Publié le 30 Novembre 2011

je ne trouve personne sur la gueule de qui chier ; c'est ça l'inconvénient d'avoir une audience modeste - modeste valant mieux que médiocre même si en terme de densité de foule médiocre et modeste se valent - on n'a peu ou pas l'occasion de foutre sa merde sur le visage des autres en prenant la posture noble et élégante de celui qui a raison parce que bon c'est toujours celui qui chie qui a raison sur celui sur qui on chie, c'est une loi vieille comme le monde qui a du être censurée de la bible mais qui devait y figurer au départ parce que Adam et Eve ont quand même bien chié sur la figure divine de Jéhovah ce qui leur a permis d'une de voir qu'ils étaient nus, donc de deux de trouver ça très excitant, donc de trois de pouvoir baiser l'un l'autre en y prenant du plaisir, donc de quatre de conquérir le monde avec leur mômes, donc de cinq de pouvoir baiser incestueux avec leur enfants les plus beaux - et donc de re chier sur la morale - donc de six d'être de vrais pervers, donc de sept de devenir humains ; preuve qu'en chiant sur la gueule de dieu l'homme a gagné son humanité ce qui démontre bien que cette loi universelle est à l'origine du monde ; mais n'ayant pas le public escompter sur qui je devrais pouvoir chier en toute impunité je suis là bien dans la merde - et même ma merde pourrions nous remarquer -, je suis donc en quête de cette bonne poire sur qui je pourrais chier comme un bourgeois prétentieux et bien gras qui avec l'allégresse de sa conscience de classe peut chier sur les classes inférieures chérissant en secret l'idée de chier sur les classes supérieures aussi bien sûr ; je vais donc devoir partir en quête ; si vous avez d'innocentes masses populaires à m'envoyer je me ferai un plaisir de les accueillir

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 29 Novembre 2011

La petite musique minuscule, lointain frémissement de l'histoire, une bouchée ridicule noyée de larme qui irise la peau d'un frisson, elle sur la peau l'émotion immédiate, petite chanson pathétique, un refrain de l'histoire aussi sombre qu'il puisse être, amère comme le goût de la terre et les veines sur les corps décharnés, un infime filet du temps qui ruissèle du passé, toujours plus ténu d'année en année et que je recueil au creux de mes mains, les joues pleines, la chaire grasse, un filet d'eau noir qui coule derrière la grande tapisserie cousue de fils noirs dont la trame élimée disparait tous les soirs et n’est jamais réapparue mais que je sens encore palpiter sous les paupières pâles du petit matin

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 28 Novembre 2011

proie à proie ; pas à pas ; pieds à pieds ; l'argent des saints et les lèvres de la Pythie et les seins des oracles et les robots des filles faciles qui veulent me vendre un peu de rêve, trève de la sagesse c'est de la poésie que je veux trousser, détrousser, falcifier ; chercher la force dans la splendeur, il me faut une fille, une femme, une muse, une pute, une douce à qui vouloir dédier mes mots ; la poésie est une ôde timide à la séduction déduction faite des apparances, pas de poésie dans la franchise, pas de poésie dans les mots crus quoi que sous la jupe des femmes le théâtre des illusions laisse jouer la représentation quotidienne - relâche les jours mensturés - du grostesque amoureux, marionnette amoureuse incapable de jouir sans le prétexte social de l'amour mais si l'on fait execption de cette danse lamentable relevant plus du vaudou que de l'art - bien que croire en la magie des choses relève de l'art - il n'y a pas de poésie dans la consommation charnelle mais dans l'approche maladroite, quand le mot avance caché et qu'il joue aussi les étendards ; entre érosion et érotisme, exposer les idées les plus crues, la baises la plus dingues sous couvert de poésie et d'emphase, littéraire bien sûr sans franchise

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 27 Novembre 2011

Assis à la fenêtre du jour et des nuits j’attends la fin

Enfin voir finir un jour hors du temps

Un dimanche sans flanelle ni promenade aux fois

Préférant échapper aux beuglements des fées sous l’effet dissolvant des dealers du soir

 

Le ciel asthmatique voulait virer au bleu mais ne produisait qu’une pâleur mortuaire

Belle à enfoncer les cadavres au travers des portes ouvertes du silence

Celles aux seuils des chemins de l’ennui qui serpentent sur les braises ;

Le ciel branlait son organe pour que naisse le jour

 

Ce jour naissance embrassait les saisons muettes

Son corps gisait dans les fluides corporels

Ruisselant de gènes mutagènes qui l’excluaient du temps

Il léchait autour de lui en espérant nourrir un espoir de survivance


Les animaux ivres de rage interlope

Se lançaient les uns contre les autres

Dans un chant de fureurs graves

Qui faisait ondoyer l’océan et au large les abysses

 

