Publié le 31 Octobre 2016

Il faut un monstre à toutes choses et à tout monde. Il faut des mondes où pulluler entre l’exil et le retour, la magie noire et les nuits de banlieue. Et le jour où le monde, éternel et immuable tombe et retombe dans le cycle lisse du chaos d’un éternel retour, lorsque les coutures du monde creusent des crevasses et dresse des monts sans nom à la surface du réel alors il faut des héros. Le retour d’un héros, renaissance vagabonde en quête de monde à sauver, rétrécir les légendes pour mieux combler les océans de temps aux rivages farouches.

Conan, le Vagabond de Robert E. Howard, L’invention de Morel d’Adolfo Bioy Casares et Légendes du mythe de Cthulhu d’un homme que l’on nome Lovecraft ainsi viennent trois fois un pilier ou trois têtes de pont d’un même univers fantasmatique ou la science n’est que fiction et les actions de l’héroïsme aux fantaisies d’un éternel retour. Et s’il y a un point commun c’est que tout cela se joue sur de l’encre et du papier, coupé, calé, couplé en livre, ouvrages singuliers qui s’ouvrent comme des portes et se transportent comme des objets. Des trois deux sont des figures ayant réussies le pari d’incarner un genre. Le troisième est venu à moi sous une sobre couverture annonçant détenir les chefs-d’œuvre de la Science-Fiction. Bonjour monsieur, vous venez de la part de Borges ? Alors entrez ! Dépense ? 2 euros ? Destination ? La bibliothèque chinée et mes lectures d’hiver. J’espère qu’il ne sera pas long à faire pleurer le froid sur la nuit, j’ai envie d’y lire.

Et pourquoi ce n’est pas fini ?

Parce que Les Fleurs du Mal et autres poèmes d’un monsieur Baudelaire. Si mes comptes sont justes ça doit être la sixième édition différente avec la couverture cernée par le filigrane de Flammarion des années 60. Pour lui 1 euro, ce qui est cher pour un ouvrage que l’on a déjà en six ou sept exemplaire mais que dire, quand on aime on ne compte pas ; pourtant j’aime et le compte, je décompte.

Je ne sais pas. Non, je ne sais pas. Ce que je sais c’est que je déteste les gens qui écrivent qu’ils ne savent pas, comme ceux qui disent qu’ils n’ont pas les mots pour dire. Mais quoi qu’il en soit j’ai éprouvé un profond plaisir en chinant ces ouvrages ce week-end. Comme une évidence. Une pulsion qui s’ouvrait comme une envie de lecture. Et l’impression indistincte et surannée que l’on connaît quand on retrouve une vieille amie.

Pas de la nostalgie, juste une forme de plaisir avec notre main dans sa culotte pour lui tourner les pages et clouer le bec aux moineaux et aux mauvaises augures. Il n’y a pas d’anges, ni de démons, c’est la fête des morts et je suis vivant. Ce n’est pas mon jour alors. Et durant cet interstice j’explore une forme hybride de rédaction pour vous parler des livres chinés en vide-grenier ce week-end.

87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine

87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine

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Publié le 30 Octobre 2016

Ok, je vais devoir admettre que je commence à fatiguer un peu ; nuits courtes, réveils matinaux et l’esprit qui jamais ne se repose. Physiquement je n’ai pas l’impression de ressentir la fatigue et je n’éprouve pas l’appel du sommeil, mais j'ai des flashs qui s'agitent devant mes yeux et le regard qui fige dans le vague ; ça devrait me mettre la puce à l'oreille et envisager une sieste

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #recyclage

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Publié le 29 Octobre 2016

Je ne suis pas riche, financièrement. Et à quoi bon l’être, l’argent me brûle les doigts et je conchie la perspective de la société de consommation. Non, je ne suis pas riche. Mais tant que je peux rentrer chez moi au milieu de la nuit, lever le nez dans ce ciel d’hiver et ressentir la caresse dentelée du froid. Tant que je pourrais pisser là, dehors, dans l’herbe, sous le regard des milliers d’étoiles et sur le sol de ma parcelle de Terre alors je serai riche de l’exaltation que je ressens.

