Publié le 31 Mars 2015

Des états d’architectes, des états d’armes, des âmes d’armes, des âmes architectes, âmes faunes, âmes flores, des âmes paysagères, âmes de concepts ; ce sont des verrous, des clefs, des navires qui ressemblent aux flots, âmes d’objet ; des clefs pour des serrures indistinctes, juste l’idée d’une serrure ou d’une porte entre ça et l’autre chose, du dedans et du dehors jusqu’au jour où l’individu devient en mesure d’entrouvrir la porte, de faire advenir le dedans dans le vide extérieur en en devant le maître, un dieu du dedans qui peut devenir dieu du dehors dans sa zone de confort jusqu’au jour où l’objet-fragment-vecteur vient à être brisé ou volé par celui qui tuera le faux dieu pour devenir à son tour un faux dieu à la place de l’ancien faux dieu, du faux par du faux, comme le feu par le feu, le fake par le fake, la force du cœur par la force du cœur ; c’est le cœur, l’état d’âme, la nature d’âme qui est le canal qui forme, formalise, façonne l’énergie, le pouvoir, le potentiel, le concept contenu dans l’objet-fragment-vecteur de l’ancien monde ; sans que l’on soit sûr que les fragments de l’ancien monde sont des vestiges où des explosifs responsables de la fin du dit-monde devenu le non-monde, monde-non-dit ; la page blanche et grise, de pierre et de minéraux là où les créatures qui mangent la pierre évoluent et mènent la vie dure aux non-hommes qui sont apparus sur ces terres comme des esquisses mal dégrossies qui noircissent le paysage de leur présence mal habile jusqu’à l’avènement d’objets vecteurs de l’autre monde qui permet à des choses de s’incarner dans un temps éphémère.

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Publié dans #ébauche

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Publié le 30 Mars 2015

Des hommes ou des dieux et puis des hommes dans des dieux, parce qu’il y a des mondes minuscules à l’intérieur des objets dieux. Il est possible d’entrer au-dedans de ces objets qui rendent les hommes hors-monde comme des dieux du monde d’avant. Si ces mondes du dedans peuvent dans certains cas et par le biais de certains esprits transparaître au dehors c’est souvent et avant tout à l’intérieur d’eux-mêmes qu’ils existent le plus, le peu du mieux qu’ils sont et c’est là que les héros du hors-monde peuvent entrer et pénétrer dans ces mondes miniatures sans réelles vérités existentielle. Au-dedans ils ne sont plus, ce n’est que lorsqu’ils sortent au dehors que l’on peut les percevoir comme des bulles ; avant ils ne sont que des rêves certains comme des magasins aux merveilles ; quand ils sont tenus, portés, possédés, les fragments-vecteurs des mondes transforment doucement ceux qui les détiennent jusqu’à ce qu’ils puissent entrer en eux ; aller et retour jusqu’à une forme hybride, les couleurs, les formes, les odeurs, un honneur d’être un porteur, un transformé, un être de fusion. Et la fusion apporte le pouvoir qui apporte la fusion et qui trans-forme le monde ; c’est la re-formation des mondes perdus au grès de leurs névroses et de l’audace de leurs angoisses.

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Publié dans #ébauche, #Brainstorming

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Publié le 29 Mars 2015

Il n'y a plus de dates, il n'y a plus de temps en dehors des oasis où le monde affleure parfois. Mais personne ne sait ce qu'est le monde, le monde d'avant ou le monde présent. Le monde est un concept qui échappe aux gens. La rase campagne grise et blanche peuplée de pierres et de mange-pierre est un lieu trop hostile pour penser le monde, l'essentiel est de lui survivre ; jusqu'à jour où un individu mettra la main sur un fragment, un vecteur de monde, de l'avant dans le présent. Celui qui détient un tel fragment parvient, sans nécessairement le vouloir, à faire revenir du monde en surface de la terre morte. Du monde, c'est du monde, des maisons, des architectures, des personnes, des animaux, des paysages, de la flore, mais tout cela est abstrait, tout cela est relatif, le fragment vecteur est une forme de catalyseur, un hybridateur qui fait ressortir une facette du monde d'avant au travers de la psyché d'un homme du non monde d'ici. Qu'est-ce que sera le monde, qu'est-ce qu'était le monde, rêve ou réalité, création ou renaissance, et si la renaissance était le lieu d'une résurrection. Exhumer des fragments c'est exhumer ses névroses, donner du corps à des variations, la naissance d'une promesse, de mille promesses, une promenade dans le monde blanc en éruptions individuelles d'expressions colorées. Et là-dedans une mine, des grottes, des ramifications souterraines jusqu'à déchirer les terres mortes en bulles d'air de vicissitudes. Il y a devant eux le vide d'une page blanche, grise, les coups de gomme sur la surface d'un monde disparu. Le vide est une grande invitation à disperser ses cendres et donc à avoir brûlé ses idoles. Une ébauche d'un monde où le monde est une grappe d'ébauches ; des mondes ébauchés où des êtres sont amenés à ébaucher leurs vies pour recréer un monde ou supprimer ce monde

