Publié le 30 Novembre 2013

Et tu le dis, et tu te moques, et tu la trouves facile la recette dégustative que tu déclame par voix expresse téléphonique ; le fil à l’oreille plus qu’à la patte, le ficelage du rôti plutôt que les menottes et toi tu t’amuses, et toi tu danses, la danse ivre sur le fil du rasoir. C’est cela oui, c’est facile surtout, je le sais, tu fais semblant de l’ignorer, c’est lancinant cette façon-là de fourrer la tête dans le trou sablonneux. C’est cela ce que j’appelle pour moi l’assassinat silencieux des libertés au pouvoir - on ne rompt pas le pain et on retourne celui du bourreau -. C’est donc cela ta lance que tu armes à ton flanc, le porte-étendard que tu brandis par-dessus ta tête ; c’est la force étendue cul par-dessus tête qui anime la foule, la doxa frémie de son pouvoir à ne pas savoir le goût des vérités. Je n’ai même pas à compatir parce que je comprends, je prends l’amer la grand-voile gonflée, le sens large du détroit dans le nez et j’emporte l’encre à la barbe des mouettes rieuses. Je suis un gros con dans son élan figé qui les mains liées par la sobriété, impossible de faire bouger la marionnette. Riez la foule. Criez la foule. Emportez-moi la foule. Écroulez-moi la foule. De la foule à la folle, il n’y a qu’une lettre qui s’affole, l’ombre danse, la main aussi. Et toi tu trouves cela facile. Et pour moi ça l’est encore plus. Les mots sont des détrompeurs. Les morts sont dans l’erreur. Pour le reste mettons donc un pont final à cet texte comme on pourrait jeter un ancre.

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Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 29 Novembre 2013

Pour moi le bouc c'est une nécessité, je porterai bien la barbe, la vraie, la drue, la dure, la grande, la touffue, celle qui est douce, la soyeuse, la barbe de mâle, la barbe d'ours, celle du trappeur, la barbe sauvage des séducteurs. Mais - Oh grand malheur ! - j'ai la barbe idiote, disparate sur la joue droite, barbe à trous comme une grille de mots croisés dans la famille de Nabilla, j'ai la barbe duveteuse, tricolore comme les feux, j'ai la barbe erratique, fluctuante, une imposture faciale et capillaire en errance sur mon visage. J'aurais voulu la barbe, mais je tiens le bouc, j'y tiens aussi, comme à ma barbe d'ailleurs parce que cette barbe imparfaite et imposteuse, c'est un souvenir de voyage, c'est une barbe que j'ai rapportée de voyage, de mon premier grand voyage, de ces voyages qui ne vous laissent pas le temps de vous raser parce qu'il ne vous laissent pas l'opportunité de vous charger ; je suis revenu avec, j'étais un autre puisque les voyages forgent nos jeunesses et je me suis attaché à elle, l'imparfaite. Et quand parfois me vient la raisonnable idée de me rendre présentable, que je renvoie la barbe à ses charmantes études de poils, je garde le bouc, le mien, mon bouc que diable ! Alors le bouc il est fait pour moi parce que c'est le seul qui me va, le seul qui accepte de pousser sur mon visage sans paraître disgracieux, juste démodé.

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Publié le 28 Novembre 2013

Dans la peau, dans ta peau, dans le cœur, dans la terre, dans le mille, dans la tête, dans quelques jours, quelques semaines ou quelques heures, dans le centre de l’entière thérapie mots à mots. C’est une mise à mort, une chemise que l’on ouvre, un soutien-gorge dévoilé en plein cœur de la guerre, c’est une mise en bière pour ébaucher un poème. C’est tout et rien, c’est le feu dans les reins, c’est la glace que tu racles de tes ongles pour écorcher mon cœur et encore creuser pour appuyer dessus et dessous y trouver la plage, la mer et l’antique majestuosité des montagnes qui irriguent la vue d’une importante pesanteur. Tu es là à son pied et tu roules sous toi la couverture de bohème et tu récites en dormant des poèmes qu’un homme t’a offerts un jour. Et une phrase avant l’autre, une autre après l’autre les plumes dessinent des feux et des montages et des sacs qui couchent l’herbe sous eux comme les cercles interdits et radioactifs que laissent les soucoupes où l’on ne prend pas le café. C’est fort, c’est noir, comme une nuit. C’est rien, c’est l’autre. C’est notre jeu. C’est une comédie romantique, c’est une trame comique, c’est le théâtre de l’espace, la cosmogonie de mes délivrances, c’est dieu et c’est l’âme, c’est la culotte d’une demoiselle, c’est les caresses promises, c’est l’heure qui tourne, l’aiguille qui court entre les pages du calendrier. C’est une envolée qui se termine sans point à la ligne

