Publié le 31 Octobre 2014

Et finalement ça donne quoi ?

Quelle forme cela peut prendre ?

Une mutation, une hybridation, l’expression d’un franchissement d’un passage mental, comment cela peut s’incarner ? Parce qu’en soi il est difficile de jauger de ce qui transgresse l’expression d’une limite d’un auteur. Et pour moi ? Alors oui ?

Alors quoi ?

À quoi bon ?

À bon quoi ?

À bon port ?

À mes tords défendant ? Défendus ?

La vérité,  c’est que j’ai envie d’écrire, non, la vérité c’est que j’ai envie de créer quelque chose de publié, livre, fanzine, autre chose, qu’importe j’ai envie de produire quelque chose qui soit inscrit dans de la matière et qui s’inscrive dans l’air du temps, les outils de la modernité, envie de tirer profit des modes d’édition, de propagation, de communication que permet l’univers du web ; blog, autoédition, crowdfunding et réseaux de ; communications, d’influences, de relations, etc.

Profiter de son temps, écrire pour son temps. Cela fait longtemps que j’en parle. Ecrire un livre c’est bien, c’est ce que je fais, j’y travaille, j’y parviendrai, mais je l’avoue, je le reconnais, j’écris ce livre à l’ancienne ; nécessité que j’ai éprouvé pour avoir la sensation de m’inscrire dans une tradition. Mais cela ne m’a jamais empêché de réfléchir et désirer chercher une forme neuve d’écriture et de propagation d’écriture, de discours, de soi. Je vais donc me confronter à cela et écrire dans cette optique ; pour entrer dans le temps, pour entrer dans l’histoire au sens d’entre au chapitre du présent, ou du futur, nous frôlons les avant-gardes.

Entrons en ce jour 1944 du blog dans une nouvelle ère.

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Publié le 30 Octobre 2014

D’un monde à l’autre, d’un continent numérique vers un autre soit aller d’un blog à lien et d’un lien à un blog, d’océan en océan sous l’égide de l'errance ou de la navigation volontaire et volontiers dirigée par les caps digérés, c’est toujours et aussi de soi en soi, un voyage de soi en fake et en feature improbable ; j’ai comme envie d’une fracture, d’un franchissement. quand, humain, on s’éprend de voyage on peut parfois à tord croire que le plaisir est l’ailleurs alors que la réalité de ce plaisir est la frontière, infra-mince ou immense. Je me rappelle de cette journée entière, passé à la frontière entre la Russie et la Mongolie, le train immobilisé dans une gare-frontière, les passeports emporté par les administrations respectives de ces dinosaures de l’histoire et le sentiment d’être là. 1943 jours pour comprendre qu’un blog n’est qu’une frontière non pas entre un prétendu réel opposé à une forme de virtualité qui est la même dans vos écrans que dans vos livres, non, si le blog est une frontière c’est celle qui délimite et détermine ma pensée à une prose où à une autre ; la thématique est une frontière, comme l’étiquette et le logo griffé cousu au revers de ton pull, de ta veste. Et plus le temps passe, et 1943 jours si tu le convertis en temps tu verras que ça en fait du temps, et plus j’éprouve l’envie de transgresser les frontières parce que si l’on peut franchir les frontières que posent les pays et l’histoire du monde, les frontières que l’on s’impose à soi on ne peut pas le franchir, on ne peut pas les dresser et les franchir en étant seul dans sa tête alors on n’a plus qu’une seule solution c’est la transgression. On pourrait aussi les transcender et d’ailleurs je pense que c’est possible parce que de la transgression à la transcendance il n’y pas toujours de grands écarts. Aujourd’hui j’ai envie d’écrire là ce que j’écrivais là-bas et inversement parfois et écrire dans des livres et sur les pages internet et dans les flux rss et les fils qui tissent la toile et dans tout ce que l’expression d’une littérature contemporaine me permettra de le faire. Et je ne sais pas si c’est en moi une réalité ou si c’est pur fantasme mais j’ai la sensation soudain qu’il y a dans cette prise de conscience et cet élan de transgression de mes frontières un véritable vecteur de puissance, d’une force que je l’illusionne volontiers à voir comme révolutionnaire ; une révolution de soi à soi, comme quand une idée revient à mon esprit après avoir faire le tour complet de mes desiderata, mes angoisses et mes fantasmes avant de retrouver la lumière stabilisée de ma conscience. Le pouvoir des mots c’est qu’ils sont trans-média là où ma pensée sédimentait dans une conception géologiquement pesante de la réalité littéraire comme s’il n’y avait que des échelles à gravir pour ancrer les mots dans la matière réelle des feuilles au grammage officiel.