Ni posture ni prosélytisme. Seulement la vérité éphémère d’une sensation.

Une vérité pareille à l’orgasme, intense, complexe, firmament de l’intériorité à la frontière de la communicabilité. Qu’importe comme et pourquoi tu jouis lorsque cela arrive tu sais que c’est en train de se produire. Cette vérité est identique.

J’ai la richesse de pisser dehors au milieu de la nuit ; ringard. J’ai la richesse d’éprouver l’expression de ma liberté lorsque je peux vivre cet instant, ma véritable richesse. Et si je pouvais le faire je voudrais bien vous la foutre dans la gueule en pissant sur vos chaussures.

Je ne suis pas dupe, la sensation aura disparue bien avant l’aube. Mais comme le soleil, je peux compter sur elle pour revenir encore assez longtemps pour que je meurs avant elle.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #retard, #Je est un Blog

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Publié le 28 Octobre 2016

Ou ex

Ou ex

Tasse cassées

Pétoire dans tes mains

Comme une putain

Qui dans sa main

A une tasse cassée

Idiote je dis deux fois idiote

Idiote majuscule

Tes courbes me maculent

Ou ex

J’ai la gorge cassé

Esprit de papier

La voie éraillée

Drôle de cheminée

J’suis de porcelaine

La faïence des chiottes

Pisseuses sans culotte

Dieu ne met pas de capote

Litanie et sodomie

J’entre dans ta tête

J’y rentre par derrière

Et sans main au cul

Pas de préliminaire

Propos liminaire

Idiot et casse-pieds

De la tête aux pieds

Je scrute ma colonne

Elle est vertébrale

Et la boîte crânienne

Elle est dépassée

Je brise ma colonne

Sur un tétraèdre

Une mutilation

Passage à l’action

Tous les engrenages

Ou ex

Tous les engrenages

Ou ex

Les cœurs d’Android

N’arrivent pas à l’heure

Ils ne parviennent pas

Sentiments retards

Comme tous les métros

Qui ne sont pas là

Rames électriques

Pour brasser de l’eau

Électrocution

Sous tes isolants

La laine est mouillée

Comme tes dessous

Culotte mouillée

La sirène coule devant la police

Tous les girophares

Braqués sur ses yeux

Avant qu’elle s’envole

Avec l’huile de crabe

Et son plein panier

Comme le chaperon

Voulant éventrer le ventre du lion

 D’affables africains affrontent les hommes

Devant les toilettes de celui qu’est dieu

On voudra bien boire l’eau de sa cuvette

Et puis on rentra à bord de sa Corvette

J’ignore les mouettes

Et l’art du cynisme

Je ne suis qu’un robot

Et un homonyme

 

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #poésie, #Fantasmagorie

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Publié le 27 Octobre 2016

Ava plonge sa main dans son sac. Elle fouille avec une pointe de frénésie jusqu’à ce que sa paume rencontre la surface rigide et froide de son flingue. Rassurée par la présence phallique cachée dans son sac Ava prend une profonde respiration et en hurlant un juron outrancier elle sort son arme et braque le buraliste.

- Putains de grosses merdes ne jouez pas aux cons !

Ava s’est lancée. L’adrénaline coule dans son sang, elle irrigue tout son corps et une partie de son âme. L’irruption radicale de cette arme à feu dans le bureau de tabac à un effet de sidération sur les deux personnes qui sont restées figées et silencieuses.

- Bouge ton gros cul la vieille ! Et toi la fiotte si tu veux pas te prendre une cartouche en plein tête dépêches toi de m’en filer une ! Des Marlboro !

Bien sûr Ava sait très bien qu’un pistolet ne tir pas de cartouche mais des balles. Pourtant elle trouve que sa réplique claque bien. Malgré sa punchline bien envoyée personne ne bouge et Ava sent la colère gronder.

- Putain la vieille tu ne comprends rien !

