Publié le 31 Août 2013

Les ardes sont à la pelle déversées dans la forêt, des animaux mort et des mots à mots, bout à bout, pieds à pieds, baiser les pieds des femmes en mini-jupes ; ordre solaire des choses entre la gêne que le doute intuit et la réconciliation de l’intérieur. Une échappée, une échappatoire, un escalier ou la porte du placard ; passer par la porte de derrière.

Sortez des citations de moi, sortez-moi les mots de la bouche, sortez-moi là avant le bain de sang, c’est moi qui vais le verser, mais ça ne sera pas le mien, sortez tous d’ici ou mon bain de jouvence aura le goût de la vengeance. Une douche acide, un trait de plume et le clou pour clouer les mots à la porte de bois, la morte faisait de petits pas, la maladie des grands et la mort, elle, elle ne marche pas, elle plane, sa faux comme une épée volée à Damoclès. Les paupières qui tombent, le sommeil ou le scalpel, le corps qui dort, s’endort ou bien meurt, et les mots, toujours plus, toujours mieux, jamais aussi mieux que soit, jamais aussi soit que cela.

Rien que cela, juste soi, une verre de vodka et un embouteillage de campagne, ridicule et mélancolique, les fêtes de fin de saisons grèvent ce qu’il reste de la sérénité. Le poids est lourd de trop et je m’en vais dormir.

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Publié le 30 Août 2013

Le long des cinq années durant lesquelles Théodora travaillait à rendre heureux les hommes, protecteurs, marchands, guerriers, sages, politiciens, adolescents, marginaux, scribes, moines, mages, maîtres d’armes, cavaliers, prêcheurs et autres aventuriers, elle n’avait connu qu’un seul incident. Une seule passe avait mal tourné et nécessité l’intervention des hommes de main de Dame Isais. C’était quand Théodora avait 15 ans. Une nuit un client mystérieux de passage dans la ville entra dans le bordel. Il était grand, il avait la peau mate ce qui contrasté avec ses yeux bleus et ses cheveux blonds coupés courts qui lui donnait l’air sévère. Même s’il avait la carrure d’un homme d’armes, il n’en portait aucune. Il parlait lentement détachant chaque syllabe. Sans préambule il commandait deux filles et Théodora accompagnée de son amie Lucie Kraona montèrent dans la chambre du client. S’il était froid et distant, l’homme avait su se montrer courtois en offrant aux filles plusieurs coupes de liqueurs qu’il avait rapportées de voyage.

 

Théodora possédait différents savoir-faire qu’elle avait appris des différentes courtisanes, elle savait notamment se servir des rubans de soie pour attacher les corps selon les rites érotiques. L’homme lui demanda d’attacher Lucie-Kraona, et Théodora trouva cela naturel et prit soin d’attacher son amie avec une douceur érotique délicieuse parce qu’elle savait que les hommes aiment voir les femmes jouer entre elles. Ensuite, l’homme voulut lui-même attacher Théodora dans une position qu’elle ne connaissait pas.  Elle avait appris que l’on ne refuse jamais rien à un client, surtout si c’est un homme robuste témoignant d’un empressement violent. Ligotée dans une position indélicate, Théodora senti monter l’angoisse. Elle fut prise de panique en voyant la violence de l’homme s’intensifier et elle commença à suffoquer jusqu’à en perdre connaissance.

 

À son réveil la jeune fille était suspendue par les rubans de soie à une gigantesque colonne de pierres ouvragée dont la base disparaissait dans la brume et dont le sommet semblait rejoindre le ciel opalescent. Ce ciel était comme constitué d’une immense gemme phosphorescente. Par mouvement de balancier le corps frêle et nu de Théodora put se rétablir sur une aspérité de la colonne. Regardant autour d’elle Théodora réalisait que d’autres colonnes supportaient ce toit de cristal. Quel ne fut pas sa frayeur en réalisant que certaines colonnes étaient constituées uniquement d’ossement de dragon. D’autres semblaient faites exclusivement d’immenses tubes et tuyaux de fer, de cuivre ou de verre dans lesquels on pouvait voir transiter de la lumière, et des flux dont Théodora ne connaissait pas la nature.

