Publié le 31 Mai 2017

Lors de mes sessions en vide-grenier je n’avais pas encore eu l’occasion de chiner des lots et je chinais ma bibliothèque au coup par coup, livre après livre. Bien sûr quand je repère un livre, un jeu ou un objet qui m’intéresse sur un stand j’essaie de voir s’il n’y a pas d’autres items que je pourrais acheter pour essayer de négocier le prix. Concrètement je n’étais pas encore reparti d’un vide-grenier avec un carton ou une caisse de livres par exemple. Mais dernièrement, par deux fois, j’ai eu l’opportunité de chiner des lots de livres plus ou moins important en quantité.

C’était vers la fin d’un assez gros vide-grenier dans un village. Je m’étais levé tôt, j’avais chiné pas mal de choses qui pesaient dans mon sac lorsque j’ai repéré sur un coin de stand quelques livres issus des royaumes oubliés l’univers de campagne tiré du jeu de rôle Donjons et Dragons. Et comme je continu de rechercher des objets en liens avec le jeu de rôle je me suis penché sur le carton où se trouvaient les livres. Il y avait là cinq titres parmi les 88 édités chez Fleuve Noir et par chance cinq titres qui se suivent dans la collection ; La guerre des sorciers (64), L’épine dorsale du monde (65), Le nid des corbeaux (66), La colline du temple (67) et Le joyau du Turmish (68). Lorsque j’ai commencé le projet chiner sa bibliothèque je me souviens d’être allé chiner avec ma copine à qui je faisais découvrir le monde des vide-greniers et j’avais acheté deux ouvrages tirés des royaumes oubliés du coup cette série à un petit goût de double symbolique pour moi.

Voyant que j’étais intéressé par les livres la vendeuse me dit qu’ils sont vendus 10 centimes pièce. Forcément ça fait tilt dans ma tête et je fouille un peu plus pour voir s’il n’y a pas d’autres livres intéressants histoire d’en prendre dix et ne payer qu’un seul euro. Il n’y a rien qui me saute aux yeux mais je repère des ouvrages de science-fiction avec de jolies couvertures naïves et désuètes comme j’aime. J’en prends cinq et avec mes dix ouvrages je tends 1 euro à la vendeuse. Elle me regarde, fait une pause et elle me dit « vous savez ce que l’on va faire ? Vous allez prendre tous les livres pour 1 euro, moi ça me débarrasse et j’aime les gens qui lissent ». Sur ces mots elle attrape un sac et mets tous les livres qu’elle vendait. En tout une vingtaine de titres ; la dizaine qui m’intéressait et une autre dizaine que je n’avais pas retenu. Mais une vingtaine de livres pour 1 euro c’est un prix défiant toute concurrence.

C’est ainsi que j’ai pu acquérir neuf titre de la collection Jeunesse Poche dont les couvertures m’avaient attirées. Éditée chez Hatier et G. T. Rageot dans les années 70 cette collection est à priori une des premières collections de livres de « poche ». On trouve dans cette collection quatre thématiques abordant des genres distincts : l'anticipation (autrement dit la science-fiction), le policier, l'aventure et l'espionnage. A priori je ne connais pas les auteurs qui ont été édités dans cette collection, je ne peux donc pas vous parler des œuvres. Mais je peux vous dire que ce lot de neuf ouvrages est en très bon état et que ce détail me fait plaisir. Le reste du lot était constitué de livres jeunesses qui ne m’intéressaient pas du genre Hannah Montana, Phénomène Raven ou Harry Potter. Par chance ma mère cherche à récupérer des livres jeunesses pour les amener à Madagascar lors d’un prochain voyage du coup les livres que je ne garde pas iront continuer leurs vies de romans pour ado dans ce lointain pays. Pour ceux que je conserve il y a dans la collection Jeunesse Poche Aventure L’insaisissable contrebandier de Hugo Kocher édition de 1971, Les naufragés de l’arctique de Arthur Catherall édition de 1972, dans la collection jeunesse poche policier Sans-atout contre l’homme à la dague de Boileau Narcejac de 1971, L’affaire Mister John de François Vernières de 1971 et L’inconnu à la Houppelande de Sorensen édition de 1971. Dans la collection jeunesse poche anticipation il y a Pionniers des ténèbres de Hugh Walters édité en 1973, de Pierre Pelot Une autre terre édition de 1972, Gil revient sur Terre de A. Martel de 1971 et Le secret de Saturn de D. Wollheim édition de 1971.

