Publié le 31 Décembre 2010

Cette fois c'est sûr, c'est officiel, nous sommes arrivés loin dans le futur, si on pouvait se retourner sur la chronologie du monde vous verriez que l'an deux mille c'est loin derrière nous, c'est définitif même officiel le futur est là dans le temps actuel et si le présent passe vite c'est pour séduire les années à venir ; faire voler les voitures et parler la langue extraterrestre dans nos téléphones sans fils. Allez un pas de plus et nous seront demain - je me demande ce que j'aurai écris un 31 décembre 1999 ?  - Adieu 2010 et bonjour 2011, si ça n'avait tenu qu'à moi on aurait pu rester en 2010 parce que ça sonnait mieux, c'était beau comme une odyssée dans l'espace, 2010 comme une coupe du monde, comme un joli chiffre, vingt et dix ça sonnait bien oui, ça avait le goût désuet de ces futurs lointains de quand on était avant ; parce qu'aujourd'hui c'est clairement différent, aujourd'hui parler de fictions pour le futur c'est parler des années 2100 et au delà, en dessous c'est juste de l'anticipation, à la rigueur 2050 aura un avant gout de futur, mais pas avant, oui soyons ambitieux aujourd'hui notre futur il faut le voir loin ; l'an 3000 l'an 5000 et plus encore, trouvons une date qui sonne bien comme 2010 pouvait être jolie, le beau futur des années 50, le beau futur de la sciences fictions d'antan alors que bon 2011 ça sent juste la routine et à la rigueur la transition vers un 2012 qui prétends à la fin du monde, du moins à Hollywood et dans nos mythologies contemporaines.

Moi je suis là et je me rappel d'il y a 21 ans. Vingt et un ans ce n'était pas hier, c'était même il y a longtemps, on était un 31 décembre 1989 et moi du haut de ma conscience des choses c'était la première fois que j'allais changer de dizaine, de décennie. Bien sûr j'étais né dans les seventies mais j'étais encore qu'un bout d'humain sans conscience suffisante pour voir venir les 80 alors quand en 89 on se réunissait pour le jour de l'an j'y voyais un quelques chose d'important, une charnière et je m'étonnais que les grands ne semblent pas s'émouvoir que l'on passe de 80 à 90, changer de dizaine ce n'était pas rien, c'était encore loin de l'an deux mille mais c'était mon millénaire à moi. En plus à cette époque - je veux dire à cet age - des fêtes on en faisait peu, ce n'était pas souvent que l'on se réunissait pour faire la fête toute la nuit, se coucher tard, se costumer ou se faire beau, vivre son monde jusqu'à voir minuit passer et embrasser les gens ; les amis, les autres, de la familles et des inconnus pour se souhaiter la bonne année et voir venir le petit jour. A cet époque on avait le goût de la rareté et celui des symboles, la symbolique d'un jour dans l'an, y'a pas grand chose mais suffisamment pour ressentir le plaisir de passer à l'année d'après. Aujourd'hui on a grandi, on a ses amis, ses habitudes et des fêtes, des soirées, des bons moments on en connait toute l'année, il n'y a plus d'exceptionnel à se retrouver, voir passer minuit un verre à la main et voir venir le petit matin avec d'autres verres et des amis, des souvenirs. Il n'y a pas de nostalgie à dire cela, le regard sur le temps qui passe sur nos mythologies personnelles ; par chance on fini par sortir de la caverne et porter sur soi, son monde et ses mythes un regard réel, réaliste, et on réalise nos vies sur d'autre mode, on a perdu un peu de la force du rites et du symbole et on a gagné en sociabilité et de toute façon ça n'empêche pas les années de passer. Et puis quoi ce n'est qu'une heure, qu'un instant de rien, y'a déjà une partie du monde qui est là entrain fêter la nouvelle année alors que l'on se reconnait encore dans l'ancienne, la monde tourne rond, on se partage l'année nouvelle, la Nouvelle Zélande avant nous et les autres après nous, dans le fond à quoi bon - à quoi bon ce digression sur la dispersion de la nouvelle année et donc par là dispersion de la symbolique - ce soir aussi on fera la fête, comme d'autres jours, comme d'autre gens, tout cela n'est qu'un prétexte à passer à demain du bon pied. 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 30 Décembre 2010

