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Publié le 17 Janvier 2017

Qu’avons nous fait pour être adulte ? Comment, qui, quoi, comment un jour pouvons nous être sur d’être devenu un être adulte quand encore hier nous n’étions qu’un enfant. Nous sommes fondamentalement toujours des enfants, pas en bas âge mais toujours les enfants de nos parents, c'est biologique, génétique, métaphysique, c’est logique, nous inévitablement les enfants de quelqu’un. Alors comment pourrions être sur de devenir adulte.

Le sommes nous de fait ou faut-il le devenir ? Du haut de mes 38 ans je réalise que je n’ai pas cette réponse, et je remarque que je suis souvent interpellé lorsque quelqu’un interagit avec moi en tant qu’adulte. Que vous arrive-t-il, avez-vous bien remarqué qui je suis ? Je n’ai pas souvenir d’avoir été adoubé, et pour cause, je ne l’ai jamais souhaité. Je suis là, individu, peut-être plus vieux qu’hier, mais ni enfant ni adulte. C'est un constat étrange, je suis un comme un étranger à cheval entre deux rives, ni passeur ni perdu, juste là, un homme, certains de l’être mais sur de rien d’autre.

La réalité est une chose tellement étrange, étrangère à tellement de monde, enfants et adultes peuvent forger du réel, et moi je regarde cela avec un regard distant, étranger encore, toujours, c'est le privilège de l’écriture et non de l’âge adulte.

Je ne m’étais jamais demandé comment ou pourquoi l’homme devenait adulte et maintenant que je m’éveille à cette question je ne sais si je voudrais vraiment entendre la réponse, même celle que je pourrais construire. Est-ce cela devenir adulte ? Est-ce être en mesure de construire des réponse qui fait de l'enfant un adulte ? Est-ce cela le passage à l’age adulte, le glissement de la phase où l’on pose des questions à celui où l'on construit des réponses ? Peut-être que je pourrais me faire à cette. Théorie.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #retard

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Publié le 12 Janvier 2017

Renaud - plusieurs fois - quand il savait chantait - quand il traversait son premier désert - pour son premier retour

Mano Solo - quelques fois - pas assez – une fois un concert parfait

Bénabar - plusieurs fois - d'autres viendront

Saez - tant que j'ai pu - tant que je pourrais

IAM - trois fois - trois fois immense

NTM - une fois

Diam's - sans commentaire - c'était super

Marilyn Manson - c'était professionnel

Sting - avec mon père

Les Rolling Stones - une fois - dans les années 90 – avec ou sans ma sœur, mystère de famille

Johnny Clegg - beaucoup de fois - je dansais toujours mal

Cure - presque par hasard - je connaissais peu

Louise attaque - époque Léa - l'était pas terroriste

Noir Désir - avant Vilnius - si nous avions su nous aurions plus profité

Les Fatals Picards - dès que c'est possible - parfois bourrés jamais décevants – encore !

Dead Can Danse - j'avais peur de ne jamais les voir en concert - je suis sauvé

Yell - concert sous la pluie, fin de soirée - c'était épique

Sinsemilia - deux fois – ensuite j'ai assumé de ne pas aimer

Les cow-boys fringants - une fois - depuis je n'ai plus réécouté

Olivia Ruiz - j'étais amoureux - je ne comptais pas

Clarika - dans un théâtre - j'aime toujours

Didier Super - plus qu'un concert - un spectacle - ça sauve des esprits

Java - j'aurai regretté de ne pas les voir

Grand Corps Malade - j'aime toujours son premier album - mais le concert décevant

Abd Al Malik - épique, énorme, dantesque - chaque prestation live est encore plus puissante que ses disques

La Fonky Family - ça sonne toujours comme une madeleine

Le 3ème Oeil - même époque - minuscule salle

Johnny Hallyday - je pourrais dire que je l'ai vu à sa mort - j'y ai mené ma mère

Linda Lemay - avant je l'aimais - aujourd'hui je ne sais plus

Mademoiselle K - une putain d'énergie folle

Adrienne Pauly - je ne sais pas si je pourrais y retourner – mais en fait si

Manu Chao - je n'aimais pas - une fille est arrivée avec des billets, le concert l'heure suivante

