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Publié le 16 Février 2017

Il y a des jours, il y a des blogs, il y a des fois où ce blog-ci est un boulet de fonte enchaîné à mon poignet que je traîne comme un bagnard dans mon écriture quotidienne. Et puis parfois, il y a des jours où ce blog est un plaisir, un loisir et un carré de verdure ou le printemps vient en primeur faire sortir quelques germes d’herbes et de fleurs. Et je me moque bien de savoir si l’herbe est verte ou bien mauvaise et si les fleurs ont des parfums empoissonnés ou des épines dissimulées, non je suis là comme la beauté du crépuscule qui teinte de jaune, d’orange et de rouge la folle esthétique éphémère du soleil couchant que je regarde dans le miroir que j’ai judicieusement placé pour regarder dehors tout en regardant l’écran de l’ordinateur qui ouvre discrètement une fenêtre sur mon intérieur. Mon être intérieur, pas mon salon. A peine ai-je eu le temps d’écrire cette phrase que la lumière a changée, déjà, si je ferme les yeux je suis sûr que je peux sentir la Terre tourner, mais je peux me tromper, c’est peut-être la fièvre que trompe mes sens.

Je suis volatile comme le pollen, et je me souhaite parfois d’être aussi allergisant, n’est-il pas grisant de se rêver en invisibles particules qui ébranlent la posture des sociétés bien faites ? Qu’importe, oui je suis volatile comme les oiseaux, les canards, les papillons et les lapins sous LSD, je regarde dans mon tiroir comme Alice descend au sous sol des merveilles ou des folies, oui je regarde dans le tiroir et j’en tir un petit miroir pour me mirer et m’admirer, je regarde la surface et j’en garde un souvenir d’un sourire affirmé.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Fantasmagorie

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Publié le 8 Février 2017

J’ai tant aimé lancer mes mots à la ligne folle de l’inconnu, des inconnues au féminin pluriel. C’est là tout le sens de mon écriture, de ma naissance aux mots, de ma renaissance à l’âme et à la vie, et à une vie. Oui, toutes mes vies, et tout le sens à leur accorder, sont nées de cette volonté de lancer le fil désuet des lignes de mots aux femmes qui échappaient à ma vie, à ma compréhension et à la complétude de mon être.

C’était donc là, dans les nuits blanches des correspondances que je me suis forgé une plume, comme les grosses et grasses plumes que l’on épile avec vigueur du croupion des autruches. J’ai aimé ça ; c’était en toute logique sans mesure et sans raison et dans ce feu torrent je suis venue mille fois à la vie qui devenait la mienne.

Aujourd’hui le monde a eu raison de ces nuits d’ivresses à s’envoyer des e-mails. On supposait pourtant déjà à cette époque que l’e-mail allait tuer la lettre, qu’importe la forme j’avais l’ivresse et nous avions nos mots qui s’étalaient en pages qui s’échangeaient sans fards. Mais la forme courte a eu raison de mes correspondances.

Non je ne suis pas honnête. C’est moi qui ai eu raison de mes correspondances, je me suis détourné d’elles parce que je n’étais plus à la hauteur des muses et des personnes avec qui j’échafaudais ces va-et-vient lettrés ; l’image que me renvoyait des jeunes femmes n’était plus celle que je pouvais assumer. Je me suis laissé couler dans le silence, infiniment nostalgique et mille fois bouillant de souvenirs et de regrets mais je n’étais plus celui que j’étais, je n’étais plus celui que je voulais être, je n’étais plus celui que je devais être, je n’étais plus celui qu’il aurait fallu être pour être honnêtement à la hauteur des espérances que je chérissais dans ces mots échangés. La forme courte n’a eu qu’à parachever mon désastre et à me couper les doigts.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #créer, #Réflexion, #Chronique chaotidienne

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Publié le 27 Janvier 2017

Je suis allé dans un lycée technique, autant dire un lycée de garçons même si dans ma filaire S nous avions le luxe d’avoir quatre filles dans notre classe. C’était un lycée de garçons et autant de mâles alphas et bêtas en qui je ne me reconnaissais pas et d’une certaine façon c’était réciproque. Je n’y avais pas d’ami et c’était bien comme ça.