l'article de demain a t il foi en l'avenir ? peut être bien sauf que moi j'ai envie d'un avenir en forme de grande tribulation, un avenir en forme de fin du monde alors croire en demain est il un acte de foi ? Croire en la fin du monde de toutes choses par le chaos et la guerre et la fin des valeurs reliques qui résistent encore est-ce un espoir rationnel, je me ferai chroniqueur d'un fin annoncée et inéluctable rédigeant des articles obsolètes sur un réseau désuet ou déserté à moins que je ne publie mes chroniques d'un monde dégénéré sur des tracts sauvages distribués aux survivants, aux résistants et à ceux qui ressuscitent une dernière fois pour la beauté de la fin parce que le futur sera bien un futur de sciences et de fictions où l'on ramènera des morts à l'envie et créera des clones habitables à l'envie par les vivants voulant prendre le risque d'un dernier frisson sur le front de la fin où Lady Gaga sera hétérosexuelle et brandira l'étendard d'une humanité en ruine, alors oui en quelques sorte j'ai foi en l'avenir parce que dans tous les cas à défaut de le vivre je pourrais l'écrire, le créer, le choyer juste assez pour que l'on y croit et si ce n'est pas cet article qui changera les choses il pose les bases d'une envie, mon envie, c'est le futur que je préfère, c'est le futur par delà son apocalypse qui me séduit et qui me chuchote son inspiration, viendra le jour où je lancerai ma grande tribulation, ma grande écriture, la rédaction d'un avenir sans espoir et c'est bien là mon espoir car si je n'ai pour le monde aucune empathie et aucun remord à le dessiner sans espoir de son dessein ce n'est pas pour cela que je n'ai pas mon espoir et mon destin et que je n'ai pas plaisir à fomenter cette sainte action, sainte écriture qui sera mienne, c'est promis je vous écrirai ma fin du monde jusqu'à la fin de ma vie parce qu'il me faudra bien de toute une vie pour délier la longue agonie d'un monde qui déjà n'a rien de brillant - et l'article de demain devra avoir la foi en moi

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 29 Décembre 2010

Il y a des jours où c'est ainsi que l'on voudrait écrire, non en esthète en tête à tête avec sa page mais en réaction, réponse à l'autre, en réaction à la claque du réel - ou ça caresse mais les caresses ça lassent - alors tout serai plus simple il n'y aurai qu'à délier le réel et non l'inventer - vous allez dire ici c'est ce que je fais, mais depuis trop longtemps, délier l'instant d'écriture en temps d'écriture à chercher l'instant ou chercher le sens bref la redondance ultime de celui qui s'assoie pour dire je vais vous écrire et je vous l'écris pour que vous sachiez bien que je le fais et du coups plus besoin de le faire puisque je l'écris, mais avec ma manie de cloisonner les mots j'ai fini par écrire sur ce mode inutile et vain la plus part des articles d'ici - et par miracle ou par hasard j'ai réussi à retrouver la ferveur d'article un, ce n'est pas pour autant que j'y y écris mais j'y pense et je le visite avec cette petite vibration qui précède les moments d'écriture qui donne des frissons à soi et ce fout des lecteurs, l'instant de liberté, bref ce que j'ai perdu ici, curieux, qu'est ce qui devient bancal ? qu'est ce qui retient ? Qui va pouvoir un jour poser son commentaire et me faire basculer dans autre chose ; la fameuse réaction dont il était question il y a quelques lignes, je veux réagir, je me dois de réagir, je vais réagir, parfois il suffit de scander par le mot la chose et elle vient elle me vient, elle devient et moi je stop les suites allitérées ; j'ai un gout de jambon dans la bouche, un gout de gras sur les lèves, le ventre lourd, le doigt creux, la télé fracasse mon crâne pas assez fort pour lui faire mal, pas assez fort pour la faire taire, ni pour la faire agir, je me gave télé télé et quand télé c'est pas assez ordinateur et PS3 de quoi monopoliser mon temps de cerveau jusqu'à ce que coucher avec un livre soi un luxe, des heures de télé pour quelques instant de repos de l'âme abreuvé au fil de la culture mais ici qu'est ce que c'est ? Je reviendrai après l'heure

