Publié le 31 Janvier 2014

Un, deux, trois, quatre, cinq, toi et moi et un kilo de banane et puis même une dizaine de singe qui ont du on plaisir à prendre et beaucoup moins à donner ; dorment des chinois dans les bois, dansent des népalais dans les montagnes, grande histoire à faire du foin, et du bon foin comme fourrage  pour les anges, du bon foin que l’on met au feu pour partir enfumer les anges, ou en fumer le fourrage c’est comme tout le reste : ça monte au ciel et quand ça monte ça a le bon sens de ne pas y aller en ligne droite mais en volutes verticales qui sont l’équivalent des virages horizontaux. Allez, venez au lit on y rit tôt ou tard, venez au lit vous allonger sans vous montrer désagréables mais possiblement en me laissant la chance de vous voir nues, mises à nues, dénudées, dans votre vérité nue parce qu’il n’y a rien de plus beau qu’une vérité nue, mais je me demande si l’on peut en dire autant du mensonge ; un mensonge nu n’est-il pas aussi beau que la vérité qui le serait elle aussi toute nue ? C’est quoi cette idée que le mensonge habille et la vérité dénude ? A-t-on déjà vu une vérité faire de l’électricité ?

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Publié le 30 Janvier 2014

Et moi, et moi, et moi ; ce n'est pas rare que Ask offre à ses membres des occasions de se répandre sur eux-mêmes en parlant d'eux, précisément d'eux parce qu'en théorie toutes les réponses parlent de nous ; usine à égotrip, parler de moi ... de moi ... ce n'est pas un défi c'est un jeu, un je bien sûr aussi, et qui est je ? qui je suis ? qui est-il cet autre moi, ou ce moi que je crois être un autre mais qui en réalité est moi plus que moi je ne le suis ; je suis le vieux et il est le jeune, je suis la tête et lui c'est le vide, le vide dans le ventre, je suis la femme et lui mon utérus, ce creux au bas du ventre où se loge l'amour métaphorique ou biologique, il est mon pire ennemi et mon meilleur compagnon ; lui c'est le pervers et moi, je suis l'amoureux, à moins que je ne sois le cynique et lui le romantique, nous sommes deux, je et je et parfois plus, parfois mille et parfois je me dit qu'internet est comme un prisme, quand un rayon lumineux frappe un prisme la lumière se diffracte, se sépare en différentes couleurs et se répand, internet est un prisme et je suis une sorte de rayon de lumière ; lui c'est boulet et moi le prisonnier et aucun de nous deux n'est la muse de l'autre. Bien sûr, lui est moi et moi je suis lui,il n'y a pas grande différence entre lui et moi, il est ma vérité et je suis son mensonge, son écran de fumée alors que lui il est dans mon écran, et donc il est ma lumière. En même temps est-ce que ça dit qui nous sommes ? Nous sommes la somme de nous deux, de vieux cons, enfin pas tout à fait vieux ni tout à fait cons mais plus vieux que la moyenne des jeunes et plus cons que la moyenne de ceux qui le disent que nous le sommes mais faut-il se fier au jugement des gens qui voient en nous des cons ? J'en doute un peu. Et encore ?