Un jour d’hiver du temps de ma première il pleuvait fort. Le ciel déjà bas avait fait place à la nuit avant même la fin des cours. Ce jour là pour une raison qui a échappée à mes souvenirs nous n’avions pas cours et chacun était libre de vaquer à son oisiveté comme il le désirait. Comme toujours et tant que possible lorsqu’il m’était permis de m’éloigner de mes congénères je sautais sur l’occasion pour sortir, marcher, parcourir la ville. Ce jour là il pleuvait. Oui, ce déjà soir de fin de journée la pluie battait fort sur la ville, j’avais une veste, étanche et chaude, mais pas de chapeau, de parapluie ou de capuche et pourtant je me suis mis à marcher, seul et sous la pluie. Il n’y a que les dix premières secondes qui sont un  peu contrariantes, peut-être désagréables, le temps de passer de sec à mouillé, mais les instants suivants je m’installer dans cette posture de garçon engoncé dans sa veste qui marche, la tête nue sous la pluie battante et le pantalon bientôt trempé de l’eau qui ruisselait sur moi. Plus j’apprivoisais cette posture et plus je me sentais bien. La pluie qui tombait uniformisait la ville, les gens reculaient sous les abris, et disparaissaient sous les parapluies me donnant l’impression de posséder la rue comme un roi audacieux.

Je marchais sans autre but que de butter le temps et j’étais bien. Soudain, au milieu d’un trottoir j’ai rencontrée une fille de ma classe, une des rares et la seule qui trouvait grâce à mes yeux, c’était à dire la seule à m’inspirer désir et tendresse. Elle se protégeait sous sa veste et sa capuche, seul son visage quelque peu ruisselant affrontait la pluie. Nous sommes arrêtés à face à face et je crois me souvenir qu’elle a eu une phrase du genre « Salut Rémy qu’est ce que tu fais là ? », c’était trois fois rien, quelques mots suivis de banalités climatiques. Mais elle m’avait nommée, elle s’était arrêté, m’avait vu détrempé et elle m’avait nommé par mon prénom. J’étais déjà le roi qui se tient droit sous la colère pluvieuse d’un dieu climatique, et soudain par l’intermédiaire de ses mots j’étais quelqu’un. Nous avons repris nos marches en sens contraire mais je goûtais alors avec plus d’intensité au bonheur de cette situation.

Je crois que c’est de cette phrase, de cette rencontre, du désir érotique et émotionnel que j’éprouvais pour cette fille croisée dans ce contexte hors lycée et hors normes, que me vient mon goût pour les jours de pluie, les jours de pluie sur la ville, et les errances sous la pluie dans la ville. Hier soir je marchais sous la pluie, dans la ville, j’avais ma veste épaisse et j’étais à l’abris sous ma chapeau qui n’empêchait pas le vent de me claquer la pluie au visage, et en éprouvant le plaisir de l’eau sur mon visage j’ai repensé à cette scène, à cette fille, à ce jour où lycéen je devenais le roi éphémère des rues mouillées.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #souvenir, #autofiction

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Publié le 20 Janvier 2017

Les débats que l’on nous a proposés pour étayer les primaires, à gauche comme à droite, ne sont pas des débats. Avec sept candidats ayant chacun un temps de parole limité et fractionné, le barnum téléviser ne peut pas être un vrai débat qui où chacun pourrait porter la contradiction à l’autre avant de l’écouter répondre puis relancer le débat d’autour de réflexions permettant aux idées d’avancer, pas nécessairement vers un consensus mais vers une évolution des idées émises au départ reconnaissant ainsi implicitement l’intérêt réciproque que les candidats pourraient porter aux arguments de chacun. Quand je vois que les personnes présentes sur les plateaux de ces primaires ont du mal à répondre directement aux questions qui leur sont posées et que chacun s’applique à prendre la parole non pas pour répondre mais pour exposer son opinion alors je doute qu’elles soient capables de débattre honnêtement à sept, c’est une utopie. Alors que l’on nous vend l’idée d’un débat, le citoyen téléspectateur se retrouve alors devant un spectacle, un temps de vitrine médiatique où chacun est invité à effleurer ses thèmes de campagne en dénigrant légèrement ses opposants.