 

Je suis à l’aube de mon écriture 3.0

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Publié le 29 Octobre 2014

J’étais fatigué. Il existe mille raison de l’être. Seul au fond de la rue, je pousse la porte d’une boutique avec des pensées secrètes. Il y en a peu des pensées identiques dans le monde de ma cervelle. La porte se referme derrière moi, et bien je ne suis pas seul. Il y a des gens, des humains et des personnes qui sont entrées avant moi. Du regard je me mets à la recherche de ce genre de petites informations pour cerner ceux qui me cernent. Je puisse dans l’échoppe mentale qui détient tous mes savoirs empiriques. C’est là aussi où l’on trouve mon savoir des plantes magiques ; vivantes et mortes, tout comme la connaissance des tics et des tocs de chacun. Il y a aussi des tas de livres, c’est en tout cas ce que l’on peut entendre dans la rumeur et lire sans doute sur des paquets de blogs qui parlent de moi. Vite comprendre, c’est pour cette raison que j’évite l’alcool et les drogues molles, vite comprendre qu’il y a des personnages dans cette pièce, comme Dolan et sa compagne Sabine qui sont un couple, je compile des informations, qui sont inscrites sur la nature des humains, je fouille la vie de ces gens jusqu’à en extraire des informations rapide et précise, jauger le danger. Pour peut-être découvrir le lieu exact de leur secret et savoir si je vais pouvoir mener mon action de malandrin dans cette boutique. S’il faut faire des résumés de ce qu’il va se passer, comme la bible résume l’avenir, ou des annuaires résument des villes, je sais qu’ils sont nombreux mais que je vais pouvoir le faire par la peur agitent le cœur de ce que les clients font. Recherche, estimer, arme, peur, rapport de force et le décor de cette boutique c’est un parfait théâtre des opérations, pour eux la tombe, pour moi le Graal. Comme pour d’autre avant moi, je n’ai rien à perdre, on a écrit pour moi des condamnations en série pour avoir voulu mettre de l’or dans les mains de mes proches. Des autres comme moi sont entrées et sortis de boutiques plus riches qu’ils ne l’étaient en entrant. La triche, entrer et non pas déposer mais prendre dans nos banques pleines de petites cases closes et blindées le fruit du travail des autres. C’est ce qui explique donc que plusieurs individus se sont regroupés au sol sous la menace de mon arme. Plus tôt dans ma vie, c’est dans une ruelle, que je braquais les gens mieux qu’un ours braque les abeilles sur un pot de miel. Afin de protéger ma sortie, je repère l’accès à ce lieu mythique qu’est l’évasion, mon évasion. Moi aussi j’ai ce besoin d’être propre comme blanchi, innocent et discret parce que dans la rue c’est le discret qui disparait dans la foule, il me faut me plier à l’évasion comme l’impose la doxa des sociétés occidentales. Mon regard s’arrête sur un point de verdure dans un pot sur un bureau, et il me faut prendre une plante, cette là, pour qu’elle devienne mon trophée. Je vends mon âme dans cette échoppe. C’est comme ça qu’il m’est venu l’idée de sortir de la loi, d’écrire une lettre d’adieux à chaque nouveau projet. C’est pour cela que je dis à Dolan et Sabine de rester couchés face contre terre.  