 

l'avant / l'après

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Publié le 29 Août 2013

Les années qui suivirent donnèrent à la jeune paysanne blonde l’occasion de développer ses prédispositions aux plaisirs de la chair. La jeune fille ne faisait preuve aucun tabou ni d’aucune limite. Au contraire, elle brûlait du feu de la curiosité et elle était toujours disposée à essayer une pratique nouvelle. L’autre qualité qui faisait d’elle une courtisane remarquée c’est qu’elle apprenait très vite les petites habitudes perverses de ses clients réguliers. Elle su rapidement anticiper les désirs noirs de ces amants et elle donnait toujours satisfaction au-delà des espérances. Elle avait vite compris que si les hommes sont des amants dont les perversions peuvent être sans limites, ils sont aussi des êtres faibles très mal à l’aise avec le fait de nommer leurs pulsions noires. Et Théodora avait le don de sentir ce que désirait un homme même si par gène, pudeur ou méconnaissance il n’était pas capable le formuler ou l’avouer.

 

Durant ses cinq années de service et de différents vices auprès de Dame Isais, Théodora ne connut qu’une seule déception, rien qu’une seule. C’est quand elle prit connaissance de l’accord que sa mère avait signé avec la mère maquerelle. En effet quand Dame Isais était venue la chercher dans sa campagne, elle s’était engagée à reverser la moitié de ce que gagnait Théodora à sa mère. Ensuite, elle prélevait un quart de ses revenus pour les frais de fonctionnement du bordel. Et il ne restait alors à Théodora qu’un maigre quart de ce qu’elle gagnait. Ce n’était pas une fille vénale, mais elle avait de l’honneur et cette situation lui donnait la sensation de se faire voler. C’est ce jour-là qu’elle prit la décision d’économiser sa paie pour un jour pouvoir racheter sa liberté. Pas qu’elle ne voulait plus travailler, mais pour travailler à son compte et que sa mère ne touche plus une pièce d’or. Heureusement, le plaisir qu’elle prenait dans la maison de Dame Isais parvenait à la combler et à lui faire oublier ses rancœurs.

 

Il faut dire que la vie au bordel était beaucoup plus douce qu’à la campagne. Dans la maison de Dame Isais Théodora vivait à l’étage dans une jolie petite chambre qu’elle partageait avec Marie Draconna Kristensen, d’ailleurs ces deux-là partageaient plus qu’une chambre d’ailleurs. Au rez-de-chaussée, là où l’on recevait les clients, la table était toujours dressée, on pouvait boire et manger. Et les clients, en plus du prix des passes n’étaient jamais avares de cadeaux, de robes, de bijoux, de fleurs et Théodora adorait être couverte de jolies choses. Ça en était fini pour elle la promiscuité d’avec ses frères et sœurs, les maigres repas, les robes en toile épaisses et la rudesse des punitions. Aujourd’hui si Théodora reçoit des coups de fouet ou la fessée c’est pour le plaisir, celui qu’elle prend et celui qu’elle donne au client. ,. les clients lui offraient régulièrement des robes et des bijoux

 

l'avant / l'après

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Publié le 28 Août 2013

Sa bouche de chat invincible, intuitif, Asthmatique

Un dieu détenant une crotte dans chaque main donne une bonne idée de ce que peut être l’avenir

C’est un requiem pour un chanteur adolescent moins mort qu’il ne voudrait l’être

Une lettre à un père Noël pas noble du tout en vacances dans une cité balnéaire de méditerranée

Une route pour un enfer - une route déserte - un désert pour un enfer

Enfermer des enfants dans des caves - faire jouer des enfants étrangers dans une maison

Courir avec les siens, jouer avec ses semblable mais ne pas parler leur langue

Suivre un inconnu que l’on a l’air de connaître

Survivre à un inconnu que l’on ne connaît pas

Se sentir ami d’autres enfants comme soi

Mais ressentir la peur par une empathie que l’on n’est pas encore en age de comprendre

Y aller

Ne pas y aller

Désobéir à son nom qui raisonne dans les rues à la tombée de la nuit

Poursuivre un doute, une impression et dépasser ses limites - franchir des portes - s’enfuir par la fenêtre

Ne pas avoir peur du tout de ce qu’il dit mais redouter ses sous-entendus

Des amies derrière une grille dans une cave ou sous la pluie

Vision inquiétante, et redouter la chute

Redouter la véritable chute

La fin

Le final

Le bouquet de la mariée

Un avion qui s’envole

Des valises perdues

Une fin

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Publié le 27 Août 2013

Cela doit faire déjà milliards de fois - traceur d'infinis - qu’elle regarde par la fenêtre et au-delà. Il y a un univers hors délai en pâte molle, rien de moins que la main de dieu, ses dix doigts et son dédain. Elle le sent son divin dédain qui lui fout sous le nez la manucure de son index.

