Publié le 31 Mars 2017

Le trente et le un et un train rouge qui rogne sur les marges. C’est tout ? Oui et non, ce n’est pas tout, mais ce n’est rien, c’est juste ça, juste rien, c’est toujours l’art de sculpter les bordures des cadres et des roches.

Tout le canapé est un piège sans nom. Les crocs dans le dos plantés comme la mort des rats qui ont croqué la pomme. Une dizaine de ligne pour le vent qui préparent la tempête à venir et moi je suis là, le rebord du monde qui croule sous le poids de mon propre cul.

C’est le quatre, un cadet et une livre de soucis mise en paquet, un fagot, ou une chose dans le genre. Et si cela ne représente rien c’est que c’est une peinture abstraite ; une œuvre d’un  art contemporain. Et moi je suis l’auteur, le peintre. Ne l’oubli pas tu es l’artiste. Oui de l’art.

Des morceaux de ficelle, du fiel, du miel, fumeroles qui distribuent aux coins des rues des tractes anarchistes. Et en ce jour d’aube électoral quoi de plus logique ? Quoi de plus normal que d’assister à la débâcle qui précède la débauche ?  L’auteur devrait toujours signer.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre

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Publié le 30 Mars 2017

Il y a cinq ans j’ai beaucoup hésité avant de donner mon vote. Lorsque j’ai fini par me décider j’ai voté pour François Hollande. Et dès lors qu’il a été élu, je me suis efforcé d’assumer mon choix durant les cinq années de son mandat. Cela ne signifie pas que j’ai toujours été en accord avec les choix du président mais en tant que citoyen je me suis senti le devoir d’assumer mon choix et de ne pas abandonner le président que j’avais aidé à élire. C’est un choix auquel je me suis tenu plus par souci d’honnêteté intellectuelle mais ainsi en parti par conviction politique vis-à-vis de ce qu’a pu être un jour l’idéologie socialiste, donc une forme d’honnêteté et de fidélité. C’est ma manière de donner du sens à mon vote, même si cette vision est très subjective. La posture d’électeur devrait être un rôle que l’on n’endosse pas seulement le jour de l’élection, il me semble faussé de croire que le citoyen retire son habit d’électeur à la sortie de l’urne.

Et vu le mandat de François Hollande vous conviendrez qu’assumer mon vote jusqu’à la fin n’a pas toujours été une chose facile.

Hier lorsque Manuel Valls a officialisé qu’il voterait pour Emmanuel Marcon j’ai eu un choc, enfin plutôt un coup de colère. En électeur de François Hollande j’ai aussi soutenu la politique de Manuel Valls, je suis même allé jusqu’à lui trouver certaines qualités, comme un sens de l’abnégation lucide. Et même si j’avais été déçu de sa prestation à la primaire, ne trouvant pas sa place, je continuais de voir en lui un homme politique honorable. Le voir ainsi trahir son parti et sa parole pour des arguments auxquels je ne souscris pas m’a mit en colère parce que ça m’a renvoyé à ma position d’électeur.

En tant que simple électeur il m’aurait été facile de tourner ma veste à la sortie de l’urne ou au premier sondage médiocre pour le président, j’aurai pu renier mon vote et faire crouler les critiques autour des décisions présidentielles mais je ne l’ai pas fait parce qu’il me paraissait comme la moindre des décences citoyennes que d’assumer mon vote. Or je ne suis qu’un simple citoyen, sans carte ni portée politique, je ne suis qu’un homme avec quelques idées et convictions mais je ne suis pas une figure politique. Et ce que je m’applique comme la moindre des preuves de décences et d’honnêteté intellectuelle je n’en attends pas moins de la part des hommes qui sont censés incarner de vraies figures politiques.