Et c’est pour cela que dans cette rue, je brandi mon arme à feu épée symbolique pour me protéger des gens. Je cours, vite, disparaît doucement dans le flot de la foule. Et au moment où je me sens amère d’avoir disparue si facilement là où je pensais devoir lutter, je décide de m’arrêter j’écris cette lettre que j’enverrai à la presse comme les bandits d’avant. Ce soir il y a dans le ciel des nuages, je rêve de prison pour pouvoir rêver d’évasion. Je suis le prisonnier de mon forfait, je suis parfait pour les geôles, je songe qu’il faut me mettre dans une prison, mes pages psychiques noircisses à vue d’œil. Et à pas feutrés dans ma vie l’ombre s’avance. Les nuages comme un couvercle à ma vie. Ils sont la parfaite couverture pour endormir ma rage. Et l’ombre toujours est là entrain d’avancer masquée. Et bien sûr je m’endors et je rêve noir, ils sont là, aussi, cruels bourreaux, des haches très pratiques pour m’ôter la vie, mon sommeil est entrain d’occulter l’envie pour la remplacer par la peur, le soleil par la lune et le ciel par le manque des femmes et de leurs les petites culottes. Les bourreaux de mes rêves ont mangés avec des bouches et des autres appendices les nymphes du ciel. Au réveil la lettre est toujours là sur mon bureau et je me décide, j’envoie donc cette missive par la poste, pour lancer hors de moi le remord qui me ronge. A cette lettre à laquelle il m’a fallu donner ma santé mentale j’ai ajouté un timbre et sans cesser d’écrire j’ai posté l’enveloppe dans la boite et continué à écrire sur le mur. C’est dangereux la vie, ma vie est comme la mort pas de moyen d’envoyer en l’air une refonte des lettre qui composent ma folie comme les chiffre composent une si précieuse mathématique. Je rentre dans ma plaque et je vois, encore sur le bureau, la page, blanche et une robe pliée en trois posée sur le lit et dans les draps l’enveloppe charnelle d’une femme endormie, le cou marqué par des bleus comme s’il était cacheté par mes mains gardant ainsi le signent ma présence. Je pousse la porte de la vieille bâtisse, je me rends au poste de police. Là, il y a encore des gens qui occultent l’accès. Laissez-moi entrer ! Je me dois d’être enfermé. Et même si pour cela il faut les pousser dehors les enfants de cœur du crime, je suis bien pire. Ma peur grandie. Ma gorge déploie des cris et une voix archaïque et il faut que je la repousse dans un coin sombre pour ne pas être dissous par elle. Il n’y a rien d’autre. C’est le moment où il y voir ce qui pas à pas naît dans la douleur. C’est un moment comme celui-ci qui me fera reculer.  Je rie en voyant la postière qui composte mes 1942 lettres. Et je voudrais que mon rire arrive à l’empêcher d’être si triste, pour moi et pour les autres auteurs potentiels qui sont comme moi des êtres dans le lieu où ils pourraient devenir des animaux qui savent s’exprimer.

