Publié le 30 Avril 2016

Sur l’écran les radins et l’écrivain se retrouvent. Ici, lui et moi ici. Un troisième type doit être dans le coin. C’est un retour, un come back qui pue un peu quand même. Normal un des hommes à libéré ses vents intestinaux. C’est l’encre, encore l’écran, c’est l’encore, un cran au dessus, c’est le clavier, un musicien sur un clavecin de plastique, c’est la pratique, l’antique résonnement, un gargouillement caverneux, grosse tête et des mains, de la terre de sienne, la main au cul au pied du mur, la main au mur ; mauvaise peinture en graffite, le noir du charbon et l’ardent qui brille sous le météore, et alors ? Alcoolique revenu de tout, d’un dernier verre et du goût des pastilles à la menthe pour le goût d’un cigarette mentholée, une Emma blonde imprimée sur un billet, doux papier plié pour tuer les mouches, génocide arménien à peu près, je martèle encore, l’enclume et le marteau qui façonnent la faucille mécanique, comme mes doigts, comme la coupe d’un coiffeur fou, un ours brun d’origine danoise qui regarde le soleil passer dans le ciel, quatorze fois des animaux dans regardent au travers de leurs cages pour vérifier que les hommes sont là pour les voir.

Bien à moi ici.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 29 Avril 2016

Parfois j'aime à l'inverser ce regard, repérer une mère et sa fille dans la rue et faire remarquer à la mère que je regarde sa fille avec un désir discrètement ostentatoire. La mère peut être un père qu'importe, le plaisir née de cette confrontation du désir et de l'esprit de famille, l'esprit d'une famille croisée dans la rue. Jeune fille, Madame, mère soyez averties que vous êtes des objets de désir. Ce n'est peut-être que de la décoration mais c'est toujours présent.

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Publié le 28 Avril 2016

Un lion debout la nuit. Il lance les dés pour déterminer son humeur. Les volets mis clos dessinent des rangées de clous lumineux sur les parois rugissantes. C'est un grognement sourd. Un son rauque qui roule sur le fond de son âme. Dehors il fait nuit par delà l'aube immuable de deux réverbères. Il se demande ce qui peu encore alimenter les deux lumières solitaires. Il se raconte que c'est sûrement la présence du monstre qui alimente les réverbères dans un effet collatéral de sa présence. Ce doit être un monstre électrique comme une anguille gigantesque impossible à moissonner. Demain dehors il ira. Il attendra le jour pour guetter la gueule du monstre ce soir il préfère rester sous le joug invisible de la situation. Il retourne coller son museau au verre de la cage et essayer de percer du regard l'encre de la nuit. Rien. Deux heures se passent mais rien. Ça lui semble lent comme temps, et même long. Pourtant il sait très bien que c'est un temps court à l'échelle d'une monstruosité. Il se remémore sa propre vie quand le lion était la menace de la plaine écrasée de soleil et de peur sur son passage mais son âme sonne vide. Elle résonne comme son estomac creux en un gargouillis de pensées cérébrales sans saveurs. Il finira par s'endormir ne sentant plus rien que le sommeil lui emporter les yeux.

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Publié le 27 Avril 2016

Il marchait dans la rue d'une station balnéaire. En fait c'était une ville de bord de mer, d'océan s'il faut être précis, là où l'on promène sa dulcinée ou sa maîtresse pour se faire bien voir. Il voulait se faire voir en bien et il marchait dans les rues bordées des embruns. Il imaginait qu'un coup de fouet c'était ce qu'il fallait. Il imaginait toujours beaucoup de choses, seul chez lui, en voiture, sous la douche, dans les promenades et dans les jardins. Il imaginait sans cesse et sans que l'on puisse le résoudre à arrêter ou à entrer en lui. C'était son repère, un jardin clos et secret qui l'accompagnait toujours, il croisait les familles et il y pensait, il croisait les femmes et là encore, il croisait les adolescentes et c'était pareil, sa pensée lorgnait par nature sur les choses ambiguës fouettées par les embruns. Et à son bras il promenait une dame qui ignorait cela. Il se sentait pousser des des tentacules et des paires d'ailes, écailles et plumes comme un serpent incas il devenait mythique. D'ici quelques minutes il pourrait dévorer les mouettes et rejoindre le large mythique avec les requins légendaires. Oui, dans quelques instants il pourrait déployer sa nature intra terrestre issue du fond des âges. C'était à cela qu'il pensait sans cesse sentant la nature l'appelé vigoureusement.

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Publié le 26 Avril 2016

Au ciel des poètes les bureaux sont de bois et la verve est célèbre. La marée monte et bouillonne et toujours le poète d'y voir les miroirs de sont inspiration, singulière comme une forêt de singes en hivers, des macaques qui désavouent le bonheur des hommes simples et leurs peu de chose. La marée monte c'est inévitable, nuée saline que les cycles lunaires égrènent sur la Terre pour rappeler à l’immodestie des uns la couleur pourpre des colères décloisonnées. Courroux d'un dieu ou divagation du réel, immuable le poète s'immisce dans l'anfractuosité stylistique qu'est devenue cette frontière. Sapeur par sa plume, ouvrier par l'intestin d'une intention viscérale et piéton de la poétique aventureuse, sous le chapeau se cache un duchés qui lui même garde au secret d'une salle fermée de son sous-sol une folie certaines. L'escalier qui descendait fermé par un mur de château continu pourtant de déferler et de rugir comme les vagues inlassables qui roulent sur les fronts de mer d'une terre entière. À l'horizon rasant du soleil de printemps je prête la vigueur d'une encre sous-jacente, et du haut de mon balcon je badine serein avec le son des océans. Je ne sais pas finir les lignes comme les vagues ne savent pas s'arrêter. Je recommence en vain comme des écrits tracés à même le sable.

