Publié le 31 Juillet 2014

1858 jour d'écriture, et encore un peu sans internet. Je n'écris pas à domicile. Mais j'écris ici où je suis le roi.

En roue libre, coulent à flot les rivières de carbone, et pétrole, encre noir de la terre, un sillon de sang noir dans la matière meuble du sol. Je suis tel l'ogre, un gourmand sans cervelle parce qu'elle a été dévorée, mangée, comme une nuée de drogue sur un groupe de jeunes hippies qui voudraient oublier qu'ils ne sont pas les premiers ni les seuls à s'amuser à cela.  

Et là haut dans boîte en os on se souvient des Indes, surtout de celle qui revenait des Indes avant que je ne la rencontre. Et puis l'anonyme de la route d'hier qui a renouée pour moi le ludique de la lettre anonyme pas comme ces oiseleurs de mauvaise presse, mais comme l'auteur discret qui se place en retrait de son oeuvre. Le paysant qui malaxe la terre moite et noire pour y forger des fruits neufs ne signe pas sa production. J'aurai peut-être dû mettre une orange dans sa boîte aux lettres ... ou alors des clémentines, parce que la clémentine c'est plus féminin.  

En route libre, je roule jusqu'à demain et un espoir d'écriture internet, un faux rêve et la quête d'un graffiti littéraire. Demain ou bien après, j'irai coller des mots sur des murs et pre'prendre tout cela au pied de la lettre.

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Publié le 30 Juillet 2014

1857 ème jour de ce blog,je vous laisse convertir en années et mois, pas loin de cinq ans et plus, et ça ne vous impressionne même pas bande de nazes.


Matière molle.


Une matière molle #malléable, un misanthrope parce que la PARCELLE n°8983 m'appartient.

Propriétaire & acteur de jardin #mongroscul comme une matière morte.


Tête à fleur en terre cuite ; accro lyrique à la démesure minuscule de Munich. Mon pied par le delà de la ligne #blanche #petit #joueur ; j'ai aussi une petite bite,

tout juste bonne à,


faire fantasmer,


la pucelle puis la putain de,


campagne.


Matière plastique, psalmodie quotidienne - et un j, juste un j, une lettre ne pouvant être une faute de frappe - comme une joute et moi le peine à jouir ; je vous rappelle que j'ai une petite bite, elle tiendrait dans une boîte ; blanc, noir et vaseline commerciale pour la jouer comme Madelin, joker droitiste.


Et puis cette jeune fille qui tenait son portail quand je suis passé devant, short jaune, haut rose ou orange et l'air triste comme la langueur estivale et elle a réveillé en moi une chose enfouie, oubliée. J'irai poster une lettre dans sa boîte aux lettres, comme envoyer de l'essence aux enfers. Même pas un jeu dangereux, juste un souvenir présent.


Petite fille papier à lettre, matière malléable comme le plastique chaud manipulé dans la nuit. On écrit toujours rien que pour soi, pour être sûr que personne ne puisse tout décrypter. Je ne suis même pas sûr qu'elle puisse lire cette lettre ni même qu'elle puisse la comprendre s'il lui arrive de la lire.


Triste dame et rouler dans la nuit, invisible, invincible en écoutant Hendrix

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Publié le 29 Juillet 2014

1856 ème jour d'écriture menée sur ce blog, et au moins 30 jours consécutifs de coupure internet, je deviens donc un étranger à ce monde là, cet autre monde, celui qui n'est pas ici mais dans les nombreuses matrices qui depuis déjà des lustres numériques phagocytent les ruines de nos vies réelles, anciennement réelles, des vies dépassées depuis un temps X.  

Et me voilà lion en cage ou bien loin hors de la cage, la cage commune comme le sont certaines fausses. Et après ? Et toujours du "et après" comme si l'essentiel n'était pas l'instant, "et après" comme on scande les chants religieux et ceux des supporters. Et après ? Y aura t-il un après, un renouveau connecté ? Un véhicule sans carburant, carburant sans explosion, je tourne à vide, dans l'attente précise d'une impression floue. Jusqu'à ce qu'il se déroule en parlance l'exception de l'avenir. La vente d'un avenir est promesse d'un code couleur. Le prix d'une dérive. Il y eu une temporalité où l'être animé d'esprit pouvait être décrit comme personnage dérivant au sein de la matrice et maintenan, au lieu-dit Maintenant, les êtres dérivent à l'extérieur de la matrice.  

Et c'est ce qu'il m'arrive, dérive estivale sous un mardi pluvieux. Je répète une supplique invisible à un numéro vert. Il fait si froid pour cette saison que ça en est déprimant. Il ne reste du langage qu'une forme de consensus dictatorial. Du souffle pas fermer les yeux. Pas rouvrir les secrets. Soupe nue et permanente vision de l'avenir.