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Publié dans #Brainstorming

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Publié le 28 Mars 2015

Un texte sans titre, un article sans trop de mots juste le temps de faire un tour de cadran le soir où l'heure change comme à chaque année, comme les saisons et les enfers, comme les trésors et les pirates. Juste pour dire que j'ai été là un soir de mars à ne pas savoir quoi dire ni le temps pour le faire. Je suis là j'étais là, je serai là demain. Débiter des mots sans intérêts dans un article du même genre. Passons, à suivre,au suivant ...

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Publié le 28 Mars 2015

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Publié le 27 Mars 2015

Pendant longtemps le monde a été le monde. Et le monde a perduré dans son état jusqu’au jour où le monde a cessé d’être le monde. L’essence du monde c’est inexplicablement concentrée dans certains objets fractionnant l’essence du monde jusqu’à ce que le monde cesse d’être et explose. Le monde est donc mort et il a laissé à sa place un infini désert de cendres grises et blanches, formant un paysage désolé. Les fragments d’essence du monde se sont dispersés et ont disparus de par le nouveau monde de désolation silencieuse. Un jour, un temps indéterminé après la fin du monde parce qu’il n’y avait plus rien ni personne pour le compter, des hommes sont apparus. Ils ne savaient pas où ils étaient, ce qu’ils faisaient et où se rendre. Ils se sont réunis en tribus, en groupe, en horde, en meute, en troupeau, en famille, de petits nombres d’hommes unis pour une errance commune ; manger des racines et tuer les créatures mange-pierre pour se nourrir de leur chair. Et parfois tuer d’autres groupes d’errants pour se nourrir de leur chair. C’est ce qu’il restait du monde, des hordes désœuvrées en errance dans le gris et le blanc essayant de survivre dans un monde qui n’en était plus un ; le non-monde, l’absence de monde, le vide monde. Certainement qu’un jour après un jour après des jours un non-homme a découvert un fragment du monde d’avant. Il l’a pris dans ses mains et le monde autour du lui a changé. Le monde est né, petite parcelle de monde, de couleur et d’odeur et des choses sont nées des cendres grises et blanches, maisons sortant du vent, des piliers naissant du sol et des êtres sont venus habiter ce lieu interlope. Le non-homme est devenu un dieu, détenant dans ses mains le pouvoir de cette bulle monde. Un jour la fille sortie du ventre de la femme qu’il avait couvert est devenue assez grande pour arracher à l’homme son père le fragment du monde. Et le monde bulle est mort, les êtres qui y vivaient sont redevenus la poussière, maison morte, pilier enfouie, plus rien. Et puis un nouveau monde est sorti de sa tête, tentacule incestueuse et torpeur noir sous la lumière d’un soleil sans teint.

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Publié dans #introduction, #jdr, #jeux de rôle, #Je est un autre, #Brainstorming

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Publié le 26 Mars 2015

Il y a un feu au firmament. Et un galion d’or et de rhum qui a coulé en mer austral. Je n’y suis pour rien. J’ai seulement tout arrosé de peinture, comme un Pollock à la petite semaine ; semaine de trois jours environs. Tout ce silence autour de moi, et ce - nous - qui sonne faux ; comme la mort dans un champ de blé. La création connaît toujours une phase de foisonnement où les idées s’accumulent ; où j’accumule les idées sans être certain qu’elles soient bonnes ; ni même qu’une accumulation de bonnes idées constitue une bonne création. L’art véritable c’est le tri. Il y a des lieux où les gens ont plus de vie qu’ailleurs. Mais il est difficile de s’intégrer dans ses lieux ; surtout si l’on n’a pas une vie préalable. Les lieux où la vie semble être en augmentation d’intensité ne sont pas des lieux générateurs de vies ; on ne peut qu’intensifier une vie que l’on possède déjà. Créer, une vie ou une œuvre ne peut se réaliser dans ces lieux là ; mais plutôt en mer, sous un ciel de feu, là où des galions ont coulé dans un glorieux passé.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 25 Mars 2015

Ce que j’aime avec le mot nymphette c’est qu’il flirt ; il appartient autant au chant des nymphes, figures mythologiques d’une Grèce disparue qu’au chant de l’adolescente à peine advenue à son âge et déjà érotisée. De Claude Monet et sa série des Nymphéas à Nobokov qui canonisa la première des nymphettes, le terme rapporte à l’esprit une part de culture. De l’autre côté il appelle la larve d’insecte pour l’esprit versé dans l’entomologie et à travers la larve qui évolue, le symbole d’une transformation, la possibilité d’advenir au monde dans une transformation. Un esprit porté par la métaphore pourra raccorder l’entomologiste et l’évocation de l’adolescence. Le terme de nymphette convoque tout cela et c’est pour cela que je l’aime.

