Publié le 30 Avril 2012

le sens bourgeois, la rythmique grégorienne comme dans les gorges des courtisanes géorgiennes qui, les talons hauts coulés le béton à force d’usiter les parcelles bétonnés et le goudron qui défilent sous ces plumes d’artifices qu’elles portent en parures décoratives, peuplent l’imaginaire des franges urbaines, zones interlopes où le fil acéré des lumières nocturnes découpe un bestiaire palpitant d’animaux holographiques qui ne vivent que dans le faisceau lumineux et qui n’ont plus plaisir à partager leurs seins avec l’indifférence populaire de la clientèle gisant à leur coté sur la langue bitumière qui déblatère et crache les hommes le long des organes visqueux jusqu’au pieds des tours d’ivoires pour qu’ils puissent levant la tête apercevoir les silhouettes aguichantes de naïveté et d’innocence de ces princesses qui apprennent à ne rien savoir de ce qu’il se passe derrière leurs vitres, poupées dociles et princières calibrées pour que les pyromanes mettent le feu aux mondes surtout celui d’ici mais dans la rues les hommes préfèrent toujours tourner autour des animaux apprivoisés qui se découvrent dans le jaune pisse qui pleut des réverbères et qu’ils pourront dresser pour une poignée de monnaie parce qu’il est toujours plus simple de payer que de partir à l’assaut du verre et de l’ivoire sans être sûr que sous leurs jupons les princesses soient prêtent se souiller la couenne au coin du désenchantement ; on ira s’abreuver à l’eau des Atlantes et sortir nos animaux sur les grands boulevards en espérant pouvoir retenir entre nos mains la liesse populiste dont s’hérissent nos chemins de croix ; ta bonne conscience n’aura jamais raison de moi et la raison de soi et dans le fond toujours un raison d’état et à l’ordre mondial du jour l’état semble avoir toujours raison il serai donc raisonnable d’avoir toujours sa raison pour soi ; je suis insubmersible dans les rues noctambules même baignées par la déraison diluvienne

 

# la rue # la nuit # la pluie # les femmes # les putes # les pélicans # la palme # et l’or

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Publié le 29 Avril 2012

l’émergence de la pensée transsexuelle, pittoresque vision de la ménagère ; celle de moins de 5O ans, la femelle menstruée grande consommatrice et prescriptrice de tendance en matière de matière absorbante et en terme d’eau thermale source de grande interrogation pour le sexe faible, le sexe humide, le sexe mouillé, celui qui se questionne de savoir si l’eau est plus douce ou plus dure que la texture de l’acier des pistons qui font bouger la voiture ; l’émergence d’une pensée transsexuelle fera peut être la nique à l’absurde clivage de ceux qui portent le stetson et ceux plus docile qui portent la culotte, parce qu’on se le dise si on porte la culotte c’est par respect du consensus social ; on est tous travaillé dans l’inconscient par la pulsion des sans culottes la fougue libertaire plus que libertine, la fougue révolutionnaire même si bien sûr l’ombre du sang culotte est une oraisons féminine et funèbre à bien des élans romantiques, amoureux, révolutionnaire et fantasmatique, parce que patauger dans le sang n’est un plaisir que pour une poignée de phalange spartiate et quelques hédonistes écrivains qui savent avant tout que quelque soit le fluide dans lequel on plonge sa plume plus c’est organique et plus la prose sera lyrique, bestiale, dantesque ; le travailleur prolétaire ne vit qu’à la sueur de son front, l’écrivain lui-même s’il caresse son front par la gauche sait vivre aux dépends ou grâce aux fluides extracorporels des autres, des muses, des connes et de quelques proies et de garces aussi

 

