Publié le 31 Octobre 2013

Tu viens là pour dire quoi, tu ne le sais pas et même moi, je ne le sais pas non plus. Tu es là, le temps tué à tes genoux, la musique folk à tes pieds et tu dois le faire, le dire, l’écrire, en enduire de la tartine en faisant style de rien ; c’est comme dans la nature, la rivière ; tu as déjà vu une rivière faire genre qu’elle coulait sans savoir où elle allait ? non, mais c’est lourd, elle ne sait pas où elle coule, mais elle y va, pathétique et pitoyable, et c’est honteux parce que je ne suis pas une rivière et mon seul mérite c’est de ne pas faire ce soir du recyclage mais c’est bien peu, pour une qualité ; c’est encore, c’est un accord tacite, une traite de mot, un traité non signé qui désigne du doigt le calendrier que tes pas ont tracé dans le sable, le sol sablonneux entre toi et moi, et moi qui entre dans le bourbier des sables émouvants, c’est mauvais, c’est un singe, c’est un signe, ce sont des mots, deux ou trois que l’on rend fin, que l’on affine avant d’y mettre des sigles, des points et des figures de cartes à jouer.

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Publié le 30 Octobre 2013

L’homme est-il promis à d’éternels tourments de par sa condition ? Je ne sais pas quoi te répondre. Je ne suis même pas sûr de vouloir te répondre. Je ne sais pas ce que tu entends pas condition humaine, je ne suis même pas sûr de savoir ce que j'entends par là à mon tour ; si on considère que la condition de l'homme est de souffrir alors inévitablement l'homme sera amené à souffrir de par sa condition.

 

Mais que sommes-nous ; qui sommes-nous ? Des êtres doués de conscience c'est vrai ; et la conscience est l'instrument de nos souffrances, souvent, sans conscience pas de douleur. Nous sommes des êtres relationnels et ça n'a pas nécessairement le goût des tourments éternels ; nous sommes des choses politiques et la politique peut elle aussi être le bras de la douleur mais pas nécessairement ; les utopies nous sommes la vie. Quelle est donc cette condition que tous les hommes partagent de loin en large et en travers ? La création, le pouvoir de créer ? Celui de penser, de s'inspirer les uns, les autres, le monde, l'horreur et la jouissance. Que faut-il répondre à la condition humaine ? Que doit-on supposer qu'elle nous promet ? Je ne sais pas, je ne suis peut-être pas suffisamment humain pour en partager l'évidence de sa condition.

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Publié le 29 Octobre 2013

Le grand serpent n’a pas de plume mais il le pourrait bien, en avoir, sortir son boa et faire la fête parce que le grand serpent fondamental a gagné, il a gagné sa place, une place d’avoir de l’amour, une place d’amour ; grand serpent fondamental lové dans son coin du monde, dans un recoin de l’univers ; le grand serpent primordial se mort la queue et forme une grande couronne, et je suis l’homme qui porte la couronne même si c’est une couronne que je partage avec d’autres, prétendants un peu comme une miss en maillot de bain partage son érotisme avec tous les français et partage son émotion avec toutes les françaises et partage son émotion avec toutes les petites filles, et partage son écharpe et son ambition romantique, narcissique et sexuelle avec toutes les dauphines qui restent là comme des pommes de terre en robe des champs sur plateau d’argent ; je suis la miss, je suis la dauphine, je suis le dauphine, le roi du monde, le maître de l’univers, je suis le charmeur de serpent et je met les plumes dans mon cul quand je ne le pose pas sur la pierre où se cache les serpents, c’est mon choix, c’est mon jeu, mon plaisir ; je sais qu’un jour je pourrais enfiler la veste en peau de serpent dont je rêve tant mais ça ne sera pas un serpent à plume, pas cette fois non, pas cette fois.