Vincent Delerm - plusieurs fois - paradoxalement il est une certaine présence sur scène

Miossec - les deux concerts il était bourré

Muse - je n'ai pas souvenir d'une fosse où nous étions aussi serrés compressé

Placebo - c'était la dernière date de leur tournée - c'était décevant

Tryo - je n'aime pas Tryo - je n'ai jamais acheté ou écouté d'album de Tryo - je connaissais toutes les chansons, j'avais honte

Kyo - je n'étais pas jeune - j'étais seul - un peu honte

Mika - ça ne m'a pas laissé de souvenir précis

Fatals Bazooka – on n’en parle pas

et les autres que j’ai oublié et les premières parties bien sûr

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #liste, #concert

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Publié le 4 Janvier 2017

Cette nuit j’ai rêvé que j’échappais à un attenta. Enfin pas exactement, j’ai rêvé que j’étais présent au dans un lieu où se déroulait un attenta. C’est difficile à cerner par une phrase alors je vais essayer de raconter ce rêve.

Il débute dans un pays du sud de l’Europe où je suis en week-end avec ma petite amie, c’est peut-être l’Espagne, ou la Turquie ou le Portugal, c’est surtout un rêve donc les gens parlent la même langue que moi. Nous décidons de visiter la ville à pieds, c’est une ville où nous sommes arrivés en voiture et donc nous nous garons dans un tunnel, à l’entrée d’une rue très vivante. Nous marchons dans le quartier puis je me retrouve à retourner vers la voiture, je suppose pour aller ailleurs. A ce moment là ma copine n’est plus avec moi, je remonte la rue en direction de la voiture sur le trottoir de droite, c’est très densément peuplée, des échoppes, des personnes, des lumières, nous sommes dans un tunnel ou une partie couverte. La voiture est garée le long du trottoir de gauche, je dois traverser.

De l’autre côté de la rue il n’y a quasiment personne. J’y marche et je réalise qu’un jeune homme marche juste à côté de moi. Il est brun, il porte une veste de survêtement en tissu brillant d’où il sort une arme à feu. Je ne sais pas ce qu’il veut faire, j’envisage de faire demi-tour et retourner vers la partie vivante et peuplée de la rue, mais j’ai peur que si je me retourne il me tir dans le dos, alors je décide de continuer d’avancer vers ma voiture. Arrivé à sa hauteur, le jeune homme avance encore de quelques pas, je remarque que sur la gauche il y a une place, le jeune homme pointe son arme dans cette direction et tir à plusieurs reprises. C’est à ce moment que je me mets à courir pour regagner la partie peuplée de la rue, les coups de feu raisonnent dans le tunnel, puis le jeune homme revient dans ma direction, il est plus alerte que moi, plus sportif aussi, il me dépasse et fonce vers cette zone peuplée. Lorsqu’il est à ma hauteur il me parle, il me dit qu’il a tiré sur un vieil homme avec un costume et sur d’autres personnes mais comme il court plus vite que moi je fini par ne plus entendre ses paroles.

Arrivé dans la foule je réalise que c’est la panique, le chaos, il y a des gens blessés, j’essaie de traverser cette foule en mouvement à la recherche de ma petite amie, mais je ne la trouve pas. Ce moment dur assez longtemps jusqu’à ce que je me retrouve dans une zone moins peuplée. Je m’assoie sur un banc, je remarque que j’ai les mains pleines de sang et je me dis que ça risque d’empêcher la reconnaissance d’empreinte sur mon téléphone. Je m’essuie sur mon pantalon et j’arrive à ouvrir mon téléphone avec ma reconnaissance d’empreintes. Je me dis que je dois rapidement appeler ma mère avant qu’elle apprenne ce qu’il s’est passé aux informations et qu’elle s’inquiète. Je l’appelle, je lui dis que tout va bien puis je lui raconte ce qu’il s’est passé.