Je n’y vois pas la forme d’un débat, mais je me suis astreins à regarder le spectacle d’hier donné par la gauche en essayant de prendre une décision  quand à mon vote de dimanche. En poursuivant la réflexion que je menais hier, si je ne vote pas en fonction de mes convictions politiques, mais que je tiens à voter et que le vote contestataire est selon moi un contre sens de la démocratie auquel je ne veux pas souscrire je me demandais sur quoi baser mon vote.

Mon opinion politique générale m’envoie vers une idée de la gauche, l’idée que je m’en fais à priori plus que l’idée qu’elle présente actuellement. Mais mes opinions ne me permettent pas de trancher entre les candidats, j’en suis réduis à définir mon vote en fonction de jugement qui ne sont pas politique. Et tout en allant dans ce sens là je me demande si je ne suis pas en train de cautionner l’échec du système. Je vais décider mon vote sur des critères globalement extérieurs à la politique, celui qui me paraît avoir la meilleure carrure, le plus grand charisme, le meilleur orateur, celui qui me semble le plus lucide à défaut du plus honnête, ou encore pire, je vais me décider par la négative, refusant de voter pour celui qui se justifie par rapport à celui qui propose, ne voulant pas voter pour les VRP ou les bonimenteurs, pas plus que pour les hautains ou ils idiots, bref je vais finir par baser mon vote sur des jugements subjectifs, qui ne sont fondés sur aucunes preuves et étayés par aucun arguments quantifiables et objectifs.

Les jugements de valeur sur lesquels je risque de baser mon vote citoyens relèvent plus du préjugés que de la conviction. Malheureusement je ne sais pas comment faire autrement à l’heure acutuelle et je risque de voter au final pour le meilleur communicant ce qui n’est jamais une bonne chose. Il reste quelques heures avant dimanche et quelques mois avant le premier vote, mais je ne suis guère optimiste sur la nature de futur vote.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #Je est un Blog

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Publié le 18 Janvier 2017

Je ne sais pas si j’ai répondu à ta question, j’ai envie de tout effacer et de recommencer mais je ne suis pas sûr de savoir quoi réécrire. Qu’est ce que sa culture ? Une somme de savoir ? D’expérience ? De souvenirs ? Je ne sais pas, mais je me pose la question, à quoi ressemble ma culture, d’où vient-elle, est-ce elle qui me permet de répondre à cette question ? Faut-il délimiter une réponse en délimitant le champ de sa culture ou en essayant de remonter les ruisseaux qui ont formé le lac non-conscient où baigne notre esprit ? Si je devais résumer un peu ce qui constitue ma culture, je dirais qu’il y a le sport en tant que spectateur, une part de culture jeux vidéo et de jeux de rôle et peut-être élargir aux cultures de l’imaginaire une idée qui engloberai les différentes formes d’une narration conduisant à l’émergence d’un imaginaire, une certaine culture artistique dans laquelle je fais entrer la photographie, l’écriture, l’art, et une part de réflexion ; à moins que je puisse me permettre d’adjoindre une petite culture philosophique, bien que je ne sois pas sûr que ce soi une part de ma culture ou juste une forme d’outillage. Et je serai idiot de nier ce que j’aime étiqueter comme la pop culture à tord et que je devrais plutôt appeler de la culture populaire ; télévision, fait-divers, people, politique, etc.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #recyclage

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Publié le 17 Janvier 2017

Qu’avons nous fait pour être adulte ? Comment, qui, quoi, comment un jour pouvons nous être sur d’être devenu un être adulte quand encore hier nous n’étions qu’un enfant. Nous sommes fondamentalement toujours des enfants, pas en bas âge mais toujours les enfants de nos parents, c'est biologique, génétique, métaphysique, c’est logique, nous inévitablement les enfants de quelqu’un. Alors comment pourrions être sur de devenir adulte.

