âge, avec son esprit sans Éros, avec son air de ne pas y toucher alors que je sais, que l'on sait tous, qu'elle y touche. En plus elle me chuchote des choses à l'oreille et moi j'ai envie de croire que c'est rien qu'à moi mais en fait non. Mais tu sais Poupée, la poupée elle fait ça avec tous les mondes, ils sont 1973 autres et elle parle avec des autres que moi sans se soucier de savoir si ça me fera de la peine, sans se rendre compte que les mots que je lui adresse essaient de la rendre unique, parce que j'ai envie qu'elle sache qu'elle est unique pour moi mais elles s'en fout vu qu'elle parle à tous, comme si nous étions tous égaux à ses yeux, mais ça tu vous Poupée oui je n'y crois pas, avec ses yeux de porcelaine tout vitreux elle doit bien avoir des préférences et je voudrais en être, ou ne pas en être, mais je voudrais être fixé parce que l'incertitude tu sais Poupée ça fait peur. Et je suis incertain d'elle.

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Publié dans #écrire, #recyclage

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Publié le 28 Novembre 2014

Troisième tatouage dans la peau, c'est fait, c'est légèrement douleur dans l'intérieur de l'avant-bras droit, la peau y est plus fine, elle y est plus belle aussi pour dessiner, et être vue, c'est à dire à ma vue parce que je ne fais tatouer que les zones que je suis capable de voir, parce que me faire tatouer c'est un rite un peu narcissique, c'est aussi un moyen assez directe d'éprouver la sensation de s'appartenir, de prendre le contrôle de soi, dans sa peau, par sa peau, par son image parce que s'il y a bien une chose qui nous échappe souvent c'est cela, notre image, notre forme, , notre mise en page si nous étions un livre, alors se faire tatouer devient un geste fort et forcément beau pour soi, un peu de douleur pour inscrire l'événement dans une conquête et puis l'image, l'esthétique de soi, qui s'identifie, s'unificie, se forme par nos choix, nos décisions. Vient ensuite la double ou triple ou multiple signification et symbolique de son tatouage, celui-ci parle d'étoile, de matière fondamentale, de masculin et féminin, de chaud et de froid, d'organique et de mécanique et de message crypté parce que les messages le sont toujours et bien sûr un clin d'œil à la photographie et à mon histoire personnelle, l'idée qu'une complétude est nécessaire pour y arriver et une affirmation de l'altérité des choses, des étoiles, des soleils, des individus. 

 

Quand il sera beau ou quand la photo sera réussie je le monterai sûrement ici une image terminée, pour l'instant je vous laisseune version work in progress

Jour 1972, jour de tatouageJour 1972, jour de tatouage

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Publié dans #Je est un Blog, #tatouage, #egotrip, #Pictogranimation

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Publié le 27 Novembre 2014

Il n’y a que quelques minutes, il pleut, avant minuit, et je suis plutôt malade, en angine, il pleut dehors et j’aime ça, mais j’ai sommeil et envie de dormir, au chaud, se doucher, se mettre nuit puis dormir et oublier là où l’on a mal et oublier le reste ; l’orage blanchit encore la nuit et l’air tremble mais la télé tient encore son signal et moi je n’ai pas envie d’écrire plus, pas ce soir, pourtant ce soir je suis tatoué, pour la troisième fois et je voudrais trouver à dire sur le sujet parce que c’est beau de s’approprier sa peau avec de l’encre, mais ce soir je n’ai pas l’inspiration, la fameuse, le grand sens du mot ou de la réflexion, alors je fais le minimum, le syndicat de moi-même accepte cela, et je vais pouvoir aller au lit bientôt, pas sans avoir sorti les poubelles, dehors, sous la pluie et l’orage, et ma gorge irritée et pourra se clôturer le 1971 jour de vie depuis que j’ai eu l’idée de lancer ce blog.

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Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog

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Publié le 26 Novembre 2014

Il est assis, seul, chez ses parents et il attend. Depuis des heures il attend, depuis des semaines, même des années, il attend qu’une chose se passe. Et depuis tout ce temps il commence à le trouver le long le temps. Et il se demande que faire quand le temps et long ; généralement on le tue, et on ne manque pas d’armes ni d’argument pour tuer le temps, au moins 1970 argument, au bas mot, depuis le massacre en règle jusqu’au petit meurtre amoureux et silencieux … tuer le temps est un art, mineur mais un art, l’air de rien chaque jour chaque individu commet son génocide dans l’indifférence totale et générale et justifiée par le fait que le temps n’est rien qu’un concept, pas un humain, ni une personne. Tuer le temps il le pourrait, mais le temps long de l’attente c’est aussi un moteur, on peut chercher l’ennui pour trouver matière à agir, à passer à l’acte, à l’action, et chacun y vas de sa logique, de son hobbit, de son passe-temps.

Pour lui, il n’y a pas de mystère, quand il s’ennui, il éteint la télé - c’est souvent elle la source ennuyeuse - et il invente des vies, des gens, il écrit, il s’en va sur internet chercher quel corps donner à ces fausses personnes de son imagination. Et puis ensuite, il écrit sur eux, pour eux, pour lui, il dissout son ennui dans le fait de créer des personnages avec une vie bien remplie, rocambolesque et romanesque - et utiliser encore rocambolesque à notre époque et une aventure en soi -. Et si jamais il lui arriver de se lasser de cela, alors il se retourne encore vers internet mais cette fois pour y trouver de la pornographie et pour se masturber parce que c’est là le levier infaillible pour battre l’attente vaine. Et sinon, pour varier la mise à mort de son ennui il lui arrive aussi de chercher des gens à fouiller, des vies à disséquer parce que les gens sont prolixes quand il faut se raconter alors il rentre dans eux, dans leurs vies et ça le diverti.