Autofiction des portes ouvertes, page 2099

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Publié dans #autofiction, #citation

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Publié le 25 Mars 2015

Je viens souvent te regarder comme je regarde le chien de mon fusil

À moins que je ne vienne te regarder comme on regarde une proie, la possibilité d’une proie

La vérité c’est que je te regarde comme on scrute la nature à la recherche d’un gibier ou au désir de toi

La quête d’une cible sur laquelle abattre son plomb comme le soleil de juillet vise la peau des nymphettes étendues sur le sol

Dans la nature incertaine de ta venue à moi, je te vise puis je te mets en joue

J’épaule et je passe au crible le devant moi, l’étendu des possibles comme la possibilité de toi

Scanner à espoir, IRM de ce qu’il adviendrait si tu passais par-là, si tu passais par le devant de mes yeux

Je viens souvent comme un robot venu d’un futur fou pour te regarder comme la gâchette de son fusil à infléchir l’avenir

C’est en toi que je cherche, tu es ma nature, la savane de mes errances à la poursuite d’un sens non commun

Je te recherche comme l’interdit, la frontière idiomatique qu’il ne faut pas franchir et que je franchi en toi

Tu es mon non-commun, ma possibilité d’un illicite, le chemin d’une violation et par effet de domino la fontaine de mes transcendances

Je te fouille puis te teste à l’examen de mes émotions

Et je t’explore en moi à la nature de tes transgressions

Pareille à une famille naturiste au seuil de l’adolescence

Tu es l’impossible devenir du versificateur

Marrée d’images toujours plus vite là que les mots du poète

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Publié dans #poésie, #écrire, #Pictogranimation

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Publié le 24 Mars 2015

Je suppose, enfin je devine, je présent, je sais qu’un jour ce blog n’exprimera plus rien qui me ressemble ; ce jour-là je serai sûrement devenu quelqu’un d’autre, une nouvelle fois quelqu’un d’autre ou juste une évolution de moi assez marquée pour se dissocier de celui que je suis actuellement. Déjà je sais que les coutures commencent à craquer ; pas le poids de l’amour, plutôt le poids de la mélancolie. Depuis longtemps déjà cet ici, ce blog n’exprime pas qui je suis, pas toujours, juste des parfois, depuis déjà longtemps j’écris ici en me désabonnant de l’auteur ; peut-être même depuis le début j’ai su que si je devais puiser dans l’intime et la fiction personnelle je ne pourrais pas tenir aussi longtemps, à moins que ce ne soit qu’un excès de pudeur, un zèle de pudeur qui nourrisse me prétention, celle de réserver mon impudeur à ma littérature et en écrivant cela, ici et maintenant ce matin du 24 mars 2015 à 09 heures 49 minutes 2098 ème jours d’existence de ce blog je crois comprendre que la pudeur, ou ma forme d’impudeur diluée et camouflée derrière des tombereaux d’énigmes littéraires, formules abscondes et autres procédés fumeux pour écran de fumée c’est ce qui explique que mon blog n’a pas connu de succès. Même si je ne le tiens pas pour le succès, j’ai toujours eu espoir que le blog serai visité et donc lu et parfois commenté par une quantité grandissante de personnes ; c’est toujours très stimulant de l’être. Mais ça n’a jamais été le cas, depuis des années, parce que ce projet vie depuis des années, le nombre de visites n’oscille quasiment pas, la variation entre cinq et dix est minime. C’est sûrement parce que j’ai manqué d’impudeur. Sûrement parce que je n’ai pas dit « bonjour à toi l’ami lecteur ». Sûrement parce que je suis un homme. Sûrement parce que je n’ai écrit ce blog rien que pour moi. Et par-dessus tout le reste si ce blog n’a jamais connu le faste des grandes visites comme la nature connait le faste des grandes marées c’est parce que je n’ai pas toujours écrit de bonnes choses ici. Je n’ai aucune ligne éditoriale, aucune promesse de qualité. Libre mon blog c’est s’assurer de s’exposer à de piètres articles et quelque fois de très bons textes - même si ce jugement et le fruit subjectif de mes espérances -. Advienne que pourra, je serai encore là demain.

L'impudeur c'est la clef

L'impudeur c'est la clef

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Publié dans #Blog, #Je est un Blog, #Pictogranimation

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