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Publié le 29 Janvier 2014

À toutes les correspondances que j'ai perdues, à ces correspondances que j'ai laissées se taire par l'inertie du quotidien, je voudrais demander pardon. Aussi loin où remonte mon souvenir des Internets, j'ai toujours cherché la correspondance, je suis tombé amoureux par la correspondance, j'ai eu du désir et du plaisir par la correspondance, elle m'a aidé à forger mon goût pour la rhétorique et mon sens de l'acidité du pamphlet, mais surtout la correspondance m'a donné le goût de l'écriture, des femmes, de la nature humaine et de ses bizarreries, pour ainsi dire la correspondance m'a donné le goût de la vie. Pourtant encore aujourd'hui il m'arrive de laisser des correspondances en suspens. Ce n'est pas par manque d'envie et surtout par manque d'intérêt pour l'intérieur de ces filles et ces femmes qui sont les cœurs battants de ma prose, j'ai laissé en suspens trop de matrices amoureuses et littéraires, des jeux de séduction, des flirts avec la vie, le fantasme, le fantastique, la frayeur, j'ai aimé tous ces mots échangés au gré du fil de nos plumes. Alors pourquoi ne pas les continuer ? Je ne sais pas, je veux juste m'excuser pour les mots que l'on attend et qui ne viennent pas, tu le sais toi la louve que les mots emberlificotes sont les plus beaux. Parfois une correspondance est si intense, si profonde, si profondément ancrée dans le secret de nos jardins intimes qu'il devient délicat de la transformer en badinage de surface, l’expérience profonde d'une introspection menée à deux est si entière et sincèrement impliquée qu'elle ne peut être que phénomène éphémère parce qu'une chose si dense ne peut pas durer éternellement sans consumer les participants. C'est peut-être ça qu'il faut comprendre pour comprendre les pourquoi des correspondances qui se taisent alors que l'auteur que je suis continu de penser à la personne en me demandant quand est ce que je retrouverai le paradigme d'une renaissance

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Publié le 28 Janvier 2014

Dans la peau de l’autre ; dans sa peau, comme si l’on pouvait emprunter la peau d’autrui comme on lui emprunte son manteau. Et c’est c’était cela l’histoire ? Et si je racontais l’histoire, disons la scène d’un homme qui devant sa penderie hésite à ce qu’il va porter. Devant lui sont suspendus sur des cintres des peaux humaines, des peaux entières, ou des peaux taillées comme des combinaisons. En tout cas pas des peaux que l’on enfile comme un déguisement mais une peau d'apparat comme aujourd’hui on porte de belles vestes de cuire ou des manteaux de fourrure. Dans cette histoire l’homme devra être une femme, parce qu’une femme est mieux habilitée à hésiter et à lézarder au soleil de sa suffisance devant l’étalage de ses possessions. Mais comme une femme, je veux dire une femme humaine pourrait porter de la peau humaine sur son dos, cela risquerait fort de rappeler aux esprits mal tournés certaines années sombres de l’histoire. Mais l’écriture à bien le droit de s’emparer de cela. Non, le problème n’est pas de choquer, mais d’être crédible ; que doit-il y avoir dans la tête d’une femme et dans sa culture et de sa société pour qu’elle puisse passer un long moment devant l’étalage de ses peaux à hésiter laquelle enfiler avant de sortir, c’est ça l’axe crucial de la question. La femme pourrait être un robot dans un monde de robot ayant asservi l’humanité et qui, fier d’avoir réussi à dominer le monde, en sont arrivés à singer les plus vains travers de l’homme. C’est comme si Terminator se mettait à faire du shopping. Peut-être que l’histoire serait plus belle si le robot rentrait chez elle et fourbue d’une longue journée d'oisiveté, elle retirait la peau d’humain qu’elle portait comme un manteau. Mais je ne suis pas sûr qu'entraîner des robots dans cette histoire, cela a du sens, comment ces robots seraient devenus assez fates pour perdre l’âme qu’ils n’ont pas dans d’aussi vaines vacuités. Ou alors il faudrait que ces robots ne soient pas des robots ; enfin techniquement oui, je devrais dire technologiquement parlant, par contre pas question d’une intelligence artificielle ; si l’humanité à créer des robots anthropomorphes c’est pour pouvoir y transférer des consciences humaines bien réelles mais numérisées en vue d’allongement de la durée de vie. Et qui dit processus de pointe, dit caste dominante suffisamment riche pour avoir vendu morale et éthique en échange d’une vie plus longue, mais sans nul doute vain. Ainsi, je ne trouve plus incohérent que cette photo ayant déménagé dans un corps robotique développe un intérêt morbide pour les peaux humaines qu’elle portera donc comme un manteau ostentatoire signe de sa réussite. L’ironie voudra que la femme sans âge porte de la peau de pauvre, sous-entendu de la peau sauvage braconnée dans les bas-fonds pour paraître riche.