Le sommes nous de fait ou faut-il le devenir ? Du haut de mes 38 ans je réalise que je n’ai pas cette réponse, et je remarque que je suis souvent interpellé lorsque quelqu’un interagit avec moi en tant qu’adulte. Que vous arrive-t-il, avez-vous bien remarqué qui je suis ? Je n’ai pas souvenir d’avoir été adoubé, et pour cause, je ne l’ai jamais souhaité. Je suis là, individu, peut-être plus vieux qu’hier, mais ni enfant ni adulte. C'est un constat étrange, je suis un comme un étranger à cheval entre deux rives, ni passeur ni perdu, juste là, un homme, certains de l’être mais sur de rien d’autre.

La réalité est une chose tellement étrange, étrangère à tellement de monde, enfants et adultes peuvent forger du réel, et moi je regarde cela avec un regard distant, étranger encore, toujours, c'est le privilège de l’écriture et non de l’âge adulte.

Je ne m’étais jamais demandé comment ou pourquoi l’homme devenait adulte et maintenant que je m’éveille à cette question je ne sais si je voudrais vraiment entendre la réponse, même celle que je pourrais construire. Est-ce cela devenir adulte ? Est-ce être en mesure de construire des réponse qui fait de l'enfant un adulte ? Est-ce cela le passage à l’age adulte, le glissement de la phase où l’on pose des questions à celui où l'on construit des réponses ? Peut-être que je pourrais me faire à cette. Théorie.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #retard

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Publié le 12 Janvier 2017

Renaud - plusieurs fois - quand il savait chantait - quand il traversait son premier désert - pour son premier retour

Mano Solo - quelques fois - pas assez – une fois un concert parfait

Bénabar - plusieurs fois - d'autres viendront

Saez - tant que j'ai pu - tant que je pourrais

IAM - trois fois - trois fois immense

NTM - une fois

Diam's - sans commentaire - c'était super

Marilyn Manson - c'était professionnel

Sting - avec mon père

Les Rolling Stones - une fois - dans les années 90 – avec ou sans ma sœur, mystère de famille

Johnny Clegg - beaucoup de fois - je dansais toujours mal

Cure - presque par hasard - je connaissais peu

Louise attaque - époque Léa - l'était pas terroriste

Noir Désir - avant Vilnius - si nous avions su nous aurions plus profité

Les Fatals Picards - dès que c'est possible - parfois bourrés jamais décevants – encore !

Dead Can Danse - j'avais peur de ne jamais les voir en concert - je suis sauvé

Yell - concert sous la pluie, fin de soirée - c'était épique

Sinsemilia - deux fois – ensuite j'ai assumé de ne pas aimer

Les cow-boys fringants - une fois - depuis je n'ai plus réécouté

Olivia Ruiz - j'étais amoureux - je ne comptais pas

Clarika - dans un théâtre - j'aime toujours

Didier Super - plus qu'un concert - un spectacle - ça sauve des esprits

Java - j'aurai regretté de ne pas les voir

Grand Corps Malade - j'aime toujours son premier album - mais le concert décevant

Abd Al Malik - épique, énorme, dantesque - chaque prestation live est encore plus puissante que ses disques

La Fonky Family - ça sonne toujours comme une madeleine

Le 3ème Oeil - même époque - minuscule salle

Johnny Hallyday - je pourrais dire que je l'ai vu à sa mort - j'y ai mené ma mère

Linda Lemay - avant je l'aimais - aujourd'hui je ne sais plus

Mademoiselle K - une putain d'énergie folle

Adrienne Pauly - je ne sais pas si je pourrais y retourner – mais en fait si

Manu Chao - je n'aimais pas - une fille est arrivée avec des billets, le concert l'heure suivante

Vincent Delerm - plusieurs fois - paradoxalement il est une certaine présence sur scène

Miossec - les deux concerts il était bourré

Muse - je n'ai pas souvenir d'une fosse où nous étions aussi serrés compressé

Placebo - c'était la dernière date de leur tournée - c'était décevant

Tryo - je n'aime pas Tryo - je n'ai jamais acheté ou écouté d'album de Tryo - je connaissais toutes les chansons, j'avais honte

Kyo - je n'étais pas jeune - j'étais seul - un peu honte

Mika - ça ne m'a pas laissé de souvenir précis

Fatals Bazooka – on n’en parle pas

et les autres que j’ai oublié et les premières parties bien sûr

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #liste, #concert

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Publié le 4 Janvier 2017

Cette nuit j’ai rêvé que j’échappais à un attenta. Enfin pas exactement, j’ai rêvé que j’étais présent au dans un lieu où se déroulait un attenta. C’est difficile à cerner par une phrase alors je vais essayer de raconter ce rêve.