C’était un matin hors du temps

Accouchant dans les tripes du monde

D’un morne jour sans tête

Ne pouvant à jamais que sourire à des dieux invisibles

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 26 Novembre 2011

s'ennuyer dilapider carnet rose, merde, couille molle, courir nuit, cul nu, décharge, 33 ans, trois fois trois, trident dans le cul et diable par la queue, coin de table, la fille punie au piquet, Johnny Johnny come on ! mains au cul, main dans la gueule, la main au porte feuille, carcasse d'animaux morts et les insectes aussi, parler aux croques mitaine et croquer des enfants, manger des enfants comme on danse avec les loups, carcasse de voiture, gay, lesbienne et hétéro sont dans un bateau et Tina nique, lanterne rouge, pute en robe rouge, fille en dessous rouge, femme et rouge à lèvre, femme et rouge au fond ; menstruation, les maladresse d'une adolescente en exhibition, la télé qui grésille et vomi, les bulles de la bière pour illusion de champagne, noyer un sein dans un verre pour cacher une fille insubmersible, imaginer un cul et l'issue sodomite, trinquer et porter le toast de la main droit, pas de culotte, l'indécence des adolescentes, une poignée de dollars et les bourses en berne, la morale en échec la dame sur les cases claires et l'esprit dans la cases sombres, tu ne me parle jamais - pourquoi ? - impaire, latex, la barre d'écartement pour te crucifier là, je ne paierai pas tes talons, tes dentelles et ton cerveau, ni ta cervelle, la rumeur me suffit, économiser une fortune en filles de nuits et en psy, en champagne et en chauffage, le sud de mon corps à pour corolaire ta bouche infamante, hédonisme survivant, sauver son âme dans le plaisir, les muses ne porte pas la culotte, les muses sont nues sous leur robe, leur toge, leur jeans, cul nu posé sur le banc de l’église, la massue et le cheveux gras, séduction Cro-Magnon et manger des chatons, danser avec les Roumains fous et balayer le revers de la main d’un revers de l’autre main

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 25 Novembre 2011

mettre une pièce sur la journée, miser gros et perdre peu et croire aux mots qui viennent des limbes même si les limbes se trompent de toute façon ce n'est pas ce soir que je chercherai la vérité ; fin de parenthèse ; quand un mensonge est l'outils nécessaire pour faire affleurer la vérité à la conscience on peut considérer que la vérité se trouve dans le mensonge mais alors est-elle plus vérité ou mensonge ? ce soir j'écris de la merde, aujourd'hui de façon globale je n'écris que du vent aux relents nauséeux, curieusement c'est le matin que j'ai la prose inspiré, avant l'aube en se couchant le regard tendu par la fenêtre ouverte et après l'aube au frais du matin et puis je décline dans la journée ; déchéance de civilisation accélérée pour finir comme maintenant au soir décatie simplement l'ombre de moi même, bercé par la douce chaleur du feu faisant reposer l'ambition de ma plume à demain, quand je suis mauvais je suis en fait bon le jour d'après, je suis mauvais et bon, je suis l'instant présent parce qu'il détermine l'instant d'après - voilà une belle connerie, il faut que je me taise - voilà c'est fait je ne dis plus rien jusqu’à demain, demain matin même si je dors je vais pondre un bon article ou alors j'irai me branler ailleurs pour accoucher d'une chose ou d'une autre et voilà la vie comme une des choses les plus inutiles

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 24 Novembre 2011

une muse, un client ou un public il me faut quelque chose de cet ordre pour écrire ici avec talent et à défaut de talent avec envie ; l'envie est une chose suffisante pour faire écran à la médiocrité et faire passer l'esbroufe pour le talent c'est cette même envie qui fait une fille des plus banale le diable nocturne d'une nuit torride, l'envie est le cœur de l'illusion, je parle de celle que l'on se fait soi même pour travestir le réel ; nous sommes de grands travelots jamais radin de signes ostentatoire factice, de fard, de rose au joues pour cacher l'âge de nos désirs, écrans de fumées et bonne conscience ; travestis de la condition humaine en bas résilles et rouge à lèvre Rouge Chanel pour que le carmin ai un goût de luxe, on veut prendre des putes pour des vessies ou des cochonnes pour des lumières tant qu'on maquille le réel avec une couche luxueuse, le luxe vaut mieux que la luxure aux yeux fardés de notre société et moi sans un public de travestis et de femmes aux allures volées je ne suis rien qu'un vieil épouvantail ; j'aurai mieux fait alors d'être américain, d'une parce que le public est plus pudibond et donc plus facile à choquer et puis là bas les épouvantails au moins ont des légendes et des jeunes femmes pour leur prendre la main ; ici je ne suis bon qu'à épouvanter les oiseaux qui en cette saison se dorent les plumes en Afrique