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Publié le 28 Octobre 2013

Le Paléospace est une gigantesque carcasse de vaisseau spatial accidentée. Avant de finir en épave de l'espace le Paléospace a été un superbe vaisseau construit dans les chantiers spatiaux de la ville d'Athènes en 2427. Ce fut le premier vaisseau à transporter des passagers civils en dehors du système solaire. Pendant dans années - lumières - le Paléospace a essaimé la civilisation terrestre de planète en planète. Il était le fleuron de la flotte terrestre. Petit à petit la technologie spatiale a évolué et le Paléospace a été rendu obsolète. Un néo armateur chinois le racheta pour une misérable poignée de néo-dollar. Monsieur Xyu transforma le Paléospace en immense navire de restauration en orbite autour d'une naine gazeuse, où de nombreux mineurs de l'espace travaillaient. Pendant près de 100 ans le Paléospace réussi à nourrir ces humbles travailleurs de l'espace jusqu'à ce qu'un jour monsieur Xyu décide de déplacer son vaisseau. Mais le Paléospace était vieux, un siècle en orbite l'avait passivement endommagé ; usure, corrosion, obsolescence des systèmes, alors quand le vieux Paléospace s'arracha de son orbite et prit la direction d'une nouvelle zone de travail, il ne fut pas en mesure d'éviter une collision avec une météorite. Dans un déchirement métallique le Paléospace éventré s'écrasa avec une étonnante lenteur sur une planète à la gravité réduite. Et passèrent plus de 250 ans encore avant qu'un artiste néo-post-conservateur, Bertrand de Lanétoge, décide d’exhumer la carcasse du Paléospace. Il le fit conduire dans on hangar où pendant des mois il a fait peintre le vaisseau couleur or. Chaque parcelle, chaque élément, chaque surface de ce vaisseau a été peinte dans cette couleur dorée. Et en 2793 pour la seizième exposition intergalactique universel l'artiste Bertrand de Lanétoge exposa cette relique dorée exhumé d'un lointain passé où la Terre et la Grèce étaient encore le cœur palpitant d'une civilisation qui aspirait à son expansion.

 

Paléospace et la carcasse d'or, l’oeuvre trônait fièrement dans le centre du Hall numéro 4 ; du haut de ses 223 mètres et carcasse étincelait comme pouvait le faire un Oscar sur la cheminée crépitante d'une star de cinéma du XXIème siècle. Les individus venaient s'extasier devant cette œuvre, à la fois incrédule devant une telle audace et ému de voir enfin glorifié la vacuité d'une humanité qui s'enfermait dans des coques métallique pour voyager alors qu'aujourd'hui les hommes voyagent grâce à la sublimation quantique. Bertrand de Lanétoge était fier d'avoir su exhumer l'art là où il avait disparu, échoué sur une planète où l’humanité l'avait presque oubliée ...

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Publié le 27 Octobre 2013

Elle redoutait que tout le monde ne remarque son accident, mais les chroniqueurs et l’animateur étaient parfaitement consensuels et ne laissaient rien percer de leur indignation ou de leur gène. Mais Natalie ne parvenait plus à répondre, ses interventions n’étaient que bafouilles et confusion. Ses joues étaient aussi rouges que sa robe. Natalie Portman était assise les fesses trempées par son urine, elle baignait dans sa honte, d’autant plus qu’elle entendait derrière elle le public  s’agiter, smartphone sorti, regards braqués sur elle. Au moment où l’animateur lança la bande-annonce du film où Natalie jouait l’amoureuse du dieu Thor. Dès qu’elle fut certaine que les caméras ne tournaient plus Natalie Portman se leva et partie en courant vers la loge.

 

Elle claqua la porte derrière elle, ses yeux mouillaient de larmes tout son visage. D’une rage alimentée par la honte, elle arracha sa robe qui puait l’urine et elle la balança au fond de sa loge puis elle glissa le long de la porte, tomba la tête dans ses mains et elle pleura, pleura, pleura encore autant de la honte que de l’incompréhension de ce qui lui venait d’arriver. Et entre deux sanglots, elle réalisa que son bas-ventre était toujours chaud. Ce n’était plus l’urine qui irradiait sa chaleur, mais l’excitation. Ressentir de l’excitation en plein moment de détresse c’était le coup de grâce pour sa dignité. Tout lui échappait, son corps lui échappait, ses désirs lui échappaient, qui donc était-elle ?