Du revers de sa main libre Ava frappe la femme âgée en plein visage. Celle ci titube un instant avant de perdre l’équilibre et s’écrouler dans la presse quotidienne. Ava crispe ses doigts sur la crosse de son arme. Elle ne fait qu’un avec le canon du pistolet qu’elle braque. Elle prend conscience de la valeur d’un bras armé. Le buraliste bredouille, il tremble aussi et la jeune fille jubile.

- Je t’ai dis une putain de cartouche de Marlboro merde !

Ava se raidie, elle est arcboutée sur le fil de la réalité prête à basculer d’un côté ou de l’autre. Transi d’effroi et encore sidéré de la situation le buraliste parvient quand même à sortir de sa léthargie comportementale. Il se penche pour saisir la cartouche de cigarette. Au sol la vieille dame sanglote et Ava la trouve bien pathétique. Voyant que le dénouement est proche, d’un geste vif Ava rafle des sucreries sur les présentoirs qui encadrent le comptoir. Elle enfourne des poignées de bonbons et des trucs chocolatés dans son sac. Lorsque l’homme pose la cartouche devant lui Ava tente de la mettre elle aussi dans son sac mais elle dépasse. Ava s’en fout, c’est fini.

Ava et son atavisme

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche

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Publié le 26 Octobre 2016

Je connais pour la première fois le crépuscule automnal des vide-greniers. Je me suis lancé dans le projet de chiner ma bibliothèque au printemps, les vide-greniers pullulaient et je courrais partout couvrir les potentiels du hasard et des rencontres. Et puis il y a eu l’été, c’était comme routine délicate et délicieuse qui ronronnait dans la chaleur oisive des mois vacanciers. Et voilà qu’il y a eu septembre et puis octobre, les matins nuits et la fraîcheur qui m’arrache des sourires d’être levé si tôt, les vide-greniers humides de rosée quand ils ne sont pas pluvieux. Et pourtant, heureusement, j’irai même à dire naturellement, je continu de chiner des livres.

Ce week-end j’ai pu rentrer avec deux livres de poésie. D’accord deux livres que je possède déjà mais que je ne me lasse pas de rapporter chez moi. Le premier ouvrage c’est celui pour lequel j’ai accepté l’idée d’une collection. Il s’agit d’une édition des Fleurs Du Mal de Baudelaire. C’est ma petite amie qui a repérer le livre, merci à elle, merci à toi. C’est une édition de chez Flammarion sortie en 2008, une édition que j’aime à classer parmi les livres d’écoles, avec une présentation d’une trentaine de page, une chronologie du poète, l’œuvre complète et un dossier pour parfaire l’approche de l’œuvre. C’est le sixième exemplaire des Fleurs du Mal que je chine, et la cinquième édition différente.

Autre poète à faire son retour dans la bibliothèque chinée c’est Aragon avec son œuvre Les yeux d’Elsa. Encore un livre que j’ai déjà chiné avant. Plus précisément je l’ai chiné lors du premier vide-grenier que j’ai fais après avoir formalisé ce projet de chiner sa bibliothèque. Aragon peut revenir avec Les yeux d’Elsa tant qu’il veut, tant qu’il peut, il n’est pas prêt de me lasser. Et même si cette édition de 1964 n’est pas très glamour la poésie est intacte. Un jour je trouverai une idée pour offrir à ceux et celles qui le désirent les ouvrages que j’ai en plusieurs exemplaires et je n’ai aucun doute quand au fait que Les yeux d’Elsa trouveront des yeux de lecteurs pour les emporter.  

Je me souviens qu’à une époque Enki Bilal tenait le haut de la hype, il fallait avoir vu, lu et aimé les bandes dessinées et les dessins de cet auteur qui me semblait énigmatique et mystérieux parce que je devais associer ses thèmes et ses personnages à sa personne. Pourtant je n’ai jamais lu Enki Bilal même si j’ai feuilleté quelques-unes de ses bandes dessinées j’ai des amis, des connaissances. Ma première réelle rencontre avec une de ses œuvres c’est avec son film Immortel, ad vitam qui me laissa un goût de génie inachevé. Ce dimanche en voyant parmi les livres de poches une couverture avec Enki Bilal je m’y suis tout de suite intéressé. C’est l’édition de 1983 chez Pocket BD de Partie de Chasse. Je ne suis pas un habitué des bandes dessinées, encore moins des bandes dessinées format poche mais pour découvrir l’œuvre de cet artiste de renom je ne vois pas où le problème. Surtout que l’ouvrage est en train bon état.

