Articles avec #je est un blog tag

Publié le 23 Avril 2017

Un jour, mon père revient à la maison avec un ordinateur, un PC de bureau qu'il me donne. Je me retrouve alors avec une grosse machine qui prend toute la place sur mon bureau et dont je ne sais pas vraiment quoi faire. Quelques mois plus tard, c'est l'été et avec mes amis nous nous ennuyons. Je ne sais pas d'où ni de qui est venue l'idée mais nous nous décidons dans l’après-midi de nous retrouver autour de l'ordinateur décider à écrire un « journal ». Nous sommes cinq ou six et nous passons toute la journée pour rédiger une feuille A4 recto verso dans laquelle chacun s'est vu alloué un paragraphe pour donner libre expression à ses idées. Nous essayons d'être drôles, nous parlons des voisins et des gens du village, d'être gentiment engagés parce que nous sommes ados et que nous avons des idéaux. Le soir venu nous imprimons une quinzaine d'exemplaires de ce bout de papier que nous appelons journal et nous attendons trois heures du matin pour courageusement aller poster la page de notre forfait littéraire dans les boîtes aux lettres alentours.

Quelques jours plus tard, nous remettons ça, mais cette fois nous ne sommes plus que trois amis à jouer aux journaleux. Cette fois ci la feuille A4 recto verso est mise en page avec des colonnes ça fait plus classe. Et comme le premier soir nous jouons les noctambules pour poster notre papier. C'est la dernière fois que ce jeu littéraire a amusé mes amis et la suite de l'été a été occupée à d'autres choses. Mais pour moi ces deux jours d'écriture spontanée et ces deux soirs d'aventures postales dans l'espoir de provoquer une réaction avec nos mots a été une révélation.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #autofiction, #écrire, #écriture, #Je est un Blog

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Publié le 22 Avril 2017

Preuves en est que je dois malgré tout ne pas être aussi jeune que je ne l'ai été avant c'est d'une part que je radote (un peu) et que d'autre part que j'ai connu un monde sans internet et un monde avec un internet naissant et puis Caramail et puis Facebook et puis le reste. Et s’il vous faut une preuve supplémentaire je rédige des phrases bancales à la ponctuation borderline. Mais on se moque de l'âge, ce n'est qu'un chiffre inscrit sur ton état civil qui aux yeux de la loi pour définir ta norme, ton degré de liberté, ton cadre légal et le regard de la société sur toi, bref rien de très sérieux.

Mais pourquoi est-ce que je parle de cela ? C'est pour introduire un souvenir et pour parler de la manière dont je suis venu à l'écriture. Comme je suis passé d’un garçon timide, introverti, que l'on avait convaincu qu'il était fait pour les mathématiques et ses princesses sciences non pour les lettres, à quelqu'un qui essaie de se battre avec les mots pour écrire et faire de lui un homme de lettre, ou à défaut un homme de plume et de prose.

Partons du principe que le début de ce souvenir se déroule dans un monde où internet n'était pas arrivé jusqu'à moi, disons la deuxième moitié des années 90 et partons du principe que la suite de se souvenir se déroule dans le monde où internet arrive en 56k jusqu'à chez moi et que bien entendu je ne connais rien des usages du net. D'ailleurs je ne sais même pas s'ils existaient déjà usages. Je ne suis pas historien, et si je le suis malgré tout alors je suis seulement l'historien de moi-même, l'unique auteur de mon histoire nationale.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #souvenir, #Je est un Blog, #écrire, #Prose, #autofiction

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Publié le 20 Avril 2017

C'est ce qu'il est intéressant. Toi et moi nous sommes des êtres fichés dans deux galaxies différentes, deux galaxie éloignée d'aux moins 20 années lumières, et si j’exagère sur les lumières disons que nous sommes distant d’au moins 20 années terrestre. Et pourtant nous sommes là à nous regarder en chien de fusil à se demander lequel de nous deux est le plus étrange de nous deux. Tu me regardes comme un objet vestige étrange dont on a perdu l’usage dans le temps de ta génération et moi je te regarde comme sous l’œil microscopique de ma modernité comme un ersatz également nouveau, antépénultième avatar de ce qui a toujours été mais qui se croit l’unique rose de son champ. Rassures toi, il n’y a pas de doute sur qui de nous deux est le plus étrange, je connais la réponse, lorsque j'étais toi, je veux dire lorsque j'avais ton âge, j'étais un petit bonhomme étrange, étranger aux autres car justement les autres me trouvaient différent, marginal, et moi je les trouvais cons ce qui me semblait être une bonne raison de voir en eux une bonne raison de ne pas être comme eux. Donc je pense que j'ai toujours été le plus bizarre ; ici maintenant dans le miroir de ton regard et là bas aussi dans le miroir de mon souvenir.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Je est un autre, #recyclage