Il débute dans un pays du sud de l’Europe où je suis en week-end avec ma petite amie, c’est peut-être l’Espagne, ou la Turquie ou le Portugal, c’est surtout un rêve donc les gens parlent la même langue que moi. Nous décidons de visiter la ville à pieds, c’est une ville où nous sommes arrivés en voiture et donc nous nous garons dans un tunnel, à l’entrée d’une rue très vivante. Nous marchons dans le quartier puis je me retrouve à retourner vers la voiture, je suppose pour aller ailleurs. A ce moment là ma copine n’est plus avec moi, je remonte la rue en direction de la voiture sur le trottoir de droite, c’est très densément peuplée, des échoppes, des personnes, des lumières, nous sommes dans un tunnel ou une partie couverte. La voiture est garée le long du trottoir de gauche, je dois traverser.

De l’autre côté de la rue il n’y a quasiment personne. J’y marche et je réalise qu’un jeune homme marche juste à côté de moi. Il est brun, il porte une veste de survêtement en tissu brillant d’où il sort une arme à feu. Je ne sais pas ce qu’il veut faire, j’envisage de faire demi-tour et retourner vers la partie vivante et peuplée de la rue, mais j’ai peur que si je me retourne il me tir dans le dos, alors je décide de continuer d’avancer vers ma voiture. Arrivé à sa hauteur, le jeune homme avance encore de quelques pas, je remarque que sur la gauche il y a une place, le jeune homme pointe son arme dans cette direction et tir à plusieurs reprises. C’est à ce moment que je me mets à courir pour regagner la partie peuplée de la rue, les coups de feu raisonnent dans le tunnel, puis le jeune homme revient dans ma direction, il est plus alerte que moi, plus sportif aussi, il me dépasse et fonce vers cette zone peuplée. Lorsqu’il est à ma hauteur il me parle, il me dit qu’il a tiré sur un vieil homme avec un costume et sur d’autres personnes mais comme il court plus vite que moi je fini par ne plus entendre ses paroles.

Arrivé dans la foule je réalise que c’est la panique, le chaos, il y a des gens blessés, j’essaie de traverser cette foule en mouvement à la recherche de ma petite amie, mais je ne la trouve pas. Ce moment dur assez longtemps jusqu’à ce que je me retrouve dans une zone moins peuplée. Je m’assoie sur un banc, je remarque que j’ai les mains pleines de sang et je me dis que ça risque d’empêcher la reconnaissance d’empreinte sur mon téléphone. Je m’essuie sur mon pantalon et j’arrive à ouvrir mon téléphone avec ma reconnaissance d’empreintes. Je me dis que je dois rapidement appeler ma mère avant qu’elle apprenne ce qu’il s’est passé aux informations et qu’elle s’inquiète. Je l’appelle, je lui dis que tout va bien puis je lui raconte ce qu’il s’est passé.

Ensuite je vois ma copine qui revient vers moi, je vais vers elle rassuré en lui demandant où elle était. Elle m’explique qu’elle était rentrée en France se reposer et qu’elle est revenue quand elle a su que j’étais resté là. Elle me propose de rentrer à mon tour, mais je lui dis que j’ai été proche du tueur et que je devrais donner mon témoignage à la police parce que ce que j’ai vu ou entendu est peut-être utile. Je lui dis aussi que ça tombe bien qu’elle soit revenue parce qu’elle va pouvoir traduire ce que j’ai à dire parce que je ne parle pas la langue et que elle, justement, elle parle allemand. Peut-être que le rêve à glissé du sud vers le nord, où qu’au départ j’ai confondu le sud et le nord, ou alors c’est juste un rêve. Bref, nous nous mettons à chercher des policiers dans le quartier, nous traversons des restaurants et des boutiques mais nous n’arrivons pas à trouver d’agents de polices et c’est là que je me réveille.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Rêve, #Onirique, #Je est un Blog