#sans culotte # fluide corporel

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Publié le 28 Avril 2012

le souffle est chaud et le vent est ce souffle chaud et tiède qui ébouriffe les cheveux des cendrillons aux yeux desquelles les larmes perlent quand elles apprennent qu’il est l’heure des citrouilles et le bal des fous aux parfums d’oxyde de souffre, chèvre feuille et sueur fraîchement coulée sur un grain de peau imparfait arrive à sa fin ; l’heure de rentrer, pieds nus dans les herbes marcher dans la nuit la caresser brusque du vent chaud chalouper la silhouette à pas renverser ; de l’herbe et puis du sable et du sable et puis des cendres et des centres à la poussière marcher à travers le temps jusqu’à cet instant où les volcans se réveillent enfin tirés d’un longtemps rêve dans le grondement minéral des failles qui s’ouvrent, vapeur toxique, nuages de cendres qui descendent jusqu’aux pieds des cendrillons, le chant des grillons et les rêves grillés, neurones en berne bien avant l’aube quand les illusions petit à petit s’éteignent sous la robe et se dérobent au réel, les traces s’effacent, le vent balaye les cendres et les poussières, les fluides racés mêlés le long des joues qui défilent au fil du calendrier, dans le loin les calandres chromées piquetées de phares étirent la nuit jusqu’à au-delà du petit matin jusqu’au moment des tasses pleines et du tas de fringues sur le sol, pied du lit et talons hauts au pied d’une ombre géorgienne

 

# de mal en pis

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Publié le 27 Avril 2012

j’ai connu la photographie au temps de l’argentique et j’ai eu la chance de pouvoir tirer mes photos moi-même, seul dans ma chambre - noire - pendant des nuits blanches. Aujourd’hui on peut rester des heures à retoucher ses images sur un logiciel mais ça ne remplacera jamais l’expérience du tirage, les odeurs de la chimie, le bruit du minuteur, les lampes inactinique, l’expérience empirique du développement, toucher le papier vierge dans le noir, la sensualité des gestes et surtout la magie du moment où tu mets ton papier dans le révélateur et que l’image émerge. C’est cette magie là que le numérique a tué. Aujourd’hui en dix minutes on peut calibrer sa photo, passer commande d’un beau tirage sur internet et recevoir son image une semaine après ; je ne dis pas que cette photo née du virtuel est au finale moins bonne que son ancêtre argentique, si ça se trouve elle est même meilleure. Mais dans son processus de création il n’y a plus de magie. Alors je suis peut-être un vieux réac’ qui vitupère contre un progrès inévitable et si c’est le cas je l’assume totalement mais aujourd’hui je suis nostalgique de cette époque où la photographie était quelque chose de charnel, expérience sensorielle, tactile, sensuelle, physique, celui qui ne s’est jamais enfermé dans une chambre noire avec une jeune femme ne peut pas dire qu’il connait la photographie ; espace réduit surchauffé éclairé par la lumière rouge, les corps qui se frôlent et surtout cette extraordinaire instant de magie quand l’image survient. J’ai eu la chance de pousser l’expérience jusqu’à développer mes photos à l’éponge, faire corps avec la chimie, frotter et caresser le papier photo jusqu’à ce que l’image émerge sous les yeux, sous le geste. La photographie dématérialisé est une perte, un drame, un échec du futur - et encore je vous épargne le couplet sur le matériel toujours plus petit, plus léger, plus réactif, plus intuitif et moins contraignant - . La photo numérique à tué une la magie et aujourd’hui la dernière magie possible c’est qu’en quelques minutes, heures ou jours la plus modeste de mes photos peut-être vue par des centaines de personnes, peut être même des milliers …

 