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 28 Décembre 2010

Mettre mal à l'aise, éventrer l'essentiel et fustiger l'évènement en un instant d'art c'est ce que je voudrais - oui parfois user de l'art poétique comme pur acte de vengeance, déflagration contre le réel et son air de rien - oui mais quelle poésie saurai éventrer le réel au point de mettre mal à l'aise le lecteur, faire vaciller le juste équilibre sans tomber dans de vaines provocations, à moins qu'il ne le faille, oui tomber dans les belles provocations ; couper en deux de belles petites filles bondes en déguisées en hamburgers dodus et les fourrer de laitues fraîches et croquantes pour le clin d'oeil aux belles lianes anorexiques qui traversent les podiums parce que là est l'art, l'irrévérence et la possibilité d'user de tout et de n'importe quoi, aucunes limites, aucunes frontières, faire de la poésie un geste de combat, de violence contre l'instant T et le réel C, mais qui voudrait lire de cette poésie, on lui préfère la peau lice des rimes et le charme fou des champs de fleurs bleues, roses ou jaunes. Alors un jour peut être que je broderai ma poésie sur la jupe courte des prostituées ou sur le linge usé des draps des prisonniers, un jour je le ferai peut être, un jour peut être je le ferai et ce soir je me contente d'évoquer l'hypothétique d'une telle situation

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 27 Décembre 2010

Il est des jours où j'ai envie de choses importantes, peu importe la quelle ; je n'ai pas de préjugés sur ce qui pourrait être d'importance, mais je suis inspiré par l'envie d'une chose importante, une chose qui prenne racine dans le présent, une choses qui prenne ancrage dans le social, oui participer à acte qui donne du corps à la journée, voilà c'est de l'incarnation que je veux, envie de faire une choses incarnatante, une de ces choses que l'on peut par la suite décliner en histoire, en anecdote, un récit, en une chose qui occupe la conversation que l'on fait aux inconnus et à ceux dont on a comme lien que le glacis sucré des relations d'apparat et en même temps je veux me sentir faire une chose d'importante pour incarner ma journée et me sentir vivre moi, ressentir l'importance et se dire -putain j'ai fait cela aujourd'hui, tout seul, vivement que j'ai quelqu'un à qui le dire - parce que parfois faire les choses n'a pas grand intérêt, on ne les fait que pour les dire, parce que c'est dans le dire qu'elles prennent le goût de la réalité et la saveur du vécu, c'est dans la confession de l'acte que l'on y trouve un plaisir différent que je vois décuplé, le dire plus que le faire, le faire n'étant qu'un pont du fantasme au récit, qu'un point de passage, point de fuite pour dessiner par le mot l'après du vécu - c'est ce que j'aime, ce que je veux, ce que je souhaite, ce que je désir, ce à quoi j'aspire, ce que j'espère, ce que j'écris, 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 26 Décembre 2010