Au final je garde quatorze livres chinés pour 1 euro le lot ce qui fait moins de 8 centimes pièce ce qui est un lot à un prix défiant tout. Le prochain lot dont je chroniquerai l’entrée plus tard comprends 32 livres … rien que pour les photographier ça va être long.

Encore un problème pour 10 centimes, la somme totale s'élève à 28,90 euros
Encore un problème pour 10 centimes, la somme totale s'élève à 28,90 euros

Encore un problème pour 10 centimes, la somme totale s'élève à 28,90 euros

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Publié le 30 Mai 2017

En renouant avec les vide-grenier et le plaisir de la chine que j’ai pris le temps de (re)découvrir les livres dont vous êtes le héros dont je connaissais l’existence sans jamais avoir eu l’occasion d’en lire. Dans ma jeunesse je suis passé directement par la case jeu de rôle sans être passé par la case LDVELH. Bref, maintenant je les recherche et je les achète pour les lire et les jouer en me vautrant dans un petit plaisir nostalgique. Lors d’une des dernières sorties en vide-grenier je suis tombé sur un lot de livre dont vous êtes le héros mais à visée pédagogiques. J’ai hésité un instant avant de les prendre parce que les sous-titres (qui sont en fait des sur-titres) ne me transportent pas forcément dans un monde d’aventure et de magie ; comment se perfectionner en orthographe en triomphant du sorcier ? Comment découvrir l’Égypte ancienne en triomphant du Sorcier ? Comment connaître la géographie de l’Europe en triomphant de l’extra-terrestre ? Comment perfectionner son vocabulaire en triomphant des monstres et pour finir, comment connaître la mythologie grecque sans se perdre dans le labyrinthe.

Le principe est de réviser en visitant ses connaissances en voyageant entre les paragraphes et en résolvant quelques énigmes qui ont souvent la forme d’exercices ou de QCM. Les livres de ce lot ont été édités entre 1986 et 1989, et je ne sais quel niveau scolaire était requit pour s’attaquer à ses ouvrages mais personnellement je trouve ça plutôt ardu. Il faut avouer que ces aventures taillées pour les révisions scolaires ont eu du mal à me passionner et j’ai rapidement décroché de ma lecture alors que j’ai dévoré les LDVELH. Qu’importe, si l’objet littéraire ne me passionne pas, je trouve ces objets culturels plaisants à posséder. Ce sont des hybrides et c’est ce qui me plait le plus j’ai eu ; des livres chinés pour 2 euros le lot ce qui me parait plus que raisonnable comme prix.

Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde
Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde
Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde
Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde
Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde
Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde
Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde

Totale des dépenses 27,90 euros et je devrais penser à dépenser 10 centimes quelque part pour faire un somme ronde

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Publié le 29 Mai 2017

C’est endémique au mois de juin, et même au mois de mai. C’est le moment où les hommes veulent regarder sous les jupes des filles et en particulier sous les jupes des joueuses de tennis. Ce gimmick de vouloir regarder sous les jupes innerve mon blog depuis plus ou moins ses débuts il y a huit ans parce que je suis un garçon qui a toujours voulu voir sous les jupes des filles. C’est là que se cache l’origine du monde, tout le monde le sait, mais tout le monde voudrait le vérifier.

Je n’avais pas prévu que cette expression qui désir regardez sous les jupes des joueuses de tennis devienne une forme de slogan dévoyé de mon blog. Mais au fil du temps, des mois et des années j’ai vu que les principales recherches qui conduisaient les visiteurs depuis Google jusqu’à moi concernaient cela. Je me suis donc fait l’habitude de satisfaire ces hommes tous les ans à la même période de l’année. Ce n’est pas un rôle de composition parce que je suis moi-même un observateur assidu du corps féminin qui s’exprime dans l’effort, la sueur et les tenues très courtes. Avec le temps je ne me lasse pas de cette émotion érotique saisonnière dont mes plus lointains souvenirs remontent dans les années 90. Au fil du temps les corps ont changé, les tenues aussi, et j’imagine que les regards posés sur ces joueuses de tennis eux aussi ont changés. Il n’y a que l’éros qui se dégage de cette tension musculaire mise en scène par les tenues conçues par les fabriquant pour être seyantes, confortables et pratiques mais aussi toujours très sensuelles voir sexy.