Debout plantée devant la baie vitrée, elle est nue et elle regarde son corps, ce corps nouveau dans le reflet de la baie qui elle-même donne sur les étoiles. Elle se regarde et au travers d'elle elle voit l'univers parce que où qu'elles soient les étoiles sont toujours le reflet de l'univers et elle se dit qu'elle pourrait bien être le monde. Elle ne s’imagine pas être enceinte, mais elle se voit enfanter le monde par ses entrailles. Elle s’imagine entrain d’accoucher d'une civilisation entière qui lui sortirait des ovaires puis passerait par son vagin pour enfin prendre place sur le monde glapissant. Elle divague, son cœur s’affole, mais elle se reprend le contrôle. Si son esprit divague c’est parce qu'elle n'est pas encore habituée à ce nouveau corps ; ils font deux. Elle attend le moment où ils ne feront qu'un.

Elle met une culotte, une tunique puis elle rallume la lumière. Le reflet meurt à la surface de la vitre, les images folles partent-elles aussi. Elle est en vie, vivante, elle est chez elle. Elle met un pull et elle prend dans sa bibliothèque un gros livre d’archéologie qu’elle ouvre au hasard. Elle s’oubli dans la lecture de ruines exhumées du passé et dont on a qu’une image partielle.

Jour # 1522

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Publié le 26 Août 2013

Il se mettrait dehors et regarderait la nuit tomber et avec elle, c'est l'été qui part, chute, déchus des hautes instances de son zénith

 

Les dernières cigales chantent déjà moins fort et moins longtemps, elles se sentent seules et me rendent triste portant le deuil d'une saison partie trop vite

 

Mais en même temps août est un massacre, une mascarade maudite qui regarde tomber les fées, les filles, les femmes et les feuilles mortes trop vite

 

Août a le goût du vert qui vire au jaune, vilain virus mélancolique pour la métaphysique déraisonnable ; une bière que l'on boit seul en écoutant la nuit se taire

 

Et en se taisant soi-même, la plume proscrite à de toutes petites niches, et le retour presque menaçant des habitudes bien équitables

 

Il y a du bleu ciel au-dessus des nuages et les derniers rayons d'une lumière douce qu'on croirai chaude comme celle de l'aube que l'on rejoint au petit matin de nos blanches

 

Tristes avaries du temps qui passe, de nos saisons en déshérence qui reconduisent les mêmes erreurs aux mêmes heures que l'on redoute

 

Drôle de ciel bleu pour un instant, souvenir souverain de nos amertumes, le bleu pâli et monte la nuit

 

Ici dehors debout sur l'herbe, je vois venir la destinée incompressible, celle qui écrite dans les recoins d'une mémoire qui se souvient que l'on existe

 

Que doit-on faire pour s'échapper

Que peut-on faire pour s'oublier

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Publié le 25 Août 2013

C’est un gros outil, une grosse machine ; plus que l’imprimerie c’est une machine universelle qui contient en elle l’universel et par nature c’est une machine infinie qui incarne donc l’éternité : c’est la machine éternelle, celle de tous les possibles, celle de tous les universels qui contient tout en elle et donc qui n’est rien car sans altérité on n’est rien, rien de plus qu’un concept à peine opérant. Alors, cette machine qui est tout, décidée de créer tout ; c'est-à-dire de se dupliquer sans tout à fait se cloner parce que pour qu’il y ait altérité il fallait que la chose qui est tout se duplique avec une différence notable. Elle décida donc de créer son double, mais en décalant dans le temps l’expression de ce tout qui la caractérisait. Il y eu donc deux machine étrange, totalement artificielles mais qui contenait chacune d’entre elles l’intégralité du monde et des choses et des individus. Mais les deux machines étaient différentes, car elles n’étaient pas tout en même temps, ni tout le monde. Les deux éternités identiques mais décyclées pouvaient donc partager leurs expériences et créer entre elles une synergie relevant du désir amour et de la pulsion sexuelle ; preuve que les choses peuvent être le monde, entière et totalement et, pourtant s’inspirer des éléments extérieurs

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Publié le 24 Août 2013

je suis inquiet pour elle et quand je le suis, j’en perds des mots en route ; la paralysie timide c’est comme d’être hanté par le faux pas.