Tous ces soirs je m’atèle à l’écriture un peu tard, trop tard pour être sûr de pouvoir prendre le temps de délier la prose pour en expurger le superflus et tous ce qui est trop lourd et n’en garder que ma moelle alors j’écris en avalanche, en urgence, un dead line déjà là avant même la ligne d’arrivée et du coup souvent j’écris en regardant par de l’autre coté du calendrier en me disant que lorsque j’en aurai le temps je pourrais écrire tel article ou tel autre sujet – des sujets que je ne voudrais pas bâcler et / ou résumé à quelques mots trop vites, alors ce soir comme les autres soirs de la semaines je m’assoie au bord du jour qui s’incline sur minuit et j’écris aussi vite que je peux dérouler la bobine de mes pensées, j’y croise des amies en pensées et des pensées enragées, j’y croise de la musique écoutée et d’autre à télécharger – charger illégalement bien sûr je suis un enragé, un rebel, un re beau pas rebeu et réel – et la télé en fond de crime, scène sonore pour expert qui peuple la salle, la pièce – sauf que là ce n’est pas du théâtre, c’est de la pop culture et moi j’adore ce mot, ce terme, cette idée, oui j’aime la pop culture, j’aime me dire que ma culture est la pop culture, j’aime les mélange, j’aime les hybride, j’aime la vacuité de notre pop culture, peut être bien que j’aime cette pop culture – tout comme j’aime les digression – parce que c’est le seul, le dernier point commun qui me relie à mes semblables, je suis des votre, je suis humain, je suis un pion de ce peuple français, européen, riche et occidental parce que j’ai la grille de lecture de cette pop culture, j’évolue dans le mythe contemporain de cette culture pop qui a su supplanter high cultur et la low culture et la culture de l’élite et la culture des masses – un verre d’eau et la télécommande, voilà minuit et moi je suis un leurre 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 25 Décembre 2010

La main mise ; j'ai envie de commencer cet article sur une main mise, une belle expression qui me parle à l'oreille oui mais mise où est-elle mise cette main ? J'aurai envie de mettre ma main sur toi, je mise ma main à l'enjeu de ton toucher, ma main mise sur toi mais ne pas la lever juste la chuchoter à ta peau frémissante, main mise à ton dos de de femme mise à nue, une main sur ta hanche pour souligner ton déhancher et les courbes misent à l'air sous le voile ténu du tablier qui dès-couvre ta chaire ; la rondeur d'un sein, la ligne d'une main mise à la valeur ajoutée du chaud charme exotique, la main mise à la ligne, à suivre la ligne d'un corps, le satin d'un motif à poids plus que les fesses d'une femme à poile et ma main pousse les mises, brelan d'as et full à deux doigts de gagner sauf que je tapis n'est pas vert mais bleu, une fille à la mer et c'est la main mise des sirènes, le fameux trouble chanté pour la perdition des marins et si c'est toi la sirène moi je me ferai volontiers main base sur les naufrages pour mettre de par le fond le navire qui m'habite et tout cela pour une main mise, une main rêvée des anges mise à la chaleur de ma peau, ma main mise sur ton corps rêvé, et parier toutes mes mises sur un jour te prendre la main mais je te promets de te la rendre - je n'en garderai qu'une empreinte sucrée et cet article mit ici -

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 24 Décembre 2010

Noël fera t il gagner le monde réel sur le monde virtuel, à voir la faible activité numérique - les blogs convolent en juste silence, les notifications en goutte à goutte et statuts distillés avec parcimonie et sens de la saison et de la païen fête - je me le demande mais je ne saurai qu'en conclure - on rentre chez soi dans le sens où l'on rejoins la famille au sens large, on s'intègre à la meute et on se présente, on représente sa propre réussite parce qu'il ne faudrait pas gâcher la fête des autres avec ses accro à soi - meilleur profil pour enfant sage - et tant qu'à y être on se met dans le ton, le registre je suis heureux et épanoui et rempli de joie à l'idée de vous retrouver et par mille fois ça sera vrai, sincère et ressenti mais pour tant d'autre ça sera feint et fardé mais bon c'est aussi ça l'esprit de noël, si l'on devait être honnête avec les enfants y'a longtemps que le père noël - Coca Cola - et ses reines - Walt Disney - auraient brûlés avec toutes les autres icone de l'empire occidental. Mais en bon colon le père noël tient bien son business et son territoire, père noël expansionniste mène à la baguette le tenue de ses terres, il fait la guerre à coup de cadeaux, de chocolats - père fouettard au chômage - et la culpabilité surtout ; soyez heureux, soyez accompagnés, soyez généreux, soyez assidue, ayez de l'appétit, payez des cadeaux de marques plutôt, faites vous plaisir, souriez, décorez, couleur rouge, blanche, verte, dorée, argentée et tenez vous à carreaux comme sur les paquets bien ligotés, tous au garde à vous au pied du sapin. Rendons noël à la violence humaine, libérons nous du joug du père noël et de ses sbires, rendons noël à la folie de l'ère humaine, la déraison et l'humilité, rendons noël à la différence, rendons noël, rendons noël à la liberté, rendons noël au peuple et ses instincts, rendons noël à la spontanéité, rendons noël à la dimension vibrante, rendons noël aux pauvres, rendons noël à la joie, rendons noël au jeu et si noël ne leurs a jamais appartenu alors donnons le leur !