En ce moment même Kristina Mladenovic est en train de mener un match rugueux et âpre dans lequel son immense et belle carcasse dans une robe verte et blanche et courte qui met en valeur ses armes de bataille, des jambes interminables surmontées par des fesses toniques. Elle lutte par delà la douleur et la fatigue pour ne pas perdre au premier tour et ce match est beau. Le corps de la belle française noué de douleurs et noyée de sueur m’apparaît comme un parfait objet de désir et d’observation. La tension du match, l’incertitude, la souffrance sont autans d’éléments qui exaltent la puissance érotique de cette joueuse. Parce que si l’on regarde sous les jupes des joueuses de tennis à chaque service, à chaque coup droit, ce n’est pas pour la beauté plastique des corps d’athlètes, mais c’est pour être subjugué et franchir une frontière imaginaire qui sépare le sport du fantasme. Ses épaules, son visage, ses cuisses, ses mollets, sa jupe froissée lorsqu’elle y cache une balle, le tressautement du tissu lors de l’impact du service … Le cœur se laisse prendre par l’enjeu, le cerveau reptilien par l’aura érotique.

Elle vient de l’emporter.

Je n’ai plus rien à ajouter jusqu’au prochain match.

Voici un petit panel très seyant de Kristina Mladenovic qui nous laisse parfois admirer sa beauté sculpturale, et parfois qui nous laisse voir sous sa jupe de joueuse de tennis
Voici un petit panel très seyant de Kristina Mladenovic qui nous laisse parfois admirer sa beauté sculpturale, et parfois qui nous laisse voir sous sa jupe de joueuse de tennis
Voici un petit panel très seyant de Kristina Mladenovic qui nous laisse parfois admirer sa beauté sculpturale, et parfois qui nous laisse voir sous sa jupe de joueuse de tennis
Voici un petit panel très seyant de Kristina Mladenovic qui nous laisse parfois admirer sa beauté sculpturale, et parfois qui nous laisse voir sous sa jupe de joueuse de tennis
Voici un petit panel très seyant de Kristina Mladenovic qui nous laisse parfois admirer sa beauté sculpturale, et parfois qui nous laisse voir sous sa jupe de joueuse de tennis

Voici un petit panel très seyant de Kristina Mladenovic qui nous laisse parfois admirer sa beauté sculpturale, et parfois qui nous laisse voir sous sa jupe de joueuse de tennis

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #tennis, #érotisme, #sous les jupes

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Publié le 28 Mai 2017

Au rang des figures féminines de mon panthéon  érotique intime Pamela Anderson tient une place de choix. Je crois qu’elle est la première célébrité à être entrée dans ce panthéon où se côtoient des femmes qui m’ont inspirées et m’inspirent parfois encore des fantasmes et des émotions, sexuelles et (h)érotiques. Comme ceux de ma génération j’ai été adolescent dans les années 90 et Alerte à Malibu est arrivée sur les écrans français en 1991. J’étais à point, juste assez mûr pour succomber aux charmes siliconés de C.J Parker le personnage incarné par Pamela Anderson.

Mes souvenirs ne sont pas tous précis et je ne sais plus comment le jeune garçon  timide et empoté avait réussi à se procurer le calendrier de Pamela Anderson ; pourtant tous les soirs je m’endormais en regardant la belle américaine et en  rêve que nous formions un couple idyllique loin d’être platonique. Il y avait déjà eu de demoiselle de ma classe ou de mes amies dans mes fantasmes érotiques, et même des inconnues des magazines de vente par correspondance, mais pour la première fois une star entrée dans mon imaginaire pour y susciter de pensées licencieuses. Plus qu’une beauté plastique, littéralement je veux dire, Pamela Anderson c’était aussi une incarnation sulfureuse et ça augmenter son attrait.

Pamela Anderson c’était les premières sex-tape qui se trouvaient en VHS distribuées par Playboy ou par je ne sais quel magazine bien intentionné. C’est aussi quelques mauvais films, des navets que je regardais en espérant voir un peu de peau et d’éros de la plantureuse blonde ingénue. Parmi eux Barb Wire une série B ou Z produite sur mesure pour les atouts de Pamela Anderson : sa poitrine mise en scène dans des costumes ultra sexy, ultra moulant, noir et cuire, le genre de costume idéal pour se battre et tirer sur les mâles.  En même temps je ne me souviens pas avoir regardé ce film pour ses qualités cinématographique, c’est honteux que je regardais ce navet adapter du comics éponyme.