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Publié le 18 Avril 2017

Hey Bobby c’est courageux ce que tu dis, parce qu’il faut de l’aplomb pour avancer des conneries tout en restant drapé dans le voile digne de la conviction. Ça en est presque ridicule, ou réticule si tu m’as dans le visiteur, ou cuticule si tu me montre du doigt, ou acculé si tu es au pied du mur, ou ponctuation si je compte les virgules. Mais sur mon front je ne vois pas le point rouge d’un viseur laser, seulement des points noirs parce que j’ai la peau sale, grasse et obturée mais de cela ni toi ni moi n’en avons cure parce que nous ne sommes pas dermato mon cher Bobby. C’est tout juste si nous avons le temps d’une manucure et d’une épilation de sourcils une fois l’an.

Mais je n’accuse personne, tu le sais bien Bobby, ce n’est pas mon genre, c’est à peine si j’en appel parfois aux policiers anglais quand ma calèche est en double file. Et encore seulement lorsque ça me semble nécessaire. Si je n’accuse personne, c’est aussi que tu ne recherches pas le pardon toi non plus et c’est bien normal car tu n’as rien à te faire pardonner, pas plus que moi, ni personne, sauf peut-être ce putain de cheval, un vrai bourrin de charrue. Alors tape m’en  cinq Bobby, elle sera mieux à claquer dans la mienne qu’à claquer sur une joue, et ça aussi tu le sais bien j’en suis sûr.

Je prends mon aspirine et je te rejoins à la bière pendant la pub.

A la tienne Etienne, et à la tienne aussi Bobby et je trinque aussi à Emile qui reste toujours tranquille.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Je est un autre, #Divagations diverses

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Publié le 17 Avril 2017

L’homme, la sexualité et l’engagement politique, aussi curieux que ça puisse paraître j’ai envie de mêler les trois le temps d’un article gentiment cynique et un peu sincèrement aussi. Et je dois commencer en confessant que j'ai toujours voulu pouvoir allier la baise au sens sexuel du terme et la baise métaphorique que l’on entend lorsque l’on dit je baise les gens. Alors pour le coup (d'un soir ? ) baiser Marion Maréchal-Le Pen me semblerait être une parfaite opportunité de réaliser ce fantasme politico sexuel. J’image que ça doit être jubilatoire de pouvoir la baiser sans classe ni talent ; et une fois que je me serai vidé les couilles en elle sans me soucier de l'avoir faite jouir en chantant la Marseillaise je m’imagine bien me lever, quitter la chambre en claquant la porte et partir en la laissant choir dans les draps poisseux de sueur et de fluide non électoraux. Pas question d’une baise d’amour ou d’une baise de conviction, juste un acte de sabotage érotique. Je suis sûr que je pourrais la fourrer plus facilement que l’on bourre une urne dans une élection étrangère.

Très réellement je voudrais un jour faire l’expérience d'une baise sociale, d'une baise de lutte de classe, d'une baise politique, d'une baise qui dise à l'autre t’es bonnes, nous baisons comme des amants fous mais tu peux déployer toute la baise que tu veux tu n'arriveras pas à me contaminer avec des idées politiques rétrogrades et dégoûtantes. Cette idée que même le corps succombant sous les assauts du plaisir l’esprit ne lâche pas prise idéologiquement me plais beaucoup. Et j'irais même plus loin dans le sens où baiser avec une personne qui défend des idéaux que je déteste ça m'exciterai au plus au point parce que dans le cœur de ma mécanique fantasmatique il y a la puissance de la transgression. Or baiser avec une élue du FN c'est pour moi un sommet de la transgression morale et idéologique.

Alors oui, je le dis et je le revendique, mademoiselle Marion Maréchal-Le Pen je désir vous baiser. J'ai envie de baiser avec vous. Par contre par soucis d'honnêteté vis-à-vis de vous, je tenais à vous avouer que vous n'êtes qu'en seconde position dans ma liste des transgressions idéologiques par le sexe mais je suis sûr que ça ne vous préoccupe pas.

