Publié le 31 Janvier 2015

Grant, vieux déjà dans le paysage, a la mâchoire à angles terres recouverte d’une barbe brune comme la nuit de l’hiver qui recouvre tant bien que mal le paysage chaotique de sa peau burinée. D’en haut de son corps il surplomb la land. Il scrute l’air d’un oeil mauvais et quand personne ne voit rien de plus que la brume qui se lève il élance son point comme s’il avait persuadé son esprit de voir dans l’air vide les vieux démons d’une féerie mauvaise. Il cogne l’air, bat les bras à la mesure de la rage contenue dans ses gestes comme l’étalon fougueux l’est par ses brides. Il boxe, points habillés d’aciers dans le froid glaçant, animal pilote comme la sauvagerie des hommes des îles déchirées d’angles rocailleux. Mouvements d’actes de jambes, frappes du genoux et coudes tranchants, les ombres vacillent désorientées par la fulgurance déployée par ces exécutions. Au son du sang qui bat dans ses tempes il fait de ses articulations des gueules carnassières capables de briser des os et dévorer les souffles. Les deux points huppercutent avec charge des ennemis invisibles, hanche circulaire et les membres qui sectionne les muscles plus sûrement que l’hiver cherche à le cerner. Le vieux Grant Dercott sera un jour un grand boxeur au firemement des tournois.

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Publié dans #jdr, #écrire, #Je est un autre

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Publié le 30 Janvier 2015

Porc hérésie et boucles belles deux fois

Une gosse conne chouine et pleure

On écrit sur ses yeux le lit de la seine

Où trois cannes sont dévorées en tourbillon

Trois canards femelles font la mort

Cadavres du dedans, rentrés par le pont ombilical

Dans l’entre face des pas cendrés

Le dessin d’un sentier mensonger

Conduction de cuivre au cœur contre les ilotiers

Où est l’écho l’ami, où est l’écho

Dans l’entre soi tiraillé de la barbe

Caché au cœur audacieux des terres brouillées

2045 graines de corbeau font collection

Ligne éclectique sous haute tension

Ta marche laborieuse déleste ta poitrine

Ballaste ton corps violent

Et l’estomac de ton outrance

Ravage ma machine précieuse - enrayée -

Déconnexion programmée à terme court

Défection suppléé en doxa - approuvé -  

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Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 29 Janvier 2015

Les putes, la drogue, les nains, les pédés, les pervers, les maquereaux, les pêcheurs, les prêcheurs et ma main dans une culotte, les ogresses, les fausses niaises, les farouches, les putains, les marcheurs, les gagneuses, les députés, les commerciaux de chez EDF et ma came dans le sang d’une folie, le citron vert, juste un zest, la déraison, les passions anglicanes, le puritanisme, les organes turgescents, le pognon, les hypocrites, le pouvoir, le rideau rouge des illusions et ma mère dévoyée par les dentelles et le décor en stuc, ondines, nymphes, satyres, musiciens, dessous de soie souillée et tous les corps désordonnés, 2044 sans papiers, réfugiés illégaux du réel, c’est un sacré bordel. C’est un bordel sacré, une nasse infernale ou piocher un poète, une muse, un frisson, la grande machine à formater les marges, voiture balais d’un tour dans les rues de France d’après minuit, adieux les cendrillons, ne reste que les souillons, les citrouilles et les rats et quelques plumes d’oies alcooliques qui viennent paraphraser le banal et rejouer la norme dans les limbes du monde, parce que la rébellion échoue souvent sur le récifs des velléités vaine de faire du beau ou du rebelle, de faire son beau, de faire sa belle, de faire de la rime et de la prose pour le faire alors que la seule rébellion plausible c’est belle d’être soi.

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Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne, #écrire

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Publié le 28 Janvier 2015

 Facebook est une loupe, ça a un effet grossissant et parfois les gens y voit des choses qui n'existent pas ; déformées, cocasses, dantesques, les gens ne voient pas la réalité de ce que Facebook dévoile parce que #LesGens ont le loupe tournée vers eux. Leur nombril, et souvent là où les zones se disent érogènes, poitrine, pubis, pénis ; l’homonculus de Facebook à ses sexes turgescents érigés de pixels et son affecte narcissique affiché en devanture.