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Publié le 28 Juillet 2014

Tout ça pour ça. Toute une vie estivale et sociale en suspend pour le sport, coupe du monde, tour de France et selon les années jeux des olympiades et championnats à échelle mondiale. Et après ?  

Nous laissons toute notre attention à l'événement télévisé de nature sportif, nous laissons l'esprit sur le bas côté, la télé fait caisse de résonance, les informations, la publicité, les journaux, les habitués au café du coin, la famille, les collègues, les amis l'ensemble du consensus social direct et indirect de nos relations accepte l'idée. L'esprit collectif se plie à la puissance du modèle acceptant l'ogre sportif comme maître des lieux.  

Et après ?

Et après oui ?  

Après il en va des coupe du monde comme des guerres civiles, après plus rien. Il n'y a pas de raison de reprocher aux supporters et au public de coopération apprécier le spectacle sportif, j'en suis, mais après ? Tout ça pour ça ? C'est à dire tout ça pour rien ? L'art laisse une trace en soi, mais qu'en est t-il de Pays-Bas Danemark ? Je trouve cela triste, le vide après l'événement, comme cette période réfractaire après l'acte sexuel et le mâle qui se dit "tout ça pour ça ?".  

Ce qui est triste c'est notre incapacité à faire perdurer et survivre la valeur émotionnelle et spirituelle de ces rites estivaux.  

Et après cet article un autre.  

Demain.  

Aujourd'hui le 1855 ème jour d'écriture de ce blog.

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Publié le 27 Juillet 2014

Ai-je donc tout ; rédigé ; ai-je donc à supposer l'impression d'être allé au bout ; l'élu ; être élu ; un être élu ; un peu de blanc ; la blanchisserie en deux dimensions ; l'espace est tellement l'heure, et le temps et l'énergie invisible qui dicte les mots d'une doctrine non visible, elle, l'énergie invisible, fonctionne toujours, partout. Inventer son propre vocabulaire, vocation. Qui je choisi mes mots ?  

Trop facilement, fondre, peindre au noir, peinture d'or du fond de la rivière, américaine et boueuse parce que la pompe purge le lit. Et le quand à soi je me le mets au cul des bouteilles vides. Et tant de jeunes peuvent dériver ils ne pourront jamais contraindre la poésie a être populaire. Bulle de chewing-gum et marteau piqueur, petite pucelle partira en Alaska à la chasse aux ours sans jeux de mots. Une pelleteuse en or au Costa Rica. Je répète, il y a une pelleteuse en or au Costa Rica. Les sorciers peuvent dormir tranquille, je reste là.  

C'était le 1854 ème jour d'écriture de ce blog.

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Publié dans #Écrire, #Attendre

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Publié le 26 Juillet 2014

1853 ème jour de vie de ce blog, toujours aussi peu de visites ici-bas mais je ne perd aucun espoir et continu d'écrire ou de recycler des textes à publier ici.  

Depuis le début de ce mois de juillet je vis sans internet, sans connexion à domicile, seulement des extraits de connexion au McDonald's ou comme ce soir chez une amie.  

Ma gueule de bois est elle salutaire ou douloureuse ?   Douloureuse à coup sûr, plus de radio, plus de podcast, moins de musique, moins d'informations, moins de choix dans mon accès à l'information, moins de lectures, moins de créations, moins d'images à voir, moins d'inspiration, plus de porno, plus de flirts, plus de masturbation, plus possible d'approfondir les sujets qui intriguent. Plus de soupe primordiale 2.0 pour alimenter mes inspirations. A coup sûr gueule de bois douloureuse parce que j'éprouve la sensation d'être descendu seul du train numérique qui traverse transversale les internets.  

Si le monde entier, la société, si tous les individus étaient eux aussi descendus du train en marche ou arrêté alors le K.O des internets aurait sûrement était salutaire, saluer son voisin, baiser sa voisine, écouter la musique du voisin et lire son courrier. Un chaos total et intégral de l'internet ne pourrait être salutaire que s'il est accompagné d'une refonte des systèmes, des cultures, des relations.

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Publié dans #Recycler, #Internet, #2.0

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Publié le 25 Juillet 2014

1852 ème jour d'écriture, extrait lapidaire et archéologique d'un texte qui sonnait bien mieux dans ma tête que sur cette feuille de papier numérique.  

Elle n'a jamais connu son père, mais pour autant elle n'a jamais eu besoin de le rechercher parce qu'elle s'en était fait une idée, une image précise contre laquelle elle s'était construite. Son père c'était ce jouisseur précoce ayant couché avec sa mère encore adolescente quand elle est tombée enceinte et qu'il est parti, disparu. Lâche. Tous les mêmes. Tous des cons.  