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Publié le 27 Novembre 2013

Sans l’ombre d’un doute la météo le faisait mentir. C’est un petit menteur assis au coin du feu qui égrène de petits mensonges de diva qui font diverger le monde réel de la réalité. C’est une broutille, un fétu de paille qui n’a pas à cacher d’aiguille, ce sont juste des flocons, des hommes en faux cols ou des sangliers aux allures de phacochères, ce sont juste des détails que l’on enfile comme des perles pour embellir le monde gris. Au coin du feu il n’y a aucun risque, aucune raison d’être triste, bien dans le chaud de ce luxe de bourgeois archaïque on détourne le réel de sa juste ligne, de sa ligne raisonnée, de sa ligne raisonnable ; et lui bien tranquille il écoute les muses, surtout la sienne, surtout la seule, lui susurrer à l’oreille des mots brûlants. Ce sont des mots très doux en réalité, des petits mots bien choisis avec de la pudeur et ce qu’il faut d’audace mais la réalité qu’esquissent ces mots est torride, troublante, elle coule en lui comme un torrent et ne lui donne pas envie de regarder la neige tomber de ce ciel bas, il préfère l’imaginer nue avec des bas et cette pointe d’inquiétude qui se glisse dans son regard puis qui disparaît submergée par l’excitation et les larmes joyeuses qui font briller les yeux de bien plus belle manière que la neige peut faire blanchir le monde.  

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Publié le 26 Novembre 2013

Tu viens ou tu ne viens pas ? Suivre mes pas dans de la neige, dans de l’encre ou sous le vent ou encore sous tes yeux regarder une danse idiote que l’on fait toi et moi pour se donner le prétexte d’être dans les bras l’un de l’autre. Tu vois ou tu ne vois pas, sur le port, dans les bars et sous le regard ahurit des passants de passage qui regardent tu le sais bien les enfants pas sages qui donne dans la démence en public et dans la débauche à coup sûr en privé. Tu le sens ou tu ne le sens pas le tsunami qui vient du dedans parce qu’il y a eu un séisme à l’intérieur, le corps, le cœur, le cul ou la queue tu ne sais pas quoi mais quelque chose à vibré, tu le sais, tu es mouillée de l’intérieur et ça déborde à l’extérieur par tes doux orifices trahissant le discrète tsunami, le secret, séduisant secret qui craque en toi. Tu l’entends ou tu ne l’entends pas le vent fou qui hurle froid sous nos fenêtres et qui dicte à tous ceux qui veulent l’écouter le radieux du soleil qui entre en toi au ras de tes cils et illumine en toi toujours les îles vierges et les déserts inondés. Tu le sais ou tu ne le sais pas mais moi je le sais, je le suis et c’est même moi qui l’écrit là où tu ne cris pas mais où je sais que tu poses des mots dans le creusé qu’érode la folie dans le verni de nos raison.

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Publié le 25 Novembre 2013

Faut-il refaire le texte ?

Faut-il réécrire l’invitation ?

De quoi je parle ? De mon projet photo.

 

Il semblerait que la présentation du projet photo de mes 35 ans ne soit pas très claire pour tout le monde. Je vais donc essayer de reformuler et de présenter sous une autre forme ce projet qui me tient à cœur. Cette année je retourne le principe :

  • Avant je vous demandais de m’envoyer une photo
  • Aujourd’hui je vous demande de m’envoyer le projet d’une photo

 

Comment me donner un « projet photo » ? Comme vous le voulez ! Avec des mots, avec une phrase, avec un paragraphe, avec un texte ; c’est libre. Je vous demande seulement de me proposer quelque chose à photographier. Et ne vous préoccupez pas de savoir si c’est réalisable ou non. Vous me donnez un thème, une idée, un sujet et moi, je m’en débrouille pour en faire une photo.

 

C’est simple non ?

 

Des exemples ?

  • Rouge
  • Un lapin sur le bitume au petit matin
  • Le corps d’une femme nue allongée dans les orties avec un vol de gerfauts en arrière-plan
  • Un portait en noir & blanc de Batman un lendemain de cuite
  • etc.