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Publié le 26 Octobre 2013

C'était déjà le troisième plateau télévision de la journée pour la promotion de son dernier film, enfin le film dans lequel elle tenait la vedette. Natalie Portman était assise, perchée sur la chaise haute d'où elle faisait face à l’animateur-vedette. Autour d'eux, les silhouettes des chroniqueurs et des gens dans le public se détachaient dans le décor blanc. Professionnelle jusqu'au bout; Natalie Portman répondait avec aplomb à la platitude des questions de l'animateur et elle savait éclater d'un rire empreint d'une certaine forme d’enthousiasme  aux blagues éructées par les chroniqueurs à vocation comique.

 

Et puis soudain elle eu cette sensation en elle, une fulgurante envie de pisser. C'était comme si ça faisait déjà des heures qu'elle se retenait et qu'elle réalisait seulement à l'instant qu'elle avait très envie et très besoin de soulager sa vessie. Elle avait du mal à suivre l'agitation du plateau et perdant le contrôle quelques secondes elle lâcha quelques gouttes d'urine honteuse dans le fond de sa culotte. À cet instant il ne lui importait plus de porter des dessous de luxe comme elle aimait en acheter souvent, elle priait seulement pour que sa culotte, aussi luxueuse soit-elle puisse absorber et faire rempart à ces quelques gouttes dorées.

 

En plateau, on demandait à Natalie pourquoi elle aimait les super héros en slip moulant et le public éclatait en rire commandés. Au lieu de soulager sa vessie surchargée, les quelques gouttes échappées au fond de ses dessous ont ouvert les portes du barrage. Au milieu du cirque médiatique, assise en haut de sa chaise, vêtue d’une robe de créateur prêtée pour l’occasion, Natalie Portman ne put se retenir plus longtemps d’uriner et elle pissa dans sa culotte. À mesure que la parfaite brune vidait sa vessie sous elle, son visage se décomposait. Elle sentait couler le long de ses jambes l’urine brûlante, elle n’entendait plus que le petit sifflement aigu que faisait sa vessie en se vidant, et le cliquetis humide que faisait l’urine en tombant sur le sol.

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Publié le 25 Octobre 2013

Que peut-on penser de "l'affaire de la petite Fiona" ?

 

Je ne pense rien, au mieux je ressens des choses.

 

Je suis toujours fasciné par ce que l'humain peut produire comme situation extrême, comme dérapage, comme horreur banale. L’infanticide tient un beau rôle dans le trio des comportements humains interloquant, glaçant, perturbant ; tuer la chaire de sa chaire, et pas tuer la chaire de sa chaire comme Médée mais la tuer par bêtise, faiblesse, déconsidération, par manque de culture et de dignité. C'est fascinant parce que ça ébranle l'image de la famille, le naturel de la famille. Et puis c'est horrible parce qu'on vient tous d'une famille, on a tous connu des pulsions œdipienne et on y a tous résisté. Mais parfois comme dans les récits mythologiques les humains succombent à ces pulsions mortifères et restent humains.

 

Sinon ce que j'en pense ? Rien, c'est horrible, c'est triste, c'est pathétique, c'est banal, c'est un fait divers, c'est affreux parce que c'est anodin pour les responsables.

 

On ne peut rien penser d'une telle affaire.

 

On ne peut rien penser d'un fait divers parce qu'on réagit, on ressent, on perçois, on se sent ou pas à la bonne place, à la mauvaise, on s'identifie, ça nous concerne tous. On est trop à coeur pour penser quelque chose de cette affaire là. On en reparle dans trois ou cinq quand un journaliste aura écrit un livre et que la justice aura décider d'une chose.