#vieux réac’ #photographe numérique #cracher dans la soupe

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Publié le 26 Avril 2012

la société France est encore ou déjà devenue d’une grande pudibonderie, une fillette en jupe, un homme de pouvoir en libertinage, un vote de la mauvaise couleur et très vite la société détourne la tête ne laissant voir que le rouge qui lui monte aux joues - ce qui n’a rien de politique - alors il m’arrive d’être surpris, saisi, étonné quand une publicité fait l’apologie de l’inceste. Aux heures de grandes écoutes Playboy nous raconte que son gel douche permet à un homme qui stoppe un ascenseur peut se retrouver en tête à tête non pas avec une jolie fille immédiatement sous son charme prête à se donner à lui comme si l’avenir en dépendait mais avec une jolie fille et sa sœur et sa sœur. Oui trois sœurs jumelles - donc des triplées mais le terme est moins érotique que sœur jumelles et puis si deux sont jumelles entre elles et deux autres jumelles entre elles alors les trois sont jumelles entre elles CQFD - qui sont prêtes à perdre toute pudeur pour se jeter sur l’homme qui a eu la bonne idée de se laver avant de prendre l’ascenseur. Si mettre en situation un homme sur le point de coucher avec trois sœurs en même temps dans un ascenseur n’est pas l’apologie de l’inceste alors ça ne peut qu’être l’apologie du GHB. Dans les deux cas la publicité est intrigante d’autant plus dans le paysage puritain à la française. Et malgré la dimension incestueuse de la pub je ne suis même pas sûr d’avoir envie de me laver avec le gel douche Playboy. Parce que bon que les effluves du gel douche fassent tomber les inhibitions de trois jeunes femmes sœurs et sexy c’est une chose mais il faudrait aussi qu’elles abolissent ce que j’ai d’éthique et de morale. Bon j’admets ce n’est peut être pas ce qu’il y aura de plus dur. Mais ensuite une fois passé l’écueil que constitue l’idée de faire l’amour avec trois sœurs il faut être en mesure de se sentir à la hauteur de ce défi. Sœur ou pas satisfaire trois femmes en même temps n’est pas une chose à la portée de tout le monde, même si on est bien propre. C’est vrai qu’un homme et deux femmes est une de ces images d’Epinal qui traversent la fantasmatique masculine de base, mais du fantasme au réel et surtout de deux à trois femmes il y a des petites marches que le gel douche doit être en mesure de m’aider à franchir. Parce que je doute qu’être bien propre décuple mes capacités à accomplir des prouesses sexuelles. Et puis il faut être réaliste, je ne suis pas dupe ce n’est que de la publicité, j’ai déjà essayé les gels douche Axe et jusqu’à présent je n’ai fait tomber aucuns anges, aucunes amazones n’a accourue vers moi et je n’ai encore pas vu deux jolies femmes s’hybrider pour en former une nouvelle encore plus bonne et pourtant c’était l’effet publicitaire qui me plaisait le plus. Je crois que ces histoires de gels douche ne sont que des promesses marketing, le seul vrai secret de la séduction instantanée reste et restera l’odeur capiteuse d’un parfum de rois : Drakkar Noir ! Soyons sérieux, si le gel douche Playboy avait un quart des pouvoirs qu’on lui prétend ça serai la ruine des dealers de GHB et ça mettrait un vrai coup d’arrêt à la prostitution. Parce que même si un gel douche reste cher c’est toujours plus abordable qu’une passe avec une prostituée, d’autant plus qu’à priori il n’est pas nécessaire de vider tout le gel douche d’un coup pour bénéficier des effets ; enfin je dis ça mais la publicité reste très évasive sur la question, si ça se trouve il est nécessaire d’utiliser la totalité du contenu d’un flacon pour espérer provoquer l’inceste des sœurs jumelles et des triplées … Et encore même à ce prix là je suis sûr que ça doit rester moins cher que la prostitution. La France est donc encore bien puritaine mais heureusement que la publicité nous offre de beaux espaces de rêveries

 