Les présupposés supposés tabous et faibles décident de mener la danse ; la toile frappe la grosse caisse qui sonne creux et voilà au son des tambours d’un Bronx délocalisé un prétexte à défouler ça haine, à énoncer ses banalités, et envisager sa grandeur séductrice et la taille de ses ronds dans l’eau comme mètre étalon de son être-au-monde. Facebook dans mon verre d’eau. Le calme reste la meilleure des solutions ; je pense en silence puis j’écris, à grands bruits car bien sûr je confesse avoir parfois craquelé ma surface aquatique et avoir passé des nuits à essayer de démonter la haine des uns par la vertu des autres. Mots à mots comme les pierres lancées à la gloire des fous.

Mais c’était pour ma part oublier et négliger le grand manque de culture et de raison des barycentres numériques et virtuels que nous sommes devenus. La toile réagi avec affects et pour peu qu'ils soient touchés émotionnellement les individus en lignes de codes perdent toute contenance. Ubuesque dans ta culotte, le gringo veut du clic et du like à la chaîne.

Si ton sexe frémis et se mouille à l’idée qu’un homme y passe son doigt en prémisse de sa langue, c’est que ta prose convoite de voler la naïveté adolescente d’une jeune femme en manque d’amour. Car Facebook est un supermarché de sentiments bon-marchés, ou plutôt de sentiment mauvais-marchés, des contrefaçons grotesques et fades de ce que veulent les femmes, de ce que cherchent les hommes et de ce que formatent les grandes multinationale de la donnée personnelle.

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Publié dans #Réflexion

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Publié le 27 Janvier 2015

Je ne sais même pas ma mort, j'ai juste de la fièvre
La réalité ma foutu ses germes
De la grippe à la tête et des palpitations
Je suis un ogre pamplemousse acide sous le sucre
Qu'ils mettent dans les médocs pour les rendre moins amers

Je est toujours le prémisse d'un retour

Page 2042 de l'autifiction d'un virus

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Publié dans #retard, #recyclage, #autofiction, #punchline

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Publié le 26 Janvier 2015

Poésie pas belle

Comme une femme sans charme

Poésie à deux balles pour une roulette russe au carré

Poésie moins belle, comme une femme moche,

Un amour charbonneux dans un asile d'aliénés

Poésie poubelle aux ordres préventifs

Un germe rebelle qui roule entre les doigts

Et le feu du briquet pour allumer la mèche

Dans le loin de la pièce une fillette cri pour ses parents

Et deux clientes de citée se remaquillent chacune dans le reflet fumé des lunettes de l'autre. Elles ont l'amitié virile des filles des citées et la proximité lesbienne de celles qui l'ignorent

Poésie de fast food et de prose fascinante

Télévision en temps réel des idiotes sans ville

Mon village est blanc

Je suis un naufragé,

Ma connexion est morte, je suis un trompe la mort.

Et l'autre gros en face me regarde comme un miroir, il convoite comme moi la possibilité lesbienne des deux filles perdues dans le no man's Land entre nous

Quand elles seront partis notre face à face deviendra insoutenable et je souhait maintenant qu'un ange fou balance de nouveaux clients sur les tables entre nous

Poésie 3G pour les kilos de gras

Prose poisseuse

Du goudron sous les doigts

Animaux honteux dans le soleil déclinant

Nous attendons ensemble la 2041 ème heures pour partir.

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Publié le 25 Janvier 2015

Je me mets à nu sur place publique,

Ma technocratie est délirante

Et l’autre, dingue d’espérance, est un délinquant anal.

Au coin des rues mon peuple est grandiloquent, dantesque et outrancier depuis sa gorge déployée.

 

Sinon faire un faux, une contrefaçon, pas à la chinoise mais à la façon des faussaires, fameuse contrefaçon, une pâleur contrefaite et un battement de coeur, illusoire.

 

Une ultime fois, une bataille, une peau de bête sur le dos, la peau d’un âne même s’il me faut dépecer un idiot. Et cette fois ce sera moi, retirer la peau et ne laisser que le nu, de gras et d’os, dépouillé de toute dignité et velléité.