Tout ceci pour en venir à cet ouvrage chiné hier, Barb Wire la B.D du film avec Pamela Anderson Lee preuve que le film est sorti après son mariage avec le batteur de Mötley Crüe son partenaire dans quelques sex-tape. Ce qui est intéressant c’est que ce n’est pas un des comics ayant inspiré le film mais bel et bien le comics édité d’après le film. C’est pour cette raison que lorsque j’ai vu Pamela Anderson sur sa moto dans sa combinaison de cuir moulante en couverture de ce livre je n’ai pas hésiter à l’acheter et à la faire entrer dans ma bibliothèque chinée pour 2 euros. C’est une somme, mais quand on aime on ne compte pas, même pas les années.

et hop 25,90 euros dépensés pour la saison 02

et hop 25,90 euros dépensés pour la saison 02

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Publié le 27 Mai 2017

Célèbre dans le silence le bol antique des noms et des oiseaux qui ponctuent le firmament d'un lustre démodé. Vite il se cache, vite il vidange et sur le trône immaculé il insulte la suisse et ses horloges démodées. Pas le temps de scruter l'horizon et d'y déceler les nuages cumulards agglutinés comme des troupeaux trop nobles de moutons à la laine démodée. La nuit va tomber orange et rouge, la nuit va giser dans le feu morne des réverbères et autres luminaires urbains au design démodé. Pas une pyramide pour cacher l'affront, pas un œil sur la dent et l'ivoire, je recule ma rançon pour malfaiteurs mals nommés.

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Publié le 26 Mai 2017

Dans la lumière du cosmos le rythme des étoiles et comme le rythme du clavier ; elles scintillent avec une irrégularité normale et moi je frappe le clavier avec une irrégularité normative qui témoigne de la profonde solitude des mots qui naissent la poitrine et qui transite directement dans les doigts. Je suis à deux doigts, comme ceux qui se frappent sur le clavier. La musicalité des mots, au sens de musicalité des paroles est une chose, et il est exacte de dire que je passe souvent le clair de mon écriture à l’écouter parler pour déceler les moyens de faire en sorte que cette écriture sonne bien, en tout cas qu’elle sonne mieux que le gruau indistinct qu’elle est lorsqu’elle naît dans l’idiotie crânienne de mon cerveau. Mais parfois ce n’est que le bruit de clavier que j’écoute, le rythme saccadé qui découpe le silence et qui hache tant bien que peu le brouhaha de ma conscience. Parfois je n’espère qu’une seule chose c’est que le clavier puisse faire taire ma pensée.

 

Alors vous comprendrez pourquoi j’appréhende assez mal les personnes qui me laisse entendre ma pensée par le silence de la leur qui devient une caisse de résonance infinie et informelle qu’il est impossible de contrôler et dont je subis alors la dite résonance. Le rythme du clavier n’a pas de sens, il est comme le bruit d’une rivière ou d’une autoroute, c’est un parasite familier qui englobe assez de conscience active pour tenir sous l'éteignoir les cavalcades de la pensée. Et s’accrocher au rythme c’est abandonner une part de sens, c’est privilégier le mot qui vient à celui qu’il faudrait prendre de trouver parce que celui qui est là fera le bon bruit de cliquetis plastifiés sur le clavier. En d’autres termes écrire sans écouter la musique des mots mais se concentrer sur la rythmique de la frappe c’est dénouer d’avec la conscience et embrasser un peu de poésie. C’est paradoxalement embrasser un peu de poésie. De cette poésie abstraite et arbitraire qui n’a de sens que dans le sens du courant de ce fleuve artificiel qui charrie l’angoisse de l’auteur.

 

Le silence est une agression sans filtre. La parole à l’opposé est un filtre permanent parce que la parole est une mise en scène, c’est une double ponction, ponction dans la soupe primitive de la conscience et ponction dans le réel perçu ou ressenti, qui est mise en forme afin d’adopter une forme transmissible. La parole est une mise au moule du sens et du sens commun parce que la parole a toujours la prétention de pouvoir être transmise. Alors nécessairement la parole est un filtre, c’est une superposition de filtre qui protègent, altèrent, nuancent l'insupportable chaos de la conscience. Le silence est l’enfer.