Cette petite bretelle blanche de soutien-gorge et ça blondeur un peu pétasse, il y a dans cette élue du FN de quoi lever ma queue et la gonfler dans une belle érection à défaut d'obtenir ma voix

Cette petite bretelle blanche de soutien-gorge et ça blondeur un peu pétasse, il y a dans cette élue du FN de quoi lever ma queue et la gonfler dans une belle érection à défaut d'obtenir ma voix

En plus d'être d'extrême droite Marion Marechal Le Pen a cette tête de fille pas très maline qui ajoute à la transgression
En plus d'être d'extrême droite Marion Marechal Le Pen a cette tête de fille pas très maline qui ajoute à la transgression
En plus d'être d'extrême droite Marion Marechal Le Pen a cette tête de fille pas très maline qui ajoute à la transgression
En plus d'être d'extrême droite Marion Marechal Le Pen a cette tête de fille pas très maline qui ajoute à la transgression

En plus d'être d'extrême droite Marion Marechal Le Pen a cette tête de fille pas très maline qui ajoute à la transgression

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Fantasmagorie, #Sexualité

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Publié le 15 Avril 2017

Aujourd’hui je suis allé faire les vide-greniers comme souvent le week-end. Levé un peu avant l’aurore alors qu’il faisait encore un peu frais j’attrape une veste au hasard dans la penderie et je m’en vais chiner. Qu’importe ce que je trouve et ne trouve pas, il sera bien temps d’en reparler plus tard, je passe une bonne partie de la matinée à chiner et à remplir mon sac à dos de trouvailles diverses et variées. Vient le temps de rentrer, et donc de sortir du vide-grenier. C’est là que j’aperçois au loin un groupe de militant qui tractent à la sortie du parking. En temps normal j’aime bien m’arrêter après des militants et des travailleurs qui racolent dans les villes pour récolter du fric pour des associations humanitaires pour parler avec eux, essayer de leur embrouiller l’esprit et leur faire perdre leur temps ; ce que je leur annonce généralement au moment où ils m’alpaguent histoire d’être honnête avec eux. Mais ce matin j’étais fatigué, encore malade, et je n’avais pas envie de m’attarder avec des militants, je préparais donc mentalement une bonne punchline pour me défaire d’eux avec humour et panache. En approchant des militants je vois qu’ils tractent du Mélanchon afin de remplir l’Aréna de Montpellier avant de remplir les urnes. J’avance vers eux, je suis prêts à dire non même si je n’ai pas de punchline, je suis à hauteur du groupe, je traverse le groupe, je les regarde, ils me regardent et rien. Pas une invective, pas un tract, pas un geste pour m’arrêter.

Bordel de foutre électif c’est con mais j’ai été vexé. C’est là que j’ai repensé à ma veste chopée au hasard ce matin, je portais une belle veste de costume bleue marine et du coup je me demande si j’ai été jugé par cet élément de costume. Avais-je l’ai trop de droite pour qu’aucun militant Mélanchoniste n’ai envie de m’aborder ? Pourtant j’avais une casquette Star Wars … L’autre hypothèse est pire encore, je sais que le vieux gauchiste de Mélanchon frappe fort chez les jeunes, alors est-ce que j’avais l’air trop vieux pour que mon vote puisse les intéresser ?

Traverser un groupe de militants et ne pas recevoir une invective ou un tract, bordel je suis déçu même si fondamentalement ça m’a arrangé. Mais ça me questionne sur l’image que je renvoyais. En t-shirt dans la file d’attente du concert de Saez j’ai été invectivé par un jeu militant primo votant qui a essayé de me convaincre de donner ma voix à Mémélanchon. Mais pourquoi ce matin non ? Ai-je l’air d’un vieux con ? D’un vieux con de droite ? Le bleu marine de ma veste à trompé quelqu’un ? Ai-je la tête d’un mec qui a déjà décidé son vote et qui ne changera pas sa voix ? Je ne sais pas quoi penser de leur indifférence.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #politique, #Réflexion

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Publié le 9 Avril 2017

[...]