 

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Publié le 27 Janvier 2014

Très gros, ventre mou, distendu, âme bien pleine. Pas la peine, de la peine, une petite, une à peine, une heure de peine pleine dans l’autre antre angoissé. Juste une phrase.

 

Très une fille, c'est l’ustensile qui m’est nécessaire pour faire une héroïne qui sera donc une femme dans un remake transversal d'une histoire volée à des nombres et des chiffres alignés. C’est une femme et un homme qui n’en sera pas un car c'est un mâle d'une autre espèce que la femme qui sera tenu en laisse par la femme héroïne dans binôme pas encore nommé mais déjà esquissé.

 

Créer une héroïne, c'est une chose simple, presque facile parce que ça reste avant tout une femme ; le difficile c’est de créer le souffle héroïque et donc la quête qui va avec la fille. Sur ce point, je sèche curieusement à distinguer dans mon décor les fils les plus intéressants de la trame qui se fond j’en suis sûr dans le paysage. Il y a là, j'en suis sûr, de quoi dérouler l'épique d'une quête tout en fantasy et fantastique.

 

Je vois bien approcher la falaise, ou le mur, c’est selon où l’on se place et je ne suis pas sûr de savoir où je me trouve par rapport à elle. Plus la falaise est haute et plus je me souviens et je me réveille et j'éprouve une sensation de l'épique épisodique qui devrait peupler ma quête perdue d'avance.

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Publié le 26 Janvier 2014

Il y a de l’horreur en barre comme il y a de l’or, sauf que là il s’agit de barre de fer pour commettre l’horreur et donc être horrible à deux ; ou de l’horreur en barre comme il y a des lignes de code et le respect des règles comme une ligne rouge sang à ne pas franchir ou à franchir franchement comme les pieds dans le plat et le plat de ma main sur ta cuisse ; oui c’est de l’or en barre comme d’autres peuvent rire dans une crise et le crissement des mâchoires qui coulissent. Le ventre déployé sous la gorge à son tour ouverte comme la tonnelle des amoureux un matin de printemps couverte de lierre et de fleurs de jasmin qui courent à faire perdre ta vue. Un déclic dans la peine, un soupire sur tes veines. Les ellipses tournent autour de toi et le temps s’y écharpe comme les chiens amoureux se partagent un os dans la tension palpable peut devenir morsure. Il y a un favori à élire à ton cœur, un favori à dédier à ton dis et deux doigts de rêve pour s’oublier dans le sucre et dans l’orge.

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Publié le 25 Janvier 2014

Être en retard, de quelques minutes ou de quelques heures ; est-ce qu'il y a matière à y voir une différence ? Une importance ? D'un monde à l'autre c'est toujours le même monde qui trinque, c'est toujours celui qui est dans le plus plein des deux verres. Et il faudra demander à boire à l'aubergiste, lui demander de nous saouler encore en resservant nos verres. Quelques heures ce n'est jamais plus qu'une poignée de secondes qui s'étire en petites particules de substance qui s'égraine d'entre les doigts dans l’indéfinissable fuite d'un après vers un en-avant. Et pourtant, il ne faut pas transiger, sous-entendu qu'il ne faut jamais accepter quelques retards qu'ils sont et c'est pour cela que l'on a donné à l'homme l'outil pour post-dater ses mensonges. Sans cela la porte resterait ouverte à l'étiolement du réel que l'on inviterai à se faire compasser par d'anonymes robots qui mieux que moi sauraient dicter l'ordre des heures et éconduire le mensonge à devenir un oubli. Les pieds bien au chaud dans mes chaussures que je porte comme des baskets, bleues, je me joue un petit peu de vous, de tout cela et de moi et je triche, recycle quelques tranches en retard pour faire comme si nous étions en avances ; il n'y a que les dix visiteurs du jours c'est à dire d'hier qui pourraient peut-être mettre en doute ce que je dis mais chez ces gens là, on ne critique pas monsieur, ni on me lit.