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Publié le 28 Octobre 2014

Il existe au fond de la rue, une boutique secrète. Il y en a peu des identique dans le monde, et bien des gens, des humains et des personnes sont à la recherche de ce genre de petites échoppes où l’on trouve des plantes magiques ; vivantes et mortes. Il y a aussi des tas de livres, c’est en tout cas ce que l’on entendre dans la rumeur et lire sans doute sur des paquets de blogs, environ 1941. C’est pour cette raison, qu’il y a des personnages comme Dolan et sa compagne Sabine qui compilent des informations, qui fouillent la vie de ces gens jusqu’à en extraire des informations pour découvrir le lieu exacte de cette boutique. S’il faut faire des résumés de la bible, ou des annuaires, ils le font. Recherche cette boutique, c’est pour eux le Graal. Comme pour d’autre on écrit pour mettre de l’or dans les mains des autres et non pas dans nos banques pleines de petites cases closes et blindée. C’est ce qui explique donc que plusieurs individus se sont regroupés dans une ruelle, mieux que les abeilles sur un pot de miel, afin de protéger l’accès à ce lieu mythique. Moi aussi j’ai ce besoin d’être propre comme l’impose la doxa des sociétés occidentales, et il me faut une plante que vend cette échoppe. C’est comme ça qu’il m’est venu l’idée d’écrire à Dolan et Sabine. Et c’est pour cela que dans cette rue, je brandi mon épée pour me protéger des gens. Au moment où j’écris cette lettre, il y a dans le ciel des nuages parfait pour les mettre dans mes pages et pas dans ma vie. Les nuages sont la parfaite couverture pour avancer masquer. Et bien sûr ils sont aussi très pratiques pour occulter la peur, le soleil, le ciel et les petites culottes des autres nymphes du ciel. J’envoie donc cette missive par la poste, pour laquelle il m’a fallu un timbre et cesser d’écrire. C’est dangereux comme la mort d’envoyer une lettre si précieuse. La page blanche pliée en trois et l’enveloppe cachetée signent ma présence. Je pousse la porte de la Poste, il y a encore des gens qui occultent l’accès, je me dois de les pousser, ma peur je la repousse dans un coin sombre. Il n’est pas naît celui qui me fera reculer.  Je rie en voyant la postière et je voudrais que mon rire arrive à l’empêcher d’être si triste, pour moi et pour les autres auteurs potentiels qui sont comme moi des êtres dans le lieu où ils pourraient devenir des animaux qui savent s’exprimer.

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Publié le 27 Octobre 2014

Comment est-ce que je crée. Et d'ailleurs est-ce que je crée ? Je ne sais pas. Je produis, ça c'est sûr, du sens quand j'écris et de l'image quand je photographie - et du sens aussi je suppose -. D'une certaine façon, je conçois, et peut-être je construis. Mais créer, c'est un grand mot, un mot phare, un mot icône, un terme entre la limite mathématique vers laquelle l'action tend sans jamais l'atteindre et l'utopie philosophique. Acte de création ; y'a pas à dire, ça sonne biblique, ça sonne divin, le bon sang de type qui seul assit dans son néant a su créer tout, tout à partir de rien, l'univers, l'homme et tous les concepts métaphysique créés par un seul mec qui avant ça n'avait jamais rien fait ; là on peut parler de créer. C'est sûr, oui, Dieu est le mètre étalon de l'acte de créer et de créer ex nihilo. Mais bon, bordel, moi je ne suis pas Dieu, je ne peux créer ex nihilo et c'est pour cela que je ne sais pas si je peux créer. Alors de là en conscientiser mon processus de création ... J'ai justement cette intuition - fondée sur l'expérience - qu'à trop conscientiser sa démarche créative on parvient à un état qui sature sa création de critique, de regard critique, d'esprit critique, d'autocritique à tel point que créer n'est plus possible. Il faut donc un grande capacité d'inconscience pour créer, surtout pour jeter les premières bases, le premier jet ; ce n'est qu'ensuite que la pensée critique peut revenir s'insérer dans le processus sans le bloquer, quand un premier jet est né. Mais s'il fallait regarder dans ma tête comment elle se lance dans la création je pense que l'on verrai que ça part d'une sensation, de l'anticipation d'une sensation du genre "ça serai bien qu'une telle chose arrive, qu'un personnage vive ça, de confronter une femme à telle situation, etc." ; c'est comme avoir un fantasme, l’intuition que si telle chose arrivait cela nous procurerai du plaisir. Mon processus de création né donc de cette intuition-là, celle d'un plaisir à venir. Il faut alors alimenter son esprit de choses permettant d'alimenter ces intuitions, pour moi ce sont les faits divers, le bras de fer entre réflexion - philosophique - et réalité des choses, l'observation de la nature humaine, mes pulsions - sexuelles -, l'actualité, et le sentiment d'étouffer dans le concept de réalité qui pousse l'esprit à creuser des portes de sortie dans la matière de - réel -. Il y a aussi la critique qui alimente ma création, la pensée critique qui cherche des formes d'incarnation, la critique qui me conduit à avoir envie de créer pour camper sous forme moins - théorique - le fruit de la réflexion. Et plus factuellement il y a aussi le cinéma, je ne sais pas pourquoi et certaines expositions photo. Cinéma mis à part, lire, voir, écouter des créations d'autrui me décomplexe - alors que le cinéma m'inspire c'est différent -.