 

Pour ceux à qui seraient bloqués par cette liberté d’action j’avais pensé donner un cadre que je pensais être plus simple en donnant quatre points à « remplir ».

  • Lieu
  • Sujet
  • Indication technique
  • Note d’intention

 

Est-ce que cela vous semble plus clair maintenant ?

Est-ce que vous allez m’envoyer des sujets maintenant ?

Est-ce que vous avez besoin d’aide encore pour que j’éclaircisse tout cela ?

Pour les autres modalités je vous invite à lire le premier article sur ce projet de Photo Potentiel <<< tu clic là !

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Publié dans #Pictogranimation

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Publié le 24 Novembre 2013

Quelles sont les trois choses sans lesquelles je ne pourrais pas vivre ...

- L'eau
- L'air
- Perrier

- Les femmes
- Le sexe
- Les préliminaires

- Smartphone
- Tablette
- Internet

- Mes vêtements
- Mes chaussures
- Les miroirs

- Prendre des photos
- Écrire
- Me prendre pour un artiste

- Manger
- Chier
- Dormir

- Mon cœur
- Mes reins
- Mon pancréas

- La junk food
- Les sushis
- Le céleri rave

- Saez
- Abd Al Malik
- Renaud

- Ma voiture
- Ma liberté
- Un billet d'avion / de train

- Recevoir des lettres
- Écrire des lettres
- Envoyer des e-mails

- L'océan
- Le feu
- La nuit

- Le désir
- Les fantasmes
- La passion

- Mes doigts
- Mes yeux
- Ma bouche

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Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 23 Novembre 2013

Il reste dix minutes de drame ou de soutien ou de douche ou de famille ou de merde ou de loisirs ou de professionnels. La pose est prise en dix minutes et un silence massif et mystérieux donne deux semaines de vacances. Directement la fin, le point, le temps, la semaine, la vie, la ligne, la liste, cela ne vous donnera que des avantages. On passe et on oublie

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Publié le 22 Novembre 2013

Tu as un meilleur appareil que moi, c’est une bonne affaire, deux fois le prix, deux fois ta tête sur la pellicule ; l’île est légère, la rime est morte et l’amour aussi, il a sauté de l’étagère, dangerosité absolue de la danse aux étoiles la piste à crime, pousse à la consommation ; les connes à l’action, la tête dans le cul et le reste dans les chiottes, balais à putes et sel de la vie, je suis le client aux cheveux poivres et sels et doudoune Chevignon sur le râble qui arpente les territoires du supermarché, les trottoirs de la vie ; le drame de la vie alcaline. Une cicatrice dans la main, le goût du sang au bout des doigts je signe victime de la mode, je saigne le filles de pubs et les fils des putains du port et la marin qui partent à la mort vague après vague, vague à l’âme pour la vagin vagissant comme dans les pages ridicules des précieuses de Vanity fair. Allons ce soir mignonne nous ne ferons pas tout, pas la ligne aux mots, pas les mots à la fin, juste le point, la prose muée en foutage de poésie prohibée.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 21 Novembre 2013

Quand même, je ne l’aime pas la fille dans la télévision ; télé-vissée dans le crâne, intraveineuse crânienne où se déverse le trop plein de pression, la précieuse matière bleue rouge, verte contre le gros, le gris du mur, gris béton, gris de nuit, nuit de suie et de ton grand cul dans le fauteuil tu sens le visseur viser ta tête ; entre les deux yeux, les dix oreilles et la pleine main de doigts qui se fouette le visage. Virage, barrage, carnage ; la route n’est jamais sûr, tu n’échappera pas à l’enquête de la télévision, histoire d’une passion en infrarouge qui rougi tes yeux et sûrement brûle ton cerveau, cervelle de veaux, tête de bovin, d’ovidé décérébré. Tu le sais, tu le ressens, le sens encore, tu l’oublies, tu zappes, tu l’oublies tout comme une histoire bien dense où la jeune fille met de la viande au fond de ses chaussures, c’est une escale entre toi et la folie, l’escalade de la folie jamais farouche et toujours prête à te faire flancher et tu l’aimes, et tu aimes cela, et tu aimes ça, tu n’aimes que ça, tu n’attendais que ça ; un coup de fourche dans la nasse bourgeoise et crasse où se sont faites piéger tes idées. Tu n’es pas triste si tu as la porte de sortie, alors tu éteins la télé.

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Publié dans #Divagations diverses

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