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Publié le 25 Avril 2016

Au silence des soirs succèdent les espoirs de la nuit. Les draps sont longs et les bras tentaculaires se perdent de soie et du coton, océan biologique étendu à perte de blanc. Et dehors le vent souffle à décorner les étoiles de leurs socles de pacotilles comme si un géant invisible remué une boule à neige céleste. Le requin est positionné dans entre deux vagues et l'été en suspend attend de déferler. Et le silence clos sur les yeux fermés. Et le silence brisé sur la dentelle de faïence. Frissons et malaise, le tsunami avant le printemps et un vol d'oiseaux de mer qui migre vers un lieu aveugle.

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Publié le 24 Avril 2016

Un petit groupuscule de mots échappés dans la coupe où se sont échoués des fruits de la mer et de la nuit. Soliloque en ligne de fuite et paysages en lignes de commandes pour décider du code qui offre l'entrée. Elle est murée l'entrée, la route est fermée et le couvercle est tombé bien tard sous le bruit des crécelles et le son des sifflets. Les collines sont belles comme une couleur généreuse avant d'aller dormir.

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Publié le 23 Avril 2016

Un petit dernier pour la route, la dernière caillasse que l’on balance de la journée avant de finir son intifada à soir ; résistant de rien je suis juste là pour prendre de l’avance ; la caillasse que l’on balance en avance en espérant l’avoir lancé assez fort pour qu’elle ne retombe que demain. Je n’aurai jamais dû viser la peau de l’écrivain, je suis tout juste bon à compter les mots et tourner les pages du calendrier ; je ne suis qu’un petit comptable de province, un con à table, pas un prince ni un pro, compteur numéraire qui lance ses pierres comme d’autres pointent en temps et en heure et puis qui trinquent à la santé de leur bonheur. Fichtre mou, un petit dernière avant la route, et un autre pour le bitume que je voudrais faire rimer avec écarlate mais que je ferai rimer avec jour de pluie. Mais on s’en fout je suis amoureux des jours de pluie et de ville sous la pluie, ça exhale leurs odeurs d’intestins urbains et ça reflète leur lumière comme les larmes aux yeux des filles font danser leurs maquillages. Je trouve ça beau comme un levé de soleil une ville sous la pluie. Du coup j’ai hâte d’y être.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 22 Avril 2016

Je suis là mais je parts, une semaine loin de là ; approximation océane, je reste vague et un peu merdique, merdeux comme au matin lorsque je passe à nu devant le chantier où les ouvriers écoutent du Queen alors que c’est Prince qui est mort, pas assez jeune pour mourir comme une légende numéraire mais il meurt assez vieux pour avoir eu le temps de construire sa légende. N’est-elle pas fascinante cette expression ? Construire sa légende, comme les ouvriers du chantier qui construisent une maison ; construire sa légende comme si tout était aussi simple ; le talent n’est qu’un don et des doués il y a plus d’un qui végètent, les légendes sa s’érigent et par effet de levier on ne peut qu’être frustré de ne pas avoir su construire la sienne. Mais je ne manque pas d’espoir, je construirai la mienne comme on construit sa personnalité, comme on érige son personnage en personne franchement réelle pas d’être vivante mais d’exister. Travailler son écriture c’est surtout ça, ce n’est que cela, c’est la carotte qui donne le cap de la boussole métaphorique ; gouffre glacial et noir comme sous la jupe de la mort vers lequel tout pointe, par delà Rome et tous les chants des cygnes qui par élégance se parent d’un Y.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 21 Avril 2016

Au fil à la patte ; j'arrose et transgresse. Pour une pute alanguie, futal rose et talons de pacotille ; j'entorse à ma règle. Dans le jeu rouge des menstruations ; ostensible dépression utérine sous l’œil scopique de mon cyclone j'explore le soluté sensible cristallisé entre mes doigts. Hydro poésie au fil de l'épée ; s'agite le rasoir des antiques derrière le feu des boucliers aux parements pileux. L'ancêtre de qui j'étais, par le truchement de l'argent, est transformé en artiste désargenté par les cuisses lestes des dames cabotines qui jappaient les larmes perlées à la surface de mon front. Sur le fameux fronton maculé de foutre, les déesses et les nymphes dansent encore ; gigots dodus qui ondulent sous la rhétorique gouailleuse aboyée en saccades. J'éructe mon faux patronyme ; j'impose le commun de mon faux comme la faucheuse impose la mort aux corps vivants ; sans fondement, seulement un geste fondamental ancêtre de toutes les pulsions. Sans pression, rien que des souvenirs ; il était l'autre qui était moi quand j'étais lui. Nous n'étions qu'un comme une femme et l'autre ; comme les fausses promesses et les mauvaises illusions que permettent les lieux communs. Je chemine jusqu'à m'extraire ; je rampe comme la vermine. Je grouille comme la misère, et secrètement j'exulte des doigts, de la bouche, de la conscience et du sexe.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un Blog

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