 

La bedaine et puis l’âme, la peau creuse comme un gant scellé, Excalibur des cendrillons modernes, je suis un corps à prendre comme on habite un appartement, pas un meublé mais un habitat nu.

 

Habiter c’est créer ainsi que la réciproque et je suis cette réciprocité, ce non-lieu à définir, figer, puis habiter et ainsi, auriez vous l’insigne honneur de me créer, comme si vous étiez ma divinité, le souffle divin comme un flamme.


2040 flèches comme la ponctuation de ma bataille, je suis une forteresse, une fantaisie romancé de moi-même, auto-fiction romanesque armé d’un arc et de flèches.

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Publié dans #Je est un Blog, #autofiction, #poésie

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Publié le 25 Janvier 2015

J’écris pour sceller qui je suis, ce que je suis et comment je le suis. En d’autres termes j’écris pour exister et c’est exactement ce mouvement qui m’enterre, me tue et m’entrave à ce que je ne suis que partiellement, autrement je n’aurai pas à l’écrire pour l’être.

Plus j’écris ici et plus j’ai une chance de survivre à l’entropie du réseau, pourtant plus je serai dissous et plus je devrais être libre.

Page 2039 de l'autofiction de l'auteur

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Publié dans #autofiction, #citation, #Je est un Blog, #Je est un autre

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Publié le 24 Janvier 2015

Une nuit sans triste,

et moi je suis la triste plume de cette nuit venteuse.

 

Un mistral à hurler plus fort que la mort.

Un mistral à vous arracher les portières des voitures alors que déjà vous roulez à 140 km sur l’autoroute et soudain la main brusque d’une rafale saisie votre portière et l’arrache brutalement.

Oui, un vent comme ça qui rend l’air plus glaciale que la mort.

 

La mort n’attrape pas froid, elle ne provoque pas de rhume.

De toute façon cela fait longtemps que dans notre société ont fait en sorte que le rhume ne tue plus, ne tue pas, ou pas trop, en tout cas bien moins que la grippe, bien moins que la mort.

La mort, petite culotte en dentelle noire sur bassin d’os et lambeaux noirs, même elle éprouve le froid dans ce mistral.

 

Une nuit en retard, j’ai une nuit de retard.

Pas un lièvre ne me sauvera, même pas un noir.

J’ai une aiguille de retard, ou un clou dans le paume crucifiant une de mes mains en un lieu et un temps d’où je voudrais la retirer.

Comme les métros, les trains, les avions, j’ai loupé la dernière chance de partir.

 

Un prisonnier du quai, solidaire des mûrs et des briques et des ruelles où souffle le vent.

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Publié dans #poésie, #retard

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Publié le 23 Janvier 2015

2037 des mots

 

écran noir

 

noir sur noir, écriture sur fond noir

 

la page blanche est un mythe

 

l’écriture n’est que noire, comme le suggère le souvenir évasif d’une enfance et d’un tableau noir où l’écriture est une craie blanche

 

2037 mots et des signes en plus, en excès, écriture en exergue

 

souvenirs négroïdes à l’encre des pamphlétaires de comptoir

 

rédaction à grands litres de rhum brun et un élan anti diplomatique

 

sur un ligne coloniale, le cul sur une termitière et la plume dans le cul

 

un grand chapeau et un drapeau en berne

 

je suis mon pasteur, je suis mon ombre, je suis mon noir

 

la quatrième de couverture ne dira rien de moi

 

ni de l’autre, je suis mon nègre, porteur de prose comme d’autres engagent des portes flingues

 

moi et mon autre, la part d’ombre et le puis au fond du jardin dans lequel on épuise la nappe frénétique de ses idées

 

2037 fois le jour fini et un million au moins de merde sous mes doigts

de l’encre médiocre

 

anxiogène dans les veines et le sens de la frappe

 

Cette page majuscule est un sac de sable et je constitue ici une digue qui ne sait pas de quels

côtés il faut contraindre les fluides à rester dans leurs places

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Publié dans #Je est un Blog, #poésie, #Prose, #Ponctuation

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