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Publié le 3 Janvier 2017

Je suis rentré chez moi. Pour la première fois j’ai tenu dans ma main l’acier d’un feu, et 38 plombs. J’ai éprouvé au travers de ma paume le poids et la présence et j’ai réalisé subitement la puissance iconique que transporte, et transmet, un tel objet de feu. Je n’avais jamais tenu cela auparavant et je ne m’étais jamais posé de questions particulières autour de ce que peuvent transmettre ces braises. Soudain je ressentais avec surprise l’expression de la densité métallique, je réalisais à quel point un tel objet porte en lui une part de l’universel de l’inconscient collectif. Je tenais, je ressentais la présence du métal et la puissance dégagée par une forme de précision mécanique à la fois rudimentaire et sensible mais au-delà de cela j’avais la sensation d’avoir dans la main une évidence visant à l’universel. C’était comme si cette chose qui m’était inconnue la seconde d’avant puisait soudainement dans mon inconscient et dans le non-conscient commun mondial des magmas culturels qui faisaient en moi des laves d’une infinité d’éléments culturels fulgurants qui à leur tour se faisaient sentir dans mon esprit comme autant d’évidences qui n’attendaient que d’être réveillées.

Le poids de l’histoire, le sens de la vie et de la mort, le fétichisme précieux, la puissance, les jeux d’enfants, les films, les jeux vidéo, les actualités, les faits divers, l’histoire et d’autres choses encore, un grand tout qui ne parait pas éprouver de limite dans son évocation. Et plus je tiens la main refermée et plus elle m’ancre dans ce que je ne peux pas identifier comme autre chose que le puits culturel qui traverse la civilisation des hommes en travers des années, des sociétés, des temps. Je suis fasciné par cet objet, par l’expérience de cet objet dans ma main.

Il est très troublant de percevoir le contraste qu’il parvient à contenir dans la petitesse physique et dense de l’objet qui s’oppose avec l’infini puissance d’évocation de l’objet qui ne cesse de me parler de lui, de son monde, de mon monde. Ce n’est pas de la psychomancie, c’est seulement de la culture, du savoir faire, de l’histoire, qui tient dans ma main.

Je suis impressionné de détenir ceci car cette présence rend soudain obsolète la métaphore du stylo et de la littérature comme des armes ; en fait la présence pragmatiquement banale de la chose éclaire la métaphore d’une lumière que je ne lui connaissais pas, la rendu doucement caduque et, par curieuse extension, la renforce aussi.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Réflexion, #Je est un Blog

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Publié le 2 Janvier 2017

2017 une année à paraître, c’est dit. Voilà.

Point.

La ligne. La fin. La mire ; et le marc de café aux arrières goûts de pierre raconte une autre histoire.

Cette année, demain peut-être à l’échelle de dieu, de la géologie et des mondes univers, je vais passer à l’acte après dix mille ans d’attente, de travaux dix mille fois remis sur l’ouvrage, et d’expérience intime épaisse comme le goudron qui fond sous l’effet étouffant de la chaleur de juin.

Mais ici ; à pied d’œuvre jour après jour, 2017 s’offrira comme le pareil, le même et le retour épique de la chasse à l’homme, à la femme, aux suivants parce qu’ici dans l’ère qui héberge notre futur c’est l’homme la monnaie d’échange, le relent d’attention que l’on arrache à des anonymes. Je vais croire à mon renouveau numérique, huit ans après le début je vais commencer à rédiger des articles de qualité pour attirer le client, je vais appâter le chaland comme la catin qui courtise le trottoir, parce que je vais avoir besoin de la doxa pour la muer en lecteur, en client, en acheteur et en vilains petits canards.

Passage à l’acte, comme on passe un gué d’une rive à l’autre en emportant avec soi le brûlot licencieux d’un futur archivé entre les pages déjà inscrites des œuvres-fœtus qui n’attentent que d’éclore enfin.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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