Ensuite je vois ma copine qui revient vers moi, je vais vers elle rassuré en lui demandant où elle était. Elle m’explique qu’elle était rentrée en France se reposer et qu’elle est revenue quand elle a su que j’étais resté là. Elle me propose de rentrer à mon tour, mais je lui dis que j’ai été proche du tueur et que je devrais donner mon témoignage à la police parce que ce que j’ai vu ou entendu est peut-être utile. Je lui dis aussi que ça tombe bien qu’elle soit revenue parce qu’elle va pouvoir traduire ce que j’ai à dire parce que je ne parle pas la langue et que elle, justement, elle parle allemand. Peut-être que le rêve à glissé du sud vers le nord, où qu’au départ j’ai confondu le sud et le nord, ou alors c’est juste un rêve. Bref, nous nous mettons à chercher des policiers dans le quartier, nous traversons des restaurants et des boutiques mais nous n’arrivons pas à trouver d’agents de polices et c’est là que je me réveille.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Rêve, #Onirique, #Je est un Blog

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Publié le 3 Janvier 2017

Je suis rentré chez moi. Pour la première fois j’ai tenu dans ma main l’acier d’un feu, et 38 plombs. J’ai éprouvé au travers de ma paume le poids et la présence et j’ai réalisé subitement la puissance iconique que transporte, et transmet, un tel objet de feu. Je n’avais jamais tenu cela auparavant et je ne m’étais jamais posé de questions particulières autour de ce que peuvent transmettre ces braises. Soudain je ressentais avec surprise l’expression de la densité métallique, je réalisais à quel point un tel objet porte en lui une part de l’universel de l’inconscient collectif. Je tenais, je ressentais la présence du métal et la puissance dégagée par une forme de précision mécanique à la fois rudimentaire et sensible mais au-delà de cela j’avais la sensation d’avoir dans la main une évidence visant à l’universel. C’était comme si cette chose qui m’était inconnue la seconde d’avant puisait soudainement dans mon inconscient et dans le non-conscient commun mondial des magmas culturels qui faisaient en moi des laves d’une infinité d’éléments culturels fulgurants qui à leur tour se faisaient sentir dans mon esprit comme autant d’évidences qui n’attendaient que d’être réveillées.

Le poids de l’histoire, le sens de la vie et de la mort, le fétichisme précieux, la puissance, les jeux d’enfants, les films, les jeux vidéo, les actualités, les faits divers, l’histoire et d’autres choses encore, un grand tout qui ne parait pas éprouver de limite dans son évocation. Et plus je tiens la main refermée et plus elle m’ancre dans ce que je ne peux pas identifier comme autre chose que le puits culturel qui traverse la civilisation des hommes en travers des années, des sociétés, des temps. Je suis fasciné par cet objet, par l’expérience de cet objet dans ma main.

Il est très troublant de percevoir le contraste qu’il parvient à contenir dans la petitesse physique et dense de l’objet qui s’oppose avec l’infini puissance d’évocation de l’objet qui ne cesse de me parler de lui, de son monde, de mon monde. Ce n’est pas de la psychomancie, c’est seulement de la culture, du savoir faire, de l’histoire, qui tient dans ma main.

Je suis impressionné de détenir ceci car cette présence rend soudain obsolète la métaphore du stylo et de la littérature comme des armes ; en fait la présence pragmatiquement banale de la chose éclaire la métaphore d’une lumière que je ne lui connaissais pas, la rendu doucement caduque et, par curieuse extension, la renforce aussi.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Réflexion, #Je est un Blog

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Publié le 2 Janvier 2017

2017 une année à paraître, c’est dit. Voilà.

Point.

La ligne. La fin. La mire ; et le marc de café aux arrières goûts de pierre raconte une autre histoire.

Cette année, demain peut-être à l’échelle de dieu, de la géologie et des mondes univers, je vais passer à l’acte après dix mille ans d’attente, de travaux dix mille fois remis sur l’ouvrage, et d’expérience intime épaisse comme le goudron qui fond sous l’effet étouffant de la chaleur de juin.

Mais ici ; à pied d’œuvre jour après jour, 2017 s’offrira comme le pareil, le même et le retour épique de la chasse à l’homme, à la femme, aux suivants parce qu’ici dans l’ère qui héberge notre futur c’est l’homme la monnaie d’échange, le relent d’attention que l’on arrache à des anonymes. Je vais croire à mon renouveau numérique, huit ans après le début je vais commencer à rédiger des articles de qualité pour attirer le client, je vais appâter le chaland comme la catin qui courtise le trottoir, parce que je vais avoir besoin de la doxa pour la muer en lecteur, en client, en acheteur et en vilains petits canards.

