Publié le 29 Février 2016

J’ai fais l’amour de guerre lasse

Comme un front perdu par un triste grognard

Je voudrais de la braise pour réchauffer mes mains

Et surtout de la baise pour te fourrer au bas des reins

À la vue de ton cul, j’hume l’air frais d’une douce aurore

Au souvenir de ta vulve, j’exhale en gorge chaude

Le souffle raide des quatre vents a nettoyé ma vue

Dans les rues en offrande j’erre comme à la nuit

Tailleurs et jupes sévères moulent les fesses au travail

Là où la nuit d’avant racolaient félines les formes payantes

Les aguicheuses de la nuit qui traçaient mes pulsions

Quand je dessinais des ronds en leur tournant autour

J’avais des bourses vides et d’autres étaient pleines

Quand je marchais en rond, en long, voyageur du bitume

Aux heures où les femmes redeviennent domptées par leurs vies civiles

Je persiste à percer du regard le par feu de leur paraître

Je ne suis jamais vraiment rentré

Du temps où je payais les portes interlopes

Je ne me suis jamais remis des jeux inter corps

Quand la ville avait cessée de s’interposée entres elles et moi

J’avais la main au porte feuille

Puis je portais la main à leurs vastes poitrines

Elles avaient les seins lourds des investissements pécuniers

Et moi le souffle épique du découvreur de continent

Aventurier d’une époque sans âge

Je faisais mes classes dans un anonymat confidentiel

J’approchais en vie, le feu filant des initiés

Les mystères payants des cons et les conversations des mythes

Nous nous mentions dans un secret accord

Et je ne saurai jamais remercier l’ampleur de ce don

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie

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Publié le 28 Février 2016

Hier je n’étais qu’un canon à particules, ce soir je suis une particule. Ou une graine, un truc qu’une poule pourrait venir picoter. Et dans ma prose la poule et le poisson rouge même combat ; animaux dénués d’un intérêt à part pour me laisser broder la métaphore de l’auteur distrait, dilettante et bon à rien, mémoire courte et esprit sauteur. Du coq à l’âne pour rester dans le décor de la ferme ; je passe du cul de l’un au cul de l’autre, j’ai l’esprit vagabond, inaliénable à l’insoumission des tentations, incapable de se focaliser sur une seule tâche sans dépenser une énergie folle.

Parfois en tant qu’auteur je cherche à la brider, le forcer, lui coller le nez dans son obligation.

Parfois en tant qu’auteur je cherche à la dompter, je jongle avec ses intentions et ses variations.

Et le reste du temps j’improvise, je concède et je m’induis de force, de folie et de prétention pour mener à bien, c'est-à-dire à son terme de papier, mes intentions et mes projets, les anciens et les prochains. J’espère que je saurai un jour tirer parti de cet esprit vagabondeur, et d’ici là, je range, je tri, je capte les flux et je les canalise, un peu ici et un peu là jusqu’à ici, jusque là et à demain.  

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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Publié le 27 Février 2016

Aujourd’hui je suis le soleil ; aujourd’hui je suis un canon à particules, à électrons, à rayons X, on s’en fout tout ceci n’est qu’une métaphore. Aujourd’hui je suis un générateur de particules et mes mots se sont mes particules. Contrairement au soleil je ne rayonne pas, je ne nimbe pas de mon énergie particulaire des astres morts, des planètes et des êtres vivants. Si j’explore la figure métaphorique où je suis une usine à particules c’est que le monde et l’univers sont emplis de mes étoiles contraires ; elles aspirent mes particules en les détournant de leurs supposées routes initiales. Une, deux, dix, mille, je ne sais pas combien elles sont mes étoiles contraires, les trous noirs, les nébuleuses et les mille et une raisons que mes mots se perdent. Comme la masse noire de l’univers, je devine la présence de ces astres contraires parce que j’observe mes mots se perdre, sortir de ma conscience et mourir épuisés, perdus, réduits à l’état de particules orphelines.

Vous vous dites qu’il en faut de la prétention pour se prétendre comme le soleil, comme un canon à énergie, mais je n’en ai qu’à peine, j’en ai si peu que je peux regarder mes particules se perdre, mourir et se faire voler sans avoir de réaction. Si ce n’est pas un signe …

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 26 Février 2016

Est-il encore judicieux de faire des choses, des films, des photos, des histoires, des romans, des jeux, des objets culturels ?  Faut-il encore créer ces choses-là dans ce monde-là et avec ces outils-là qui sont les notre ? Dans un temps indistinctement reculé par rapport à mon siège je me souviens que l’on disait parfois ; à quoi bon faire de la poésie après Victor Hugo, à quoi bon faire de la sculpture après Michel Ange, à quoi bon faire un jeu de plate-forme après Super Mario Bros ? Nous nous posions ces questions comme nous aurions pu ériger des prétextes à nos médiocrités ; ce questionner de la sorte ce n’était pas abdiquer mais seulement témoigner de notre volonté de créer et de notre humilité à la lumière des lanternes de nos classiques.