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Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 24 Octobre 2013

On se lance à l’eau, de l’air et du vent ; c’est un grand cru d’octobre, gris ou rouge et de l’air chaud par pleines brassées. On écrit de la philosophie de bas étage que l’on échange avec des jeunes, des anonymes et des autres, on écrit des portes que l’on voudrait ouvrir, on fait semblant de s’intéresser au monde, à l’actualité, à la métaphysique, au sens de la prostitution et à l’art de la promotion médiatique, mais si on écrit ce n’est pas pour les portes ouvertes, ni pour les courant d’air tiède que l’on gens prennent pour des idées ; c’est pour fermer les portes que l’on écrit, pour creuser des douves, c’est pour créer de la distance, prendre de la distance pour la mettre là entre moi et le monde ; écrire ça pourrait être embrasser le monde et lui rendre hommage mais écrire c’est l’autre chose, c’est se camoufler du monde prétextant la posture d’une prose pour se protéger parce que si on était honnête on serai là pour sauver le monde, pour le changer, on écrirait des pamphlets et on serait acide. Mais d’accord ce n’est pas mon cas, j’écris d’autre monde pour conjurer le challenge de changer le monde vrai.

 

C’est fou comme des soirs on peut être mauvaise et ce on c’est moi, oui ce soir j’écris mal ; mais ce de l’inédit, 100 % garanti cerveau pressé à froid.

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Publié le 23 Octobre 2013

Je fais partie de cette race d'homme qui ne voue pas un culte à la forte poitrine. Je fais partie de cette élite d'esthète qui sait que ce qui est petit est mignon - c'est peut-être parce que dans cette élite d'esthète, nous avons tous des petites bites -. J'aime les petites poitrines, celle que l'on peut prendre dans la main, je parle d'un sein, du sein entier qui peut tenir dans la main et même dans la bouche si vous êtes un goulu ou un e dromadaire dont on sait qu'ils ont des bouches immenses.

 

Plus la poitrine est vaste, plus la poitrine est grosse, plus la responsabilité est écrasante, saurons-nous nous en occuper à sa juste mesure ? La grosse poitrine est un continent trop vaste sur lequel je me perds, sur lequel je ne sais pas où poser les mains de peur d'oublier en recoin, d'ignorer une zone érogène ; il faudrait pouvoir quadriller les fortes poitrines pour être sûr d'en stimuler toutes les zones.

 

Bien sûr, la forte poitrine possède le charme de l'exotisme, il m'arrive de me demander comment ça se passe avec eux, c'est comment avec elles, avec elles qui en ont une grosse poitrine. Alors la forte poitrine m'excite, parfois elle hante mes fantasmes, mais c'est toujours fugace parce que en dehors de ce charme exotique, je ne lui trouve pas de réel fondement érotique. D'ailleurs si vous étiez amenés à feuilleter l’album visuel de mes fantasmes vous y trouveriez des choses belles, des choses choquantes, mais presque pas de filles à fortes poitrine, même pas des blondes. 

 

La petite poitrine est si belle quand elle se porte nue, tétons dressés dans l'air frais du matin, la petite poitrine est fière, elle est mutine, elle est insolente quand elle est défie les lois de l'apesanteur et qu'elle pointe vers le ciel comme une provocation à dieu ou aux étoiles. Les petites poitrines prennent mieux la lumière que les fortes poitrines, les gros seins accentuent le relief qui accentue les ombres là où les petits seins se gorgent de lumière.

 

Mais petite ou forte une paire de sein ne fera jamais la différence au sein de mes relations humaines et sociales et sexuelles ; on peut bien avoir une préférence, une passion, un goût prononcé pour telle ou telle taille de bonnet ça n'empêche pas de vivre.

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Publié le 22 Octobre 2013

C'est être vivant - c'est chercher du sens au fait d'être vivant - c'est de faire des choix - c'est de faire pipi et caca et de respirer - c'est de boire et de manger - c'est de ressentir des choses - c'est d'être au contact de stimulus du monde extérieur - c'est de croire - c'est de chercher - c'est de vouloir comprendre - c'est de créer - c'est d'habiter le monde - c'est de se divertir - c'est de faire des listes - c'est d'avoir peur - c'est de souffrir - c'est d'éprouver des plaisirs - c'est d’échafauder une culture transmissible - c'est se lier - c'est mourir un jour - c'est d'être là - c'est être là - c'est d'être soumis au temps - c'est être victime de l'entropie - c'est manger des cupcakes - c'est d'être inscrit dans le règne animal - c'est sûrement encore beaucoup de choses, mais j'ai la sensation et l'espoir que vous n’avez pas besoin que je vous renseigne sur tout ce que ça peut être d’autre parce que vous le savez déjà

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