Et puis samedi je n’ai pas trouvé le temps. Je ne l’ai pas pris. Je suis allé au concert de Damien Saez, quatre d’heures d’attentes au calme et au soleil, j’avais mille fois le temps d’écrire mille article, mais j’étais trop occupé par le spectacle de la ville, de la foule, de la vie et des gens pour m’enfermer dans mon téléphone et jeter quelques mots. C’est d’ailleurs une constante que j’observer chez moi ; ma difficulté à m’extraire de l’instant présent pour m’enfermer dans une bulle mentale pour écrire. Si le choix m’est donné je préfère toujours observer le monde, noter mentalement les choses, observer, analyser, essayer de comprendre, pour finalement agir en écriture que dans un temps ultérieur et décalé. Et pourtant ça fait quelques temps – des temps à compter en mois voir en année – que je me fantasme en chroniqueur de l’instant présent.

Je voudrais être cet homme capable de se poser dans un coin de la scène et de noter en direct dans son calepin ou dans son téléphone la vérité de l’instant. Je voudrais avoir ce talent de transformer en écriture voir en littérature l’instant présent au moment où il est vécu. Un peu à la manière de ce que je peux faire en le photographiant à la volée. Mais je n’y arrive pas. J’ai encore en moi la nécessité d’avoir un rituel d’écriture, un temps d’écriture et un lieu. Je ne sais pas d’ailleurs si ce rituel d’écriture est une contrainte négative ou positive ; dans les deux cas je ressens de manière inconsciente la nécessité de restreindre l’écriture. On peut voir le fait de se restreindre comme le fait de se limiter et de se poser des entraves non naturelles. Mais on peut aussi voir le fait e se restreindre comme le fait de rester concentrer sur un seul objectif et aussi de mettre une frontière claire entre l’écriture et le reste de la vie.

Je ne sais pas pourquoi ce week-end j’ai sauté ces deux jours. Ce n’est pas exactement un accident parce que j’ai pensé chacun de ces jours que j’étais en train de trahir le projet d’un jour / un article. Et en même temps je savais que je pourrais faire cela : contre dater. Et c’est ce que je fais.

Kate Beckinsale ...

Kate Beckinsale ...

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #retard, #Réflexion, #Je est un Blog

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Publié le 8 Avril 2017

Cela ne m’était plus arrivé depuis très très longtemps ; oui ça fait deux jours sans publications. Deux jours consécutifs durant lesquels je n’ai pas trouvé - ou pas pris le temps - de venir publier quelques phrases sur ce blog – ni sur un autre –. Cela me rappelle mes débuts sur ce projet de blog, lorsque j’ai pris la décision, pour me forcer à l’écriture, de publier quotidiennement quelque chose. Les premières semaines j’avais beaucoup de mal à me contraindre à la régularité. Et comme je ne me mettais aucunes contraintes de qualités ni de longueurs je ne pouvais pas prétexter le manque d’inspiration. C’était seulement le manque d’habitude ou l’excès de mauvaises habitudes.

Je sautais les jours avec maladresse. Au départ je prenais le temps de faire comme ici et de contre dater mes articles pour que mon blog affiche une certaines continuité mais il m’arrivait de manquer quatre ou cinq jours consécutifs ; dans ces moments là il devenait plus difficile de combler tous les jours de retard en une seule journée qu’il m’aurait été difficile de trouver le temps chaque jour pour écrire un seul article. J’ai fini – je crois – par laissé quelques jours manquant en me disant que finalement eux aussi pouvaient dire quelques choses de moi.

Je parle ici de huit ans en arrière, quand je n’avais pas de smartphone et que publier autrement que sur mon ordinateur n’était pas facile. Avec le temps j’ai pris l’habitude d’écrire avant minuit un truc pour le blog. J’ai surtout appris à anticiper les moments où je ne pourrais pas écrire et publier en rédigeant des articles à l’avance et en programmant leurs publications. C’était plus naturel d’anticiper l’absence que de combler le vide. Et petit à petit je n’ai plus manqué un jour. Parfois je ne trichais que très discrètement en ouvrant l’interface du blog à 23:57 mais en écrivant et publiant l’article qu’une fois minuit passé. [...]