 

Le silence est cet enfer du soi par soi, qui extermine toutes possibilités de filtrage ce qui conduit la pensée à faire fleurir ses fleurs les plus toxiques. Le silence est le terreau toxique d’un enfer vert qui pourrait proliférer sans limites jusqu’à saturer l’espace, épuiser le sol, appauvrir la terre et ne laisser derrière lui que la possibilité d’un désert. Et je ne veux pas de ce désert qui se profil sur l’horizon comme un mauvais mirage ondulant sous mes yeux trop crédules et qui recouvre d’un voile humide ma conscience à la manière des gentlemans qui mettaient leurs mouchoirs sur leurs honneurs bafoués. Ce que je veux c’est le bruit, la fureur et le son des idées qui parlent et se parlent ensemble comme un ensemble de formes et de couleurs sur la toile abstraite de l’air alentour.

 

Cette fin est maudite comme un mauvais roman d'exotisme avec momie et sables mouvants.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 25 Mai 2017

Il se trouve dans le pays où vivent les aventuriers une région importante, une ville à teneur de capitale régionale qui prospérait sous la protection d’une créature emblématique de type dragon, géant, ou n’importe quelle figure mythique suffisamment imposante pour imposer la paix. Les aventuriers, qu’ils se connaissent ou pas, se trouvent dans la ville au moment où elle porte le deuil (à priori naturel) de leur créature protectrice. Dans la ville se succèdent célébrations et cérémonies mortuaires qui marquent la fin de ce cycle. Il n’y pas à douter que des aventuriers sauront trouver un intérêt à cette situation.

Mais là où les choses pourraient devenir intéressantes c’est lorsque la rumeur enflent dans la ville et qu’elle prétend que l’âme de la créature protectrice s’est fractionnée et que les fragments se sont incarnés chez différentes personnes présentes en ce moment en vile. Le hasard faisant les choses avec doigté il est probable que nos aventuriers soient tous ou en parti possiblement porteurs d’une parcelle de l’âme du protecteur de la ville.

Que va-t-il se passer ? Une guilde ou une secte plus ou moins bienveillante peut désirer réunir les fragments de l’âme dispersée pour qu’un nouveau protecteur prenne la ville sous son aile membraneuse. Faut-il pour cela passer par un sacrifice ou un exorcisme ? Peut-être qu’une faction politique, officielle ou dissidente, veut  éviter qu’une colossale créature aux valeurs rigoristes ne reviennent faire peser sur la ville un ordre improductif et que l’organisation souhaiterai supprimer les porteurs d’âmes pour éviter qu’un nouveau cycle s’entame. Peut-être encore que cette âme procure des pouvoirs, des dons, des maladies, des symptômes qu’il va falloir trouver comment soigner, apaiser, cacher, contrôler … Nos héros pourraient-ils s’unir et contrôler la ville ? Comment gérer le vent de folie et de panique que la rumeur fait souffler dans les rues ; comment discerner les vrais des faux prophètes quand tous le monde revendique posséder une part de l’âme du protecteur ? Et si cette rumeur venait aux oreilles des royaumes voisins, que feraient-ils en apprenant que la ville n’est plus sous protection mythologique ?  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle

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Publié le 24 Mai 2017

[...] Il a mit du temps à trouver celle-ci. Maintenant que les fées ont accès à tous le conformisme des classes moyennes humanoïdes elles ont déserté les bas-fonds où viennent mourir les faisceaux câblés de fibres en tout genre qui s’enfoncent dans les entrailles de la ville pour s’y nourrir avant de renaître ailleurs. Les fées se sont ruées dans les appartements interstitiels aménagés pour elles dans les espaces vacants des immeubles excitants construits dans les quartiers où la bourgeoisie en quête de décadence érige des architectures grotesques. Loin des lumières précieuses qui habillent les matériaux post-modern les ruelles étroites accumulent la poussière poisseuse de la déveine et la crasse métaphysique qui recouvre la vie lorsqu’un citoyen affronte la misère de son accablement. On comprend sans mal pourquoi à partir du moment où il a été possible de quitter le cloaque où elles sont venues au monde les fées n’ont pas tergiversé ; elles sont parties sans retour et elles ont remontées l’arbre social vers les hauteurs de la citée. Certaines ont même quittées la ville pour s’implémenter dans les territoires d’habitations non urbaines. Evidemment il est hors de question de s’aventurer là-bas pour chasser dans ces zones sous protection légale. Il n’y a plus que dans les espaces équivoques des bas-fonds de la ville que l’on peut espérer trouver une fée sauvage d’éclosion énigmatique pour la capturer tout en échappant à la vindicte de la loi. Mais miser là-dessus c’est miser sur l’improbable. C’est à cause de cela que les chasseurs connaissent la fièvre de l’incertitude. [...]