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Publié le 24 Janvier 2014

Ma queue mon orbe et mes pulsions entières réjouissantes ; mon antre raide et courbe comme la route qui scinde en deux les grands espaces des Ouest américains traverse la pièce, sort par le couloir et parvient jusqu’au hall où elle déambule en épingles montagneuses mais plates. Ta bouche en est pleine, pleine de certitudes qui font rouges tes lèvres et rouges tes joues parce que tu as la conscience pâle du peu d’intérêt que débite ta bouche orifice dispendieux mais délicieux le sais-tu ? Sous des airs de celle qui n’y touche pas, la torche à la main tu éclaires l’obscure et t’avance en tâtonnant, les mains sur les murs, personne emmurée en vie dans un endroit intérieur ; et je connais la même chose, la danse même que je mène seul ou avec elle dans d’aussi intérieurs espaces clos dont l’unique porte d’entrée m’est offerte une seule fois ou bien dix. Tes phrases courtes trahissent tes guerres. Mon corps saint ne l’est pas tant que cela. La croix sur ta gorge flotte au-dessus d’une autre vie. Tu mènes une autre vie. Et je t’emmène parfois parcourir d’autres vies encore. Les impulsions électroniques répandent autant qu’elles peuvent réunir. Mais mes explosions ne peuvent revenir en arrière. Pas de va-et-vient, c’est un aller simple, une route droite et parfois un peu courbe qui s’en va de l’avant.

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Publié le 23 Janvier 2014

Cela a commencé au moment de la loi sur le port du voile intégral en France. Parce que l’on ne voulait pas dire frontalement que c’était une loi visant à stigmatiser les musulmans dans leur croyance, les partisans de cette loi sont venus la défendre en disant que cette loi était faite pour libérer la femme. Il fallait libérer la femme musulmane de l’oppression religieuse, la libérer du joug des hommes, la libérer de sa condition. À aucun moment les défenseurs de la loi ne semblaient accepter que la femme musulmane pouvait avoir son libre arbitre et choisir librement son engagement religieux ou son mode d’oppression. Les argumentaires des défenseurs de cette loi sont venus substituer à la volonté de la femme, la loi. Peut-être parce que la volonté féminine est encore considérée comme trop faible ou volatile. Pourtant, la femme occidentale athée et hétérosexuelle prise au piège de son rôle d’épouse domestique, on ne vient pas douter de sa capacité à épouser de son propre gré son mode de soumission.

Cela a continué plus récemment avec la loi visant à condamner les clients des prostituées. Encore une fois, pour défendre cette loi discutable j’ai entendu avancés les éléments de langage qui argumentaient autour de la libération de la pute par le démantèlement des réseaux mafieux abusant de ces pauvres femmes, pauvre étant a entendre au sens propre comme figuré. Peut-être que la prostitution mafieuse représente 80 ou 90 % de la prostitution, d’accord, il faut lutter contre, c’est très bien. Mais alors quid des 10 ou 20 % de la prostitution consentie ? Une femme ou un homme ne peuvent-ils pas décider de vendre et tarifer l’accès à leur corps et la consommation de celui-ci ? On est en droit de débattre autour de cette question : notre corps nous appartient-il, mais cet article n’est pas le lieu de ce débat. Ce qui me semble signifiant c’est qu’une nouvelle fois une loi vient dire aux femmes et aux hommes que leurs décisions ne sont pas des décisions qui relève de leur libre arbitre parce que la loi veut convaincre la société que l’on ne peut pas vouloir vendre son corps. Encore une loi qui, prétextant libérer la femme, se permet de déconsidérer la valeur de son expression.