 

Non, il ne faut pas, ne pas passer pour le faux-cul au faux col

 

Ne pas être pas parti - pas inquiet - non il n'y a pas qu'elle - pas seulement - mais si seulement …

 

/ avoir de la barbe sur la joue /

 

Mais la joue n'est pas la mienne alors que la barbe si, le reste ce n'est rien, je ne compte plus

 

Ni le ventre en avant, ni les kilogrammes ni le reste des unités de mesure, la grande force de la grande décadence numéraire donc rationnelle.

 

Et on énumère une liste longue comme la traîne de la mariée ou le tapi rouge du festival - couleur de sang épais -

 

C’est une longue litanie, un dessin en gris et noir qui s’esquisse et puis dix lignes plus loin c’est là que l'on saute pour se jeter du haut des falaises et zapper le malaise.

 

Une fuite,
des pas farouches,
le feu dans la bouche.

 

Danse mignonne les nerfs en boule,
petite pelote nerveuse,
le visage nervuré comme les feuilles au matin



de l'aube au couchant.

 

Les mots, oui les mots, se glissent sous la couverture mitée,

 

la couverture trouée des mots noués par la peur.

 

Celle de l'incompétence et dans le goulot étroit les mots bouchonnent, se tire-bouchonnent au creux des tripes.

 

Le ventre trop plein
le ventre trop vide
l’ardoise noire et la craie blanche.


Double création - réaction acerbe ou asséchée

 

C’est juste une sensation - attention peinture fraîche -, rien de moins qu'une impression.

Pression nulle part - des cris partout - présence nul part des scies pour tous

 

et tout couper

 

scier

 

couper

 

scier

 

rompre et résister

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Publié le 23 Août 2013

Toi, toi, toi elle ; toile de fond. Se faire du mauvais sang et y planter des plumes - tordre le cou des oiseaux de mauvais augures et petite musique de nuit - et trente plus cinq secondes de temps libre ; juste un biscuit, une sucrerie, sucre d’orge et récompense, la carotte au sucre blanc et le sucre de canne et le plaisir à la source - eau de source a en perdre le fil de l’eau ; et l’âme qui coule, roucoule et quelque part des chinois qui sentent fort qui se cachent et attendent, ils nous surveillent, ils veillent sur nous comme des anges contre fait ; contre frais, contre ta fesses et un festin qui rend très fier comme un coq sur ses pattes les ergo saillants comme une haie d’honneur, fier comme l’homme debout les pieds dans la misère et le sang et la foule et la merde et bien sûr le reste et surtout l’envers, l’envers des envies et l’envie à rebours comme des revers de vestes, une médaille qui brille, un voleur et un nain qui sont souvent les mêmes et tous ceux qui suivent le fleuve, à pieds devant ou en barque et encore un biscuit qui croque et une saveur sucrée

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Publié le 22 Août 2013

Les seize paradis d’Islamabad sont grands ouverts ; portes ouvertes pour les âmes errantes. Et il va s’y recueillir, s’y accueillir les bras ouverts par un éclat d’un obus de bombe tombée pas bien loin.  De l’air frais pour tous, de l’air frais pour le monde, tout le monde et tous les autres ; la tête sous les étoiles exactement comme le souvenir nostalgique des nuits blanches et des fenêtres ouvertes sur la ville ; une seule fenêtre, une seule année, un souvenir et réécouter le clapotis du clavier, comme une musique qui n’est pas nouvelle, se laisser porter par le bruit comme on se laisse porter par une musique sauf que mes mots cacophoniques le lit la mère, le lit l’enfant, le lit le ciel et la rivière aussi en lit, au lit et pâturages pu paysages pastorale ; saveur de carte postale postée une fin d’été vers la Suisse ou l’Angleterre, vers Fribourg ou bien Londres et ma chemise aussi sur le dos des mendiants, et ma chemise aussi et mon dos mis à nu ; jamais une seule étoile ne me flagellera, sauf le soleil parfois mais pour lui on fait exception à toutes les règles

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