C’est à ce titre que je vois la volte-face politique de Manuel Valls comme la plus pathétique et grotesque illustration de la vanité des hommes politiques qui briguent et se partagent le pouvoir. C’est un geste détestable et inadmissible à mes yeux. Et qu’il soit commis en faveur d’un candidat pour qui je n’ai aucune sympathie n’entre pas en ligne de compte. C’est sur le principe que je trouve le geste déshonorant. Déshonorant pour l’homme, et méprisant pour les militants et les citoyens qui croient aux idées du parti que Manuel Valls trahi.

Au mieux c’est la peur (du Front National) qui pousse cet homme à renier ses convictions mais comment pourrions avoir de l’estime et assez de confiance pour engager un vote vis-à-vis d’un homme dont les convictions s’écroulent lorsqu’il a peur. L’échiquier national et international est anxiogène monsieur Valls, si la peur vous ébranle il est peut-être temps de se retirer de la politique. Au pire cette trahison ne cache rien d’autre qu’une trahison basse et médiocre motivée par un espoir de trône et si tel est le cas je n’ai pas envie d’user de mes mots pour qualifier la manœuvre.

En soi, l’homme Manuel Valls est tout à fait libre de voter pour qui bon lui semble. Mais s’il voulait jouir librement de son droit de vote citoyen il lui fallait quitter le parti et ne pas participer à la primaire et ne pas s’engager à soutenir le candidat élu par ce parti. Bref il aurait pu faire comme Emmanuel Macron, refuser la règle du jeu avant de s’y engager et jouer selon ses propres règles. S’il avait fait cela j’aurai peut-être été déçu mais je n’aurai eu ni colère ni rancœur. Mais s’aligner à une élection, signer la règle du jeu pour ensuite la bafouer je trouve ça détestable. Ces hommes politiques qui font travail de leur paroles mais qui ne sont pas capable de la respecter j’ai de moins en moins de compassion pour eux.

Et viendra un jour ou malheureusement je n’aurai plus le goût à assister à ce spectacle idiot.

La trahison de Manuel Valls

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #politique, #Réflexion

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Publié le 29 Mars 2017

Il m’arrive parfois d’utiliser mon téléphone et la saisie vocale de Google pour noter mes idées et faire des brouillons facilement et rapidement. Ce n’est pas idéal pour écrire, en revanche je trouve que cette formule est une bonne façon de retranscrire à la volée le bouillonnement de mon esprit à un moment donné. Jusqu’à présent je suis plutôt bluffé par la qualité du service. Aujourd’hui j’étais dans les bouchons, j’avais les fenêtres ouvertes et la radio parlait fort lorsque j’ai voulu utiliser la technique pour ébaucher un article. Et je me suis rendu compte que dans ces circonstances l’application ne captait qu’un sens très relatif de ce que je voulais dire. J’avais beau faire des efforts, prendre soin de bien articuler, parler fort et même crier, rien n’y faisait.

Je voulais dire : Il y a cinq ans j’ai beaucoup hésité avant de donner mon vote. Je vous laisse avec les nombreuses approximations interprétées par la saisie vocale parce que j’ai trouvé ça très amusant.

Il y a 5 ans j'ai beaucoup les idées agréablement votre il y a 5 ans j'ai beaucoup hésité avant d'arriver mon votre il y a beaucoup hésité avant il y a 5 ans et j'habite hésité avant de donner mon Mathias en congé beaucoup hésité avant de donner mon pote il y a 5 ans il y a 5 ans j'ai beaucoup c'est super abandonné mon votre il y a 5 ans épuisé il y a 50 ans et beaucoup plaisir avant de donner mon vol il y a Kiabi il y a 5 ans j'ai beaucoup hésité à donnez-nous votre il y a 5 ans j'ai beaucoup aimé ikea donnez-nous votre il y a 5 ans j'ai beaucoup hésité donner mon boss

La saisie vocale de mon téléphone Android

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #Chronique chaotidienne, #Dialogue de sourd

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Publié le 28 Mars 2017

Lorsque le livre American Psycho a été édité j’avais 14 ans et je ne lisais que des magazines de jeux de rôle et de magazine de jeux vidéo. Pour que j’ouvre un livre il fallait qu’il soit au programme scolaire et je doute qu’à cette époque ma prof de français du collège ou du lycée puisse avoir l’idée de nous faire étudier le livre déjà culte de Bret Easton Ellis. Aujourd’hui peut-être que l’on étudie American Psycho au collège, c’est peut-être le cas, je m’en fous, aujourd’hui plus rien ne m’étonne.