Passage à l’acte, comme on passe un gué d’une rive à l’autre en emportant avec soi le brûlot licencieux d’un futur archivé entre les pages déjà inscrites des œuvres-fœtus qui n’attentent que d’éclore enfin.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 25 Décembre 2016

C’est le jour de noël, en tout cas ce matin c’était le matin de noël et je vous souhaite d’avoir été gâtés parce que c’est toujours plaisant de se voir offrir quelque chose. Oui, ici et aujourd’hui un peu partout dans la planète de ceux qui festoient pour noël la tradition tourne à plein et j’avoue que moi aussi j’y souscris, c’est la règle du jeu social et cette année je me fais discret. Mais avec les vide-greniers pour moi c’est noël tous les week-ends des beaux jours. Je chine aussi pour cela, pour le plaisir de se faire plaisir, s’acheter un petit cadeau dans le hasard d’une brocante. Qu’importe le prix, qu’importe l’objet, l’essentiel c’est la surprise et donc l’inattendu. Ne croyais pas que je chine pour l’argent, parce que je suis pauvre et fauché. Ne croyais pas que je chine pour l’argent, pour la revente, le bénéfice et la fortune. N’allez pas croire que je chine en expert à la conquête des objets rares et précieux. N’allez pas croire que je chine en esthète des pièces de choix et de la connaissance historique des objets. Non, je chine pour la surprise et l’impromptu et cette dépense un peu idiote à la sensation que l’on avait enfant quand on se trouve au pied du sapin et que des surprises nous attentent là, emballées. Qu’importe les surprises, l’enfant que j’étais été toujours heureux. Et là c’est pareil, qu’importe ce que je chine, lorsque je le chine je suis heureux de le trouver.

Et c’est comme ça que je peux rentrer à la maison avec un casse noisette en cuivre et en forme de crocodile, avec un rhinocérosse en jade ou cadre photo vide, qu’importe le plaisir est là, le vent frais du matin, la beauté du ciel où le soleil se lève, l’impression de voler du temps aux dormeurs et de voler du plaisir à tous ceux qui achètent les choses neuves. Ah ça oui, mon noël c’est tous les matins de brocantes, de vide-greniers et de marchés aux puces, mais pour ce jour de vrai et officiel noël je vous souhaite de judicieuses joyeuses fêtes.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #vide grenier

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Publié le 22 Décembre 2016

Il est enfin temps de prendre des vacances. D’ici demain le blog sera en pilotage automatique et moi, pour les fêtes, j’ai décidé de mettre mon esprit sur off et de dormir. Oui, surtout dormir. Je suis fatigué, pas un peu mais beaucoup. Le genre de fatigue que l’on finit par oublier  tellement qu’elle est endémique. On se lève et on vit avec, on travaille et on se couche avec et on en oublie la sensation d’être reposé. Alors oui, pour les fêtes je vais me reposer, laisser reposer mon  esprit comme on laisse reposer la pâte des pains et des pizzas. Je n’ai pas besoin de levure pour gonfler, j’ai juste besoin d’un lit, d’un oreiller, rien de plus. Depuis des mois, je crois, depuis quand je ne sais plus, j’ai la tête en vrac comme un tas de gravas renversé et il me faut du temps, du temps, du temps de repos, du temps de sommeil.