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 23 Novembre 2011

il faut lutter le jour de gloire contre l'apatite et la misère qui pèse aux ombres démoniaque sur mes épaules échevelée et c'est pour cela que je fais graver dans le métal de tableaux que j'affiche devant moi sous mes yeux mornes hypertrophiés, tableaux de mots et d'importants pense bête, fantasme impérieux d'ordres et d'injonctions faites à moi même et dans la vérité je n'en ai pour le moment qu'un seul tableau en métal avec les mots de mon travail de mes contraintes, de mes écriture aspiration dévergondées à vivre son hypergraphie, sa vie à soi jusqu'à travailler ses pulsions ; écrire sa prose comme on passe à l'acte et d'autre mots dans un genre plus ou moins grands avec l'emphase dans un entrelace horizontal et je compte m'offrir à ma perspective peut être une toile avec encore des mots comme si c'était le paraphe signant l'œuvre d'un néo punk avide de liberté, de just do it parce qu'il est bon de se rappeler qu'il est important de tout faire soi même ; oui fais le toi même en route d'une révolution, d'un acte, d'une intuition qui mène à l'underground la violence et les mots de ce genre ; penser moins et agir plus et si quelqu'un ose lire ceci qu'il ne croit pas que je sois l'auteur de ces mots ; en rentrant de voyage je savais que je voulais plus pour vivre plus mais le quotidien et l'inertie invisible de son confort ont fait de moi un bourgeois hypertrophié qui use deux fois d'hypertrophié dans un même texte, bourgeois ventru plus que bedonnant qui campé dans son orgueil se cache de sa misérable condition bourgeoise gâchant ainsi le luxe de ladite situation ; avoir la liberté d'agir comme bon semble, faire ce que veux, écrire ce que veux, créer ce que veux, devoir créer pour être à la hauteur de cette prétention et cette liberté

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 22 Novembre 2011

ce qui différentie une nuit d'été d'une nuit d'hiver - ou de toutes autres saisons froides aux nuits grises - c'est son artificiel de son silence nocturne, l'imperfection absolue d'un silence qui balbutie les bruits mécaniques d'une voiture, d'un avion, ou le grésillement d'un transformateur ; mais cette campagne d'un silence mensonger n'est rien d'autre qu'une spongieuse dissidence indigne qui trône seule dans la morne plaine d'une morne campagne d'une morne saison, chemin de ronde saisonnier de mes mornes ballades où mes pas mornes trainent mon cul et le reste de mon corps sous de mornes nuages ce qui est une appellation abusive parce que sous les nuages et sans lunes il n'y a pas plus de chance de distinguer un nuage joyeux d'un morne nuage, pas plus que de distinguer un chat d'un mouton qu'ils dansent ou qu'ils sautent ; un nuit véritable où les pas résonnent et la tête raisonne à moins que ça ne soit l'inverse, l'ivresse du grand air et par le plus grand des mystère un corps qui danse dans le goudron, j'aurai été une adolescente en fleur vous auriez été des centaines à fantasmer mon corps qui danse sur le goudron mais je ne suis pas elle

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 21 Novembre 2011

Aujourd’hui j'ai une bible dans ma table de nuit ; bien rangée dans le tiroir, elle me donne la sensation de dormir dans un motel miteux du grand ouest américain – on a la culture qu’on peut -, oui j'ai une bible à la couverture noire et la tranche presque saillante avec ses pages bien fermées qui trône dans l’ombre de dans ma table de nuit à coté des préservatifs, du lubrifiant et des menottes avec la fourrure. Je n’ai une bible pour ma rédemption, l’avenir de mon âme ne repose entre mes doigts et quelques mots troussés au hasard, c’est plutôt parce que je trouve que cela classe d’avoir une bible dans sa table de nuit, une façon ostentatoire d’appartenir à une ambiance de cinéma, une zone entre ailleurs et érogène qui délimite une ambiance colorée entre chaud et froid oui j’ai une bible pour frimer, une bible de poseur, une foraine, une forme vaine d'appart invisible pour ceux qui entrent dans ma chambre mais moi je le sais, ouvrir le tiroir de la table de nuit et tomber sur la couverture noir aux écritures dorées c’est un frisson particulier et puis avoir une bible dans sa table de nuit est une chose utile, particulièrement pour faire la conversation, combler les blancs avec quelques versets lus à la fille nue qui sur le lit attend la suite des événements mais moi je ne suis qu'un homme commun après l'amour je ne fais rien d’autre que somnoler un temps ; j'aurai pu être fumeur et avoir le parfait prétexte pour me lever et sortir de là m'en griller une mais ce n'est pas le cas alors il me reste la bible. Il fut un temps où j’essayais de combler les blancs avec les fleurs du mal mais la poésie baudelairienne m'absorbe plus que les corps nus alors que la bible laisse une porte ouverte pour remettre une saillie en me laissant aller à imaginer que le corps alangui sous mes mains pourrait être celui de ma témoin de Jéhovah qui n'a connu qu'un seul homme, elle est donc presque vierge ce qui naturellement décuple son pouvoir érotique et si un jour le miracle du brasier devait avoir lieu avec elle alors la bible dans ma table de nuit prendrait tout son sens c'est évident ; amen

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Rédigé par Cheval de bois

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