En 1992 lorsque le livre est arrivé en France je me souviens ne l’avoir pas lu. Je me souviens aussi que ce livre avait fait grand bruit et que très vite le cynisme exacerbé, la violence et la pornographie qui sont logés entre ses lignes lui avait taillés un costume d’oeuvre culte sur mesure. Et si je ne lisais pas j’entendais régulièrement mes amis cultivés faire l’éloge de ce livre. Ils lisaient cet ouvrage pour que l’aura sulfureuse du lire retombe sur leurs épaules adolescentes et rebelles. Mais je n’ai pas lu le livre. Pas à cette époque en tout.

J’en connaissais l’existence, j’en connaissais la réputation, je connaissais le nom de Patrick Bateman mais je ne l’avais pas lu.

J’ai rencontré American Psycho lorsque le livre a été adapté au cinéma puis que le film est sorti en DVD. Cette fois j’étais plus grand, plus mature et sûrement mieux préparer à recevoir l’œuvre. C’est à partir de là et de la performance de Christian Bale que je suis allé vers Bret Easton Ellis et que j’ai lu pour de vrai American Psycho, à rebours de mon temps puisque je l’ai lu plus de dix ans après sa sortie.

Il y a quelques matins de cela je chinais dans un vide-grenier de fin d’hiver parce qu’il était encore en salle. Sur le stand d’une jeune femme je repère les petits supports qui me permettent maintenant de présenter les livres et les jeux. Cette jeune femme me vendait les cinq supports pour 50 centimes. C’était en soi une bonne affaire et c’était donc une bonne raison de m’attarder sur son stand. Parterre dans des cartons elle vendait des livres. Alors que je baisse pour fouiner j’entends qu’elle annonce à d’autres clients qu’elle vend ses DVD à 20 centimes. Je sens que sont but c’est de faire le vide et qu’il y a sûrement une bonne affaire à faire.

Dans les cartons je sors quatre livres de Bret Easton Ellis en format poche. Il y a bien sûr American Psycho qui semble n’avoir jamais été ouvert. Un autre pavé de l’auteur, Glamorama sorti en 2000 et deux autres ouvrages plus petits (par la taille) Moins que zéro, le premier roman de Bret Easton Ellis publié en 1986 et Zombies. Je tends les livres à la vendeuse en lui demandant le prix et je suis un peu déçu lorsqu’elle me répond 2 euros. Tout est relatif, 2 euros pour quatre livres quasiment neuf de Bret Easton Ellis c’est un beau coup de fusil pour le projet chiner sa bibliothèque. D’autant plus que sur les quatre je n’en ai lu qu’un seul. Voilà l’occasion m’est offerte de réparer cette erreur de culture littéraire.

Avec deux euros dépensés en plus pour ces quatre livre de Bret Easton Ellis nous approchons des dix euros de dépense totale avec 9,10 euros
Avec deux euros dépensés en plus pour ces quatre livre de Bret Easton Ellis nous approchons des dix euros de dépense totale avec 9,10 euros

Avec deux euros dépensés en plus pour ces quatre livre de Bret Easton Ellis nous approchons des dix euros de dépense totale avec 9,10 euros

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Publié le 27 Mars 2017

D’étranges fanzines et des comics undergrounds trashs, gores et explicitement sexuels qui attendaient qu’une main leste et qu’un  œil interlope viennent les tirer du bac où ils étaient perdus entre Le Journal de Mickey et Picsou Magazine. C’est la magie des vide-greniers, lorsque l’on ne sait pas ce que l’on cherche mais que l’on est sûr de l’avoir trouvé lorsque l’on pose sur un objet le regard brillant de notre convoitise et de notre curiosité.