On ne va pas se manquer, nous nous en moquons car on va mener nos barques comme l’eau le veut et après nous verrons où nous mènent nos bateaux. Pour ce soir, un dernier café, un beau ciel d’étoiles et pour moi le dodo bien mérité.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 21 Décembre 2016

Écrire une pierre dans le fond de la rivière

Je ne sais pas faire, je me sens roulé

Et je le suis, dans le lit

En boule dans la boue et la puissance du torrent

Ce n’est pas courant, mais je laisser passer

De l’eau sous les ponts comme d’autres sans domicile fixe

Alors que leur problème ce n’est pas d’être nomade

C’est l’absence de domicile, fixe ou mobile

Je comprends qu’ils aient envie de flambées d’essence

Ou de diesel parce que c’est moins cher

Mais c’est aussi moins chaud

Alors ils brûlent des livres dans leurs braseros

Et ils réchauffent leurs bras sous le degré zéro du soir

Et les pages en flammes leurs chauffent un peu la peau

Après quoi ils rejoindront leurs couvertures

Leurs sacs à puces, et ceux de couchage

Et ils ne dormiront pas en attendant le passage des télévisions

Quelques sourires entendus avec les journalistes

A défaut d’heure de gloire ils auront leur marronnier

Des marrons chauds pour noël c’est logique

Et du bois dont on fait les cercueils et le charbon

C’est charmant, le feu et les chalumeaux

Ils rêveront de chameaux et moi d’une aspirine

Je n’aspire à rien qu’un peu de calme dans mon esprit

Car j’ai le crâne qui demande ses vacances

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un Blog

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Publié le 19 Décembre 2016

C’est la fin de l’année, ou presque, à peu de chose prêt, c’est le bout du calendrier et d’ici la fin de la semaine je prends la route pour aller passer la saison de Noël dans la famille de ma petite amie ; les deux données mises bout à bout, la fin de l’année, le fait d’être loin et la fatigue inhérente à la fin des cycles calenders induit que je vais d’ici vendredi pré rédiger et programmer les articles de la semaines prochaine. Ça va être pour moi l’occasion de boucler pour 2016 ma saison des vide-greniers et chroniquer les derniers ouvrages qui attendent sur l’étagère des transites. Je vais pouvoir y voir clair, ranger ma bibliothèque chinée et faire le point sur l’aventure de ce projet.

Et ce soir, avec facilité, j’utilise le prétexte d’avoir pré écrit quelques articles pour en faire l’article du soir. C’est curieux, je me sens toujours un peu coupable de programmer des articles en avances sur le blog, parce que dès le départ ce blog c’était mon prétexte pour me forcer à écrire quotidiennement. Mais ça c’était il a plus de sept ans, aujourd’hui je n’ai plus besoin du blog pour écrire quotidiennement et pourtant je conserve cet exercice même s’il me semble parfois contraignant et peu productif. J’y reste fidèle, parce que justement j’aime l’idée de se montrer fidèle dans la difficulté, c'est-à-dire quand je n’ai pas envie d’écrire ici parce que j’ai déjà trop écrit ailleurs. Secrètement je me dis que je pourrais arrêter ce blog lorsqu’il fêtera ses dix ans d’existence. D’ici là je continu d’y venir écrire quotidiennement et c’est là que programmer me semble une trahison, ridicule, alors qu’en réalité c’est une liberté vraiment agréable de pouvoir travailler quelques heures pour se libérer quelques jours. Voilà donc, tout ça pour dire qu’à partir du 23 et pour une semaine le blog sera en pilotage automatique.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 14 Décembre 2016

Un petit carré, gros comme un cluster informatique cache la forêt où tu penses te perdre. Mais ce n’est pas de la forêt qu’il faut se méfier car c’est dans le ventre des vers, immenses et gloutons ils ont ingurgités plus de quarante mots et un nombre sans calcule d’âme, ou d’esprit pour les matérialistes. Tu traines à l’orée de tout, et tu t’écrases sur les arbres comme les vagues, l’écume et la brumes qui se brisent sur la roche des falaises. Ton esprit n’a rien arboricole pour deux sous, ni pour un cluster, et pas une seconde tu ne doutes de la peur, frondaisons et racines. Alors que c’est par delà l’horizon et en dessous de la peau que se déchirent les limbes et que se nouent les neurones ; la forêt est un leurre et sous la piste des sentinelles la malédiction malaxe ton dieu et mes déesses. Rien ne restera hormis le reste, l’infecte et l’odeur putride des profondeurs prisonnière de tes limbes. Je le sais, je me répète, et je le ferai encore une fois ou dix ou mille jusqu’à épuiser les étoiles dans le ciel et picter la prairie de filaments dorés luminescents qui ondulent dans le reflet du vitrail.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog

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