# ironie du sort # pub gel douche Playboy # soyez propre qu’ils disaient

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Publié le 25 Avril 2012

il a baissé le store devant la fenêtre pour ne pas voir le vent qui hérisse la nature hors de son confort de saison. L’exposition printanière dressée en façade est mise à sac par le vent, juste là, dehors, derrière la vitre, le souffle comme force non visible que l’on sait présente simplement parce qu’elle fait plier les branches, qu’elle brasse ce qui bourgeonne et qu’elle fait peser sur les éphémères formations florales un poids précoce pour la saison. Il a descendu le store comme on lève une barrière, pas parce qu’il a peur de la tempête qui rôde et déplace le grain épais de son ombres de nuages en nuages et d’épées en épées sans encore sanctionner le réel de sa violence larvée mais parce que la tempête le fascine et le distrait jusqu’à ce que son attention soit déviée comme on détourne le lit d’une rivière. S’il ne lève pas de barrage alors elle coulera comme un ruisseau et ira se perdre dans les flots suspendus qui menacent de tomber. Il descend le store comme on prend un abri, comme on ferme une porte sur soi et qu’une bougie à la main on part arpenter un espace clos à l’abri de la pluie, du vent, des branches en mouvement et de ce ciel métallique comme un couvercle de plomb en fusion froide. Il c’est assit là où, depuis la fenêtre, il ne peut voir qu’un pan de mur vierge comme au premier jour, une vue bouchée comme une boucle à remonter le temps jusqu’aux origines immaculées, surface plane sur laquelle le monde n’a plus qu’à se projeter ; surface simple infiniment neutre à la surface, réactif idéal pour les réactions millénaires ou au mieux centenaires. Dans les senteurs de bois, de fumées, d’orages, d’herbes mouillées et du persil bercé par la rage ostensible du vent il se cale, se cloitre, se calfeutre dans son esprit jusqu’à ce qu’émerge en lui l’idée nette, surgissante et fulgurante comme une chose déjà su qu’il veut aller en Hongrie, Budapest et l’intuition qu’il se joue à cette place un rouage de l’histoire moins minuscule qu’il n’y apparait, trouver une muse hongroise, guide et bourreau de la dévoyassions de l’éthique et l’exacerbation des idéaux

 

# glissement réel # réel # et son reflet profane

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Publié le 24 Avril 2012

fouiller la frontière illégale entre le conforme et l’illégal, la douce frontière de tes 15 ans, petite tenue et toilette désuète et éphémère et cette pluie d’hiver qui bat sur les vitres immenses du vestiaire où une horde réduite de jeunes danseuses, éternelles débutantes au corps courtisant de la pointes aux pieds les esquisses d’un art en mouvement et l’eau glacée qui se déverse sans cesse sur les fenêtres vitrées a en délaver les plus rouges rêves nocturnes, ceux qui en temps normal incendient les inconscients de ces petits rats en culottes courtes qui aspirent de nuit en nuit à des cascades d’illusions, la cuisse légère des rêves secrets ; et quelques clous dans un corps que l’on fixe à une croix ou un poteau, au pilori du mâle qui joue à pile ou face le chant des conséquences, la maladresse à venir et l’aube du lendemain, petit matin brumeux quand ta poitrine se joint au geste et le geste à la main et la main à ton cœur et donc à la chaire entre lui et moi et quand la conscience et l’éthique et le corps à l’ouvrage dans l’étroit état de ton adolescence entrent en échos alors le monde s’ébranle et la fragile lisière marginale entre le matin vierge et le crépuscule vénéneux des embruns du soir frénétique qui fouettent, battent et rebattent encore à ton corps sans défense se déplace ; vapeur mouvante dans les encres noires de la désespérance dans un grand verre d’eau

 

# l’eau et les bulles

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 23 Avril 2012

Il pleut, toujours plus que la dose, ding dong ton heure tourne petit phénomène, phonème féminin qui consume plus d’une consonne, petit nom polonais et le A qui colle ton cul de femme comme dans les pays russes et ta petite personne qui se lave, tes cheveux sentent le chlore et tes yeux la frayeur interlope, la peur du dérèglement, pas climatique, ni hormonal, non toi tu as juste peur que la petite tempête éphémère et hystérique qui ébouriffe tes cheveux comme le vent envole la cendre et fait frémir l’océan gris de ton cerveau contamine ta vallée, ton petit univers à la merci d’une martingale à faire gonfler de peur les ballons rouges qui ornent les hauts plafonds de ta chambre figée entre deux âges, celui de ton innocence et celui plus fugace de ton dévoilement, la peur d’un grand dire, les mots en gras dits et écrits par le doux d’un maître en haut d’un château, tu as peuplé ta vallée folle d’herbes vertes et de chimères en armures, de monstres à écailles, de bourreaux avec leur bites et leur couteau et de chanson de gestes solitaires faisant le conte des milles et une failles, cascade de dents en dents, cannibale de sa scénographie intérieure jusqu’à ce que l’équilibre des trous trouve le rapport de force à l’égale équation de ton équilibre ; manifestation manifeste de ceux qui ne font pas de manies et moi, oui moi j’ai sommeil