C’était un temps, c’était avant.

Aujourd’hui lorsqu’il arrive que je me questionne ce n’est plus sous le jour artificiel et subjectif de mes lanternes d’antant. Si je me demande s’il est encore légitime de créer des choses culturelles ce n’est pas parce que de nouveaux maîtres auraient imposé de nouveaux classiques faisant monter d’un cran le cap de la qualité infranchissable; non, si je me questionne c’est parce que la plèbe, armée d’outils de création et de propagation massive produit en masse de la médiocrité créative. Et tout cela est déversé sans limites raisonnables sur les réseaux sociaux, les sites et les canaux numériques jusqu’à saturation. Ils sont tous là, partout, les poètes de pacotilles, les cinéastes à la petite semaine, les romanciers boutonneux, les photographes poisseux, j’en passe et des biens pires, tous les créatifs qui ne savent faire la part de marketing et de l’art, tous les pulsionnels adipeux et les dépressifs de la prose, une armée bien vivante qui marche sur l’art, la culture et la créativité avec le pas lourd des victoires invisibles.

Et quand je m’assoie parfois au bord de ce fleuve boueux, puissant et implacable, quand je m’assoie moi, créatif et poète façonné à la mamelle du doute, de l’esprit critique et de l’ambition égotique je ne peux qu’hésiter. Ne serait-il pas salvateur que je ne rajoute pas mon ruisseau à ce fleuve bourbeux ? J’agite dans mon esprit courroucé la vacuité d’un tarissement salvateur et utopique de la médiocrité comme un acte de foi. Est-ce que me montrer à la hauteur de mes ambitions ça ne serai pas de me taire ? Pénitence de me merde ! Je sais que je ne suis pas de ceux qui trouveront une échappatoire dans la pénitence de mon âme ; alors je suis très bien que je fini toujours par me jeter au fleuve comme d’autres vont au Gange. Et si je ne parviens pas à surnager, je peux toujours pisser dedans.

Faut-il s'arrêter de créer ?

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #créer, #Je est un Blog, #Digression

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Publié le 25 Février 2016

Allez viens on déborde.

 

On va mettre des mots partout.

 

Tout mettre à sac, passage à tabac.

 

En mode geyser je vomis.

 

Sauf que les mots je les écrits.

 

On ne vomit pas avec les doigts.

 

L’expression est parfaitement surfaite.

 

Je pète beaucoup mais je vomis peu.

 

Et les mots je ne les éjecte pas en vent.

 

Ni en fluide.

 

Juste j’écris sans réfléchir.

 

Juste j’écris pour le bruit du clavier.

 

Juste parce que c’est cool.

 

Ma hype qui noirci l’écran.

 

Qui dessine des lettres.

 

C’est ainsi que je criais des e-mails aux femmes que je voulais aimer.

 

Elles étaient celles dont je voulais qu’elles désirent me baiser.

 

Je courrais après beaucoup de chimère.

 

Je peux donc être sereinement en colère contre elles certains soirs.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #cri

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Publié le 24 Février 2016

Mon souvenir amoureux est un pédophile à qui je jette la pierre.

Il désir des jeunes filles qui, prisonnières de ma mémoire, ne vieillissent pas.

Moi je vieilli, a.k.a je me transforme en homme mais elles restent à jamais jeunes.

J’étais un feu ardant et je jalousais la cohorte de ces mâles adolescents.

Ils possédaient les codes et possédaient les cons étroits de ces filles-là.

Il y avait de la braise plein les bas-ventres mais je n’étais pas de ces artifices.

J’étais le con, diable invisible aux âges des jeux farouches.

Ma nostalgie détrousse encore l’évanescence post juvénile de ces nymphettes.

Pas encore dames, ni femmes mais sous leurs jupes elles faisaient naître en moi un truc.

J’appelais ça de l’amour, c’était avant, j’étais un petit con dément.

Ce n’était qu’un ersatz d’amour naïf, un mot d’enfant, crépuscule désuet voué à disparaître.

Mais c’était là la seule forme d’émotion amoureuse que j’avais su éprouver.

Et celle-ci est morte quand j’ai déchiré l’hymen de mon cocon.

Mes souvenirs en garde à vue, le reste du corps au garde à vous.

Et ce feu sur qui-vive, je l’émascule d’un coup sec de mon couperet.