Voilà les trois nouveaux ouvrages qui entrent dans le projet de chiner sa bibliothèque. Et pour ces trois livres je n’ai dépensé que 2 euros. Si les vide-greniers se font plus rares je vais pouvoir certainement me mettre à jour de tous les retours que j’ai en retard et même reprendre un peu de sommeil perdu. Mais si ces idées là me sont plutôt agréables je ne souhaite pas pour autant la fin de la saison des vide-greniers, d’une part parce que je n’ai pas fini mes cadeaux de noël mais surtout parce que j’aime ça et que ça risque de vite me manquer.

Avec ces trois nouveaux livres la somme totale dépensée s'élève à 84 euros. Ne croyez pas que je donne le prix pour paraître, c'est seulement pour moi m'en rappeler et jauger de la dépense et du coût du projet. En supplément vous pouvez voir un casse-noix crocodile en cuivre chiné lui aussi ce week-end
Avec ces trois nouveaux livres la somme totale dépensée s'élève à 84 euros. Ne croyez pas que je donne le prix pour paraître, c'est seulement pour moi m'en rappeler et jauger de la dépense et du coût du projet. En supplément vous pouvez voir un casse-noix crocodile en cuivre chiné lui aussi ce week-end

Avec ces trois nouveaux livres la somme totale dépensée s'élève à 84 euros. Ne croyez pas que je donne le prix pour paraître, c'est seulement pour moi m'en rappeler et jauger de la dépense et du coût du projet. En supplément vous pouvez voir un casse-noix crocodile en cuivre chiné lui aussi ce week-end

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Publié le 25 Octobre 2016

Il y a quelques jours pour combler la case de l'article que je dois rédiger quotidiennement pour ce blog j'ai écris un truc. Et j'ai appelé ça Une Ava parce que c'est le prénom que j'ai choisi pour l'héroïne et que je manquais d'idée pour le titre. En plus je ne savais pas où j'allais avec ça. D'ailleurs j'avais prévu d'aller nulle part avec. Et puis l'idée m'a travaillé et j'ai essayé de lui rendre la pareille en le travaillant un peu. J'ai donc repris Une Ava, j'ai retouché la pierre initiale et j'ai écris une suite. Peut-être que je vais encore écrire une suite, et une suite jusqu'à ce que le texte devienne une nouvelle ou un roman. Pour le moment ce n'est pas exactement l'idée vu que je manque un peu d'idée pour voir où mener mon Ava.

Voici un extrait.

[...] Tandis qu’elle marche dans la rue anonyme, intérieurement Ava jubile de se sentir si libre pendant que les autres filles de son âge sont asservies par les livres et les pulsions castratrices des professeurs. Elle marche longtemps comme une promeneuse en errance. La jeune fille en goguette et en manque de nicotine quitte les frontières invisibles du quartier. Elle se déplace comme si elle ne savait pas où aller, comme si elle découvrait la ville pour la première fois. Elle déambule dans la citée comme un pétale de fleur au printemps est porté par la brise. Ava lance des regards furtifs autour d’elle comme pour mieux voir que personne ne la regarde. Et après l’arrêt de bus elle prend la première à droite.

Enfin Ava est en vue d’un buraliste et son manque de cigarette lui lance un dernier appel à l’aide. D’un pas décidé à calmer le manque que son corps ressent elle pénètre dans l’échoppe. Un homme d’une cinquantaine d’années est en train de régler son paquet de cigarette mentholées et Ava s’en amuse. Ignorant des moqueries mutiques de l’adolescente l’homme se retourne, la croise et quitte la boutique. Le comptoir est maintenant pris d’assaut par une vieille dame venue valider ses numéros de loterie avec la valse lente des rombières qui ne sont pas pressées. [...]