Et Marilyn Monroe jeune c'est juste pour moi, pour la déco, l'amour et la passion et pour faire semblant de vouloir me faire pardonner

Et Marilyn Monroe jeune c'est juste pour moi, pour la déco, l'amour et la passion et pour faire semblant de vouloir me faire pardonner

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #retard, #Réflexion, #Je est un Blog

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Publié le 25 Mars 2017

Je ne me rappelle plus où se trouvait ce panneau avant. Mais c’est un fait, le panneau indiquant le début et marquant la fin du village a avancé d’une centaine de mètres au moins. Lorsque je suis arrivé devant ce nouveau panneau, une sensation intérieure violente m’a interpellé. J’ai arrêté la voiture sous la pluie et j’en suis descendu pour prendre cette photo.

J’ai plus ou moins toujours habité là, pas sur cette photo mais en contrebas de ce village ; 900 mètres après Aigremont. J’ai pris cette route un nombre incalculable de fois et pourtant au moment où j’écris ces mots je ne parviens pas à me rappeler de l’ancien panneau. En revanche je me souviens d’une chose qui m’a toujours hantée l’esprit. Lorsque j’étais petit je me demandais de manière lancinante si un jour toutes les terres seraient habitées et construites. Je regardais alors l'anticlinal de Lédignan, terme géologique énigmatique qui sonnait comme dans la poésie dans la bouche de mon père et qui désignait de manière géologique le décor autour de nous et je m’imaginais tous ces champs et cette nature un jour couverts de villages, de villes et d’usine.

Cette vision fantasmagorique très pauvre c’était dans mes yeux imaginaires d’enfant une vision du futur. Et tout à l’heure lorsque j’ai pris la voiture et que j’ai remarqué que le panneau désignant le village, mon village, avait avancé, c’est cette vision futuriste qui est ressurgit depuis les limbes mémorielle de mon enfance. C’est comme si le village venait de faire un pas vers ce futur qui me questionnait tant.

Je suis encore sous le choc d’avoir vu le village avancer. Parce que si je le désigne comme mon village, je vis à l’extérieur de ce village et avec les temps je me suis ancré dans cet entre-deux, ce no man’s land qui a placé ma maison en marge du village. Je suis un peu le fruit de cette marge, en tout cas je m’y sens homme et donc je m’y sens bien. Et j’envisage avec une forme d’horreur l’idée qu’un jour mon bout de terre finisse phagocyté par le village. Par soucis d’indépendance et parce que si cela arrive un jour c’est que le village sera devenu monstrueux.

Selon mes estimations Aigremont a avancé dans ma direction de 100 mètres en 30 ans. Il reste encore 800 mètres qui nous séparent, soit environs 240 ans. A mon avis je suis encore tranquille pour quelques temps.

Aigremont ; 800 mètres de chez moi, je vais devoir revoir mes explications de navigation ...

Aigremont ; 800 mètres de chez moi, je vais devoir revoir mes explications de navigation ...

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #egotrip, #Aigremont

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Publié le 11 Mars 2017

Dans la maison, dans ma tête et dans le crâne de tous les citoyens et de toutes les citoyennes qui perfusionnent leur sac à neurones à l’écran plat lumineux qui diffusent 24 heures sur 24 son désherbant radical se déroule un drame de l’écosystème mental. Dans la salon, dans la salle à manger, dans la chambre des enfants, celle des parents et des amis, la télévision diffuse sa diplomatie de l’infécondité intellectuelle. Citoyens la télévision mène une politique de la terre brûlée. Ouvrez ouvrez le robinet et attendez. D’ici quelques temps, des secondes qui deviendront rapidement des minutes, votre cerveau va recevoir les premières vagues plus stériles que l’acide ; le sel, le soufre et les cristaux de drogues qui naissent dans le fourneau toxique télévisuel.

 

Le crâne est brûlé et les neurones fument.

 

Ce ne sont pas des discours que la télé hurle. Elle vomit des hordes de cris odieux, de la merde bien audible qui s’organise en horde pour déferler en toi et ébranler ton for intérieur. Après un jour, une heure, après l’éternité qui ne dit pas son temps la matière grise se dissout dans le crâne. Bientôt la cervelle pourrait devenir soluble dans l’inanité ambiante diffusée par delà l’écran et par les hautparleurs qui lui sont soumis. Pour subvenir à sa survie l’homme n’a pas d’autres options que de mobiliser tout ce qui lui est permis d’attention pour barrage. C’est la force de cette politique de l’éradication, au lieu de s’attaquer directement à l’esprit, elle mobilise l’esprit dans une démarche de survie et c’est dans ce laps de temps où l’attention se détourne de la sa propre vie que la télévision rase ton univers intérieur.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #Je est un Blog

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