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Publié dans #recyclage, #écrire, #créer, #Je est un Blog

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Publié le 26 Octobre 2014

Se démarquer de dieu, glisser dans le dos, sur le dos, comme un cafard ou une tortue et dans la discrétion des gens qui vous regardent mourir on part, on se fait la malle et comme le grand Houdini  on disparait, pieds et poings étrangement liés, la gorge nouée, le ventre creux aussi et bientôt nous seront nous ailleurs, nous même autre part, une autre part de nous devenue nous dans un autre lieu qu’ici, un autre lieu que soit ; le corps, habitation de l’esprit habite le monde et habiter le monde et habiter son corps c’est être présent, c’est être, juste cela, juste soi, juste partir et revenir, sous la terre, dans la tête, tous les êtres de toutes les ères s’évaporent sous les ordre d’un valet de pacotille qui distille dans les alambiques osseux une curieuse sève rouge et ocre à la saveur dorée, je le sais parce que j’y ai gouté, presque tout bu, à compter les 1940 gorgées et quelques gouttes qui coulent sur la commissure des lèvres avant de tomber au sol et disperser quelques molles aromatiques ailleurs qu’en moi ; comme une pensée qui s’évade et vient féconder le sol infécond où se déplacent les araignées et les insectes qui colportent la misère sous les pas des Misandre et des Sisyphe qui eux aussi errent en quête d’un pilori pour se moquer des pauvres hères qui laissent là choir l’insolence de leur dignité ; la pudeur en berne et le corps en liesse

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Publié dans #Divagations diverses, #Fantasmagorie

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Publié le 25 Octobre 2014

Devant son fantasme un homme est toujours nu - métaphoriquement et littéralement -, on ne peut pas tricher, parce que son fantasme, c’est comme son obsession, est une obsession ne supporte pas des approximations. C'est une forme de règle invisible et secrète que l'on sait ne pas pouvoir transgresser. Alors, nu et non nu, homme et non homme, femme, devant ses fantasmes l’individu est acculé – oh hisse acculé ! – et c’est exactement pour cela que nous sommes si pudiques avec ce qui est portant si essentiel. Faut-il être nu pour être honnête, humainement et littérairement ? Et maintenant, que vais-je faire ? Nous volons des hommes nus et des femmes nues tout autant et des mots nus et des jours nus et des nuits nues et des âmes nues et des cœurs nus et des insurrections nues et habillées. Nous brulons des idoles et moi je suis là à devoir les écrire, nous fantasmons nos idoles et moi je suis habillé et inscrit dans le devoir de créer des idoles. Alors je comprends que d’autres que moi franchissent la frontière, inframince du réel, ou plus épaisse des villes, et vont là où se trouve la drogue et les prostituées et la liberté en robe courte et l’insolence qui se vante toujours de pouvoir renverser la pudeur dans un divan rembourré au foin. Et moi je suis là, un samedi soir, la viande dans le four et les patates au lit. Comme l’amoureuse sur la falaise je regarde l’horizon gorgée d’espoir de voir revenir ma plume partie il y a maintenant 1939 jours. .