C’est ce qu’il s’est passé ce matin de Mars, je chinais dans un  vide-grenier organisé dans une école primaire. Le temps était beau et la chasse aux trésors de chine avait déjà été plutôt bonne. Et donc en me penchant sur un bac où se trouvaient des magazines je tombe sur Suck Machine un comics book en français qui promet en couverture la terreur faite chair avec des images aussi outrageuses que possible. Il ne m’en fallait pas plus pour attirer mon attention. Je gardais le comics en main et je fouillais dans le bac où je trouvais deux autres comics books dans le même état d’esprit mais en américain. Je ne connaissais pas les titres, mais les dessins me semblaient familiers.

Je devais afficher un intérêt évidant pour ma trouvaille parce qu’un  vendeur sorti d’un recoin que je n’avais pas vu s’est présenté tout proche de moi. Comme tous les bons vendeurs il n’a pas hésité à me faire savoir qu’il avait d’autres éléments dans le même genre, et fouillant à ma place dans son bac il m’a sorti un petit paquet de différents comics tous dans l’esprit underground. Trois numéros publiés chez Last Gasp un éditeur de San Francisco, trois exemplaires de Zero Zero, trois exemplaires de Weasel, Pip and Norton qui sont tous en  américain et un exemplaire de Métamorphose en français. Douze petites bandes dessinées undergrounds principalement américaines qui se tenaient là dans un petit vide-greniers du Vaucluse. La trouvaille était trop belle pour être déclinait, mais restait encore à parler du prix.

Et alors que j’avais ma petite pile entre les mains je demande le prix du vendeur, qui m’annonce 1 euro. Pas un euro pour le lot, ni 1 euro par comcis, 1 euro les trois ; soit 4 euros pour le lot. C’est donc une aussi bonne affait qu’une bonne surprise. Voilà le genre de trouvaille qui renforce mon addiction à me lever tôt le dimanche matin pour aller chiner.

Avec ce nouvel achat, la bibliothèque chinée peut s'enorgueillir de belles pages. Tout cela pour une somme totale de 7,10 euros en 2017
Avec ce nouvel achat, la bibliothèque chinée peut s'enorgueillir de belles pages. Tout cela pour une somme totale de 7,10 euros en 2017
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Avec ce nouvel achat, la bibliothèque chinée peut s'enorgueillir de belles pages. Tout cela pour une somme totale de 7,10 euros en 2017

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Publié le 26 Mars 2017

Réveillé trop tôt pour aller chiner.

Marcher parmi les pauvres, les étrangers et le peuple étrange de ceux qui ne savent pas ce qu’ils cherchent mais qui savent ce qu’ils veulent trouver.

Je n’ai pas laissé ma part aux chiens, j’ai croqué dans le gâteau de l’aléatoire et j’ai chopé ma perle, perle de culture, underground ça va de soi.

Je suis rentré sous le regard d’eunuque de l’horloge ravagée. Il fait encore beau, déjà chaud. Je me suis déshabillé, je sentais la vie du dehors et je me suis rendormi. Encore et enfin.

Au réveil nouveau il était déjà midi passé d’aujourd’hui, pas d’hier, ce n’est pas grave. Et nous avons mangé, dedans, ici, dans la cuisine, manger de la cuisine cuisinée dans la casserole et servie dans des assiettes.

En fixant la montagne dressée sur l’horizon j’ai refais la vaisselle et nous avons mangé pour le dessert les pains au chocolat achetés pour le petit déjeuné que nous avons sauté.

J’ai pris le temps de trier mes trouvailles, exposer mes trophées sur les réseaux et escompter des notifications comme autant de valeurs ajoutées pour certifier mes choix et mes affaires bien faites.

Le soleil ne veut pas descendre, j’ai fais du pain perdu parce que nous avions faim et que nous sommes gourmands. Je ne sais jamais comment s’écrit pain, avec un n ou un m, parce que lorsque je pense pain je pense à la faim qui porte son m à la queue.