 

Joyeux faits d'hivers à tous

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 23 Décembre 2010

Il est des soirs, des jours et des articles surtout où il faudrait pouvoir remettre du fond dans ma forme quotidienne - celle qui s'écrit ici -, redorer le propos dans mes paroles mais de quoi parler quand ma journée a filé trop vite sans que le script n'ai rien eu de palpitant au programme - rien à dire ; ne pas tomber dans le balayage du quotidien et ne pas céder à la prose facile de l'exercice de style en écriture semi automatique - alors quoi réécrire mon scripte et puier dans ma profession de foi le contenu nécessaire à faire baver le diariste en article qui bat le vent de sa verve pamphletaire. Fustiger noël et son obligation implicite au bonheur - pire que cela, une incitation sans possibilité de s'y soustraire à un bonheur par la consommation et l'hypocrisie familial ; qui peut se targuer d'aimer toute sa famille d'égale humeur ? - oui je me révolte en doucement, je m'enrage à petite dose de la nécessiter de - faire noël - on fait noël comme on fait la gueule, comme on se fait cuir des pâtes, on fait noël comme la plus prosaïque des habitudes et on se laisse convaincre que si on ne passe pas par là alors nous sommes le gratin du solitaire cynique. On peut ne pas se plier à noël, on peut avoir connu noël sans y croire et avoir envie de ne plus y jouer sans être - bref pas besoin de finir cette phrase - l'idée vous l'avez et vous la partagez et si ce n'est pas le cas alors ça ne sert à rien de vous convaincre - n'y a t il que les cons et les enfants pour fêter noël ? bien sûr que nous mais j'en garde pour demain

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 22 Décembre 2010

Peut on faire confiance à la poésie - à la prose aussi ? - un rythme qui s'emporte et transporte ses mots de ports en ports et à l'amère aussi - la poésie s'offre le luxe de transfigurer la posture du poète en petits morceaux abscons qui sonnent à l'oreille et se laisse séduire sous son voile de mystère - la poésie s'emporte dans le sens où elle porte loin et sans raison les relents de la vie ; mélancolie, tristesse, elle tisse en mailles rondes l'émoi et la passion - fil d'or et fil de terre - dans le canevas unique de sa toile tissée - araignée aux pattes d'acier, mécanique de silice qui tisse en silence la folle mélodie de l'amour et de la rage, solitude et espoir ; la poésie est traître, la poésie est mise en forme et même sous la forme libre la poésie exacerbe et modèle, mise en scène sans un mot d'un trois fois rien de vie qu'elle fait passer pour épique aventure - et l'on joue de cette poésie comme on se joue de soi, avec le pique et la braise, nerf de boeuf et carotte, séduire et renforcer la forte impression de faille, donner le vide, prêcher l'espoir, la peur, le coeur, la poésie et un jeu, la poésie n'est qu'un jeu dont les règles se perdent mais donc le noyau perdure - la poésie est envolée lyrique et emphase planante par dessus son épaule, c'est une prière ou pire encore un peu de vie prise dans la prose comme le moustique de l'ambre, la poésie se vole, se chaparde au quotidien, un regard en coin et une fugue à pied, la poésie plane haut et jamais ne se pose même si ici les articles finissent toujours pas se taire sans y mettre de point d'honneur 

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Rédigé par Cheval de bois

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