 

# dictateur du hastag

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Publié le 22 Avril 2012

la claque droitière, la France forte et en eau-forte gravure acide et morsure chimique dans le marbre républicain, tirer à boulet rouge sur les rouages draconiens. Je suis allé voter et puis j’ai fait l’autruche numérique en coupant internet parce que j’aime c’est le rituel électoral, la solennité du 20 heures et de ce geste du dévoilement, tout le plaisir épicurien d’une élection présidentielle se joue dans le dévoilement, passer de l’ignorance au savoir avec cet état d’apesanteur et d’aveuglement comme lorsque l’on entre dans une pièce, un été, aveuglement ménagé aménageant un instant précieux où l’on est saisi, papillons en plein vole, entomologiste électoral secondes après heures et les partitions unilatérale, merles menteurs de toutes les couleurs et l’échec ; faisons choir et couiner les femmes trop grosses, faisons mourir les vieux, mettre au pilori les étrangers, les enfants à l’usines, les patrons aux spas, les châteaux en Espagne, instituteurs de plateau télé entre le bacon et la pomme frites, la risée brulante quand les cons veulent écrire des brulots, les noirs, les jeunes, les femmes et les primo électeurs en première ligne, chaire à farcir dans les canons de la bonne route et la banqueroute à deux doigts, à demain, dix minutes de grillades et une tête de cuir, ta gueule tannée dans la télévision ; une visée de société pour un projet sous marin, c’est marrant moi je ne fais rien de bon en ce soir d’élection et même pas une bribe d’érection, rien du tout, Marianne ne sera pas ma muse, ni son viole, ni même si elle a les seins de Laetitia Casta et la cuisse dans l’eau marine, l’élection ne fera pas de poésie, avec le second tour on entre dans le bourbier, c’est notre Vietnam à nous les trentenaires de la classe moyennement bourgeoise ; mais comme je parle comme un con ébranlé je vais me taire pour soir ce

 

# 20 %

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Publié le 21 Avril 2012

Aux faveurs interlopes et à l’ombre de deux chinois, un groupe de vieilles femmes aux odeurs de nouilles et une ribambelle de petites filles saveur safranée se déplacent dans la fumée qui tripote l’air épais du soir ; l’été était dense sur l’autoroute de l’enfer, route à péage pour pneu ailés un peu aidé par les chemins de la communication, comme une union de toi et moi et des silences, science précieuse, précise et presque osée de s’écouter ne pas parler, s’entendre dire, se tendre, se dire s’étendre et dire est chose aisée mais entendre entre les silences révèle l’art de la communication ; un rang de femme dans une boucherie, une ronde de petite fille dans un fumoir, pas besoin qu’elles ne parlent pour que parle la scène, pas besoin qu’elles vous chantent l’enfer des fumoirs d’Asie pour que vous entendiez les gouttes muettes louvoyer sur le grain de leur peau, larmoyant à petites eaux jusqu’à faire de grands océans décidément déments comme le sont toujours les grands déserts, de sable, de glace, de pierre, d’eau ou du bitume ; voyager à l’encontre des grands espaces de déraison ne peut s’envisager à qu’à condition de savoir se parler, s’écouter et s’entendre soi, redondance égotique plus que navrant narcissisme et parfois les plus grands déserts sont les hommes, les femmes ou même toi sauf que toi je ne te traverse pas, ni à pied ni à rien, homme et femme jamais ne se traversent, au mieux ils hésitent, vont et viennent puis se quitte, tant qu’à y être parlent seuls et déplorent seuls de le faire ; séduisant cynisme de la vie et des aspérités absurdes du sens commun

 

# dans le cuir # dans la boue # sur le fil

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