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #SF, #recyclage, #ébauche

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Publié le 23 Mai 2017

Voilà cinq heures qu’il fouille la rue à la recherche de fées comme le chercheur d'or scrute la rivière des promesses. Ses pupilles sont dilatées, la sueur ruissèle sous l’effet de cette fièvre qui bat à ses tempes et son front humide reflète le pastel des néons et le flux bleuté des écrans qui déversent énigmatiquement leurs pollutions optiques sur la crasse impure des ruelles interlopes qu’il arpente au zénith de cette nuit. Une obsession noueuse nervure ses viscères depuis un moment. Elle grandie au fil lent de sa quête discrète qui conduit chacun de ses pas dans le profond de la ville mais il camoufle ce trouble dévorant, celui qui pousse l’homme de la passion à la folie qui ronge les sangs, derrière l’aplomb flegmatique accroché à son visage buriné. Être chasseur de fée ce n'est pas un statut dont on peut se revendiquer actuellement. Simplement parce qu’il est parfaitement interdit de les chasser. C’est ainsi depuis plus de dix ans. Le peuple fée, comme les autres peuples émergeants, s’est battu pour acquérir le statut d’êtres vivants d’obédience humaine, une espèce à valeur citoyenne équivalente aux êtres humains. Alors, lorsque l’on continu de chasser la fée il faut faire profil bas et refouler les prétentions et le prestige que l’on  pouvait en tirer avant ; même lorsque l’on a la chance d’en choper une sauvage. C'est secret, son secret à lui, rien qu’à lui, son petit secret. Il fera bientôt jour, il éprouve une sensation rappelant le bonheur, son cœur palpite comme au premier jour car il vient d’en capturer une. Elle a les cheveux noirs avec des reflets rouge sang, le regard bleu comme la glace. Elle possède de magnifiques ailes noires qui scintillent quand elle se débat. Elle est encore inerte, inconsciente, prise dans les mailles fines de son filet électrifié. Elle est assommée, ses cheveux sont tout emmêlés, mais il la trouve déjà magnifique. [...]

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #recyclage, #ébauche

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Publié le 22 Mai 2017

La nuit logée dans un moment de liberté, d’amertume, de supposition poétique.

C’est un instant éphémère. Une construction patentée qui raisonne de souvenirs lointains.

Mais il n’y a pas de véritable écho. C’est juste toi et toi dans la même tête, ce n’est pas un écho c’est un fantôme. C’est dans la nuit c’est un fantôme. C’est dans les draps c’est un fantôme et tu maudis le temps où le fantasme est devenu fantôme. C’est dans l’horreur d’un cri d’effroi c’est un fantôme. Il est issu du paradis, c’est un fantôme. C’est l’issue des enfers, c’est un fantôme.

Et l’ectoplasme froid qui colle à tes doigts ne laisse pas de doutes.

Je creuse ma nuit.

Je creuse dans la nuit. Dans la nuit je creuse entre l’œil délétère dans ma conscience et l’autre objectif de l’horloge. Certains prennent la pose, d’autre la marque mais je n’ai pas le temps pour une hésitation.

Pas plus que je n’ai le temps pour une esthétique. C’est du cœur au trait, de l’âme à l’océan, je vague de refoulés et je pioche le soupir. Et si la grande ourse me fait de l’œil dans le ciel étoilé des corps nus sur la plage c’est que je me souviens d’elle comme l’exact moment de toute une vie. Le moment qui condense et rattrape ma vie dans une dilatation parfaite du sommeil du crâne jusqu’à mon dernier chakra.

Et si d’un côté une muse éventée s’évente l’abcès sur une île éventrée je conserve comme vierge la marque à l’âme de l’autre muse, visée dans le boulon de mon crâne de créature comme Frankenstein.

Ce n’est pas de la faim qui tiraille, c’est la nuit. C’est bonne nuit. C’est ma nuit. Ma petite musique de nuit.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog

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