Et le soleil qui reste haut, et moi qui suis ici, plus tard à la douche.

Un article qui se chronique comme son auteur.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 25 Mars 2017

Je ne me rappelle plus où se trouvait ce panneau avant. Mais c’est un fait, le panneau indiquant le début et marquant la fin du village a avancé d’une centaine de mètres au moins. Lorsque je suis arrivé devant ce nouveau panneau, une sensation intérieure violente m’a interpellé. J’ai arrêté la voiture sous la pluie et j’en suis descendu pour prendre cette photo.

J’ai plus ou moins toujours habité là, pas sur cette photo mais en contrebas de ce village ; 900 mètres après Aigremont. J’ai pris cette route un nombre incalculable de fois et pourtant au moment où j’écris ces mots je ne parviens pas à me rappeler de l’ancien panneau. En revanche je me souviens d’une chose qui m’a toujours hantée l’esprit. Lorsque j’étais petit je me demandais de manière lancinante si un jour toutes les terres seraient habitées et construites. Je regardais alors l'anticlinal de Lédignan, terme géologique énigmatique qui sonnait comme dans la poésie dans la bouche de mon père et qui désignait de manière géologique le décor autour de nous et je m’imaginais tous ces champs et cette nature un jour couverts de villages, de villes et d’usine.

Cette vision fantasmagorique très pauvre c’était dans mes yeux imaginaires d’enfant une vision du futur. Et tout à l’heure lorsque j’ai pris la voiture et que j’ai remarqué que le panneau désignant le village, mon village, avait avancé, c’est cette vision futuriste qui est ressurgit depuis les limbes mémorielle de mon enfance. C’est comme si le village venait de faire un pas vers ce futur qui me questionnait tant.

Je suis encore sous le choc d’avoir vu le village avancer. Parce que si je le désigne comme mon village, je vis à l’extérieur de ce village et avec les temps je me suis ancré dans cet entre-deux, ce no man’s land qui a placé ma maison en marge du village. Je suis un peu le fruit de cette marge, en tout cas je m’y sens homme et donc je m’y sens bien. Et j’envisage avec une forme d’horreur l’idée qu’un jour mon bout de terre finisse phagocyté par le village. Par soucis d’indépendance et parce que si cela arrive un jour c’est que le village sera devenu monstrueux.

Selon mes estimations Aigremont a avancé dans ma direction de 100 mètres en 30 ans. Il reste encore 800 mètres qui nous séparent, soit environs 240 ans. A mon avis je suis encore tranquille pour quelques temps.

Aigremont ; 800 mètres de chez moi, je vais devoir revoir mes explications de navigation ...

Aigremont ; 800 mètres de chez moi, je vais devoir revoir mes explications de navigation ...

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #egotrip, #Aigremont

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Publié le 24 Mars 2017

Le talent sur une carte postale [où 2 femmes urinent sur la plage sans se démailloter]

Quart de nuit dans le silence qui ne crépite pas [toujours le flingue posé sur le bureau et l’arrière plan de la pensée qui crache ses 8 pulsions par seconde]

Tout est sale [j’arrache et mange les peaux mortes du bout de mes doigts où je compte jusqu’à 6]

Je m’adosse à la chaise et le dossier craque [non en vérité il grince 3 fois sous le poids hédoniste de mon dos déroulé]

Je garde le regard accroché aux épingles de vies qui ne sont pas miennes [du rouge par 7 sur le bleu par 1]

Les lignes sont rythmées par le va et vient des écrans qui glissent [j’ai l’attention qui divaguent dans les voiles des 14 nymphes nimbées de buée]

Le sucre de la nuit en direct de Youtube [je ne me démonte pas et j’essaime l’ouvrage noctambule de 12 graines volantes]

Il n’y rien de mensonge dans la naissance écarlate de mon papier peint [la lampe vomi de la lumière blanche comme 2 lux]

Je mens parce que mes oeils ne peuvent jauger les lux [2 secondes pour dire s’il fait nuit jour]