Un Ava

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #écrire

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Publié le 24 Octobre 2016

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Pictogranimation, #Prose, #poésie

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Publié le 23 Octobre 2016

J’ai oublié quand est-ce que j’ai accepté l’idée que je voulais écrire ; écrire pour écrire je veux dire. Et par extasions j’avais aussi curieusement oublié l’histoire que je voulais écrire pour écrire et que je n’ai jamais écrite. Et il y a quelques jours en conduisant – parce que toutes les pensées naissent et vivent en voiture ou sous la douche – mon esprit est retombé sur cette idée initiale. Je ne sais pas d’où cette idée est revenue, mais elle était là de nouveau présente à la surface de mon cerveau.

 

C’était l’histoire d’une fée. Pas n’importe quelle fée mais la toute première fée à être apparue dans la société à une époque pré-futuriste. Le récit aurait commencé bien après que cette fée soit apparue ; j’avais choisi d’ancrer le récit dans le temps de sa déchéance. En fait j’avais une idée très précise de la scène d’ouverture.

 

C’est une fée dans l’imagerie classique du genre avec des ailes scintillante, une tenue courte et des paillettes un peu partout. Elle se tient seule dans une ruelle glauque comme je les aime. Ses doigts se crispent légèrement sur sa jupe pour la retrousser un peu et là, debout dans la ruelle, elle urine. J’aimais l’image de déchéance légèrement transgressive de cette fée, image immaculée de la pureté en train de faire pipi dans une ruelle souillée.

 

C’était mon point de départ. Je voulais ensuite raconter toute le parcourt de la fée, l’impact qu’elle avait eu sur la société lorsqu’elle est apparue sur Terre. Comment l’apparition d’un tel personnage avait fait bouger les lignes de conscience et la conception du monde. J’aurai développé l’intérêt médiatique et scientifique autour de sa personne. Puis, après cette phase de starification extrême, d’autres personnages féériques seraient arrivés sur Terre, mieux qu’elle, plus intéressants, plus beaux, plus médiatiques et petit à petit la fée serait tombée dans l’oublie et le mépris la poussant à la rue et à la prostitution.

 

J’aimais l’idée de pousser une fée dans la rue, pousser une fée dans la prostitution, ce n’était pas méprisant, je voulais exprimer une tendresse et un respect pour les prostituées et les fées. Il me manquait une chute c’est vrai, mais je voulais écrire cette histoire. Depuis qu’elle m’est revenue j’ai de nouveau envie de l’écrire, même si je n’ai toujours pas de chute. Mais je me dois d’écrire ce texte par respect pour moi, mes penchants et ma première pulsion d’écriture. Je retrouve dans cette idée de base, le fantastique, l’urine, le sexe, la rue, la ville, les femmes inaccessibles, la science-fiction, le social, l’expérience d’une vie qui change, tous ces thèmes qui me fascinent et m’habitent toujours.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #ébauche, #Souvenir

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Publié le 22 Octobre 2016

Ava avait seize ans et prénom d'un siècle. Elle se réveillait encore à une heure tardive. Il était midi passé, sa mère était au travail et ses amies à l'école. De l'école Ava s'en était exilée dès qu'elle avait pu. Depuis elle vivotait en fantasmant sur la vie qu'elle voulait vivre. Souvent Ava se rendait ivre en sirotant l'alcool de la maison tout en feuilletant sur internet la vérité toujours cachée des stars qu'elle imaginait pouvoir singer.


Pas une chanteuse, pas une actrice ne pouvait échapper à son ambition. Si une femme en qui Ava parvenait à se projeter prenait la lumière des projecteurs, alors elle se lançait dans l’amoncellement des informations sur le sujet. Mine de rien son travail était prolixe. Elle ne négligeait aucun détail et visait à couvrir tous les aspects de la vie de la personne. Si elle était encore personne Ava était persuadé que ça ne durerait pas.


Elle trouverait la voie de sa célébrité un jour. Pas aujourd'hui parce qu'elle est seule Ava. Elle n'a pas d'ami, pas d’amant, même pas de papa. Faudra changer ça un jour. Pas aujourd'hui parce qu'elle n'a plus de cigarettes et qu'elle doit sortir en acheter. Tristesse de la banalité.

Tristesse de la banalité

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