Toujours plus récemment à l’occasion des manifestations pour un recul des modalités de l’IVG j’ai entendu des discours appuyant encore et toujours leur argumentaire sur la dévalorisation de la volonté et du libre arbitre de la femme. Avec une forme d’ironie que je suppose involontaire, ces discours ne sont pas loin de synthétiser ce que l’on a entendu autour de la loi sur le port du voile, en jugeant que la décision de la femme n’est pas souveraine parce qu’elle est prise sous le joug d’une culture - mais alors quid des troupeaux de donzelles qui vont se faire faire épiler de la chatte aux aisselles dans une mode clairement contre nature - et autour des argumentaires déployés autour de la loi sur la prostitution en rappelant aux femmes qu’au final, elles sont bien gentilles, mais que leur corps ne leur appartient pas.

Je sais que le féminisme à de nombreuses guerres à mener et je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu’il faille hiérarchiser les combats. Mais je me demande combien de temps encore, vous les femmes, vous allez accepter que la loi vienne dire que votre libre arbitre ne vous appartient pas ? Il est temps que l’on reconnaisse qu’il y a un profond problème dans l’idéologie actuelle.

J’avoue que le sujet habite mon esprit depuis plusieurs jours et que je suis déçu de ce que je viens d’écrire parce que je crois le problème réellement profond sous-entendu plus large qu’un simple problème de féminisme. Il est bel et bien question de la questionner la limite en deçà de laquelle on n’acceptera plus que l’État se permette d’entrer dans nos vies. Porter le voile, vendre sa chatte, refuser que la vie s’implante dans son utérus, tout cela relève du choix de l’homme quand l’homme est une femme, c’est-à-dire quand l’homme est un humain. Et ce n’est pas parce que l’on est choqué, ce n’est pas parce que l’on ne veut pas de ça chez nous qu’il faut prétendre que ceux qui y aspirent ne sont pas responsables parce qu’ils sont sous un joug où un autre. Parce qu’à ce jeu là nous sommes tous pris dans les mailles du déterminismes et que celui qui n’est pas sous un joug consenti ou non me jette la première pierre. Et plus le temps passe et plus j’éprouve pour l’activisme des Femen une admiration certaine. Et si cet activisme dénudé et mammaire ne laisse pas indifférents les détracteurs, je suppose que c’est justement parce qu’elles incarnent des femmes qui utilisent leur corps de leur libre arbitre, des femmes qui usent de leurs attributs sexués au nom de ce qu’elles l’ont décidé. Elles nous rappellent qu’un corps est un outil dont on est censé avoir la libre et entière jouissance et cela qu’elle que soit nos choix, de le vendre ou le cacher, de l’offrir ou le refuser ; c’est terrible j’ai l’impression d’enfoncer une porte ouverte nécessaire ; c'est-à-dire d’enfoncer une porte ouverte sans pour autant pouvoir me passer d’en passer par là.

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Publié le 22 Janvier 2014

Mettre une balle dans un corps. Mettre la balle de métal dans le corps mou d’un homme, ou celui d’une femme. Ou bien mettre plusieurs balles métalliques dans des corps de chair pour donner de la mort, ou bien donner la mort, la seule qui existe. C’est un drôle de jeu que de donner du métal en guise de mort parce que d’habitude les hommes, et surtout les femmes, portent le métal dur et froid aux frondaisons de leurs images. Les jolis bijoux sont sur les corps et ces corps-là deviennent de drôles d’écrins pour que du métal brille, du métal dur et froid comme celui qui tue quand il entre plus rapidement dans nos vies. Mais voyons, où vas-tu, vilain va-t-en-guerre et véritable orfèvre orphelin de sentiments. Balles ou bijoux les métaux rendent aveugle et font jouir, d’ailleurs y a-t-il plus bel aveuglement que la jouissance ? La jouissance n’est-elle pas l’ultime rupture de l’individu d’avec le réel ? Bijoux ou balles, c’est toujours le même jeu, la course à celui ou celle qui jouira le premier, la première, sans témoin ou en public. L’arène est grande comme le monde et le métal y est partout. Sous vos terres, sur vos têtes, dans le squelette de vos villes et dans les araignées invisibles de vos campagnes le métal est partout. Surtout dans les balles que l’on met dans des corps.

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