Je crochète la jalousie avec mon clavier borgne [et je n’irai même pas dormir dans les 9 draps de mes nuits mortes]

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose

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Publié le 23 Mars 2017

La page (ne répond plus)

L’ordinateur semble à l’agonie. Un outil souffreteux qui peine à chaque tâche. Est-il comme un fidèle compagnon le reflet de mon âme / esprit / cervelle / crâne / tête ? Tout y est lent ; l’affichage est fantomatique et résiste au dévoilement, la frappe est épaisse et elle sonne comme une enclume décalée comme si je frappais dans la mélasse. Seul le bruit réside dans la norme / la normalité.

La page (est un diesel corrompu)

Les clics ne naissent plus. La souris connectée ne dispense plus les pages souhaitées. Elle disperse ses clics dans des hasards miraculeux et moi j’attends. Comme devant les portes closes d’une maison qui se refuse à vous, je frappe puis j’attends. Clame et serein mais éprouvant une frustration rampante. Le chrome ne brille pas. Il ne se passe rien dans le sablier oublié. La roue ne tourne même pas.

La page (sous Damoclès du bug)

Est-ce que je vais succomber à la colère ou le redémarrage ? Ai-je vraiment le choix ? Suis-je le maître d’un navire technologique échoué sur mon bureau où suis-je le passager involontaire qui subit les assauts d’icebergs non visibles mais qui trahissent leurs présences par la coque déchirée de mon embarcation ? J’ai un doute mais pas vraiment.

Page (souhaitez vous redémarrer)

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 22 Mars 2017

Un poète doublé d’un gourou sectaire qui s’est exilé dans l’ombre d’un scandale ; derrière cette formule j’aurai très volontiers résumé ma figure d’auteur. Mais ce n’est pas de moi dont il s’agit l’auteur, le poète et le gourou d’un possible scandale c’est Lucien J. Engelmajer alias le Patriarche un homme qui a longtemps œuvré dans le soutien aux toxicomanes et aux victimes du Sida. D’abord ici en France dans les années 70 puis un peu partout en Europe et dans le monde avant de devoir quitter le bateau lorsque la disgrâce des procès et des accusions de viols ou de détournement de fonds risquaient de lui tomber dessus. Pourquoi est-ce que je vous parle d’un pareil personnage ? Pas pour en faire un modèle, simplement parce que j’ai chiné un de ses ouvrages. Un livre de poésie pour 50 centimes intitulés Drogue Société, un livre réalisé avec des ex-toxicomanes. Si la figure du Patriarche gourou post-hippie et poète est un archétype que j’apprécie parce que je suis amateur de faits divers, la qualité de la prose poétique est un peu plus discutable. Ce n’est pas toujours mauvais, mais pas forcément bon non plus.

Le deuxième livre dont j’ai vais parler ici est l’ouvrage d’un auteur qui s’est toujours montré à la hauteur de mes lectures. Un des tous premiers auteurs vers lequel je suis allé de moi-même lorsque j’ai ressenti ce soubresaut me dictant qu’il était temps pour moi de me forger une culture personnel. Cet auteur c’est Albert Camus et l’ouvrage que j’ai chiné de lui c’est Noces suivi de L’été. Noces est un recueil de quatre textes écrits entre 1936 et 1937 dans lesquels Camus évoque son rapport à sa Terre natale Algérienne. L’été est aussi un recueil de textes où Camus évoque et invoque le monde Méditerranéen. Et commencent à lire ce livre, j’ai eu une pensée pour le premier texte que je m’apprête à publier et qui relate lui aussi mon expérience Algérienne. Je n’ai rien de Camus comme auteur, mais pendant un instant j’ai eu cette pensée de comparaison amusée.

 

Deux livres chinés, 1 euro dépensé, tout va pour le mieux le momant total dépensé cette saison est de 3,10 euros

Deux livres chinés, 1 euro dépensé, tout va pour le mieux le momant total dépensé cette saison est de 3,10 euros

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