Bien sûr, souvent, parfois, comme vous voulez, les trois domaines se recoupent, il regarde dans la vie des gens pour chercher une motivation sexuelle qui le conduit à écrire, ou il écris sur la vie des gens parce que ça le fait bander.

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Publié dans #écrire, #Divagations diverses, #ennui

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Publié le 25 Novembre 2014

Vivre avec son temps ... c'est un mythe, une légende, c’est une utopie et sûrement une réalité. C’est une question, et, une injonction ; il faut vivre avec son temps, sinon … sinon je ne sais pas, mais sinon on sera dépassé, has-been  bientôt et puis après la tombe de l’indifférence. Mais vivre avec son temps ça eu du sens, parce que tous les temps ne sont pas identiques, toutes les époques ne sont pas les mêmes et il y aura toujours les suiveurs, les marginaux et les créateurs d’air du temps et c’est autour de ces trois figures que nait l’injonction de vivre avec son temps pour grossir les rangs des suiveurs ce qui a pour vertu de marginaliser un peu plus les marginaux et de donner un peu plus de pouvoir aux créateurs de tendances ; c’est ça vivre avec son temps, c’est vivre dans le ton d’un temps que l’on n’a pas choisi, c’est donné à son temps le poids d’exister plus que les autres temps alors qu’en soit, que dans un absolu on devrait être incité à vivre en avance de son temps et à créer son temps, en défaire les coutures pour remodeler son temps ; parce que vivre avec son temps c’est déjà être dépassé, c’est être un mouton, un pion, un rouage, un mécanisme, un soldat bien obéissant qui valide ce que le temps est même s’il ne l’a pas créé.

Et vivre avec son temps c’est aussi, tout bêtement, vivre ; parce que l’on vit toujours au temps présent, on n’échappe pas à son instantanéité, on est là, les deux pieds dedans et c’est peut-être pour s’offrir une forme d’échappatoire à cette fatalité que l’on s’ordonne de vivre le temps présent histoire de ne pas réaliser que nous sommes des responsables de cette médiocrité. Nous ne sommes plus en 1969.

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Publié dans #recyclage, #Réflexion

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Publié le 24 Novembre 2014

Paul Eluard dans ta culotte pour faire mouiller les collégiennes et pour moucher les lycéennes qui ont en deuxième langue italien.

Et Paul Eluard dans tes toilettes, à cambera, à se soulager de la bière qu’il a trop bu avec deux vieilles aborigènes qui tiennent bien mieux l’alcool que lui.

Paul Eluard dans ton voisin, c’est ton voisin plutôt, celui qui est parti à la réunion du parti et qui a pour parti pris de ne pas partager sa femme avec toi, ni avec Eluard. Quel con.

Pour Paul Eluard tu fais la fou, la fête, une farandole entre la salle à manger et le grenier avec ton chien, mouillé, et toi seul, parce que vous êtes seuls, avec Paul.

Et tu ramènes l’absinthe, et une lycéenne égyptienne par farouche et deux trois amis crasseux, cabots, pour faire le chœur quand tu offriras de la chair fraîche à Paul Eluard.

Paule Eluard c’est ta princesse, un pince sans rien, le nez retroussé.

La réalité est une prison d’ici disait-il et toi tu te prenais cela en pleine gueule parce que tu accueillais bien gentiment Paul Eluard qui te chiait dans la main.

Et Paul Eluard est reparti, laissant chez toi quelques enfants de lui, petits et gras, braillant sans faire rime et produisant des déchets dans faire les beaux ; des mômes avec rien de même.

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Publié dans #poésie, #Divagations diverses, #Paul Eluard

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Publié le 23 Novembre 2014

Il n'est pas question de se demander s’il faut réunifier les mathématique et la poésie, ni de se demander si cela est possible, mais il faut vite revendiquer que cela est nécessaire, souhaitable et urgent. Et peut-être alors qu'enfin les gens cesseront de dresser une frontière idiote et invisible entre l'art et la science, entre la métaphysique et la poétique, entre les lettres et les nombres et qu'ils verront - enfin - que tout n'est que question de rythme, de poésie, de potentiel, d'émotion et sans tomber dans le mystique que tout cela ne fait qu'un. Parce que tout cela, science, mathématique, poésie, littérature, etc., tout cela ce n'est que du langage. Et même si certains langages sont différents les uns des autres, comme le chinois par rapport au chilien, ils n'en sont pas moins unis par une ambition identique, transmettre de l'irrationnel et de l’indicible aux gens.

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Publié dans #recyclage, #mathématique, #poésie

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Publié le 22 Novembre 2014

Si l’on pouvait ne tomber qu’une seule fois amoureux d’une partie de corps humain alors je serai amoureux de tes fesses qui m’ébranlent à chaque vision que j’ai d’elles.

Le boucher aussi aimait écrire

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Publié dans #citation, #aphorisme à la con

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Publié le 22 Novembre 2014

Mon dieu, ma prose et comme ma bouche, pâteuse.

Auteur de 1966 pâtisseries médiocres

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Publié dans #citation

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