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Publié dans #Je est un Blog, #recyclage, #écrire, #Fantasme

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Publié le 24 Octobre 2014

- Tu te rends compte de la chance que nous avons ? Il y a des gens qui ne peuvent jamais s’allonger dans l’herbe. Je veux dire, même si parfois ils le peuvent, ils ne le font jamais. Empêchés qu’ils sont par leurs mœurs ou leurs modes de vie. Mais nous, toi et moi, nous avons cette chance. C’est même plus qu’une chance. C’est un luxe. Nous pouvons nous étendre sur le sol de cette terre d’octobre, encore humide et meuble mais aussi ressentir l’épaisseur presque soyeuse de l’herbe grasse.

- Oui.

- Quand tu t’allonges dans l’herbe, à même le sol, c’est comme si tu tournais le dos au monde. Je veux dire, littéralement, tu tournes le dos à la Terre. Tu te rends compte ? Tourner le dos à la Terre. Parfois quand je suis comme là, allongé dans l’herbe, je ferme les yeux et je me voie, c’est une vision métaphorique où je suis comme une figurine Lego adossée au planisphère. Quand tu penses qu’il y a des gens qui ne voient jamais le ciel quand ils s’allongent à part quand ils se paient des vacances à la mer, sur la plage.

- Et alors ?

- Alors ils ne savent rien du monde, de la sensation du sol, de la terre, l’odeur, le dos dans l’humide et le ciel devant soi qui efface le monde.

- Ah bon ?

- Oui. Tu peux compter les lignes longitudinales jusqu’à 1938 et faire des dizaines de fois le tour du monde, ça n’y change rien, si tu ne t’allonges pas dans l’herbe tu ne tournes jamais le dos au monde et tu reste piégée.

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Publié dans #Dialogue de sourd, #Divagations diverses, #luxe

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Publié le 23 Octobre 2014

Un article.

Sur un blog.

Un auteur et un homme.

Les deux dans le même corps et mieux encore le même blog, même décor numérique.

Deux fois l'un dans l'autre et jamais l'un sans l'autre.

Poser des proses, charger la plume de poésie.

Comme d'autres gavent les oies.

Et moi juste avec les doigts.

Mille ans de civilisation et même plus.

1937 jours sur un blog.

Reste le pain et les jeux et de l'eau douce.

Et du divertissement.

Du doigté.

Doux dingue sans dieu.

L'homme sans queue.

Gargouille de pixels.

Création minimale et obscure.

J'habite le bas de mon haut château.

Et dors sous la fenêtre du donjon.

Sous l'oeil d'une lune creuse comme l'âme.

Je m'endors sous la fenêtre.

Sous ma forme d'homme.

Roulé dans les pixels d'un lieu non existant.

Je suis le laboratoire permanent.

Où tout n'est qu'une affaire d'extrapolation.

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Publié dans #poésie

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Publié le 22 Octobre 2014

Le monde, rien que le monde, plutôt le monde ; sortir du monde comme mon sexe sort du sexe des femmes, sortir du monde mou et flasque comme un homme un peu honteux de son état de nature, sortir du monde apaisé d’y avoir joui mais vidé aussi de l’envie d’y être dans le monde. Le monde, rien que le monde, plutôt le monde et la mode des femmes, des filles et des sexes ouverts comme le monde.

Poésie transcendantale sur le réel et du sexe par l’auteur de mon autofiction

Les hommes, les femmes et l’incommensurable bite du destin qui cherchent à leur faire l’amour et parfois à les enculer.

Autofiction du destin par l’auteur clairvoyant sur les 1936 aphorismes

Je voudrais vivre d'évidences.

Auteur dans l'abîme de l'auteur dans l'abîme de l'auteur dans un trou

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Publié dans #autofiction, #citation, #poésie, #punchline

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