Son père il ne lui a jamais manqué, ce qu'il lui a manqué ce sont des souvenirs, des histoires, quand petite elle entendait ses amies parler de leurs paternels elle était jalouse ; les brimades, punitions, les histoires contrariées par un père trop autoritaire, jalousie. Les cadeaux, mon père c'est le plus beau ; jalousie. Même quand elle entendait sa mère parler avec ses amies de untel qui a abusé de sa fille ;jalousie. Mais ce n'est pas à son père qu'elle en voulait, elle le savais lâche et ne pouvait plus demander plus. C'est à sa mère qu'elle en voulait.  

Le jour où elle reçu une lettre, une antiquité en papier kraft avec dessus des timbres, détails exotiques, elle est restée circonspecte. Un homme se prétendait être son père, donneur de sperme biologique et il voulait la rencontrer, la retrouver. Énigmatique sensation. Pourquoi elle. Pourquoi maintenant. Pourquoi pas.

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Publié dans #Écriture

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Publié le 24 Juillet 2014


1851 jour d'écriture quotidienne sur ce blog, extrait imaginaire d'une autofiction à naître un jour.

Bonjour ma jeune amie, je me surprend à rêver que c'est moi qui inspire le titre de cette chanson qui dans ta bouche dit que tu as envie de baiser un homme. Et même si tu m'offres toujours la douceur de me nommer "jeune homme", en réalité je suis un homme. Mais je sais bien que je ne suis la muse d'aucun chanteur, les muses n'ont pas de barbe et moi si. Tu es avide de mes mots et moi je m'en sens vide, toujours pris au piège de démons auxquels je suis enchaîné, piégé voir pris en otage de souffrances exogènes.

Que reste t'il de mes mots après cela? Peu de chose. En plus bientôt trois semaines que je suis coupé du monde connu, je me sens vide, sec comme un arbre mort, froid comme le marbre et les dernières forces que je possède servent à lever des érections inutiles pour des muses impossibles. J'ai envie d'eau fraîche et d'ivresse. Mais en cette année 1999 le monde n'offre pas d'autres espoirs que d'attendre le futur .

correspondance à la plume entre auteur et muse d'une autofiction

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Publié dans #autofiction, #citation

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Publié le 23 Juillet 2014

1850 jours d'existence de mon blog en quête de vues.  

Jour de plus, presque pluie et toujours pas de connexion internet, pas vraiment, pas réelle, pas chez soi, connexion fast food, écriture des bas fonds de la culture maigre, ironie du sort, écriture du fond de la culture pauvre, maigre expression littéraire, littéralement ironique, posture ionique, prose de rue, retour à l'état mental, sauvagerie ponctuelle. Juste des mots, deux à deux, deux à trois, quart de tour sur le fil des siècles. Et le prétexte poétique comme un bluff, comme un prétexte fallacieux à inscrire le tout venant comme s'il était le tout précieux.  

C'est idiot mais c'est ce que j'ai décidé de faire, de donner une part de temps à la rédaction d'une quantité de ligne chaque jour, aucune prétention de style ou d'intérêt. Je ne trompe personne. Même si certains des rares visiteurs voudraient le penser. Trompez vous cela ne me concerne pas. De toutes façons Donald a les doigts gras, canard graisseux aux plumes adipeuses qui s'expose dans un spectacle pauvre, Avignon low cost et imitation du sud-ouest au rabais. Ce n'est pas un grand auteur gourmet mais la crasse dans laquelle marchent les gourmandises.

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Publié dans #Je est un blog

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Publié le 22 Juillet 2014

1849 ème journée d'existence de ce blog,  

Toujours croire que nous sommes importants, que nos névrose font ordre et loi de par le monde, connu et le monde en dehors du nombril. Nous possédons un joli don de persuasion pour nous convaincre que les chaînes que l'on se forge dans la répétition de nos névroses sont des piliers. Nous sommes des idiots. Nous n'osons pas pour ne pas réaliser que nous sommes responsables de notre asservissement, volontaire, solitaire, solidaire des autres.

Foutre con que nous sommes !  

Oui nous ne valons pas beaucoup plus que des gonnades gonflées de vacuité humaine et non humaniste.   Et même si tu doutes moi je suis là les pieds dans ma merde et la tête dans mon talent, entre deux chaises métaphysiques. Fichtre dieu comme l'on disait avant. Il est l'heure de partir au satellite d'après quand aujourd'hui pour eux ça sera l'avant et que le futur pour nous ça sera la nuit. Impasse collatérale dans les zones obscures, le vent siffle sur la route de l'Italie.

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