Souvenirs inefficaces

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #érotisme

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Publié le 23 Février 2016

Exile c’est le nom de leur ville. Ils sont des exilés mais beaucoup d’entre eux réfutent l’idée, le terme, la nature même de leur exile. Exilé c’est un destin, une fatalité et ils sont nombreux à vouloir y échapper. C’est possible et impossible, les mots rendent les choses possibles mais la vérité c’est qu’ils sont là, exilés en terre anonyme. Cette ville construite par les acclimations successives de morceaux arrachés à des pans de réalités exilés et par des murs, des bâtiments et des architectures endémique semble avoir une résonnance dans toutes les cultures des civilisations échouées en cette terre orpheline. Tous les habitants ont dans les lambeaux de souvenirs qu’ils portent comme des bagages élimés et au fond de ces bagages il y a un quelques échos d’une ville hétéroclite, d’une ville éclectique, une ville qui ne dort jamais, une ville hydride, une ville décadente, une ville unique qui bat comme un cœur puissant et qui brasse les peuples et les cultures qui naissent et se perdent en son sein. Cette ville est peut-être la mère de toutes ces villes, du passé, du futur et des possibilités quantiques de réalités qui s’ignorent. Elle n’existe pourtant qu’ici, juste ici, seulement ici, un empire entier sur un grain de sable, sur ce grain de sable, sur celui-ci et nulle part ailleurs. Pourtant la trace de cette citée semble être partout ; un hasard statistique, un jeu de hasard, ou bien rien.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #SF, #ébauche, #ville

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Publié le 22 Février 2016

Quelques parts, dans une dimension non parallèle et non euclidienne, une fêlure à couru le long du le chant des possibles et une bulle de réalité s’en est échappée pour constituer un globe de réalité orphelin. Il se trouve en nul lieu identifiable par la science, qu’elle soit avancée ou traditionnelle, ni par aucuns des mythes et des légendes des magiciens et des sorciers. Aucune être doué de conscience ne sait où se trouve cette bulle de réalité, non aucun. Parmi les voyageurs interdimensionnels et parmi ceux qui mènent leurs avatars entre les plans d’existence quantique personne n’est capable de percevoir ni de ressentir la présence et l’emplacement de ce globe de réalité orphelin.

Et pourtant il existe. Hors de tout, il existe.  

Il arrive que ce globe de réalité orphelin provoque des failles, des tunnels, ou des entonnoirs statistiques qui déchirent la surface d’autres réalités définies dans des plans et des dimensions identifiés et qui mènent de manière éphémère jusqu’à lui. Les failles qui s’ouvrent sont à sens uniques, d’ailleurs vers ici. Un point c’est tout. Elles fonctionnent comme des trous noirs dans lesquels on peut être aspiré mais d’où l’on ne peut pas en ressortir. C’est un fait établi empiriquement par tous les êtres pensants qui ont échoués ici. Tout le temps passer par une personne douée d’intelligence qui reste en vie pour consacrer son temps à l’étude, la recherche, la science et la magie ne suffit pas pour comprendre comment quitter le lieu ; sorcier, dieu, machine, homme de science et de lettres, aucun savoir, aucune magie n’est en mesure de percer les ténèbres qui nimbent ce mystère lui-même drapé dans le secret.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #SF, #ébauche

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Publié le 21 Février 2016

Nous pourrions penser que l’imagination est une chose acquise. Telle personne en possède, telle autre personne en est dépourvue ; nous voudrions pouvoir penser comme cela par c’est facile, simple et ça déculpabilise ceux qui n’en n’ont pas de ne pas en avoir. L’imagination pourrait donc être une forme de fatalité. En réalité je ne sais pas ce qu’il en est de l’imagination. Je suis un écrivain, j’ai la prétention d’être créatif, et pourtant je suis incapable de dire ce qu’est l’imagination. Je ne sais même pas si j’en possède, ni en qualité ni en quantité.

Comme tout le monde mon esprit a ses lubies ; dans l’imaginaire j’ai des zones de conforts. Je n’en ai pas qu’une seule, je n’en ai pas mille et aucune n’est réellement fixe. Mais je sais qu’il y a des thèmes, des sujets, des détails à l’intérieur de thème, des variations au sein des sujets, sur lesquels mon imaginaire vient et revient.  Je peux dire cela, mais cela ne dit pas l’imagination.

Je me dire mes lubies comme d’autres diraient leurs névroses. J’y vais parce que c’est agréable et parce que c’est facile. Et si je me demande si cela est bien de l’imagination c’est que je n’invente rien, je n’innove pas. J’envoie mon esprit sur un détail et je le laisse broder. J’envoie mon esprit là où il est bien et je le laisse rejouer encore et encore les mêmes choses, tous les soirs par exemple, toutes les nuits d’insomnies, durant tout mes trajets en voiture, je ressasse le même concept, de la même manière, avec mon  unique outil, celui qu’est mon esprit.

Dit ainsi ça semble stérile et vain, mais vu de l’intérieur, je sais qu’émergent des nuances, des brèches et que je vois cela comme de l’imagination. Mais ai-je raison ?

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #Réflexion

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Publié le 20 Février 2016

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